Sahih al-Bukhari

Les expéditions militaires

488 éléments

Hadiths 4440https://sunnah.com/bukhari:4440

حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُخْتَارٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْغَتْ إِلَيْهِ قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ، وَهْوَ مُسْنِدٌ إِلَىَّ ظَهْرَهُ يَقُولُ ‏ "‏ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَارْحَمْنِي، وَأَلْحِقْنِي بِالرَّفِيقِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Mu'alla ibn Asad, nous a rapporté 'Abd al-'Aziz ibn Mukhtar, nous a rapporté Hisham ibn 'Urwa, d'après 'Abbad ibn 'Abdullah ibn al-Zubayr, qu'Aïcha (qu'Allah l'agrée) lui avait rapporté qu'elle avait entendu le Prophète (ﷺ) et prêté l'oreille vers lui avant qu'il ne meure, alors qu'il s'appuyait contre son dos, disant : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre le Compagnon suprême. »

`Aisha
Hadiths 4441https://sunnah.com/bukhari:4441

حَدَّثَنَا الصَّلْتُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ هِلاَلٍ الْوَزَّانِ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ الَّذِي لَمْ يَقُمْ مِنْهُ ‏ "‏ لَعَنَ اللَّهُ الْيَهُودَ، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ‏" ‏‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ لَوْلاَ ذَلِكَ لأُبْرِزَ قَبْرُهُ‏.‏ خَشِيَ أَنْ يُتَّخَذَ مَسْجِدًا‏.‏

Nous a rapporté al-Salt ibn Muhammad, nous a rapporté Abu 'Awanah, d'après Hilal al-Wazzan, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, d'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Prophète (ﷺ), lors de la maladie dont il ne se releva pas, dit : « Qu'Allah maudisse les Juifs, ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées. » 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) a dit : Sans cela, sa tombe aurait été exposée. Il craignait qu'elle ne soit prise pour une mosquée.

`Urwa bin Az-Zubair
Hadiths 4442https://sunnah.com/bukhari:4442

حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لَمَّا ثَقُلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاشْتَدَّ بِهِ وَجَعُهُ اسْتَأْذَنَ أَزْوَاجَهُ أَنْ يُمَرَّضَ فِي بَيْتِي، فَأَذِنَّ لَهُ، فَخَرَجَ وَهْوَ بَيْنَ الرَّجُلَيْنِ تَخُطُّ رِجْلاَهُ فِي الأَرْضِ، بَيْنَ عَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ وَبَيْنَ رَجُلٍ آخَرَ‏.‏ قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَأَخْبَرْتُ عَبْدَ اللَّهِ بِالَّذِي قَالَتْ عَائِشَةُ، فَقَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ هَلْ تَدْرِي مَنِ الرَّجُلُ الآخَرُ الَّذِي لَمْ تُسَمِّ عَائِشَةُ قَالَ قُلْتُ لاَ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ هُوَ عَلِيٌّ‏.‏ وَكَانَتْ عَائِشَةُ زَوْجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تُحَدِّثُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا دَخَلَ بَيْتِي وَاشْتَدَّ بِهِ وَجَعُهُ قَالَ ‏ "‏ هَرِيقُوا عَلَىَّ مِنْ سَبْعِ قِرَبٍ لَمْ تُحْلَلْ أَوْكِيَتُهُنَّ لَعَلِّي أَعْهَدُ إِلَى النَّاسِ ‏" ‏‏.‏ فَأَجْلَسْنَاهُ فِي مِخْضَبٍ لِحَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ طَفِقْنَا نَصُبُّ عَلَيْهِ مِنْ تِلْكَ الْقِرَبِ، حَتَّى طَفِقَ يُشِيرُ إِلَيْنَا بِيَدِهِ أَنْ قَدْ فَعَلْتُنَّ قَالَتْ ثُمَّ خَرَجَ إِلَى النَّاسِ فَصَلَّى لَهُمْ وَخَطَبَهُمْ‏.‏

