Sahih al-Bukhari

Les expéditions militaires

488 éléments

Hadiths 4355https://sunnah.com/bukhari:4355

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، حَدَّثَنَا بَيَانٌ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كَانَ بَيْتٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ يُقَالُ لَهُ ذُو الْخَلَصَةِ وَالْكَعْبَةُ الْيَمَانِيَةُ وَالْكَعْبَةُ الشَّأْمِيَّةُ، فَقَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ‏" ‏‏.‏ فَنَفَرْتُ فِي مِائَةٍ وَخَمْسِينَ رَاكِبًا، فَكَسَرْنَاهُ وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui le tenait de Khâlid, qui le tenait de Bayân, d'après Qays, d'après Jarîr, qui dit : Il y avait à l'époque de la Jâhiliyya une maison appelée Dhû al-Khalsa, la Ka'ba yéménite et la Ka'ba syrienne. Le Prophète (ﷺ) me dit : « Ne me délivreras-tu pas de Dhû al-Khalsa ? » Je partis alors avec cent cinquante cavaliers, nous la détruisîmes et tuâmes ceux que nous trouvâmes auprès d'elle. Je revins auprès du Prophète (ﷺ) et l'en informai. Il invoqua alors la bénédiction pour nous et pour Ahmas.

Jarir
Hadiths 4356https://sunnah.com/bukhari:4356

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا قَيْسٌ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ‏"‏‏.‏ وَكَانَ بَيْتًا فِي خَثْعَمَ يُسَمَّى الْكَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ، فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ، وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي، وَقَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ، وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ‏"‏‏.‏ فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، ثُمَّ بَعَثَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ‏.‏ قَالَ فَبَارَكَ فِي خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn al-Muthannâ, qui le tenait de Yahyâ, qui le tenait d'Ismâ'îl, qui le tenait de Qays, qui dit : Jarîr (qu'Allah l'agrée) me dit : Le Prophète (ﷺ) me dit : « Ne me délivreras-tu pas de Dhû al-Khalsa ? » C'était une maison à Khath'am appelée la Ka'ba yéménite. Je partis avec cent cinquante cavaliers d'Ahmas, qui étaient des cavaliers émérites. Or, je ne tenais pas bien à cheval. Il frappa ma poitrine jusqu'à ce que je visse l'empreinte de ses doigts sur ma poitrine et dit : « Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. » Je partis vers elle, la détruisis et la brûlai. Puis, j'envoyai un messager au Messager d'Allah (ﷺ). Le messager de Jarîr dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne suis venu à toi qu'après l'avoir laissée comme un chameau galeux. » Le Prophète (ﷺ) invoqua alors la bénédiction cinq fois sur les chevaux et les hommes d'Ahmas.

Qais
Hadiths 4357https://sunnah.com/bukhari:4357

حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ بَلَى‏.‏ فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَضَرَبَ يَدَهُ عَلَى صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ يَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَمَا وَقَعْتُ عَنْ فَرَسٍ بَعْدُ‏.‏ قَالَ وَكَانَ ذُو الْخَلَصَةِ بَيْتًا بِالْيَمَنِ لِخَثْعَمَ وَبَجِيلَةَ، فِيهِ نُصُبٌ تُعْبَدُ، يُقَالُ لَهُ الْكَعْبَةُ‏.‏ قَالَ فَأَتَاهَا فَحَرَّقَهَا بِالنَّارِ وَكَسَرَهَا‏.‏ قَالَ وَلَمَّا قَدِمَ جَرِيرٌ الْيَمَنَ كَانَ بِهَا رَجُلٌ يَسْتَقْسِمُ بِالأَزْلاَمِ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَا هُنَا فَإِنْ قَدَرَ عَلَيْكَ ضَرَبَ عُنُقَكَ‏.‏ قَالَ فَبَيْنَمَا هُوَ يَضْرِبُ بِهَا إِذْ وَقَفَ عَلَيْهِ جَرِيرٌ فَقَالَ لَتَكْسِرَنَّهَا وَلَتَشْهَدَنَّ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَوْ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَكَ‏.‏ قَالَ فَكَسَرَهَا وَشَهِدَ، ثُمَّ بَعَثَ جَرِيرٌ رَجُلاً مِنْ أَحْمَسَ يُكْنَى أَبَا أَرْطَاةَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُبَشِّرُهُ بِذَلِكَ، فَلَمَّا أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا جِئْتُ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ‏.‏ قَالَ فَبَرَّكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ‏.‏

Nous a rapporté Yûsuf ibn Mûsâ, qui fut informé par Abû Usâma, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après Qays, d'après Jarîr, qui dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) me dit : « Ne me délivreras-tu pas de Dhû al-Khalsa ? » Je répondis : « Si. » Je partis alors avec cent cinquante cavaliers d'Ahmas, qui étaient des cavaliers émérites. Or, je ne tenais pas bien à cheval. J'en fis part au Prophète (ﷺ), qui frappa ma poitrine de sa main jusqu'à ce que je visse l'empreinte de sa main sur ma poitrine et dit : « Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. » Il dit : « Je ne tombai plus de cheval après cela. » Dhû al-Khalsa était une maison au Yémen appartenant à Khath'am et Bajîla, où se trouvaient des idoles adorées, appelée la Ka'ba. Il vint à elle, la brûla par le feu et la détruisit. Lorsque Jarîr arriva au Yémen, il y avait un homme qui pratiquait la divination au moyen de flèches. On lui dit : « Le messager du Messager d'Allah (ﷺ) est ici, et s'il te maîtrise, il te tranchera le cou. » Alors qu'il pratiquait la divination, Jarîr se tint devant lui et dit : « Tu vas la briser et attester qu'il n'y a de divinité qu'Allah, ou je te tranche le cou. » Il la brisa et attesta. Puis, Jarîr envoya un homme d'Ahmas, surnommé Abû Artâh, au Prophète (ﷺ) pour lui annoncer la bonne nouvelle. Lorsqu'il arriva auprès du Prophète (ﷺ), il dit : « Ô Messager d'Allah, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne suis venu à toi qu'après l'avoir laissée comme un chameau galeux. » Le Prophète (ﷺ) invoqua alors la bénédiction cinq fois sur les chevaux et les hommes d'Ahmas.

