Nous a rapporté Abū al-Yamān, nous a informé Shu‘ayb, d’après al-Zuhrī, qui a dit : m’a informé Ibn al-Sabbāq que Zayd ibn Thābit al-Anṣārī – qu’Allāh l’agrée –, l’un de ceux qui écrivaient la Révélation, a dit : Abū Bakr m’envoya chercher après le massacre des gens de al-Yamāma, alors qu’‘Umar était auprès de lui. Abū Bakr dit : « ‘Umar est venu à moi et m’a dit : "Le massacre a été intense parmi les gens lors de la bataille de al-Yamāma, et je crains qu’il ne s’intensifie parmi les récitateurs du Coran dans d’autres lieux de combat, et qu’une grande partie du Coran ne disparaisse, à moins que vous ne le rassembliez. Je pense donc que tu devrais rassembler le Coran." » Abū Bakr dit : « J’ai dit à ‘Umar : "Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d’Allāh (ﷺ) n’a pas faite ?" ‘Umar répondit : "Par Allāh, c’est un bien." » ‘Umar ne cessa de me presser jusqu’à ce qu’Allāh m’ouvre la poitrine à cette idée, et je vis ce qu’‘Umar avait vu. Zayd ibn Thābit dit : « ‘Umar était assis auprès de lui sans parler. » Abū Bakr dit : « Tu es un jeune homme intelligent et nous ne te soupçonnons pas. Tu écrivais la Révélation pour le Messager d’Allāh (ﷺ), alors suis le Coran et rassemble-le. » Par Allāh, si l’on m’avait chargé de déplacer une montagne, cela n’aurait pas été plus lourd pour moi que ce qu’il m’ordonna de faire en rassemblant le Coran. Je dis : « Comment faites-vous une chose que le Prophète (ﷺ) n’a pas faite ? » Abū Bakr répondit : « Par Allāh, c’est un bien. » Je ne cessai de le consulter jusqu’à ce qu’Allāh m’ouvre la poitrine à ce à quoi Il avait ouvert la poitrine d’Abū Bakr et de ‘Umar. Je me mis donc à suivre le Coran et à le rassembler à partir des parchemins, des omoplates, des branches de palmier et des poitrines des hommes, jusqu’à ce que je trouve deux versets de la sourate al-Tawba avec Khuzayma al-Anṣārī, que je ne trouvai avec personne d’autre : *« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous… »* jusqu’à la fin des deux versets. Les feuillets sur lesquels le Coran fut rassemblé restèrent chez Abū Bakr jusqu’à ce qu’Allāh le rappelle à Lui, puis chez ‘Umar jusqu’à sa mort, puis chez Ḥafṣa bint ‘Umar. ‘Uthmān ibn ‘Umar et al-Layth suivirent [ce récit] d’après Yūnus, d’après Ibn Shihāb. Al-Layth dit : m’a rapporté ‘Abd al-Raḥmān ibn Khālid, d’après Ibn Shihāb, et il dit : « avec Abī Khuzayma al-Anṣārī ». Mūsā rapporta d’après Ibrāhīm : nous a rapporté Ibn Shihāb, « avec Abī Khuzayma ». Ya‘qūb ibn Ibrāhīm le suivit d’après son père. Abū Thābit dit : nous a rapporté Ibrāhīm, et il dit : « avec Khuzayma, ou Abī Khuzayma ».
Hadiths 4680https://sunnah.com/bukhari:4680
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَدِمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ وَالْيَهُودُ تَصُومُ عَاشُورَاءَ فَقَالُوا هَذَا يَوْمٌ ظَهَرَ فِيهِ مُوسَى عَلَى فِرْعَوْنَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " أَنْتُمْ أَحَقُّ بِمُوسَى مِنْهُمْ، فَصُومُوا " .
