حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، عَنِ الْبَرَاءِ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى، رضى الله عنهم أَنَّهُمْ كَانُوا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَصَابُوا حُمُرًا فَطَبَخُوهَا، فَنَادَى مُنَادِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَكْفِئُوا الْقُدُورَ.
Nous a rapporté Hajjāj ibn Minhāl, nous a rapporté Shu'ba, qui a dit : M'a informé 'Adī ibn Thābit, d'après al-Barā' et 'Abdullah ibn Abī Awfā (qu'Allah soit satisfait d'eux), qu'ils étaient avec le Prophète (ﷺ) lorsqu'ils capturèrent des ânes. Ils les firent cuire, puis le héraut du Prophète (ﷺ) annonça : « Renversez les marmites. »
Hadiths 4223https://sunnah.com/bukhari:4223
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، وَابْنَ أَبِي أَوْفَى، يُحَدِّثَانِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ يَوْمَ خَيْبَرَ وَقَدْ نَصَبُوا الْقُدُورَ أَكْفِئُوا الْقُدُورَ.
Ishaq m'a rapporté, nous a rapporté 'Abd al-Samad, nous a rapporté Shu'ba, nous a rapporté 'Adī ibn Thābit, qui a dit : J'ai entendu al-Barā' et Ibn Abī Awfā raconter d'après le Prophète (ﷺ) qu'il dit, le jour de Khaybar, alors que les marmites étaient installées : « Renversez les marmites. »
Hadiths 4225https://sunnah.com/bukhari:4225
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ.
Nous a rapporté Muslim, nous a rapporté Shu'ba, d'après 'Adī ibn Thābit, d'après al-Barā', qui a dit : Nous avons participé à une expédition avec le Prophète (ﷺ), dans des termes similaires.
Hadiths 4226https://sunnah.com/bukhari:4226
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، أَخْبَرَنَا عَاصِمٌ، عَنْ عَامِرٍ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ خَيْبَرَ أَنْ نُلْقِيَ الْحُمُرَ الأَهْلِيَّةَ نِيئَةً وَنَضِيجَةً، ثُمَّ لَمْ يَأْمُرْنَا بِأَكْلِهِ بَعْدُ.
Ibrāhīm ibn Mūsā m'a rapporté, qui a été informé par Ibn Abī Zā'ida, qui a été informé par 'Āsim, d'après 'Āmir, d'après al-Barā' ibn 'Āzib (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Lors de l'expédition de Khaybar, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de jeter les ânes domestiques, crus et cuits, et il ne nous a plus jamais ordonné d'en consommer par la suite.
Hadiths 4227https://sunnah.com/bukhari:4227
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي الْحُسَيْنِ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لاَ أَدْرِي أَنَهَى عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَجْلِ أَنَّهُ كَانَ حَمُولَةَ النَّاسِ، فَكَرِهَ أَنْ تَذْهَبَ حَمُولَتُهُمْ، أَوْ حَرَّمَهُ فِي يَوْمِ خَيْبَرَ، لَحْمَ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ.
Rapporté par Muhammad ibn Abî al-Husayn, nous a raconté 'Umar ibn Hafs, nous a rapporté mon père, d'après 'Âsim, d'après 'Âmir, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Je ne sais pas si le Messager d'Allah (ﷺ) l'a interdit parce qu'il était le moyen de transport des gens et qu'il ne voulait pas que leur moyen de transport disparaisse, ou s'il l'a interdit le jour de Khaybar : la viande des ânes domestiques. »
Hadiths 4228https://sunnah.com/bukhari:4228
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَيْبَرَ لِلْفَرَسِ سَهْمَيْنِ، وَلِلرَّاجِلِ سَهْمًا. قَالَ فَسَّرَهُ نَافِعٌ فَقَالَ إِذَا كَانَ مَعَ الرَّجُلِ فَرَسٌ فَلَهُ ثَلاَثَةُ أَسْهُمٍ، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ فَرَسٌ فَلَهُ سَهْمٌ.
