وَقَالَ أَبُو الزُّبَيْرِ عَنْ جَابِرٍ، كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَخْلٍ فَصَلَّى الْخَوْفَ. وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ صَلَّيْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَزْوَةَ نَجْدٍ صَلاَةَ الْخَوْفِ. وَإِنَّمَا جَاءَ أَبُو هُرَيْرَةَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَيَّامَ خَيْبَرَ.
Abū al-Zubayr a rapporté d'après Jābir : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) dans un champ de palmiers, et il accomplit la prière de la peur. Abū Hurayrah a dit : J'ai prié avec le Prophète (ﷺ) lors de l'expédition de Najd, la prière de la peur. En réalité, Abū Hurayrah rejoignit le Prophète (ﷺ) à l'époque de Khaybar.
Nous avons été informés par Qutaybah ibn Sa‘īd, qui nous a rapporté d'après Ismā‘īl ibn Ja‘far, d'après Rabī‘ah ibn Abī ‘Abd al-Raḥmān, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après Ibn Muḥayrīz, qui a dit : Je suis entré dans la mosquée et j'ai vu Abū Sa‘īd al-Khudrī. Je me suis assis près de lui et l'ai interrogé au sujet du coït interrompu. Abū Sa‘īd répondit : Nous sommes partis en expédition avec le Messager d'Allāh (ﷺ) lors de la campagne contre les Banū al-Muṣṭaliq. Nous avons fait des captives parmi les captifs arabes, et nous avons désiré les femmes, car le célibat nous pesait. Nous avons souhaité pratiquer le coït interrompu. Nous voulions le faire, tout en disant : « Nous pratiquerons le coït interrompu alors que le Messager d'Allāh (ﷺ) est parmi nous, sans lui avoir demandé. » Nous l'avons donc interrogé à ce sujet, et il répondit : « Il ne vous est pas interdit de ne pas le faire. Il n'y a pas une âme qui doit être créée jusqu'au Jour de la Résurrection sans qu'elle ne soit créée. »
Hadiths 4139https://sunnah.com/bukhari:4139
حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَزْوَةَ نَجْدٍ، فَلَمَّا أَدْرَكَتْهُ الْقَائِلَةُ وَهْوَ فِي وَادٍ كَثِيرِ الْعِضَاهِ، فَنَزَلَ تَحْتَ شَجَرَةٍ وَاسْتَظَلَّ بِهَا وَعَلَّقَ سَيْفَهُ، فَتَفَرَّقَ النَّاسُ فِي الشَّجَرِ يَسْتَظِلُّونَ، وَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ إِذْ دَعَانَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْنَا، فَإِذَا أَعْرَابِيٌّ قَاعِدٌ بَيْنَ يَدَيْهِ، فَقَالَ " إِنَّ هَذَا أَتَانِي وَأَنَا نَائِمٌ، فَاخْتَرَطَ سَيْفِي فَاسْتَيْقَظْتُ، وَهْوَ قَائِمٌ عَلَى رَأْسِي، مُخْتَرِطٌ صَلْتًا، قَالَ مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي قُلْتُ اللَّهُ. فَشَامَهُ، ثُمَّ قَعَدَ، فَهْوَ هَذَا " . قَالَ وَلَمْ يُعَاقِبْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par Maḥmūd, qui a rapporté d'après ‘Abd al-Razzāq, qui nous a informés d'après Ma‘mar, d'après al-Zuhrī, d'après Abū Salamah, d'après Jābir ibn ‘Abd Allāh, qui a dit : Nous avons participé à une expédition avec le Messager d'Allāh (ﷺ) en direction de Najd. Lorsque la chaleur de la mi-journée nous surprit alors que nous étions dans une vallée pleine d'arbustes épineux, il descendit sous un arbre pour s'abriter à son ombre et y suspendit son épée. Les gens se dispersèrent parmi les arbres pour s'abriter. Alors que nous étions ainsi, le Messager d'Allāh (ﷺ) nous appela. Nous le rejoignîmes et trouvâmes un bédouin assis devant lui. Il dit : « Cet homme est venu à moi alors que je dormais, a saisi mon épée et s'est réveillé alors qu'elle était nue dans sa main. Il se tenait debout au-dessus de ma tête, l'épée dégainée, et demanda : "Qui t'empêchera de moi ?" Je répondis : "Allāh." Il trembla, puis s'assit. Le voici. » Le Messager d'Allāh (ﷺ) ne le punit pas.