M’a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté Gundar, nous a rapporté Shu‘ba, d’après Abū Bishr, d’après Sa‘īd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbās, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) arriva à Médine alors que les Juifs jeûnaient le jour de ‘Āshūrā’. Ils dirent : « C’est le jour où Mūsā a triomphé de Pharaon. » Le Prophète (ﷺ) dit à ses Compagnons : *« Vous avez plus de droit sur Mūsā qu’eux, alors jeûnez. »*
Nous a rapporté al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn Ṣabbāḥ, nous a rapporté Ḥajjāj, qui a dit : a dit Ibn Jurayj : m’a informé Muḥammad ibn ‘Abbād ibn Ja‘far qu’il entendit Ibn ‘Abbās réciter : *« Certes, ils replient leurs poitrines »*. Il dit : Je lui demandai à ce sujet, et il répondit : « Il y avait des gens qui avaient honte de se soulager ou d’avoir des rapports avec leurs femmes en s’exposant au ciel. Ce verset fut révélé à leur sujet. »
M’a rapporté Ibrāhīm ibn Mūsā, nous a informé Hishām, d’après Ibn Jurayj. Et m’a informé Muḥammad ibn ‘Abbād ibn Ja‘far que Ibn ‘Abbās récita : *« Certes, ils replient leurs poitrines »*. Je dis : « Ô Abū al-‘Abbās, que signifie "ils replient leurs poitrines" ? » Il répondit : « Un homme avait des rapports avec sa femme et éprouvait de la honte, ou se soulageait et éprouvait de la honte. Alors fut révélé : *« Certes, ils replient leurs poitrines »*. »
Nous a rapporté al-Ḥumaydī, nous a rapporté Sufyān, nous a rapporté ‘Amr, qui a dit : Ibn ‘Abbās récita : *« Certes, ils replient leurs poitrines pour se cacher de Lui. Certes, lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements »*. Un autre que lui, d’après Ibn ‘Abbās, dit : *« ils se couvrent »* signifie « ils se voilent la tête ». *« Il les a mal jugés »* signifie « Il a eu une mauvaise opinion de son peuple ». *« Et il s’est trouvé à l’étroit à cause d’eux »* signifie « à cause de ses invités ». *« Par une partie de la nuit »* signifie « par l’obscurité ». Mujāhid dit : *« Je reviens »* signifie « je retourne ».
Nous a rapporté Abū al-Yamān, nous a informé Shu‘ayb, nous a rapporté Abū al-Zinād, d’après al-A‘raj, d’après Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – que le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : *« Allāh – Puissant et Majestueux – a dit : "Dépense, Je dépenserai pour toi." Et Il a dit : "La main d’Allāh est pleine, aucune dépense ne la diminue, Elle est généreuse nuit et jour." Et Il a dit : "Ne voyez-vous pas ce qu’Il a dépensé depuis qu’Il a créé les cieux et la terre ? Certes, ce qui est dans Sa main n’a pas diminué. Son Trône était sur l’eau, et dans Sa main est la balance : Il abaisse et Il élève." »* *« T’a atteint »* (i‘tarāka) est dérivé de ‘arawtuhu, c’est-à-dire « je l’ai frappé », et de là vient ya‘rūhu et i‘tarānī. *« Saisissant par le toupet »* signifie « en Sa possession et sous Son autorité ». ‘Anīd, ‘anūd et ‘ānid sont synonymes, renforçant l’idée d’arrogance. *« Il vous a établis comme colons »* (ista‘marakum) signifie « Il vous a faits habitants », car « J’ai établi quelqu’un dans une demeure » (a‘martuhu al-dār) signifie « Je la lui ai donnée en usufruit ». *« Il les a trouvés étranges »* (nakirahum), *« Il les a désavoués »* (ankarahum) et *« Il les a réprouvés »* (istankarahum) sont synonymes. *« Digne de louanges, Glorieux »* (ḥamīdun majīd) semble être un adjectif dérivé de mājid (noble). Maḥmūd vient de ḥamida (louer). Sijjīl signifie « dur et grand ». Sijjīl et sijjīn ont des lettres sœurs (lām et nūn). Tamīm ibn Muqbil a dit : « Et des hommes frappant les casques brillants d’un coup dont les héros se sont transmis la manière, sijjīnan. »
Hadiths 4685https://sunnah.com/bukhari:4685
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، وَهِشَامٌ، قَالاَ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ، قَالَ بَيْنَا ابْنُ عُمَرَ يَطُوفُ إِذْ عَرَضَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ ـ أَوْ قَالَ يَا ابْنَ عُمَرَ ـ سَمِعْتَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّجْوَى فَقَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " يُدْنَى الْمُؤْمِنُ مِنْ رَبِّهِ ـ وَقَالَ هِشَامٌ يَدْنُو الْمُؤْمِنُ ـ حَتَّى يَضَعَ عَلَيْهِ كَنَفَهُ، فَيُقَرِّرُهُ بِذُنُوبِهِ تَعْرِفُ ذَنْبَ كَذَا يَقُولُ أَعْرِفُ، يَقُولُ رَبِّ أَعْرِفُ مَرَّتَيْنِ، فَيَقُولُ سَتَرْتُهَا فِي الدُّنْيَا وَأَغْفِرُهَا لَكَ الْيَوْمَ ثُمَّ تُطْوَى صَحِيفَةُ حَسَنَاتِهِ، وَأَمَّا الآخَرُونَ أَوِ الْكُفَّارُ فَيُنَادَى عَلَى رُءُوسِ الأَشْهَادِ هَؤُلاَءِ الَّذِينَ كَذَبُوا عَلَى رَبِّهِمْ " . وَقَالَ شَيْبَانُ عَنْ قَتَادَةَ حَدَّثَنَا صَفْوَانُ.