Rapporté par al-Hasan ibn Ishâq, nous a raconté Muhammad ibn Sâbiq, nous a rapporté Zâ'ida, d'après 'Ubayd Allah ibn 'Umar, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a attribué le jour de Khaybar deux parts au cheval et une part au fantassin. » Nâfi' a expliqué cela en disant : « Si un homme avait un cheval, il recevait trois parts ; s'il n'avait pas de cheval, il recevait une part. »
Hadiths 4229https://sunnah.com/bukhari:4229
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ جُبَيْرَ بْنَ مُطْعِمٍ، أَخْبَرَهُ قَالَ مَشَيْتُ أَنَا وَعُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ، إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا أَعْطَيْتَ بَنِي الْمُطَّلِبِ مِنْ خُمْسِ خَيْبَرَ، وَتَرَكْتَنَا، وَنَحْنُ بِمَنْزِلَةٍ وَاحِدَةٍ مِنْكَ. فَقَالَ " إِنَّمَا بَنُو هَاشِمٍ وَبَنُو الْمُطَّلِبِ شَىْءٌ وَاحِدٌ " . قَالَ جُبَيْرٌ وَلَمْ يَقْسِمِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِبَنِي عَبْدِ شَمْسٍ وَبَنِي نَوْفَلٍ شَيْئًا.
Rapporté par Yahyâ ibn Bukayr, nous a raconté al-Layth, d'après Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab, que Jubayr ibn Mut'im lui a rapporté, disant : « 'Uthmân ibn 'Affân et moi sommes allés trouver le Prophète (ﷺ) et avons dit : 'Tu as donné aux Banû al-Muttalib une part du cinquième de Khaybar et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes dans la même position par rapport à toi.' Il répondit : 'Les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib ne font qu'un.' » Jubayr a dit : « Le Prophète (ﷺ) n'a rien attribué aux Banû 'Abd Shams ni aux Banû Nawfal. »
Hadiths 4230https://sunnah.com/bukhari:4230
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَنَا مَخْرَجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ بِالْيَمَنِ، فَخَرَجْنَا مُهَاجِرِينَ إِلَيْهِ أَنَا، وَأَخَوَانِ لِي أَنَا أَصْغَرُهُمْ، أَحَدُهُمَا أَبُو بُرْدَةَ، وَالآخَرُ أَبُو رُهْمٍ ـ إِمَّا قَالَ بِضْعٌ وَإِمَّا قَالَ ـ فِي ثَلاَثَةٍ وَخَمْسِينَ أَوِ اثْنَيْنِ وَخَمْسِينَ رَجُلاً مِنْ قَوْمِي، فَرَكِبْنَا سَفِينَةً، فَأَلْقَتْنَا سَفِينَتُنَا إِلَى النَّجَاشِيِّ بِالْحَبَشَةِ، فَوَافَقْنَا جَعْفَرَ بْنَ أَبِي طَالِبٍ فَأَقَمْنَا مَعَهُ حَتَّى قَدِمْنَا جَمِيعًا، فَوَافَقْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حِينَ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، وَكَانَ أُنَاسٌ مِنَ النَّاسِ يَقُولُونَ لَنَا ـ يَعْنِي لأَهْلِ السَّفِينَةِ ـ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، وَدَخَلَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ، وَهْىَ مِمَّنْ قَدِمَ مَعَنَا، عَلَى حَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم زَائِرَةً، وَقَدْ كَانَتْ هَاجَرَتْ إِلَى النَّجَاشِيِّ فِيمَنْ هَاجَرَ، فَدَخَلَ عُمَرُ عَلَى حَفْصَةَ وَأَسْمَاءُ عِنْدَهَا، فَقَالَ عُمَرُ حِينَ رَأَى أَسْمَاءَ مَنْ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ. قَالَ عُمَرُ الْحَبَشِيَّةُ هَذِهِ الْبَحْرِيَّةُ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ نَعَمْ. قَالَ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، فَنَحْنُ أَحَقُّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكُمْ. فَغَضِبَتْ وَقَالَتْ كَلاَّ وَاللَّهِ، كُنْتُمْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُطْعِمُ جَائِعَكُمْ، وَيَعِظُ جَاهِلَكُمْ، وَكُنَّا فِي دَارِ أَوْ فِي أَرْضِ الْبُعَدَاءِ الْبُغَضَاءِ بِالْحَبَشَةِ، وَذَلِكَ فِي اللَّهِ وَفِي رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَايْمُ اللَّهِ، لاَ أَطْعَمُ طَعَامًا، وَلاَ أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَذْكُرَ مَا قُلْتَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ كُنَّا نُؤْذَى وَنُخَافُ، وَسَأَذْكُرُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَسْأَلُهُ، وَاللَّهِ لاَ أَكْذِبُ وَلاَ أَزِيغُ وَلاَ أَزِيدُ عَلَيْهِ.