Nous a rapporté Sa'id ibn 'Ufayr, qui a dit : m'a rapporté al-Layth, qui a dit : m'a rapporté 'Uqayl, d'après Ibn Shihab, qui a dit : m'a informé 'Ubaydullah ibn 'Abdullah ibn 'Utbah ibn Mas'ud, qu'Aïcha, épouse du Prophète (ﷺ), a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) fut gravement malade et que sa douleur s'intensifia, il demanda l'autorisation à ses épouses d'être soigné dans ma maison, et elles le lui permirent. Il sortit alors soutenu par deux hommes, traînant les pieds par terre, entre al-'Abbas ibn 'Abd al-Muttalib et un autre homme. 'Ubaydullah a dit : J'informai 'Abdullah de ce qu'Aïcha avait dit, et 'Abdullah ibn 'Abbas me demanda : Sais-tu qui était l'autre homme qu'Aïcha n'a pas nommé ? Je répondis : Non. Ibn 'Abbas dit : C'était 'Ali. Aïcha, épouse du Prophète (ﷺ), racontait que lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) entra dans sa maison et que sa douleur s'intensifia, il dit : « Versez sur moi l'eau de sept outres dont les liens n'ont pas été dénoués, afin que je puisse donner des recommandations aux gens. » Nous l'assîmes alors dans un bassin appartenant à Hafsa, épouse du Prophète (ﷺ), puis nous commençâmes à verser sur lui l'eau de ces outres, jusqu'à ce qu'il nous fasse signe de la main que nous avions assez fait. Elle dit ensuite : Puis il sortit vers les gens, pria avec eux et leur adressa un sermon.

Aisha
Hadiths 4443https://sunnah.com/bukhari:4443

وَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهم قَالاَ لَمَّا نَزَلَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ يَطْرَحُ خَمِيصَةً لَهُ عَلَى وَجْهِهِ، فَإِذَا اغْتَمَّ كَشَفَهَا عَنْ وَجْهِهِ وَهْوَ كَذَلِكَ يَقُولُ ‏ "‏ لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ‏" ‏‏.‏ يُحَذِّرُ مَا صَنَعُوا‏.‏

M'a informé 'Ubaydullah ibn 'Abdullah ibn 'Utbah, qu'Aïcha et 'Abdullah ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée) ont dit : Lorsque la maladie s'aggrava pour le Messager d'Allah (ﷺ), il commença à jeter un manteau à lui sur son visage, et lorsqu'il étouffait, il le retirait de son visage, tout en disant : « Que la malédiction d'Allah soit sur les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées. » Il les mettait en garde contre ce qu'ils avaient fait.

Unknown
Hadiths 4445https://sunnah.com/bukhari:4445

أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ، أَنَّ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَقَدْ رَاجَعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ذَلِكَ، وَمَا حَمَلَنِي عَلَى كَثْرَةِ مُرَاجَعَتِهِ إِلاَّ أَنَّهُ لَمْ يَقَعْ فِي قَلْبِي أَنْ يُحِبَّ النَّاسُ بَعْدَهُ رَجُلاً قَامَ مَقَامَهُ أَبَدًا، وَلاَ كُنْتُ أُرَى أَنَّهُ لَنْ يَقُومَ أَحَدٌ مَقَامَهُ إِلاَّ تَشَاءَمَ النَّاسُ بِهِ، فَأَرَدْتُ أَنْ يَعْدِلَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَبِي بَكْرٍ‏.‏ رَوَاهُ ابْنُ عُمَرَ وَأَبُو مُوسَى وَابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهم ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

J'ai été informé par 'Ubaydullah que 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : « J'ai insisté auprès du Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet, et ce qui m'a poussée à tant insister n'était que le fait que mon cœur ne pouvait accepter que les gens aiment, après lui, un homme qui prendrait sa place un jour. Je ne pensais pas non plus qu'un homme puisse prendre sa place sans que les gens ne le considèrent comme un mauvais présage. Je voulais donc que le Messager d'Allah (ﷺ) écarte cette idée d'Abou Bakr. » Ce hadith a été rapporté par Ibn 'Umar, Abou Moussa et Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) d'après le Prophète (ﷺ).

Unknown
Hadiths 4446https://sunnah.com/bukhari:4446

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ الْهَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ مَاتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَإِنَّهُ لَبَيْنَ حَاقِنَتِي وَذَاقِنَتِي، فَلاَ أَكْرَهُ شِدَّةَ الْمَوْتِ لأَحَدٍ أَبَدًا بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yousouf : nous a rapporté Al-Layth, qui a dit : m'a rapporté Ibn Al-Had, d'après 'Abd Ar-Rahman ibn Al-Qasim, d'après son père, d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) est mort alors qu'il était entre mon cou et ma poitrine. Je ne détesterai jamais la rigueur de la mort pour quiconque après le Prophète (ﷺ). »