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yazīd ibn Zuray‘, nous a rapporté Sa‘īd et Hishām, qui ont dit : nous a rapporté Qatāda, d’après Ṣafwān ibn Muḥriz, qui a dit : Alors que Ibn ‘Umar faisait le ṭawāf, un homme l’aborda et dit : « Ô Abū ‘Abd al-Raḥmān » – ou « Ô Ibn ‘Umar » –, « as-tu entendu le Prophète (ﷺ) parler du chuchotement [avec Allāh] ? » Il répondit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : *« Le croyant sera rapproché de son Seigneur »* – et Hishām dit : *« Le croyant se rapproche »* – *« jusqu’à ce qu’Il le couvre de Sa protection. Puis Il lui fera avouer ses péchés : "Reconnais tel péché." Il dira : "Je reconnais, Seigneur." Deux fois. Puis Il dira : "Je l’ai caché pour toi dans le monde, et Je te le pardonne aujourd’hui." Ensuite, le registre de ses bonnes actions sera plié. Quant aux autres, ou aux mécréants, il sera crié à la face des témoins : "Voici ceux qui ont menti contre leur Seigneur !" »* Shaybān rapporta d’après Qatāda : nous a rapporté Ṣafwān.
Hadiths 4686https://sunnah.com/bukhari:4686
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ لَيُمْلِي لِلظَّالِمِ حَتَّى إِذَا أَخَذَهُ لَمْ يُفْلِتْهُ " . قَالَ ثُمَّ قَرَأَ {وَكَذَلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ إِذَا أَخَذَ الْقُرَى وَهْىَ ظَالِمَةٌ إِنَّ أَخْذَهُ أَلِيمٌ شَدِيدٌ}
Nous a rapporté Ṣadaqa ibn al-Faḍl, nous a informé Abū Mu‘āwiya, nous a rapporté Burayd ibn Abī Burda, d’après Abū Burda, d’après Abū Mūsā – qu’Allāh l’agrée – qui a dit : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : *« Certes, Allāh donne un délai au tyran jusqu’à ce qu’Il le saisisse, et alors Il ne le lâche pas. »* Puis il récita : *« Ainsi est la saisie de ton Seigneur lorsqu’Il saisit les cités alors qu’elles sont injustes. Certes, Sa saisie est douloureuse et sévère. »*
Hadiths 4687https://sunnah.com/bukhari:4687
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ ـ هُوَ ابْنُ زُرَيْعٍ ـ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، أَصَابَ مِنَ امْرَأَةٍ قُبْلَةً، فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ فَأُنْزِلَتْ عَلَيْهِ {وَأَقِمِ الصَّلاَةَ طَرَفَىِ النَّهَارِ وَزُلَفًا مِنَ اللَّيْلِ إِنَّ الْحَسَنَاتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّئَاتِ ذَلِكَ ذِكْرَى لِلذَّاكِرِينَ}. قَالَ الرَّجُلُ أَلِيَ هَذِهِ قَالَ " لِمَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ أُمَّتِي " .