Hadiths 4140https://sunnah.com/bukhari:4140
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سُرَاقَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ أَنْمَارٍ يُصَلِّي عَلَى رَاحِلَتِهِ، مُتَوَجِّهًا قِبَلَ الْمَشْرِقِ مُتَطَوِّعًا.
Nous avons été informés par Ādam, qui a rapporté d'après Ibn Abī Dhi’b, qui a rapporté d'après ‘Uthmān ibn ‘Abd Allāh ibn Surāqah, d'après Jābir ibn ‘Abd Allāh al-Anṣārī, qui a dit : J'ai vu le Prophète (ﷺ) lors de l'expédition d'Anmār prier sur sa monture, en direction de l'est, accomplissant une prière surérogatoire.
Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allah, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après Sâlih, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : m'ont rapporté 'Urwa ibn al-Zubayr, Sa'îd ibn al-Musayyib, 'Alqama ibn Waqqâs et 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn 'Utba ibn Mas'ûd, d'après 'Â'isha, qu'Allah soit satisfait d'elle, l'épouse du Prophète (ﷺ), lorsqu'on lui rapporta ce que les gens de l'Ifk (la calomnie) avaient dit. Chacun d'eux m'a rapporté une partie de son récit, et certains avaient une meilleure mémoire que d'autres et étaient plus précis dans leur narration. J'ai retenu de chacun d'eux le hadith qu'ils m'ont rapporté d'après 'Â'isha, et certaines parties de leurs récits se confirment mutuellement, bien que certains aient une meilleure mémoire que d'autres.
Ils ont dit : 'Â'isha a raconté : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) voulait entreprendre un voyage, il tirait au sort parmi ses épouses, et celle dont le nom sortait partait avec lui. 'Â'isha dit : Il tira au sort parmi nous lors d'une expédition qu'il entreprit, et mon nom sortit. Je partis donc avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que le voile (al-hijâb) eut été révélé. J'étais transportée dans mon palanquin et j'y descendais. Nous voyageâmes jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) eût terminé cette expédition et revînt. Alors que nous approchions de Médine, il donna l'ordre de partir une nuit. Je me levai lorsque l'ordre de départ fut donné et marchai jusqu'à dépasser l'armée. Après avoir accompli mes besoins, je revins vers mon campement et touchai ma poitrine, et je m'aperçus que mon collier de perles de Dhafar s'était rompu. Je retournai donc le chercher, et cela me retarda.
Les hommes qui s'occupaient de mon palanquin arrivèrent, le soulevèrent et le placèrent sur le chameau que je montais habituellement, pensant que j'y étais. À cette époque, les femmes étaient légères, elles n'avaient pas de chair, car elles ne mangeaient que peu de nourriture. Les hommes ne trouvèrent donc pas étrange la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent et le chargèrent. J'étais une jeune fille d'un âge tendre. Ils firent donc partir le chameau et s'en allèrent. Je retrouvai mon collier après que l'armée se fut éloignée. Je revins à leur campement, mais il n'y avait plus personne pour m'appeler ou me répondre. Je me dirigeai donc vers l'endroit où je me trouvais auparavant, pensant qu'ils s'apercevraient de mon absence et reviendraient me chercher.