`Aisha
Hadiths 4447https://sunnah.com/bukhari:4447

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا بِشْرُ بْنُ شُعَيْبِ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ الأَنْصَارِيُّ ـ وَكَانَ كَعْبُ بْنُ مَالِكٍ أَحَدَ الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ تِيبَ عَلَيْهِمْ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ خَرَجَ مِنْ عِنْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي وَجَعِهِ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ، فَقَالَ النَّاسُ يَا أَبَا حَسَنٍ، كَيْفَ أَصْبَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَصْبَحَ بِحَمْدِ اللَّهِ بَارِئًا، فَأَخَذَ بِيَدِهِ عَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، فَقَالَ لَهُ أَنْتَ وَاللَّهِ بَعْدَ ثَلاَثٍ عَبْدُ الْعَصَا، وَإِنِّي وَاللَّهِ لأُرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَوْفَ يُتَوَفَّى مِنْ وَجَعِهِ هَذَا، إِنِّي لأَعْرِفُ وُجُوهَ بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ عِنْدَ الْمَوْتِ، اذْهَبْ بِنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلْنَسْأَلْهُ فِيمَنْ هَذَا الأَمْرُ، إِنْ كَانَ فِينَا عَلِمْنَا ذَلِكَ، وَإِنْ كَانَ فِي غَيْرِنَا عَلِمْنَاهُ فَأَوْصَى بِنَا‏.‏ فَقَالَ عَلِيٌّ إِنَّا وَاللَّهِ لَئِنْ سَأَلْنَاهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَمَنَعَنَاهَا لاَ يُعْطِينَاهَا النَّاسُ بَعْدَهُ، وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أَسْأَلُهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

M'a rapporté Ishaq : nous a informé Bishr ibn Shu'ayb ibn Abi Hamza, qui a dit : m'a rapporté mon père, d'après Az-Zuhri, qui a dit : m'a informé 'Abdullah ibn Ka'b ibn Malik Al-Ansari – et Ka'b ibn Malik était l'un des trois dont le repentir fut accepté – que 'Abdullah ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) l'a informé qu'Ali ibn Abi Talib (qu'Allah soit satisfait de lui) sortit de chez le Messager d'Allah (ﷺ) lors de la maladie qui causa sa mort. Les gens dirent : « Ô Abou Al-Hasan, comment va le Messager d'Allah (ﷺ) ce matin ? » Il répondit : « Ce matin, par la grâce d'Allah, il va mieux. » Alors Al-'Abbas ibn 'Abd Al-Muttalib le prit par la main et lui dit : « Par Allah, après trois jours, tu seras esclave du bâton. Et je vois, par Allah, que le Messager d'Allah (ﷺ) va mourir de cette maladie. Je reconnais les visages des Banou 'Abd Al-Muttalib à l'approche de la mort. Allons trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et demandons-lui à qui reviendra cette affaire (le califat). Si elle est parmi nous, nous le saurons, et si elle est parmi d'autres, nous le saurons et il pourra nous recommander. » Ali répondit : « Par Allah, si nous la lui demandons et qu'il nous la refuse, les gens ne nous la donneront jamais après lui. Et par Allah, je ne la lui demanderai pas. »

`Abdullah bin `Abbas
Hadiths 4448https://sunnah.com/bukhari:4448

حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ الْمُسْلِمِينَ، بَيْنَا هُمْ فِي صَلاَةِ الْفَجْرِ مِنْ يَوْمِ الاِثْنَيْنِ وَأَبُو بَكْرٍ يُصَلِّي لَهُمْ لَمْ يَفْجَأْهُمْ إِلاَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ كَشَفَ سِتْرَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، فَنَظَرَ إِلَيْهِمْ وَهُمْ فِي صُفُوفِ الصَّلاَةِ‏.‏ ثُمَّ تَبَسَّمَ يَضْحَكُ، فَنَكَصَ أَبُو بَكْرٍ عَلَى عَقِبَيْهِ لِيَصِلَ الصَّفَّ، وَظَنَّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ أَنْ يَخْرُجَ إِلَى الصَّلاَةِ فَقَالَ أَنَسٌ وَهَمَّ الْمُسْلِمُونَ أَنْ يَفْتَتِنُوا فِي صَلاَتِهِمْ فَرَحًا بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَشَارَ إِلَيْهِمْ بِيَدِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ أَتِمُّوا صَلاَتَكُمْ، ثُمَّ دَخَلَ الْحُجْرَةَ وَأَرْخَى السِّتْرَ‏.‏