Qais
Hadiths 4358https://sunnah.com/bukhari:4358

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ عَمْرَو بْنَ الْعَاصِ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ قَالَ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ ‏"‏ عَائِشَةُ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ قَالَ ‏"‏ أَبُوهَا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ ‏"‏ عُمَرُ ‏"‏‏.‏ فَعَدَّ رِجَالاً فَسَكَتُّ مَخَافَةَ أَنْ يَجْعَلَنِي فِي آخِرِهِمْ‏.‏

Nous a rapporté Ishâq, qui fut informé par Khâlid ibn 'Abd Allah, d'après Khâlid al-Haddâ', d'après Abû 'Uthmân, que le Messager d'Allah (ﷺ) envoya 'Amr ibn al-'Âs à la tête de l'armée de Dhât al-Salâsil. Il dit : Je vins à lui et lui dis : « Qui est la personne que tu aimes le plus ? » Il répondit : « 'Â'icha. » Je dis : « Parmi les hommes ? » Il dit : « Son père. » Je dis : « Puis qui ? » Il dit : « 'Umar. » Il cita ensuite d'autres hommes, mais je me tus de crainte qu'il ne me place en dernier parmi eux.

Abu `Uthman
Hadiths 4359https://sunnah.com/bukhari:4359

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ الْعَبْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كُنْتُ بِالْبَحْرِ فَلَقِيتُ رَجُلَيْنِ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ ذَا كَلاَعٍ وَذَا عَمْرٍو، فَجَعَلْتُ أُحَدِّثُهُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ذُو عَمْرٍو لَئِنْ كَانَ الَّذِي تَذْكُرُ مِنْ أَمْرِ صَاحِبِكَ، لَقَدْ مَرَّ عَلَى أَجَلِهِ مُنْذُ ثَلاَثٍ‏.‏ وَأَقْبَلاَ مَعِي حَتَّى إِذَا كُنَّا فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ رُفِعَ لَنَا رَكْبٌ مِنْ قِبَلِ الْمَدِينَةِ فَسَأَلْنَاهُمْ فَقَالُوا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ وَالنَّاسُ صَالِحُونَ‏.‏ فَقَالاَ أَخْبِرْ صَاحِبَكَ أَنَّا قَدْ جِئْنَا وَلَعَلَّنَا سَنَعُودُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَرَجَعَا إِلَى الْيَمَنِ فَأَخْبَرْتُ أَبَا بَكْرٍ بِحَدِيثِهِمْ قَالَ أَفَلاَ جِئْتَ بِهِمْ‏.‏ فَلَمَّا كَانَ بَعْدُ قَالَ لِي ذُو عَمْرٍو يَا جَرِيرُ إِنَّ بِكَ عَلَىَّ كَرَامَةً، وَإِنِّي مُخْبِرُكَ خَبَرًا، إِنَّكُمْ مَعْشَرَ الْعَرَبِ لَنْ تَزَالُوا بِخَيْرٍ مَا كُنْتُمْ إِذَا هَلَكَ أَمِيرٌ تَأَمَّرْتُمْ فِي آخَرَ، فَإِذَا كَانَتْ بِالسَّيْفِ كَانُوا مُلُوكًا يَغْضَبُونَ غَضَبَ الْمُلُوكِ وَيَرْضَوْنَ رِضَا الْمُلُوكِ‏.‏

Moi, ‘Abdullah ibn Abî Shayba al-‘Absî m’a rapporté, Ibn Idrîs nous a rapporté, d’après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après Qays, d’après Jarîr, qui a dit : « J’étais en mer lorsque je rencontrai deux hommes du Yémen, Dhu Kalâ‘ et Dhu ‘Amr. Je me mis à leur parler du Messager d’Allah (ﷺ). Dhu ‘Amr lui dit alors : "Si ce que tu mentionnes au sujet de ton compagnon est vrai, il a certes dépassé son terme depuis trois jours." Ils partirent avec moi, et lorsque nous fûmes en chemin, une caravane venant de Médine nous apparut. Nous les interrogeâmes, et ils dirent : "Le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, Abû Bakr a été désigné comme calife, et les gens sont dans le bien." Ils dirent alors : "Informe ton compagnon que nous sommes venus, et peut-être reviendrons-nous, si Allah le veut." Puis ils retournèrent au Yémen. J’informai Abû Bakr de leur récit, et il dit : "Pourquoi ne les as-tu pas amenés ?" Plus tard, Dhu ‘Amr me dit : "Ô Jarîr, tu as un droit de considération sur moi. Je vais t’informer d’une chose : vous, communauté des Arabes, vous resterez dans le bien tant que, lorsqu’un émir mourra, vous en désignerez un autre. Mais si le pouvoir se prend par l’épée, ils deviendront des rois, s’irritant comme les rois et se satisfaisant comme les rois." »