Alors que j'étais assise à ma place, le sommeil me gagna et je m'endormis. Safwân ibn al-Mu'attal al-Sulamî, puis al-Dhakwânî, qui suivait l'armée, arriva près de mon campement au matin. Il vit la silhouette d'une personne endormie et me reconnut lorsqu'il me vit, car il m'avait vue avant que le voile ne fût imposé. Je me réveillai en entendant son invocation de retour (istirjâ') lorsqu'il me reconnut. Je couvris mon visage avec mon voile. Par Allah, nous n'avons échangé aucune parole, et je n'ai entendu de lui que son invocation de retour. Il fit agenouiller sa monture, posa son pied sur sa patte avant, et je montai. Il partit en conduisant la monture jusqu'à ce que nous rejoignions l'armée, qui avait fait une halte en plein midi.
C'est alors que se répandit la calomnie (al-ifk). Celui qui en prit la plus grande part fut 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. 'Urwa dit : On m'a rapporté qu'il propageait et parlait de cette affaire, l'approuvant, l'écoutant et la répandant. 'Urwa dit aussi : Parmi les gens de l'Ifk, seuls furent nommés Hassân ibn Thâbit, Mistah ibn Uthâtha et Hamna bint Jahsh, parmi d'autres dont je ne connais pas les noms, mais ils formaient un groupe, comme l'a dit Allah le Très-Haut. Et c'est 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salû
Il m'a été rapporté par 'Abdullah ibn Muhammad, qui a dit : Hichâm ibn Yûsuf m'a dicté de mémoire qu'il nous a informés, d'après Ma'mar, d'après az-Zuhrî, qui a dit : Al-Walîd ibn 'Abd al-Malik m'a dit : « T'est-il parvenu qu'Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié 'Â'icha ? » Je répondis : « Non. Cependant, deux hommes de ton peuple, Abû Salamah ibn 'Abd ar-Rahmân et Abû Bakr ibn 'Abd ar-Rahmân ibn al-Hârith, m'ont informé que 'Â'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) leur avait dit qu'Ali était innocent (musalliman) dans cette affaire. »
Ils sont revenus vers lui, mais il n'a pas changé d'avis et a dit : « Il était innocent, sans aucun doute. » Et c'est ainsi qu'il était mentionné dans l'original ancien.
Nous avons été informés par Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté d'après Abû 'Awâna, d'après Husayn, d'après Abû Wâ'il, qui a dit : Masrûq ibn al-Ajda' m'a raconté en disant : Umm Rûmân – qui est la mère de 'Â'isha, qu'Allah soit satisfait d'elle – m'a raconté en disant :
Alors que j'étais assise avec 'Â'isha, une femme des Ansâr entra et dit : "Qu'Allah fasse telle et telle chose à untel !" Umm Rûmân demanda : "Et pourquoi cela ?" La femme répondit : "Mon fils fait partie de ceux qui ont colporté ce hadith." Umm Rûmân demanda : "Et de quoi s'agit-il ?" La femme expliqua : "C'est ainsi et ainsi." 'Â'isha dit alors : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a entendu cela ?" La femme répondit : "Oui." 'Â'isha demanda : "Et Abû Bakr aussi ?" La femme répondit : "Oui."
À ces mots, 'Â'isha s'évanouit. Elle ne reprit connaissance qu'avec une forte fièvre accompagnée de frissons. Je jetai alors des vêtements sur elle et la couvris. Le Prophète (ﷺ) arriva et demanda : "Qu'a-t-elle donc ?" Je répondis : "Ô Messager d'Allah, elle est prise d'une fièvre avec des frissons." Il dit : "Peut-être est-ce à cause d'un hadith qu'on lui a rapporté ?" Je répondis : "Oui."
Alors 'Â'isha se redressa et dit : "Par Allah, si je jure, vous ne me croirez pas, et si je parle, vous ne me pardonnerez pas. Mon exemple et le vôtre est semblable à celui de Jacob et de ses fils. Allah est Celui dont l'aide est implorée contre ce que vous décrivez."