Nous a rapporté Sa'id ibn 'Ufayr : nous a rapporté Al-Layth, qui a dit : m'a rapporté 'Uqayl, d'après Ibn Shihab, qui a dit : m'a rapporté Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui) que les musulmans, alors qu'ils étaient en prière de l'aube un lundi, et qu'Abou Bakr dirigeait la prière, furent surpris par le Messager d'Allah (ﷺ) qui écarta le rideau de la chambre de 'Aïcha et les regarda alors qu'ils étaient en rangées pour la prière. Puis il sourit et rit. Abou Bakr recula sur ses talons pour rejoindre les rangs, pensant que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait sortir pour la prière. Anas dit : « Les musulmans faillirent être distraits dans leur prière par la joie de voir le Messager d'Allah (ﷺ). » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) leur fit signe de la main de compléter leur prière, puis il rentra dans la chambre et laissa retomber le rideau.

Anas bin Malik
Hadiths 4449https://sunnah.com/bukhari:4449

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنْ عُمَرَ بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ أَبَا عَمْرٍو، ذَكْوَانَ مَوْلَى عَائِشَةَ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَائِشَةَ كَانَتْ تَقُولُ إِنَّ مِنْ نِعَمِ اللَّهِ عَلَىَّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تُوُفِّيَ فِي بَيْتِي وَفِي يَوْمِي، وَبَيْنَ سَحْرِي وَنَحْرِي، وَأَنَّ اللَّهَ جَمَعَ بَيْنَ رِيقِي وَرِيقِهِ عِنْدَ مَوْتِهِ، دَخَلَ عَلَىَّ عَبْدُ الرَّحْمَنِ وَبِيَدِهِ السِّوَاكُ وَأَنَا مُسْنِدَةٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَأَيْتُهُ يَنْظُرُ إِلَيْهِ، وَعَرَفْتُ أَنَّهُ يُحِبُّ السِّوَاكَ فَقُلْتُ آخُذُهُ لَكَ فَأَشَارَ بِرَأْسِهِ أَنْ نَعَمْ، فَتَنَاوَلْتُهُ فَاشْتَدَّ عَلَيْهِ وَقُلْتُ أُلَيِّنُهُ لَكَ فَأَشَارَ بِرَأْسِهِ أَنْ نَعَمْ، فَلَيَّنْتُهُ، وَبَيْنَ يَدَيْهِ رَكْوَةٌ ـ أَوْ عُلْبَةٌ يَشُكُّ عُمَرُ ـ فِيهَا مَاءٌ، فَجَعَلَ يُدْخِلُ يَدَيْهِ فِي الْمَاءِ فَيَمْسَحُ بِهِمَا وَجْهَهُ يَقُولُ ‏"‏ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، إِنَّ لِلْمَوْتِ سَكَرَاتٍ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ نَصَبَ يَدَهُ فَجَعَلَ يَقُولُ ‏"‏ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ حَتَّى قُبِضَ وَمَالَتْ يَدُهُ‏.‏

M'a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd : nous a rapporté 'Isa ibn Yunus, d'après 'Umar ibn Sa'id, qui a dit : m'a informé Ibn Abi Mulayka que Abou 'Amr, Dhakwan, le mawla de 'Aïcha, l'a informé que 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) disait : « Parmi les bienfaits d'Allah envers moi, il y a le fait que le Messager d'Allah (ﷺ) soit mort dans ma maison, en mon jour, entre mon cou et ma poitrine, et qu'Allah ait réuni ma salive et la sienne au moment de sa mort. 'Abd Ar-Rahman entra chez moi avec un siwak à la main, alors que j'étais en train de soutenir le Messager d'Allah (ﷺ). Je vis qu'il le regardait, et je sus qu'il aimait le siwak. Je dis : « Je vais te le prendre. » Il fit un signe de la tête pour dire oui. Je le pris, mais il lui parut dur. Je dis : « Je vais te l'adoucir. » Il fit un signe de la tête pour dire oui. Je l'adoucis, et devant lui se trouvait une cuvette – ou un récipient, 'Umar hésite – contenant de l'eau. Il y plongea ses mains et s'en essuya le visage en disant : « Il n'y a de divinité qu'Allah. Certes, la mort a ses affres. » Puis il leva la main et dit : « Vers le Compagnon suprême. » Jusqu'à ce qu'il rende l'âme et que sa main retombe.