Jarir
Hadiths 4360https://sunnah.com/bukhari:4360

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلاَثُمِائَةٍ، فَخَرَجْنَا وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ الْجَيْشِ، فَجُمِعَ فَكَانَ مِزْوَدَىْ تَمْرٍ، فَكَانَ يَقُوتُنَا كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلٌ قَلِيلٌ حَتَّى فَنِيَ، فَلَمْ يَكُنْ يُصِيبُنَا إِلاَّ تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ فَقُلْتُ مَا تُغْنِي عَنْكُمْ تَمْرَةٌ فَقَالَ لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حِينَ فَنِيَتْ‏.‏ ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ، فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ فَأَكَلَ مِنْهَا الْقَوْمُ ثَمَانَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلَعَيْنِ مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنُصِبَا، ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا فَلَمْ تُصِبْهُمَا‏.‏

Ismâ‘îl nous a rapporté, il a dit : Mâlik m’a rapporté, d’après Wahb ibn Kaysân, d’après Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya une expédition vers la côte et désigna Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh comme émir à sa tête. Ils étaient trois cents. Nous partîmes, et alors que nous étions en chemin, les provisions vinrent à manquer. Abû ‘Ubayda ordonna de rassembler les vivres de l’armée, et ce fut deux sacs de dattes. Il nous en distribuait chaque jour une petite quantité, jusqu’à ce qu’elles s’épuisent. Il ne nous restait plus qu’une datte par personne. Je dis : "À quoi peut bien servir une datte ?" Il répondit : "Nous avons ressenti son absence lorsqu’elle a disparu." Puis nous arrivâmes à la mer, et voici qu’un poisson semblable à une colline apparut. Les hommes en mangèrent pendant dix-huit jours. Ensuite, Abû ‘Ubayda ordonna de prendre deux côtes du poisson, qui furent dressées. Puis il fit avancer une monture, qui passa dessous sans les toucher. »

Wahab bin Kaisan
Hadiths 4361https://sunnah.com/bukhari:4361

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الَّذِي حَفِظْنَاهُ مِنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَمِائَةِ رَاكِبٍ أَمِيرُنَا أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ نَرْصُدُ عِيرَ قُرَيْشٍ، فَأَقَمْنَا بِالسَّاحِلِ نِصْفَ شَهْرٍ فَأَصَابَنَا جُوعٌ شَدِيدٌ حَتَّى أَكَلْنَا الْخَبَطَ، فَسُمِّيَ ذَلِكَ الْجَيْشُ جَيْشَ الْخَبَطِ، فَأَلْقَى لَنَا الْبَحْرُ دَابَّةً يُقَالُ لَهَا الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ وَادَّهَنَّا مِنْ وَدَكِهِ حَتَّى ثَابَتْ إِلَيْنَا أَجْسَامُنَا، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ ضِلَعًا مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنَصَبَهُ فَعَمَدَ إِلَى أَطْوَلِ رَجُلٍ مَعَهُ ـ قَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً ضِلَعًا مِنْ أَعْضَائِهِ فَنَصَبَهُ وَأَخَذَ رَجُلاً وَبَعِيرًا ـ فَمَرَّ تَحْتَهُ قَالَ جَابِرٌ وَكَانَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ إِنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ نَهَاهُ‏.‏ وَكَانَ عَمْرٌو يَقُولُ أَخْبَرَنَا أَبُو صَالِحٍ أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ قَالَ لأَبِيهِ كُنْتُ فِي الْجَيْشِ فَجَاعُوا‏.‏ قَالَ انْحَرْ‏.‏ قَالَ نَحَرْتُ‏.‏ قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ‏.‏ قَالَ نَحَرْتُ‏.‏ قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ‏.‏ قَالَ نَحَرْتُ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ‏.‏ قَالَ نُهِيتُ‏.‏

‘Alî ibn ‘Abdillah nous a rapporté, Sufyân nous a rapporté, disant : « Ce que nous avons retenu de ‘Amr ibn Dînâr, qui a dit : J’ai entendu Jâbir ibn ‘Abdillah dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya en expédition, trois cents cavaliers, sous le commandement d’Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh, pour surveiller une caravane de Quraysh. Nous restâmes sur la côte une demi-lune, et une faim intense nous frappa, au point que nous mangeâmes des feuilles d’arbres. Cette armée fut appelée l’armée des feuilles. Puis la mer nous jeta une créature appelée l’animal marin (al-‘anbar), dont nous mangeâmes pendant une demi-lune, et dont nous utilisâmes la graisse pour nous oindre, jusqu’à ce que nos corps se rétablissent. Abû ‘Ubayda prit une côte de l’animal, la dressa, et prit l’homme le plus grand parmi nous – Sufyân dit une fois : une côte de ses membres, qu’il dressa, puis prit un homme et un chameau – qui passa dessous." Jâbir dit : "Un homme parmi les troupes avait égorgé trois chamelles, puis trois autres, puis encore trois autres, avant qu’Abû ‘Ubayda ne lui interdise." ‘Amr disait : "Abû Sâlih nous a informés que Qays ibn Sa‘d avait dit à son père : 'J’étais dans cette armée, et ils eurent faim.' Il dit : 'Égorge.' Il dit : 'J’ai égorgé.' Il dit : 'Puis ils eurent encore faim.' Il dit : 'Égorge.' Il dit : 'J’ai égorgé.' Il dit : 'Puis ils eurent encore faim.' Il dit : 'Égorge.' Il dit : 'J’ai égorgé.' Puis ils eurent encore faim, et il dit : 'On m’a interdit.'" »