Elle dit ensuite que le Prophète (ﷺ) partit sans rien dire, et qu'Allah révéla son innocence. Elle ajouta : "Louange à Allah, non pas à quelqu'un d'autre, ni à toi."
Il m'a été rapporté par Yahyâ, qui le tient de Wakî‘, d'après Nâfi‘ ibn ‘Umar, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après ‘Â'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qu'elle récitait : *« Lorsque vous le receviez avec vos langues »* (Coran, 24:15) et disait : *« Al-walqu, c'est le mensonge. »* Ibn Abî Mulayka ajouta qu'elle était plus savante que les autres à ce sujet, car le verset fut révélé à son propos.
Nous avons été informés par 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté d'après 'Abdah, d'après Hishâm, d'après son père, qui a dit : J'allais insulter Hassân en présence de 'Â'isha, mais elle me dit : « Ne l'insulte pas, car il défendait le Messager d'Allâh (ﷺ). » 'Â'isha ajouta : Il demanda la permission au Prophète (ﷺ) de satiriser les associateurs, et celui-ci dit : « Comment ferais-je avec mon lignage ? » Il répondit : « Je t'en séparerai comme on sépare un cheveu de la pâte. »
Muhammad nous a également rapporté : Nous avons été informés par 'Uthmân ibn Farqad, qui a entendu Hishâm dire, d'après son père : J'ai insulté Hassân, alors qu'il était de ceux qui l'avaient beaucoup critiquée.
Voici la traduction en français, dans un ton savant et islamique :
« Bichr ibn Khâlid m’a rapporté que Muhammad ibn Ja‘far nous a informés, d’après Chu‘ba, d’après Sulaymân, d’après Abû al-Duhâ, d’après Masrûq, qui a dit : Nous entrâmes chez ‘Â’icha (qu’Allah l’agrée) alors que Hassân ibn Thâbit était auprès d’elle, lui déclamant des vers où il évoquait [une femme] en ces termes :
*"Une noble et digne femme, que nul soupçon n’effleure,*
*Et qui, au matin, est affamée des chairs des [femmes] insouciantes."*
‘Â’icha lui dit alors : *"Mais toi, tu n’es point ainsi !"*
Masrûq ajouta : Je lui demandai : *"Pourquoi donc lui permets-tu d’entrer chez toi, alors qu’Allah le Très-Haut a dit :* **{Et celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part aura un châtiment terrible.}** *"*
Elle répondit : *"Et quel châtiment est plus terrible que la cécité ?"* Puis elle ajouta : *"Il défendait – ou attaquait [par la poésie] – le Messager d’Allah (ﷺ)."* »
Hadiths 4147https://sunnah.com/bukhari:4147
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي صَالِحُ بْنُ كَيْسَانَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ، فَأَصَابَنَا مَطَرٌ ذَاتَ لَيْلَةٍ، فَصَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الصُّبْحَ، ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْنَا فَقَالَ " أَتَدْرُونَ مَاذَا قَالَ رَبُّكُمْ ". قُلْنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. فَقَالَ " قَالَ اللَّهُ أَصْبَحَ مِنْ عِبَادِي مُؤْمِنٌ بِي وَكَافِرٌ بِي، فَأَمَّا مَنْ قَالَ مُطِرْنَا بِرَحْمَةِ اللَّهِ وَبِرِزْقِ اللَّهِ وَبِفَضْلِ اللَّهِ. فَهْوَ مُؤْمِنٌ بِي، كَافِرٌ بِالْكَوْكَبِ. وَأَمَّا مَنْ قَالَ مُطِرْنَا بِنَجْمِ كَذَا. فَهْوَ مُؤْمِنٌ بِالْكَوْكَبِ، كَافِرٌ بِي ".