Aisha
Hadiths 4450https://sunnah.com/bukhari:4450

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَسْأَلُ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ يَقُولَ ‏ "‏ أَيْنَ أَنَا غَدًا أَيْنَ أَنَا غَدًا ‏" ‏ يُرِيدُ يَوْمَ عَائِشَةَ، فَأَذِنَ لَهُ أَزْوَاجُهُ يَكُونُ حَيْثُ شَاءَ، فَكَانَ فِي بَيْتِ عَائِشَةَ حَتَّى مَاتَ عِنْدَهَا، قَالَتْ عَائِشَةُ فَمَاتَ فِي الْيَوْمِ الَّذِي كَانَ يَدُورُ عَلَىَّ فِيهِ فِي بَيْتِي، فَقَبَضَهُ اللَّهُ وَإِنَّ رَأْسَهُ لَبَيْنَ نَحْرِي وَسَحْرِي، وَخَالَطَ رِيقُهُ رِيقِي ـ ثُمَّ قَالَتْ ـ دَخَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ وَمَعَهُ سِوَاكٌ يَسْتَنُّ بِهِ فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ أَعْطِنِي هَذَا السِّوَاكَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ‏.‏ فَأَعْطَانِيهِ فَقَضِمْتُهُ، ثُمَّ مَضَغْتُهُ فَأَعْطَيْتُهُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ بِهِ وَهْوَ مُسْتَنِدٌ إِلَى صَدْرِي‏.‏

Nous a rapporté Isma'il, qui a dit : m'a rapporté Sulayman ibn Bilal, qui a rapporté : m'a rapporté Hisham ibn 'Urwa, que son père a informé d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) que le Messager d'Allah (ﷺ), durant la maladie qui causa sa mort, demandait : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? » voulant dire le jour de 'Aïcha. Ses épouses lui permirent alors d'être où il voulait. Il resta donc dans la maison de 'Aïcha jusqu'à ce qu'il y meure. 'Aïcha dit : « Il est mort le jour où c'était mon tour dans ma maison. Allah le rappela à Lui alors que sa tête était entre mon cou et ma poitrine, et que sa salive se mêlait à la mienne. » Puis elle dit : « 'Abd Ar-Rahman ibn Abi Bakr entra avec un siwak qu'il utilisait. Le Messager d'Allah (ﷺ) le regarda. Je lui dis : « Donne-moi ce siwak, ô 'Abd Ar-Rahman. » Il me le donna, je le mordis, le mâchai, puis le donnai au Messager d'Allah (ﷺ) qui s'en servit alors qu'il s'appuyait contre ma poitrine. »

`Urwa
Hadiths 4451https://sunnah.com/bukhari:4451

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِي وَفِي يَوْمِي، وَبَيْنَ سَحْرِي وَنَحْرِي، وَكَانَتْ إِحْدَانَا تُعَوِّذُهُ بِدُعَاءٍ إِذَا مَرِضَ، فَذَهَبْتُ أُعَوِّذُهُ، فَرَفَعَ رَأْسَهُ إِلَى السَّمَاءِ وَقَالَ ‏ "‏ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏" ‏‏.‏ وَمَرَّ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ وَفِي يَدِهِ جَرِيدَةٌ رَطْبَةٌ، فَنَظَرَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَظَنَنْتُ أَنَّ لَهُ بِهَا حَاجَةً فَأَخَذْتُهَا، فَمَضَغْتُ رَأْسَهَا وَنَفَضْتُهَا فَدَفَعْتُهَا إِلَيْهِ، فَاسْتَنَّ بِهَا كَأَحْسَنِ مَا كَانَ مُسْتَنًّا ثُمَّ نَاوَلَنِيهَا فَسَقَطَتْ يَدُهُ ـ أَوْ سَقَطَتْ مِنْ يَدِهِ ـ فَجَمَعَ اللَّهُ بَيْنَ رِيقِي وَرِيقِهِ فِي آخِرِ يَوْمٍ مِنَ الدُّنْيَا وَأَوَّلِ يَوْمٍ مِنَ الآخِرَةِ‏.‏

Nous a rapporté Sulayman ibn Harb : nous a rapporté Hammad ibn Zayd, d'après Ayyub, d'après Ibn Abi Mulayka, d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) est mort dans ma maison, en mon jour, entre mon cou et ma poitrine. L'une d'entre nous avait l'habitude de le protéger par des invocations lorsqu'il était malade. Je partis donc pour le protéger, mais il leva la tête vers le ciel et dit : « Vers le Compagnon suprême, vers le Compagnon suprême. » Puis 'Abd Ar-Rahman ibn Abi Bakr passa avec un rameau de palmier frais à la main. Le Prophète (ﷺ) le regarda, et je pensai qu'il en avait besoin. Je le pris, mâchai son extrémité, le secouai et le lui donnai. Il s'en servit de la meilleure manière qu'il ait jamais fait, puis me le tendit. Sa main retomba – ou il tomba de sa main. Allah réunit alors ma salive et la sienne au dernier jour de ce monde et au premier jour de l'Au-delà. »