Jabir bin `Abdullah
Hadiths 4362https://sunnah.com/bukhari:4362

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ غَزَوْنَا جَيْشَ الْخَبَطِ وَأُمِّرَ أَبُو عُبَيْدَةَ، فَجُعْنَا جُوعًا شَدِيدًا فَأَلْقَى الْبَحْرُ حُوتًا مَيِّتًا، لَمْ نَرَ مِثْلَهُ، يُقَالُ لَهُ الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ عَظْمًا مِنْ عِظَامِهِ فَمَرَّ الرَّاكِبُ تَحْتَهُ‏.‏ فَأَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا يَقُولُ قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ كُلُوا‏.‏ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ ذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ كُلُوا رِزْقًا أَخْرَجَهُ اللَّهُ، أَطْعِمُونَا إِنْ كَانَ مَعَكُمْ ‏" ‏‏.‏ فَأَتَاهُ بَعْضُهُمْ ‏{‏بِعُضْوٍ‏}‏ فَأَكَلَهُ‏.‏

Musaddad nous a rapporté, Yahyâ nous a rapporté, d’après Ibn Jurayj, qui a dit : ‘Amr m’a informé qu’il avait entendu Jâbir (qu’Allah soit satisfait de lui) dire : « Nous partîmes en expédition avec l’armée des feuilles, sous le commandement d’Abû ‘Ubayda. Nous fûmes frappés par une faim intense, et la mer rejeta un poisson mort, tel que nous n’en avions jamais vu, appelé al-‘anbar. Nous en mangeâmes pendant une demi-lune. Abû ‘Ubayda prit un os de ses os, et un cavalier passa dessous. » Abû az-Zubayr m’a informé qu’il avait entendu Jâbir dire : « Abû ‘Ubayda dit : "Mangez." Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous en parlâmes au Prophète (ﷺ), qui dit : "Mangez, c’est une subsistance qu’Allah a fait sortir. Donnez-nous-en à manger, si vous en avez." L’un d’eux lui en apporta une partie, et il en mangea. »

Jabir
Hadiths 4363https://sunnah.com/bukhari:4363

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ ـ رضى الله عنه ـ بَعَثَهُ فِي الْحَجَّةِ الَّتِي أَمَّرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ يَوْمَ النَّحْرِ فِي رَهْطٍ يُؤَذِّنُ فِي النَّاسِ لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ‏.‏

Sulaymân ibn Dâwûd Abû ar-Rabî‘ nous a rapporté, Fulayh nous a rapporté, d’après az-Zuhrî, d’après Humayd ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après Abû Hurayra, que Abû Bakr as-Siddîq (qu’Allah soit satisfait de lui) l’envoya lors du pèlerinage qu’il dirigea pour le Prophète (ﷺ), avant le pèlerinage d’adieu, le jour du sacrifice, à la tête d’un groupe pour proclamer parmi les gens : « Après cette année, aucun associateur ne fera le pèlerinage, et personne ne tournera autour de la Ka‘ba en étant nu. »

Abu Huraira
Hadiths 4364https://sunnah.com/bukhari:4364

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ كَامِلَةً بَرَاءَةٌ، وَآخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ خَاتِمَةُ سُورَةِ النِّسَاءِ ‏ {‏يَسْتَفْتُونَكَ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِي الْكَلاَلَةِ‏} ‏

‘Abdullah ibn Rajâ’ m’a rapporté, Isrâ’îl nous a rapporté, d’après Abû Ishâq, d’après al-Barâ’ (qu’Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « La dernière sourate révélée dans son intégralité fut *at-Tawba* (Le Repentir), et le dernier verset révélé fut la conclusion de la sourate *an-Nisâ’* : *« Ils te consultent, dis : "Allah vous donne Son avis au sujet de la kalâla..."* » (Coran 4:176).

Al-Bara
Hadiths 4365https://sunnah.com/bukhari:4365

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي صَخْرَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى نَفَرٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ اقْبَلُوا الْبُشْرَى يَا بَنِي تَمِيمٍ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَشَّرْتَنَا فَأَعْطِنَا‏.‏ فَرِيءَ ذَلِكَ فِي وَجْهِهِ فَجَاءَ نَفَرٌ مِنَ الْيَمَنِ فَقَالَ ‏"‏ اقْبَلُوا الْبُشْرَى إِذْ لَمْ يَقْبَلْهَا بَنُو تَمِيمٍ ‏"‏‏.‏ قَالُوا قَدْ قَبِلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏

Abû Nu‘aym nous a rapporté, Sufyân nous a rapporté, d’après Abû Sakhra, d’après Safwân ibn Muhriz al-Mâzinî, d’après ‘Imrân ibn Husayn (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), qui a dit : « Un groupe de Banû Tamîm vint trouver le Prophète (ﷺ), qui leur dit : "Acceptez la bonne nouvelle, ô Banû Tamîm !" Ils dirent : "Ô Messager d’Allah, tu nous as annoncé une bonne nouvelle, donne-nous donc quelque chose." Cela se lut sur son visage. Puis un groupe du Yémen vint, et il leur dit : "Acceptez la bonne nouvelle, puisque les Banû Tamîm ne l’ont pas acceptée." Ils dirent : "Nous l’acceptons, ô Messager d’Allah." »