Rapporté par Muhammad ibn al-'Alâ', nous a raconté Abû Usâma, nous a rapporté Burayd ibn 'Abd Allah, d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Nous avons appris le départ du Prophète (ﷺ) alors que nous étions au Yémen. Nous sommes partis en émigration vers lui, moi et deux de mes frères, dont je suis le plus jeune. L'un d'eux était Abû Burda et l'autre Abû Ruhm. » Il a dit : « Nous étions soit cinquante-trois, soit cinquante-deux hommes de ma tribu. Nous avons embarqué sur un navire qui nous a conduits auprès du Négus en Abyssinie. Nous y avons rencontré Ja'far ibn Abî Tâlib et sommes restés avec lui jusqu'à ce que nous arrivions tous ensemble. Nous avons rejoint le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes nous disaient – c'est-à-dire aux gens du navire – : 'Vous nous avez devancés dans l'émigration.' Asmâ' bint 'Umays, qui était parmi ceux qui étaient venus avec nous, rendit visite à Hafsa, l'épouse du Prophète (ﷺ), alors qu'elle était déjà partie en émigration vers le Négus. 'Umar entra chez Hafsa alors qu'Asmâ' était chez elle. Lorsqu'il vit Asmâ', il demanda : 'Qui est-ce ?' Elle répondit : 'Asmâ' bint 'Umays.' Il dit : 'Celle-là, l'Abyssinienne ? Celle-là, la maritime ?' Asmâ' répondit : 'Oui.' Il dit : 'Vous nous avez devancés dans l'émigration, nous avons donc plus de droits sur le Messager d'Allah (ﷺ) que vous.' Elle se mit en colère et dit : 'Non, par Allah ! Vous étiez avec le Messager d'Allah (ﷺ) : il nourrissait vos affamés et exhortait vos ignorants. Quant à nous, nous étions dans un pays lointain et hostile, en Abyssinie, et cela pour Allah et Son Messager (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai avant d'avoir rapporté tes paroles au Messager d'Allah (ﷺ). Nous étions persécutés et craignions, et je lui rapporterai cela et l'interrogerai. Par Allah, je ne mentirai pas, ne déformerai pas et n'ajouterai rien.' »
Lorsque le Prophète (ﷺ) arriva, elle dit : « Ô Prophète d'Allah, 'Umar a dit ceci et cela. » Il demanda : « Qu'as-tu répondu ? » Elle dit : « J'ai répondu ceci et cela. » Il dit : « Il n'a pas plus de droits sur moi que vous. Lui et ses compagnons n'ont qu'une seule émigration, tandis que vous, les gens du navire, vous en avez deux. » Elle dit : « J'ai vu Abû Mûsâ et les gens du navire venir me voir en délégation pour me demander ce hadith. Rien au monde ne les réjouissait davantage ni n'était plus grand à leurs yeux que ce que le Prophète (ﷺ) leur avait dit. » Abû Burda a dit : « Asmâ' a dit : 'J'ai vu Abû Mûsâ demander sans cesse à entendre ce hadith de ma part.' »
Hadiths 4232https://sunnah.com/bukhari:4232
قَالَ أَبُو بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لأَعْرِفُ أَصْوَاتَ رُفْقَةِ الأَشْعَرِيِّينَ بِالْقُرْآنِ، حِينَ يَدْخُلُونَ بِاللَّيْلِ، وَأَعْرِفُ مَنَازِلَهُمْ مِنْ أَصْوَاتِهِمْ بِالْقُرْآنِ بِاللَّيْلِ، وَإِنْ كُنْتُ لَمْ أَرَ مَنَازِلَهُمْ حِينَ نَزَلُوا بِالنَّهَارِ، وَمِنْهُمْ حَكِيمٌ، إِذَا لَقِيَ الْخَيْلَ ـ أَوْ قَالَ الْعَدُوَّ ـ قَالَ لَهُمْ إِنَّ أَصْحَابِي يَأْمُرُونَكُمْ أَنْ تَنْظُرُوهُمْ " .