`Aisha
Hadiths 4452https://sunnah.com/bukhari:4452

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ أَقْبَلَ عَلَى فَرَسٍ مِنْ مَسْكَنِهِ بِالسُّنْحِ حَتَّى نَزَلَ، فَدَخَلَ الْمَسْجِدَ فَلَمْ يُكَلِّمِ النَّاسَ حَتَّى دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ، فَتَيَمَّمَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ مُغَشًّى بِثَوْبِ حِبَرَةٍ، فَكَشَفَ عَنْ وَجْهِهِ ثُمَّ أَكَبَّ عَلَيْهِ فَقَبَّلَهُ وَبَكَى‏.‏ ثُمَّ قَالَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي، وَاللَّهِ لاَ يَجْمَعُ اللَّهُ عَلَيْكَ مَوْتَتَيْنِ، أَمَّا الْمَوْتَةُ الَّتِي كُتِبَتْ عَلَيْكَ فَقَدْ مُتَّهَا‏.‏ قَالَ الزُّهْرِيُّ وَحَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ، خَرَجَ وَعُمَرُ يُكَلِّمُ النَّاسَ فَقَالَ اجْلِسْ يَا عُمَرُ، فَأَبَى عُمَرُ أَنْ يَجْلِسَ‏.‏ فَأَقْبَلَ النَّاسُ إِلَيْهِ وَتَرَكُوا عُمَرَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَمَّا بَعْدُ مَنْ كَانَ مِنْكُمْ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ، وَمَنْ كَانَ مِنْكُمْ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لاَ يَمُوتُ، قَالَ اللَّهُ ‏ {‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ‏} ‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏الشَّاكِرِينَ‏}‏ وَقَالَ وَاللَّهِ لَكَأَنَّ النَّاسَ لَمْ يَعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ أَنْزَلَ هَذِهِ الآيَةَ حَتَّى تَلاَهَا أَبُو بَكْرٍ، فَتَلَقَّاهَا مِنْهُ النَّاسُ كُلُّهُمْ فَمَا أَسْمَعُ بَشَرًا مِنَ النَّاسِ إِلاَّ يَتْلُوهَا‏.‏ فَأَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ أَنَّ عُمَرَ قَالَ وَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرٍ تَلاَهَا فَعَقِرْتُ حَتَّى مَا تُقِلُّنِي رِجْلاَىَ، وَحَتَّى أَهْوَيْتُ إِلَى الأَرْضِ حِينَ سَمِعْتُهُ تَلاَهَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَدْ مَاتَ‏.‏

Nous a rapporté Yahya ibn Bukayr : nous a rapporté Al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihab, qui a dit : m'a informé Abou Salama que 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) l'a informé qu'Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) arriva sur un cheval de sa demeure à As-Sunh jusqu'à ce qu'il descende. Il entra dans la mosquée, sans parler aux gens, jusqu'à ce qu'il entre chez 'Aïcha. Il se dirigea vers le Messager d'Allah (ﷺ) qui était recouvert d'un tissu rayé. Il découvrit son visage, se pencha sur lui, l'embrassa et pleura. Puis il dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Par Allah, Allah ne te fera pas subir deux morts. Quant à la mort qui t'était prescrite, tu l'as déjà subie. »

`Aisha
Hadiths 4455https://sunnah.com/bukhari:4455

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مُوسَى بْنِ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، وَابْنِ، عَبَّاسٍ أَنَّ أَبَا بَكْر ٍ ـ رضى الله عنه ـ قَبَّلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ مَوْتِهِ‏.‏

D'après 'Abdullah ibn Abî Shayba, Yahyâ ibn Sa'îd nous a rapporté, d'après Sufyân, d'après Mûsâ ibn Abî 'Âisha, d'après 'Ubaydullah ibn 'Abdullah ibn 'Utba, d'après 'Âisha et Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux) : Abû Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort.