`Imran bin Hussein
Hadiths 4366https://sunnah.com/bukhari:4366

حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لاَ أَزَالُ أُحِبُّ بَنِي تَمِيمٍ بَعْدَ ثَلاَثٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُهَا فِيهِمْ ‏"‏ هُمْ أَشَدُّ أُمَّتِي عَلَى الدَّجَّالِ ‏"‏‏.‏ وَكَانَتْ فِيهِمْ سَبِيَّةٌ عِنْدَ عَائِشَةَ فَقَالَ ‏"‏ أَعْتِقِيهَا فَإِنَّهَا مِنْ وَلَدِ إِسْمَاعِيلَ ‏"‏‏.‏ وَجَاءَتْ صَدَقَاتُهُمْ فَقَالَ ‏"‏ هَذِهِ صَدَقَاتُ قَوْمٍ، أَوْ قَوْمِي ‏"‏‏.‏

Zuhayr ibn Harb m’a rapporté, Jarîr nous a rapporté, d’après ‘Umâra ibn al-Qa‘qâ‘, d’après Abû Zur‘a, d’après Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Je n’ai cessé d’aimer les Banû Tamîm après trois choses que j’ai entendues du Messager d’Allah (ﷺ) les concernant. Il a dit : "Ils sont les plus durs de ma communauté contre le Dajjâl." Il y avait parmi eux une captive chez ‘Â’isha, et il dit : "Affranchis-la, car elle est de la descendance d’Ismâ‘îl." Puis leurs aumônes arrivèrent, et il dit : "Voici les aumônes de mon peuple." »

Abu Huraira
Hadiths 4367https://sunnah.com/bukhari:4367

حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَخْبَرَهُمْ أَنَّهُ، قَدِمَ رَكْبٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَمِّرِ الْقَعْقَاعَ بْنَ مَعْبَدِ بْنِ زُرَارَةَ‏.‏ قَالَ عُمَرُ بَلْ أَمِّرِ الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ‏.‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ خِلاَفِي‏.‏ قَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ‏.‏ فَتَمَارَيَا حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا فَنَزَلَ فِي ذَلِكَ ‏ {‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُقَدِّمُوا‏} ‏ حَتَّى انْقَضَتْ‏.‏

J'ai été informé par Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui le tient de Hichâm ibn Yûsuf, que Ibn Jurayj les avait informés, d'après Ibn Abî Mulayka, qu'Abd Allah ibn Zubayr leur avait rapporté qu'une délégation de Banû Tamîm était venue auprès du Prophète (ﷺ). Abû Bakr dit : « Nomme al-Qa'qâ' ibn Ma'bad ibn Zurâra comme émir. » 'Umar dit : « Non, nomme plutôt al-Aqra' ibn Hâbis. » Abû Bakr rétorqua : « Tu n'as cherché qu'à me contredire. » 'Umar répondit : « Je n'ai pas cherché à te contredire. » Ils continuèrent à discuter jusqu'à ce que leurs voix s'élèvent, et à ce sujet fut révélé le verset : *« Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager... »* (Coran 49:1) jusqu'à la fin du verset.

Ibn Abi Mulaika
Hadiths 4368https://sunnah.com/bukhari:4368

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ إِنَّ لِي جَرَّةً يُنْتَبَذُ لِي نَبِيذٌ، فَأَشْرَبُهُ حُلْوًا فِي جَرٍّ إِنْ أَكْثَرْتُ مِنْهُ، فَجَالَسْتُ الْقَوْمَ، فَأَطَلْتُ الْجُلُوسَ خَشِيتُ أَنْ أَفْتَضِحَ فَقَالَ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ مَرْحَبًا بِالْقَوْمِ غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ النَّدَامَى ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ الْمُشْرِكِينَ مِنْ مُضَرَ، وَإِنَّا لاَ نَصِلُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي أَشْهُرِ الْحُرُمِ، حَدِّثْنَا بِجُمَلٍ مِنَ الأَمْرِ، إِنْ عَمِلْنَا بِهِ دَخَلْنَا الْجَنَّةَ، وَنَدْعُو بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ، هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَإِقَامُ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ وَصَوْمُ رَمَضَانَ، وَأَنْ تُعْطُوا مِنَ الْمَغَانِمِ الْخُمُسَ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ مَا انْتُبِذَ فِي الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ، وَالْحَنْتَمِ، وَالْمُزَفَّتِ ‏"‏‏.‏

J'ai été informé par Ishâq, qui a été informé par Abû 'Âmir al-'Aqadî, qui le tient de Qurra, d'après Abû Jamra, qui dit : J'ai dit à Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : « J'ai une jarre dans laquelle on me prépare une boisson enivrante (nabîdh), et je la bois douce dans une cruche. Si j'en bois trop, je m'assois avec les gens et prolonge ma présence, craignant de me déshonorer. » Ibn 'Abbâs répondit : « Une délégation de 'Abd al-Qays est venue auprès du Messager d'Allah (ﷺ), et il dit : *« Bienvenue à ces gens, sans honte ni regret. »* Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, entre nous et toi se trouvent les associateurs de Mudar, et nous ne pouvons te rejoindre que durant les mois sacrés. Enseigne-nous des préceptes clairs que si nous les appliquons, nous entrerons au Paradis, et que nous pourrons transmettre à ceux qui sont derrière nous. » Il dit : *« Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : la foi en Allah – savez-vous ce qu'est la foi en Allah ? C'est le témoignage qu'il n'y a de divinité qu'Allah, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de la zakât, le jeûne du mois de Ramadan, et que vous donniez le cinquième du butin. Je vous interdis quatre choses : ce qui est fermenté dans les courges (dubbâ'), les troncs évidés (naqîr), les jarres vernissées (hantam) et les récipients enduits de poix (muzaffat). »*