Abû Burda a rapporté d'après Abû Mûsâ que le Prophète (ﷺ) a dit : « Je reconnais les voix du groupe des Ash'arites récitant le Coran lorsqu'ils entrent la nuit, et je reconnais leurs demeures par leurs voix récitant le Coran la nuit, bien que je n'aie pas vu leurs demeures lorsqu'ils s'y sont installés de jour. Parmi eux se trouve Hakîm : lorsqu'il rencontre la cavalerie – ou dit : l'ennemi – il leur dit : 'Mes compagnons vous ordonnent de les attendre.' »
Hadiths 4233https://sunnah.com/bukhari:4233
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، سَمِعَ حَفْصَ بْنَ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ أَنِ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، فَقَسَمَ لَنَا، وَلَمْ يَقْسِمْ لأَحَدٍ لَمْ يَشْهَدِ الْفَتْحَ غَيْرَنَا.
Rapporté par Ishâq ibn Ibrâhîm, qui a entendu Hafs ibn Ghiyâth, nous a rapporté Burayd ibn 'Abd Allah, d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ, qui a dit : « Nous sommes arrivés auprès du Prophète (ﷺ) après la conquête de Khaybar, et il nous a attribué des parts. Il n'a rien attribué à personne qui n'avait pas participé à la conquête, sauf à nous. »
Hadiths 4234https://sunnah.com/bukhari:4234
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ثَوْرٌ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ، مَوْلَى ابْنِ مُطِيعٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ افْتَتَحْنَا خَيْبَرَ، وَلَمْ نَغْنَمْ ذَهَبًا وَلاَ فِضَّةً، إِنَّمَا غَنِمْنَا الْبَقَرَ وَالإِبِلَ وَالْمَتَاعَ وَالْحَوَائِطَ، ثُمَّ انْصَرَفْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى وَادِي الْقُرَى، وَمَعَهُ عَبْدٌ لَهُ يُقَالُ لَهُ مِدْعَمٌ، أَهْدَاهُ لَهُ أَحَدُ بَنِي الضِّبَابِ، فَبَيْنَمَا هُوَ يَحُطُّ رَحْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ سَهْمٌ عَائِرٌ حَتَّى أَصَابَ ذَلِكَ الْعَبْدَ، فَقَالَ النَّاسُ هَنِيئًا لَهُ الشَّهَادَةُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَلَى وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنَّ الشَّمْلَةَ الَّتِي أَصَابَهَا يَوْمَ خَيْبَرَ مِنَ الْمَغَانِمِ لَمْ تُصِبْهَا الْمَقَاسِمُ لَتَشْتَعِلُ عَلَيْهِ نَارًا ". فَجَاءَ رَجُلٌ حِينَ سَمِعَ ذَلِكَ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِشِرَاكٍ أَوْ بِشِرَاكَيْنِ، فَقَالَ هَذَا شَىْءٌ كُنْتُ أَصَبْتُهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " شِرَاكٌ أَوْ شِرَاكَانِ مِنْ نَارٍ ".
Rapporté par 'Abd Allah ibn Muhammad, nous a raconté Mu'âwiya ibn 'Amr, nous a rapporté Abû Ishâq, d'après Mâlik ibn Anas, qui a dit : Thawr m'a rapporté, d'après Sâlim, le client d'Ibn Muṭî', qu'il a entendu Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : « Nous avons conquis Khaybar, mais nous n'avons pas obtenu d'or ni d'argent comme butin. Nous avons seulement obtenu du bétail, des chameaux, des biens et des jardins. Puis nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) vers Wâdî al-Qurâ. Il avait avec lui un esclave nommé Mid'am, qui lui avait été offert par l'un des Banû al-Ḍibâb. Alors qu'il détachait le bagage du Messager d'Allah (ﷺ), une flèche perdue le frappa. Les gens dirent : 'Bonne nouvelle pour lui, le martyre !' Mais le Messager d'Allah (ﷺ) dit : 'Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, le manteau qu'il a pris à Khaybar parmi les butins avant le partage s'enflammera sur lui comme un feu.' » Lorsqu'un homme entendit cela du Prophète (ﷺ), il vint avec une lanière ou deux et dit : « Voici quelque chose que j'ai pris. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Une lanière ou deux de feu. »
Hadiths 4235https://sunnah.com/bukhari:4235
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدٌ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَوْلاَ أَنْ أَتْرُكَ آخِرَ النَّاسِ بَبَّانًا لَيْسَ لَهُمْ شَىْءٌ، مَا فُتِحَتْ عَلَىَّ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ، وَلَكِنِّي أَتْرُكُهَا خِزَانَةً لَهُمْ يَقْتَسِمُونَهَا.