Nous a rapporté Khālid ibn Makhlad, nous a rapporté Sulaymān ibn Bilāl, qui a dit : nous a rapporté Ṣāliḥ ibn Kaysān, d'après 'Ubayd Allāh ibn 'Abd Allāh, d'après Zayd ibn Khālid (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : Nous sommes sortis avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année d'al-Ḥudaybiyya, et une nuit, nous fûmes touchés par la pluie. Le Messager d'Allah (ﷺ) nous dirigea alors dans la prière de l'aube, puis se tourna vers nous et dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager sont les plus savants. » Il dit alors : « Allah a dit : Au matin, parmi Mes serviteurs, il en est qui croient en Moi et d'autres qui mécroient. Celui qui dit : 'Nous avons été arrosés par la miséricorde d'Allah, par la subsistance d'Allah et par la grâce d'Allah', celui-là croit en Moi et mécroit aux astres. Quant à celui qui dit : 'Nous avons été arrosés grâce à telle étoile', celui-là croit aux astres et mécroit en Moi. »
Hadiths 4148https://sunnah.com/bukhari:4148
حَدَّثَنَا هُدْبَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ أَخْبَرَهُ قَالَ اعْتَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرْبَعَ عُمَرٍ كُلُّهُنَّ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، إِلاَّ الَّتِي كَانَتْ مَعَ حَجَّتِهِ. عُمْرَةً مِنَ الْحُدَيْبِيَةِ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، وَعُمْرَةً مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، وَعُمْرَةً مِنَ الْجِعْرَانَةِ حَيْثُ قَسَمَ غَنَائِمَ حُنَيْنٍ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، وَعُمْرَةً مَعَ حَجَّتِهِ.
Nous a rapporté Hudba ibn Khālid, qui nous a rapporté Hammām, d'après Qatāda, qu'Anas (qu'Allah l'agrée) lui a informé, disant : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a accompli quatre 'umra, toutes au mois de Dhū al-Qa'da, à l'exception de celle qu'il a accomplie avec son pèlerinage. Une 'umra depuis al-Hudaybiya au mois de Dhū al-Qa'da, une 'umra l'année suivante au mois de Dhū al-Qa'da, une 'umra depuis al-Ji'rāna, lorsqu'il a partagé le butin de Hunayn, au mois de Dhū al-Qa'da, et une 'umra avec son pèlerinage. »
Hadiths 4149https://sunnah.com/bukhari:4149
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ، أَنَّ أَبَاهُ، حَدَّثَهُ قَالَ انْطَلَقْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ فَأَحْرَمَ أَصْحَابُهُ، وَلَمْ أُحْرِمْ.
Nous a rapporté Sa'îd ibn Ar-Rabî', nous a rapporté 'Alî ibn Al-Mubârak, d'après Yahyâ, d'après 'Abdullah ibn Abî Qatâda, que son père lui a raconté : "Nous partîmes avec le Prophète (ﷺ) l'année d'Al-Hudaybiya. Ses compagnons entrèrent en état de sacralisation (ihrâm), mais moi, je n'entrai pas en ihrâm."
Hadiths 4150https://sunnah.com/bukhari:4150
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ تَعُدُّونَ أَنْتُمُ الْفَتْحَ فَتْحَ مَكَّةَ، وَقَدْ كَانَ فَتْحُ مَكَّةَ فَتْحًا، وَنَحْنُ نَعُدُّ الْفَتْحَ بَيْعَةَ الرُّضْوَانِ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ. كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْبَعَ عَشْرَةَ مِائَةً، وَالْحُدَيْبِيَةُ بِئْرٌ فَنَزَحْنَاهَا، فَلَمْ نَتْرُكْ فِيهَا قَطْرَةً، فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَتَاهَا، فَجَلَسَ عَلَى شَفِيرِهَا، ثُمَّ دَعَا بِإِنَاءٍ مِنْ مَاءٍ فَتَوَضَّأَ ثُمَّ مَضْمَضَ وَدَعَا، ثُمَّ صَبَّهُ فِيهَا فَتَرَكْنَاهَا غَيْرَ بَعِيدٍ ثُمَّ إِنَّهَا أَصْدَرَتْنَا مَا شِئْنَا نَحْنُ وَرِكَابَنَا.