Abu Jamra
Hadiths 4369https://sunnah.com/bukhari:4369

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا هَذَا الْحَىَّ مِنْ رَبِيعَةَ، وَقَدْ حَالَتْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ، فَلَسْنَا نَخْلُصُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي شَهْرٍ حَرَامٍ، فَمُرْنَا بِأَشْيَاءَ نَأْخُذُ بِهَا وَنَدْعُو إِلَيْهَا مَنْ وَرَاءَنَا‏.‏ قَالَ ‏ "‏ آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ وَعَقَدَ وَاحِدَةً ـ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ، وَأَنْ تُؤَدُّوا لِلَّهِ خُمْسَ مَا غَنِمْتُمْ، وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, qui le tient de Hammâd ibn Zayd, d'après Abû Jamra, qui dit avoir entendu Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : Une délégation de 'Abd al-Qays vint auprès du Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, nous sommes de la tribu de Rabî'a, et les infidèles de Mudar nous séparent de toi. Nous ne pouvons te rejoindre que durant un mois sacré. Ordonne-nous des choses que nous pourrons appliquer et transmettre à ceux qui sont derrière nous. » Il dit : *« Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : la foi en Allah – le témoignage qu'il n'y a de divinité qu'Allah – (et il fit un geste avec sa main), l'accomplissement de la prière, l'acquittement de la zakât, et que vous donniez à Allah le cinquième de ce que vous avez gagné comme butin. Je vous interdis les courges (dubbâ'), les troncs évidés (naqîr), les jarres vernissées (hantam) et les récipients enduits de poix (muzaffat). »*

Ibn `Abbas
Hadiths 4370https://sunnah.com/bukhari:4370

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو،‏.‏ وَقَالَ بَكْرُ بْنُ مُضَرَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ بُكَيْرٍ، أَنَّ كُرَيْبًا، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَزْهَرَ وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَرْسَلُوا إِلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالُوا اقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنَّا جَمِيعًا، وَسَلْهَا عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، وَإِنَّا أُخْبِرْنَا أَنَّكِ تُصَلِّيهَا، وَقَدْ بَلَغَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهَا، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَكُنْتُ أَضْرِبُ مَعَ عُمَرَ النَّاسَ عَنْهُمَا‏.‏ قَالَ كُرَيْبٌ فَدَخَلْتُ عَلَيْهَا، وَبَلَّغْتُهَا مَا أَرْسَلُونِي، فَقَالَتْ سَلْ أُمَّ سَلَمَةَ‏.‏ فَأَخْبَرْتُهُمْ، فَرَدُّونِي إِلَى أُمِّ سَلَمَةَ بِمِثْلِ مَا أَرْسَلُونِي إِلَى عَائِشَةَ، فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْهُمَا، وَإِنَّهُ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ عَلَىَّ وَعِنْدِي نِسْوَةٌ مِنْ بَنِي حَرَامٍ مِنَ الأَنْصَارِ، فَصَلاَّهُمَا، فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ الْخَادِمَ فَقُلْتُ قُومِي إِلَى جَنْبِهِ فَقُولِي تَقُولُ أُمُّ سَلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَمْ أَسْمَعْكَ تَنْهَى عَنْ هَاتَيْنِ الرَّكْعَتَيْنِ فَأَرَاكَ تُصَلِّيهِمَا‏.‏ فَإِنْ أَشَارَ بِيَدِهِ فَاسْتَأْخِرِي‏.‏ فَفَعَلَتِ الْجَارِيَةُ، فَأَشَارَ بِيَدِهِ، فَاسْتَأْخَرَتْ عَنْهُ، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ ‏ "‏ يَا بِنْتَ أَبِي أُمَيَّةَ، سَأَلْتِ عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، إِنَّهُ أَتَانِي أُنَاسٌ مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ بِالإِسْلاَمِ مِنْ قَوْمِهِمْ، فَشَغَلُونِي عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ بَعْدَ الظُّهْرِ، فَهُمَا هَاتَانِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Yahyâ ibn Sulaymân, qui le tient de Ibn Wahb, qui a été informé par 'Amr. Bakr ibn Mudar a dit, d'après 'Amr ibn al-Hârith, d'après Bukayr, que Kurayb, le mawla de Ibn 'Abbâs, leur a rapporté qu'Ibn 'Abbâs, 'Abd al-Rahmân ibn Azhar et al-Miswar ibn Makhrama avaient envoyé un message à 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) en disant : « Transmets-lui le salut de notre part à tous, et interroge-la au sujet des deux rak'a après la prière de l'après-midi ('asr). Nous avons été informés que tu les accomplis, alors qu'il nous est parvenu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn 'Abbâs ajouta : « J'avais l'habitude de réprimander les gens avec 'Umar à ce sujet. » Kurayb dit : J'entrai chez elle et lui transmis le message. Elle répondit : « Interroge Umm Salama. » Je les en informai, et ils me renvoyèrent chez Umm Salama avec le même message qu'ils avaient envoyé à 'Â'isha. Umm Salama dit : « J'ai entendu le Prophète (ﷺ) les interdire. Pourtant, après avoir accompli la prière de l'après-midi, il entra chez moi alors que des femmes des Banû Harâm des Ansâr étaient présentes, et il les accomplit. J'envoyai alors la servante lui dire : « Lève-toi à ses côtés et dis-lui : Umm Salama demande : Ô Messager d'Allah, ne t'ai-je pas entendu interdire ces deux rak'a, et pourtant je te vois les accomplir ? » S'il te fait signe de la main, éloigne-toi. » La servante fit ainsi, et il lui fit signe de la main pour qu'elle s'éloigne. Lorsqu'il eut terminé, il dit : *« Ô fille d'Abû Umayya, tu m'as interrogé au sujet des deux rak'a après la prière de l'après-midi. Des gens de 'Abd al-Qays sont venus à moi pour embrasser l'Islam, ce qui m'a occupé et m'a empêché d'accomplir les deux rak'a après la prière de midi (zuhr). Ce sont donc celles-ci. »*