Nous avons été informés par Sa'īd ibn Abī Maryam, qui nous a rapporté d'après Muḥammad ibn Ja'far, qui a dit : Zayd m'a informé d'après son père, qu'il a entendu 'Umar ibn al-Khaṭṭāb (qu'Allāh l'agrée) dire : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si ce n'était de crainte de laisser les derniers des gens dans un état de dénuement total, aucune ville conquise ne m'aurait été ouverte sans que je ne la partage comme le Prophète (ﷺ) a partagé Khaybar. Mais je la laisse comme réserve pour eux afin qu'ils la répartissent entre eux. »
Hadiths 4236https://sunnah.com/bukhari:4236
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَوْلاَ آخِرُ الْمُسْلِمِينَ مَا فُتِحَتْ عَلَيْهِمْ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا، كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ.
Muḥammad ibn al-Muthannā m'a rapporté, Ibn Mahdī nous a rapporté d'après Mālik ibn Anas, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après 'Umar (qu'Allāh l'agrée) qui a dit : « Si ce n'était pour les derniers des musulmans, aucune ville conquise ne leur aurait été ouverte sans que je ne la partage comme le Prophète (ﷺ) a partagé Khaybar. »
Hadiths 4237https://sunnah.com/bukhari:4237
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، وَسَأَلَهُ، إِسْمَاعِيلُ بْنُ أُمَيَّةَ قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ، قَالَ لَهُ بَعْضُ بَنِي سَعِيدِ بْنِ الْعَاصِ لاَ تُعْطِهِ. فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ هَذَا قَاتِلُ ابْنِ قَوْقَلٍ. فَقَالَ وَاعَجَبَاهْ لِوَبْرٍ تَدَلَّى مِنْ قَدُومِ الضَّأْنِ.
‘Alī ibn ‘Abd Allāh nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J'ai entendu al-Zuhrī, et Ismā‘īl ibn Umayya l'a interrogé. Il a dit : ‘Anbasa ibn Sa‘īd m'a informé qu'Abū Hurayra (qu'Allāh l'agrée) vint trouver le Prophète (ﷺ) pour lui demander quelque chose. Un homme parmi les Banū Sa‘īd ibn al-‘Āṣ lui dit : « Ne lui donne rien. » Abū Hurayra dit alors : « Celui-ci est le meurtrier d'Ibn Qawqal. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Comme c'est étrange, un petit animal qui descend d'une tête de mouton ! »
Hadiths 4238https://sunnah.com/bukhari:4238
وَيُذْكَرُ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يُخْبِرُ سَعِيدَ بْنَ الْعَاصِي قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَانَ عَلَى سَرِيَّةٍ مِنَ الْمَدِينَةِ قِبَلَ نَجْدٍ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقَدِمَ أَبَانُ وَأَصْحَابُهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِخَيْبَرَ، بَعْدَ مَا افْتَتَحَهَا، وَإِنَّ حُزْمَ خَيْلِهِمْ لَلِيفٌ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لاَ تَقْسِمْ لَهُمْ. قَالَ أَبَانُ وَأَنْتَ بِهَذَا يَا وَبْرُ تَحَدَّرَ مِنْ رَأْسِ ضَأْنٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَانُ اجْلِسْ " فَلَمْ يَقْسِمْ لَهُمْ.
Il est mentionné, d'après al-Zubaydī, d'après al-Zuhrī, qui a dit : ‘Anbasa ibn Sa‘īd m'a informé qu'il a entendu Abū Hurayra raconter à Sa‘īd ibn al-‘Āṣ que le Messager d'Allāh (ﷺ) avait envoyé Abān à la tête d'une expédition depuis Médine en direction du Najd. Abū Hurayra dit : Abān et ses compagnons revinrent auprès du Prophète (ﷺ) à Khaybar après sa conquête, et les licous de leurs chevaux étaient en fibres de palmier. Abū Hurayra dit : Je dis : « Ô Messager d'Allāh, ne leur attribue rien. » Abān dit : « Et toi, petit animal descendu de la tête d'un mouton, tu oses dire cela ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Abān, assieds-toi. » Et il ne leur attribua rien.