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn Mûsâ, d'après Isrâ'îl, d'après Abû Ishâq, d'après Al-Barâ' (qu'Allah l'agrée) qui dit : "Vous considérez la conquête de La Mecque comme la conquête, et certes, la conquête de La Mecque fut une conquête. Mais nous, nous considérons la conquête comme étant le serment d'allégeance d'Ar-Ridwân le jour d'Al-Hudaybiya. Nous étions avec le Prophète (ﷺ) quatorze cents. Al-Hudaybiya était un puits, nous l'avons vidé et n'y avons laissé aucune goutte. Cela parvint au Prophète (ﷺ), il vint s'asseoir sur son bord, puis demanda un récipient d'eau, fit ses ablutions, se rinça la bouche, invoqua Allah, puis versa l'eau dans le puits. Peu de temps après, il nous fournit autant d'eau que nous voulions, pour nous et nos montures."
Hadiths 4151https://sunnah.com/bukhari:4151
حَدَّثَنِي فَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَعْيَنَ أَبُو عَلِيٍّ الْحَرَّانِيُّ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ أَنْبَأَنَا الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما أَنَّهُمْ كَانُوا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ أَلْفًا وَأَرْبَعَمِائَةٍ أَوْ أَكْثَرَ، فَنَزَلُوا عَلَى بِئْرٍ فَنَزَحُوهَا، فَأَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَى الْبِئْرَ، وَقَعَدَ عَلَى شَفِيرِهَا ثُمَّ قَالَ " ائْتُونِي بِدَلْوٍ مِنْ مَائِهَا ". فَأُتِيَ بِهِ فَبَصَقَ فَدَعَا ثُمَّ قَالَ " دَعُوهَا سَاعَةً ". فَأَرْوَوْا أَنْفُسَهُمْ وَرِكَابَهُمْ حَتَّى ارْتَحَلُوا.
M'a rapporté Fadl ibn Ya'qûb, nous a rapporté Al-Hasan ibn Muhammad ibn A'yan Abû 'Alî Al-Harrânî, nous a rapporté Zuhayr, nous a rapporté Abû Ishâq qui dit : nous a informé Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah les agrée tous deux) qu'ils étaient avec le Messager d'Allah (ﷺ) le jour d'Al-Hudaybiya, mille quatre cents ou plus. Ils s'arrêtèrent près d'un puits et le vidèrent. Ils vinrent alors trouver le Messager d'Allah (ﷺ) qui se rendit au puits et s'assit sur son bord. Puis il dit : "Apportez-moi un seau de son eau." On le lui apporta, il cracha dedans, invoqua Allah, puis dit : "Laissez-la un moment." Ils purent alors abreuver eux-mêmes et leurs montures jusqu'à leur départ.
Hadiths 4152https://sunnah.com/bukhari:4152
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ عِيسَى، حَدَّثَنَا ابْنُ فُضَيْلٍ، حَدَّثَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ عَطِشَ النَّاسُ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ يَدَيْهِ رَكْوَةٌ، فَتَوَضَّأَ مِنْهَا، ثُمَّ أَقْبَلَ النَّاسُ نَحْوَهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا لَكُمْ " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ لَيْسَ عِنْدَنَا مَاءٌ نَتَوَضَّأُ بِهِ، وَلاَ نَشْرَبُ إِلاَّ مَا فِي رَكْوَتِكَ. قَالَ فَوَضَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ فِي الرَّكْوَةِ، فَجَعَلَ الْمَاءُ يَفُورُ مِنْ بَيْنِ أَصَابِعِهِ كَأَمْثَالِ الْعُيُونِ، قَالَ فَشَرِبْنَا وَتَوَضَّأْنَا. فَقُلْتُ لِجَابِرٍ كَمْ كُنْتُمْ يَوْمَئِذٍ قَالَ لَوْ كُنَّا مِائَةَ أَلْفٍ لَكَفَانَا، كُنَّا خَمْسَ عَشْرَةَ مِائَةً.