Bukair
Hadiths 4371https://sunnah.com/bukhari:4371

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ ـ هُوَ ابْنُ طَهْمَانَ ـ عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ أَوَّلُ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ بَعْدَ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ فِي مَسْجِدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ عَبْدِ الْقَيْسِ بِجُوَاثَى‏.‏ يَعْنِي قَرْيَةً مِنَ الْبَحْرَيْنِ‏.‏

J'ai été informé par 'Abd Allah ibn Muhammad al-Ju'fî, qui le tient de Abû 'Âmir 'Abd al-Malik, qui le tient de Ibrâhîm – c'est-à-dire Ibn Tahmân –, d'après Abû Jamra, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui dit : « La première prière du vendredi (jumua) célébrée après celle accomplie dans la mosquée du Messager d'Allah (ﷺ) le fut dans la mosquée de 'Abd al-Qays à Jawâthâ », c'est-à-dire un village de Bahreïn.

Ibn `Abbas
Hadiths 4372https://sunnah.com/bukhari:4372

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْلاً قِبَلَ نَجْدٍ، فَجَاءَتْ بِرَجُلٍ مِنْ بَنِي حَنِيفَةَ يُقَالُ لَهُ ثُمَامَةُ بْنُ أُثَالٍ، فَرَبَطُوهُ بِسَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ، فَخَرَجَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عِنْدِي خَيْرٌ يَا مُحَمَّدُ، إِنْ تَقْتُلْنِي تَقْتُلْ ذَا دَمٍ، وَإِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ، وَإِنْ كُنْتَ تُرِيدُ الْمَالَ فَسَلْ مِنْهُ مَا شِئْتَ‏.‏ حَتَّى كَانَ الْغَدُ ثُمَّ قَالَ لَهُ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَا قُلْتُ لَكَ إِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ‏.‏ فَتَرَكَهُ حَتَّى كَانَ بَعْدَ الْغَدِ، فَقَالَ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عِنْدِي مَا قُلْتُ لَكَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَطْلِقُوا ثُمَامَةَ ‏"‏، فَانْطَلَقَ إِلَى نَخْلٍ قَرِيبٍ مِنَ الْمَسْجِدِ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَا مُحَمَّدُ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَجْهٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ وَجْهِكَ، فَقَدْ أَصْبَحَ وَجْهُكَ أَحَبَّ الْوُجُوهِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ دِينٍ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ دِينِكَ، فَأَصْبَحَ دِينُكَ أَحَبَّ الدِّينِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ بَلَدٍ أَبْغَضُ إِلَىَّ مِنْ بَلَدِكَ، فَأَصْبَحَ بَلَدُكَ أَحَبَّ الْبِلاَدِ إِلَىَّ، وَإِنَّ خَيْلَكَ أَخَذَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ الْعُمْرَةَ، فَمَاذَا تَرَى فَبَشَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَمَرَهُ أَنْ يَعْتَمِرَ، فَلَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ قَالَ لَهُ قَائِلٌ صَبَوْتَ‏.‏ قَالَ لاَ، وَلَكِنْ أَسْلَمْتُ مَعَ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلاَ وَاللَّهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ الْيَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Yûsuf, qui le tient de al-Layth, qui dit : J'ai été informé par Sa'îd ibn Abî Sa'îd, qui a entendu Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Le Prophète (ﷺ) envoya une troupe de cavalerie vers Najd, qui ramena un homme des Banû Hanîfa nommé Thumâma ibn Uthâl. Ils l'attachèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Prophète (ﷺ) sortit vers lui et dit : *« Que possèdes-tu, ô Thumâma ? »* Il répondit : « J'ai du bien, ô Muhammad. Si tu me tues, tu tueras un homme dont le sang sera vengé. Si tu me fais grâce, tu la feras à un homme reconnaissant. Si tu veux de l'argent, demande ce que tu veux. » Le lendemain, le Prophète (ﷺ) lui demanda : *« Que possèdes-tu, ô Thumâma ? »* Il répondit : « Ce que je t'ai dit : si tu me fais grâce, tu la feras à un homme reconnaissant. » Il le laissa jusqu'au surlendemain, puis lui demanda : *« Que possèdes-tu, ô Thumâma ? »* Il répondit : « Ce que je t'ai dit. » Le Prophète (ﷺ) dit : *« Libérez Thumâma. »* Il partit vers un palmier près de la mosquée, se lava, puis entra dans la mosquée et dit : « J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, et que Muhammad est le Messager d'Allah. Ô Muhammad, par Allah, il n'y avait pas sur terre un visage plus haïssable pour moi que le tien, et voici qu'il est devenu le plus aimé des visages à mes yeux. Par Allah, il n'y avait pas de religion plus haïssable pour moi que la tienne, et voici qu'elle est devenue la plus aimée des religions à mes yeux. Par Allah, il n'y avait pas de pays plus haïssable pour moi que le tien, et voici qu'il est devenu le plus aimé des pays à mes yeux. Ta cavalerie m'a capturé alors que je voulais accomplir la 'umra. Que me conseilles-tu ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d'accomplir la 'umra. Lorsqu'il arriva à La Mecque, quelqu'un lui dit : « Tu as apostasié. » Il répondit : « Non, mais j'ai embrassé l'Islam avec Muhammad, le Messager d'Allah (ﷺ). Par Allah, pas un seul grain de blé ne vous parviendra du Yamâma sans l'autorisation du Prophète (ﷺ). »