Mūsā ibn Ismā‘īl nous a rapporté, ‘Amr ibn Yaḥyā ibn Sa‘īd nous a rapporté, il a dit : Mon grand-père m'a informé qu'Abān ibn Sa‘īd vint trouver le Prophète (ﷺ) et le salua. Abū Hurayra dit alors : « Ô Messager d'Allāh, voici le meurtrier d'Ibn Qawqal. » Abān dit à Abū Hurayra : « Comme c'est étrange pour toi, petit animal qui dégringole d'une tête de mouton, de me reprocher un homme que Dieu a honoré par ma main et qu'Il a empêché de m'humilier par la sienne. »
Hadiths 4240https://sunnah.com/bukhari:4240
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكَ، وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ " . وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ مِنْهَا شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ فَهَجَرَتْهُ، فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ، وَعَاشَتْ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتْ، دَفَنَهَا زَوْجُهَا عَلِيٌّ لَيْلاً، وَلَمْ يُؤْذِنْ بِهَا أَبَا بَكْرٍ وَصَلَّى عَلَيْهَا، وَكَانَ لِعَلِيٍّ مِنَ النَّاسِ وَجْهٌ حَيَاةَ فَاطِمَةَ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتِ اسْتَنْكَرَ عَلِيٌّ وُجُوهَ النَّاسِ، فَالْتَمَسَ مُصَالَحَةَ أَبِي بَكْرٍ وَمُبَايَعَتَهُ، وَلَمْ يَكُنْ يُبَايِعُ تِلْكَ الأَشْهُرَ، فَأَرْسَلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنِ ائْتِنَا، وَلاَ يَأْتِنَا أَحَدٌ مَعَكَ، كَرَاهِيَةً لِمَحْضَرِ عُمَرَ. فَقَالَ عُمَرُ لاَ وَاللَّهِ لاَ تَدْخُلُ عَلَيْهِمْ وَحْدَكَ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَمَا عَسَيْتَهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا بِي، وَاللَّهِ لآتِيَنَّهُمْ. فَدَخَلَ عَلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ، فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَقَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا فَضْلَكَ، وَمَا أَعْطَاكَ، اللَّهُ وَلَمْ نَنْفَسْ عَلَيْكَ خَيْرًا سَاقَهُ اللَّهُ إِلَيْكَ، وَلَكِنَّكَ اسْتَبْدَدْتَ عَلَيْنَا بِالأَمْرِ، وَكُنَّا نَرَى لِقَرَابَتِنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَصِيبًا. حَتَّى فَاضَتْ عَيْنَا أَبِي بَكْرٍ، فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي، وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَمْوَالِ، فَلَمْ آلُ فِيهَا عَنِ الْخَيْرِ، وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلاَّ صَنَعْتُهُ. فَقَالَ عَلِيٌّ لأَبِي بَكْرٍ مَوْعِدُكَ الْعَشِيَّةُ لِلْبَيْعَةِ. فَلَمَّا صَلَّى أَبُو بَكْرٍ الظُّهْرَ رَقِيَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَتَشَهَّدَ وَذَكَرَ شَأْنَ عَلِيٍّ، وَتَخَلُّفَهُ عَنِ الْبَيْعَةِ، وَعُذْرَهُ بِالَّذِي اعْتَذَرَ إِلَيْهِ، ثُمَّ اسْتَغْفَرَ، وَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَعَظَّمَ حَقَّ أَبِي بَكْرٍ، وَحَدَّثَ أَنَّهُ لَمْ يَحْمِلْهُ عَلَى الَّذِي صَنَعَ نَفَاسَةً عَلَى أَبِي بَكْرٍ، وَلاَ إِنْكَارًا لِلَّذِي فَضَّلَهُ اللَّهُ بِهِ، وَلَكِنَّا نَرَى لَنَا فِي هَذَا الأَمْرِ نَصِيبًا، فَاسْتَبَدَّ عَلَيْنَا، فَوَجَدْنَا فِي أَنْفُسِنَا، فَسُرَّ بِذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَقَالُوا أَصَبْتَ. وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ إِلَى عَلِيٍّ قَرِيبًا، حِينَ رَاجَعَ الأَمْرَ الْمَعْرُوفَ.