Aisha and Ibn `Abbas
Hadiths 4458https://sunnah.com/bukhari:4458

حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، وَزَادَ، قَالَتْ عَائِشَةُ لَدَدْنَاهُ فِي مَرَضِهِ فَجَعَلَ يُشِيرُ إِلَيْنَا أَنْ لاَ تَلُدُّونِي فَقُلْنَا كَرَاهِيَةُ الْمَرِيضِ لِلدَّوَاءِ‏.‏ فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ ‏"‏ أَلَمْ أَنْهَكُمْ أَنْ تَلُدُّونِي ‏"‏‏.‏ قُلْنَا كَرَاهِيَةَ الْمَرِيضِ لِلدَّوَاءِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لاَ يَبْقَى أَحَدٌ فِي الْبَيْتِ إِلاَّ لُدَّ ـ وَأَنَا أَنْظُرُ ـ إِلاَّ الْعَبَّاسَ، فَإِنَّهُ لَمْ يَشْهَدْكُمْ ‏"‏‏.‏ رَوَاهُ ابْنُ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté 'Alî, Yahyâ nous a rapporté, avec un ajout : 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dit : "Nous lui avons administré un remède durant sa maladie, mais il nous faisait signe de ne pas le faire. Nous avons dit : 'C'est l'aversion du malade pour le remède.' Lorsqu'il reprit connaissance, il dit : 'Ne vous avais-je pas interdit de m'administrer ce remède ?' Nous répondîmes : 'C'est l'aversion du malade pour le remède.' Il dit alors : 'Que personne ne reste dans la maison sans recevoir ce remède – et moi je regardais – sauf Al-'Abbâs, car il n'était pas présent parmi vous.'" Ce hadith a été rapporté par Ibn Abî al-Zinâd, d'après Hishâm, d'après son père, d'après 'Âisha, d'après le Prophète (ﷺ).

`Aisha
Hadiths 4459https://sunnah.com/bukhari:4459

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا أَزْهَرُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، قَالَ ذُكِرَ عِنْدَ عَائِشَةَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَوْصَى إِلَى عَلِيٍّ، فَقَالَتْ مَنْ قَالَهُ لَقَدْ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَإِنِّي لَمُسْنِدَتُهُ إِلَى صَدْرِي، فَدَعَا بِالطَّسْتِ فَانْخَنَثَ فَمَاتَ، فَمَا شَعَرْتُ، فَكَيْفَ أَوْصَى إِلَى عَلِيٍّ

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Muhammad, Azhar nous a informés, Ibn 'Awn nous a informés, d'après Ibrâhîm, d'après Al-Aswad, qui dit : On mentionna en présence de 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) que le Prophète (ﷺ) avait fait un testament en faveur de 'Alî. Elle dit : "Qui a dit cela ? J'ai vu le Prophète (ﷺ) alors que je le soutenais contre ma poitrine. Il demanda un bassin, puis il s'affaissa et mourut, sans que je m'en rende compte. Comment aurait-il pu faire un testament en faveur de 'Alî ?"

Al-Aswad
Hadiths 4460https://sunnah.com/bukhari:4460

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ مِغْوَلٍ، عَنْ طَلْحَةَ، قَالَ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ أَوْصَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لاَ‏.‏ فَقُلْتُ كَيْفَ كُتِبَ عَلَى النَّاسِ الْوَصِيَّةُ أَوْ أُمِرُوا بِهَا قَالَ أَوْصَى بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏

Nous a rapporté Abû Nu'aym, Mâlik ibn Mighwal nous a rapporté, d'après Talha, qui dit : J'ai demandé à 'Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : "Le Prophète (ﷺ) a-t-il fait un testament ?" Il répondit : "Non." Je dis : "Pourquoi donc a-t-on prescrit le testament aux gens, ou leur a-t-on ordonné de le faire ?" Il répondit : "Il a fait un testament selon le Livre d'Allah."

Talha
Hadiths 4461https://sunnah.com/bukhari:4461

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، قَالَ مَا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دِينَارًا وَلاَ دِرْهَمًا وَلاَ عَبْدًا وَلاَ أَمَةً، إِلاَّ بَغْلَتَهُ الْبَيْضَاءَ الَّتِي كَانَ يَرْكَبُهَا، وَسِلاَحَهُ، وَأَرْضًا جَعَلَهَا لاِبْنِ السَّبِيلِ صَدَقَةً‏.‏

Nous a rapporté Qutayba, Abû al-Ahwas nous a rapporté, d'après Abû Ishâq, d'après 'Amr ibn al-Hârith, qui dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) n'a laissé ni dinar, ni dirham, ni esclave homme ou femme, si ce n'est sa mule blanche qu'il montait, ses armes, et une terre qu'il a donnée en aumône pour les voyageurs.