Nous a rapporté Yûsuf ibn 'Îsâ, nous a rapporté Ibn Fudayl, nous a rapporté Husayn, d'après Sâlim, d'après Jâbir (qu'Allah l'agrée) qui dit : "Les gens eurent soif le jour d'Al-Hudaybiya. Le Messager d'Allah (ﷺ) avait devant lui un petit récipient (rakwa) dans lequel il fit ses ablutions. Les gens se dirigèrent vers lui et le Messager d'Allah (ﷺ) dit : 'Qu'avez-vous ?' Ils répondirent : 'Ô Messager d'Allah, nous n'avons pas d'eau pour faire nos ablutions ni pour boire, si ce n'est ce qui se trouve dans ton récipient.' Le Prophète (ﷺ) plaça alors sa main dans le récipient et l'eau se mit à jaillir entre ses doigts comme des sources. Nous bûmes et fîmes nos ablutions." Je demandai à Jâbir : "Combien étiez-vous ce jour-là ?" Il répondit : "Même si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi. Nous étions mille cinq cents."
Nous a rapporté As-Salt ibn Muhammad, nous a rapporté Yazîd ibn Zuray', d'après Sa'îd, d'après Qatâda. Je dis à Sa'îd ibn Al-Musayyab : "Il m'est parvenu que Jâbir ibn 'Abdullah disait qu'ils étaient quatorze cents." Sa'îd me répondit : "Jâbir m'a rapporté qu'ils étaient mille cinq cents, ceux qui prêtèrent serment d'allégeance au Prophète (ﷺ) le jour d'Al-Hudaybiya." Abû Dâwûd le corrobore, nous a rapporté Qurra, d'après Qatâda.
Hadiths 4154https://sunnah.com/bukhari:4154
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ " أَنْتُمْ خَيْرُ أَهْلِ الأَرْضِ " . وَكُنَّا أَلْفًا وَأَرْبَعَمِائَةٍ، وَلَوْ كُنْتُ أُبْصِرُ الْيَوْمَ لأَرَيْتُكُمْ مَكَانَ الشَّجَرَةِ. تَابَعَهُ الأَعْمَشُ سَمِعَ سَالِمًا سَمِعَ جَابِرًا أَلْفًا وَأَرْبَعَمِائَةٍ.
Nous a rapporté 'Alî, nous a rapporté Sufyân. 'Amr dit : j'ai entendu Jâbir ibn 'Abdullah (qu'Allah les agrée tous deux) dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) nous dit le jour d'Al-Hudaybiya : 'Vous êtes les meilleurs habitants de la terre.' Nous étions mille quatre cents. Si je pouvais voir aujourd'hui, je vous montrerais l'emplacement de l'arbre." Al-A'mash le corrobore, il a entendu Sâlim entendre Jâbir dire mille quatre cents.
A rapporté 'Ubaydullah ibn Mu'âdh, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Shu'ba, d'après 'Amr ibn Murra, m'a rapporté 'Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah les agrée tous deux) : "Les Compagnons de l'arbre étaient mille trois cents, et les Aslam constituaient un huitième des émigrants." Muhammad ibn Bashshâr le corrobore, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a rapporté Shu'ba.
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, nous a informé 'Îsâ, d'après Ismâ'îl, d'après Qays, qu'il entendit Mirdâs Al-Aslamî (qui était parmi les Compagnons de l'arbre) dire : "Les pieux seront rappelés les premiers, l'un après l'autre, et il ne restera que la lie, comme la lie des dattes et de l'orge, Allah ne se souciera plus d'eux en rien."