Abu Huraira
Hadiths 4373https://sunnah.com/bukhari:4373

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ إِنْ جَعَلَ لِي مُحَمَّدٌ مِنْ بَعْدِهِ تَبِعْتُهُ‏.‏ وَقَدِمَهَا فِي بَشَرٍ كَثِيرٍ مِنْ قَوْمِهِ، فَأَقْبَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِطْعَةُ جَرِيدٍ حَتَّى وَقَفَ عَلَى مُسَيْلِمَةَ فِي أَصْحَابِهِ، فَقَالَ ‏"‏ لَوْ سَأَلْتَنِي هَذِهِ الْقِطْعَةَ مَا أَعْطَيْتُكَهَا وَلَنْ تَعْدُوَ أَمْرَ اللَّهِ فِيكَ، وَلَئِنْ أَدْبَرْتَ لَيَعْقِرَنَّكَ اللَّهُ، وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا رَأَيْتُ، وَهَذَا ثَابِتٌ يُجِيبُكَ عَنِّي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ انْصَرَفَ عَنْهُ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَسَأَلْتُ عَنْ قَوْلِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّكَ أُرَى الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا أُرِيتُ ‏"‏‏.‏ فَأَخْبَرَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُ فِي يَدَىَّ سِوَارَيْنِ مِنْ ذَهَبٍ، فَأَهَمَّنِي شَأْنُهُمَا، فَأُوحِيَ إِلَىَّ فِي الْمَنَامِ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ بَعْدِي، أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيُّ، وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةُ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Abû al-Yamân, qui a été informé par Shu'ayb, d'après 'Abd Allah ibn Abî Husayn, qui le tient de Nâfi' ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui dit : Musaylima le Menteur arriva à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) et se mit à dire : « Si Muhammad me désigne comme son successeur, je le suivrai. » Il arriva avec une foule nombreuse de son peuple. Le Messager d'Allah (ﷺ) vint à lui, accompagné de Thâbit ibn Qays ibn Shammâs, et dans sa main se trouvait un morceau de branche de palmier. Il s'arrêta devant Musaylima et ses compagnons, puis dit : *« Si tu me demandais ce morceau de branche, je ne te le donnerais pas. Tu ne dépasseras pas ce qu'Allah a décrété pour toi. Si tu te détournes, Allah te châtiera. Je vois en toi celui que j'ai vu en rêve. Voici Thâbit qui te répondra de ma part. »* Puis il s'éloigna de lui. Ibn 'Abbâs dit : J'interrogeai au sujet de la parole du Messager d'Allah (ﷺ) : *« Je vois en toi celui que j'ai vu en rêve. »* Abû Hurayra m'informa que le Messager d'Allah (ﷺ) avait dit : *« Alors que je dormais, je vis dans mes mains deux bracelets d'or. Leur sort m'inquiéta, et il me fut révélé en songe de les souffler. Je les soufflai, et ils s'envolèrent. Je les ai interprétés comme deux menteurs qui apparaîtront après moi : l'un est al-'Ansî, et l'autre est Musaylima. »*

Ibn `Abbas
Hadiths 4375https://sunnah.com/bukhari:4375

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ أُتِيتُ بِخَزَائِنِ الأَرْضِ، فَوُضِعَ فِي كَفِّي سِوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ، فَكَبُرَا عَلَىَّ فَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَذَهَبَا فَأَوَّلْتُهُمَا الْكَذَّابَيْنِ اللَّذَيْنِ أَنَا بَيْنَهُمَا صَاحِبَ صَنْعَاءَ، وَصَاحِبَ الْيَمَامَةِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ishâq ibn Nasr, qui le tient de 'Abd al-Razzâq, d'après Ma'mar, d'après Hammâm, qui a entendu Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Alors que je dormais, on m'apporta les trésors de la terre, et l'on mit dans mes mains deux bracelets d'or. Ils me parurent lourds, et il me fut révélé de les souffler. Je les soufflai, et ils disparurent. Je les ai interprétés comme les deux menteurs entre lesquels je me trouve : celui de Sanaa et celui du Yamâma. »*

Abu Huraira