'Amir bin Al-Harith
Hadiths 4462https://sunnah.com/bukhari:4462

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا ثَقُلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَعَلَ يَتَغَشَّاهُ، فَقَالَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ وَاكَرْبَ أَبَاهُ‏.‏ فَقَالَ لَهَا ‏ "‏ لَيْسَ عَلَى أَبِيكِ كَرْبٌ بَعْدَ الْيَوْمِ ‏" ‏‏.‏ فَلَمَّا مَاتَ قَالَتْ يَا أَبَتَاهْ، أَجَابَ رَبًّا دَعَاهُ، يَا أَبَتَاهْ مَنْ جَنَّةُ الْفِرْدَوْسِ مَأْوَاهُ، يَا أَبَتَاهْ إِلَى جِبْرِيلَ نَنْعَاهْ‏.‏ فَلَمَّا دُفِنَ قَالَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ يَا أَنَسُ، أَطَابَتْ أَنْفُسُكُمْ أَنْ تَحْثُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم التُّرَابَ

Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, Hammâd nous a rapporté, d'après Thâbit, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui dit : Lorsque la maladie du Prophète (ﷺ) s'aggrava, il fut pris de délire. Fâtima (que la paix soit sur elle) dit alors : "Ô la détresse de mon père !" Il lui dit : "Ton père ne connaîtra plus de détresse après ce jour." Lorsqu'il mourut, elle dit : "Ô mon père, il a répondu à l'appel de son Seigneur ! Ô mon père, le Paradis de Firdaws est sa demeure ! Ô mon père, nous annonçons sa mort à Jibrîl !" Lorsqu'il fut enterré, Fâtima (que la paix soit sur elle) dit : "Ô Anas, comment avez-vous pu vous résoudre à jeter de la terre sur le Messager d'Allah (ﷺ) ?"

Anas
Hadiths 4463https://sunnah.com/bukhari:4463

حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، قَالَ يُونُسُ قَالَ الزُّهْرِيُّ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، فِي رِجَالٍ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ وَهْوَ صَحِيحٌ ‏"‏ إِنَّهُ لَمْ يُقْبَضْ نَبِيٌّ حَتَّى يَرَى مَقْعَدَهُ مِنَ الْجَنَّةِ، ثُمَّ يُخَيَّرَ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا نَزَلَ بِهِ وَرَأْسُهُ عَلَى فَخِذِي غُشِيَ عَلَيْهِ، ثُمَّ أَفَاقَ، فَأَشْخَصَ بَصَرَهُ إِلَى سَقْفِ الْبَيْتِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ الرَّفِيقَ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ إِذًا لاَ يَخْتَارُنَا‏.‏ وَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَدِيثُ الَّذِي كَانَ يُحَدِّثُنَا وَهْوَ صَحِيحٌ قَالَتْ فَكَانَتْ آخِرَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا ‏"‏ اللَّهُمَّ الرَّفِيقَ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Bishr ibn Muhammad, 'Abdullah nous a rapporté, Yûnus a dit : Al-Zuhrî m'a informé, Sa'îd ibn al-Musayyab m'a informé, parmi des hommes de science, qu'‘Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : Le Prophète (ﷺ) disait, alors qu'il était en bonne santé : "Aucun prophète n'est rappelé à Allah sans qu'il ne voie sa place au Paradis, puis il lui est donné le choix." Lorsqu'il fut pris par la maladie et que sa tête reposait sur ma cuisse, il perdit connaissance, puis revint à lui. Il leva alors les yeux vers le plafond de la maison et dit : "Ô Allah, le Compagnon suprême !" Je dis alors : "Il ne nous choisira donc pas." Je reconnus alors que c'était le hadith qu'il nous racontait lorsqu'il était en bonne santé. Elle dit : Ce furent ses dernières paroles : "Ô Allah, le Compagnon suprême !"

`Aisha
Hadiths 4464https://sunnah.com/bukhari:4464

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، وَابْنِ، عَبَّاسٍ رضى الله عنهم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَبِثَ بِمَكَّةَ عَشْرَ سِنِينَ يُنْزَلُ عَلَيْهِ الْقُرْآنُ، وَبِالْمَدِينَةِ عَشْرًا‏.‏

Nous a rapporté Abû Nu'aym, Shaybân nous a rapporté, d'après Yahyâ, d'après Abû Salama, d'après 'Âisha et Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux) : Le Prophète (ﷺ) séjourna dix ans à La Mecque, durant lesquels le Coran lui fut révélé, et dix ans à Médine.

Aisha and Ibn `Abbas