Yaḥyā ibn Bukayr nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté d'après ‘Uqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après ‘Urwa, d'après ‘Ā’isha (qu'Allāh l'agrée) que Fāṭima (que la paix soit sur elle), fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu'un auprès d'Abū Bakr pour lui demander son héritage du Messager d'Allāh (ﷺ), parmi les biens qu'Allāh lui avait accordés à Médine, ainsi que Fadak et ce qui restait du cinquième de Khaybar. Abū Bakr répondit : « Le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône. Les membres de la famille de Muḥammad (ﷺ) ne font que se nourrir de ces biens." Par Allāh, je ne changerai rien de l'état dans lequel se trouvait l'aumône du Messager d'Allāh (ﷺ) à son époque, et j'agirai en cela comme le Messager d'Allāh (ﷺ) a agi. » Abū Bakr refusa donc de donner quoi que ce soit à Fāṭima, qui en conçut du ressentiment envers lui et cessa de lui parler jusqu'à sa mort. Elle vécut six mois après le Prophète (ﷺ). Lorsqu'elle mourut, son époux ‘Alī l'enterra de nuit sans en informer Abū Bakr et pria sur elle. Du vivant de Fāṭima, ‘Alī jouissait d'une grande considération auprès des gens. Après sa mort, il remarqua un changement dans l'attitude des gens à son égard. Il chercha alors à se réconcilier avec Abū Bakr et à lui prêter allégeance, bien qu'il ne l'eût pas fait durant ces mois. Il envoya donc un message à Abū Bakr pour lui dire : « Viens nous voir, et que personne ne t'accompagne », par aversion pour la présence de ‘Umar. ‘Umar dit : « Non, par Allāh, tu n'iras pas seul chez eux. » Abū Bakr répondit : « Que pourraient-ils bien me faire ? Par Allāh, j'irai les voir. » Il se rendit donc auprès d'eux. ‘Alī prononça la profession de foi et dit : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu'Allāh t'a accordé. Nous ne t'envions pas le bien qu'Allāh t'a octroyé, mais tu as pris seul les décisions concernant cette affaire, alors que nous pensions avoir un droit en raison de notre parenté avec le Messager d'Allāh (ﷺ). » Les yeux d'Abū Bakr se remplirent de larmes. Lorsqu'il parla, il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, la parenté du Messager d'Allāh (ﷺ) m'est plus chère à entretenir que ma propre parenté. Quant à ce différend qui nous a opposés au sujet de ces biens, je n'ai négligé aucun bien en cela et je n'ai omis aucune action que j'ai vu le Messager d'Allāh (ﷺ) accomplir à leur sujet sans l'accomplir moi-même. » ‘Alī dit alors à Abū Bakr : « Ce soir, nous te prêterons allégeance. » Après avoir prié la prière de midi, Abū Bakr monta sur le minbar, prononça la profession de foi, évoqua l'affaire de ‘Alī, son retard à prêter allégeance et les raisons qu'il avait invoquées pour s'en excuser, puis il demanda pardon. ‘Alī prononça à son tour la profession de foi, reconnut le droit d'Abū Bakr, et expliqua qu'il n'avait pas agi par jalousie envers Abū Bakr ni par rejet de la faveur qu'Allāh lui avait accordée, mais parce que nous pensions avoir un droit dans cette affaire. Abū Bakr avait pris seul les décisions, ce qui nous avait blessés. Les musulmans furent satisfaits et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans se rapprochèrent de ‘Alī lorsqu'il revint à la raison.
Hadiths 4242https://sunnah.com/bukhari:4242
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا حَرَمِيٌّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُمَارَةُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ وَلَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ قُلْنَا الآنَ نَشْبَعُ مِنَ التَّمْرِ.
Muḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Ḥaramī nous a rapporté, Shu‘ba nous a rapporté, il a dit : ‘Umāra m'a informé d'après ‘Ikrimah, d'après ‘Ā’isha (qu'Allāh l'agrée) qui a dit : « Lorsque Khaybar fut conquise, nous dîmes : Maintenant, nous allons nous rassasier de dattes. »
Hadiths 4243https://sunnah.com/bukhari:4243
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ حَبِيبٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ مَا شَبِعْنَا حَتَّى فَتَحْنَا خَيْبَرَ.
Al-Ḥasan nous a rapporté, Qurra ibn Ḥabīb nous a rapporté, ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Abd Allāh ibn Dīnār nous a rapporté d'après son père, d'après Ibn ‘Umar (qu'Allāh les agrée tous deux) qui a dit : « Nous ne nous sommes pas rassasiés jusqu'à la conquête de Khaybar. »