Nous avons été informés par Musaddad, qui a été informé par Yazīd – c'est-à-dire Ibn Zuray‘ – qui a été informé par Sulaymān al-Taymī, d'après Abū ‘Uthmān, d'après Ibn Mas‘ūd (qu'Allah soit satisfait de lui) : Un homme embrassa une femme, puis vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et lui en fit part. Alors fut révélée cette parole d'Allah : *« Accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes actions dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent. »* (Coran, 11:114). L'homme demanda : « Cela s'applique-t-il à moi ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : *« À quiconque parmi ma communauté l'applique. »*
Hadiths 4688https://sunnah.com/bukhari:4688
وَقَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْكَرِيمُ بْنُ الْكَرِيمِ بْنِ الْكَرِيمِ بْنِ الْكَرِيمِ يُوسُفُ بْنُ يَعْقُوبَ بْنِ إِسْحَاقَ بْنِ إِبْرَاهِيمَ " .
Il a été rapporté que ‘Abd Allāh ibn Muḥammad nous a informés, d'après ‘Abd al-Ṣamad, d'après ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Abd Allāh ibn Dīnār, d'après son père, d'après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Le noble fils du noble fils du noble fils du noble : Yūsuf, fils de Ya‘qūb, fils d'Isḥāq, fils d'Ibrāhīm. »*
Muḥammad m'a rapporté, d'après ‘Abdah, d'après ‘Ubayd Allāh, d'après Sa‘īd ibn Abī Sa‘īd, d'après Abū Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) fut interrogé : « Qui sont les gens les plus nobles ? » Il répondit : *« Le plus noble d'entre eux auprès d'Allah est le plus pieux. »* Ils dirent : « Ce n'est pas cela que nous te demandons. » Il dit : *« Alors le plus noble des hommes est Yūsuf, le prophète d'Allah, fils du prophète d'Allah, fils du prophète d'Allah, fils du bien-aimé d'Allah. »* Ils dirent : « Ce n'est pas cela que nous te demandons. » Il dit : *« Vous m'interrogez donc sur les origines des Arabes ? »* Ils répondirent : « Oui. » Il dit : *« Les meilleurs d'entre vous à l'époque de la Jāhiliyyah sont les meilleurs d'entre vous en Islam, s'ils comprennent (la religion). »* Abū Usāmah a rapporté la même chose d'après ‘Ubayd Allāh.
Nous avons été informés par ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Abd Allāh, d'après Ibrāhīm ibn Sa‘d, d'après Ṣāliḥ, d'après Ibn Shihāb. Il a dit aussi : Al-Ḥajjāj nous a informés, d'après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar al-Numayrī, d'après Yūnus ibn Yazīd al-Aylī, qui a dit : J'ai entendu al-Zuhrī dire : J'ai entendu ‘Urwah ibn al-Zubayr, Sa‘īd ibn al-Musayyab, ‘Alqamah ibn Waqqāṣ et ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abd Allāh rapporter le récit de ‘Ā’ishah, l'épouse du Prophète (ﷺ), lorsque les gens de l'Ifk lui attribuèrent ce qu'ils dirent, et qu'Allah la disculpa. Chacun d'eux m'a rapporté une partie du récit. Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Si tu es innocente, Allah te disculpera. Et si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi à Lui. »* Je dis : « Par Allah, je ne trouve de comparaison que celle de Jacob : *« Une patience belle, et c'est à Allah qu'on demande secours contre ce que vous décrivez. »* (Coran, 12:18). » Et Allah révéla : *« Ceux qui sont venus avec la calomnie »* (Coran, 24:11-20), les dix versets.
Mūsā nous a informés, d'après Abū ‘Awānah, d'après Ḥuṣayn, d'après Abū Wā’il, qui a dit : Masrūq ibn al-Ajda‘ m'a rapporté, d'après Umm Rūmān – la mère de ‘Ā’ishah – qui a dit : Alors que moi et ‘Ā’ishah étions atteintes de fièvre, le Prophète (ﷺ) dit : *« Peut-être est-ce à cause d'une conversation qui a eu lieu. »* Elle répondit : « Oui. » ‘Ā’ishah s'assit et dit : « Mon exemple et le vôtre est comme celui de Jacob et de ses fils. Et c'est à Allah qu'on demande secours contre ce que vous décrivez. »*
Aḥmad ibn Sa‘īd m'a informé, d'après Bishr ibn ‘Umar, d'après Shu‘bah, d'après Sulaymān, d'après Abū Wā’il, d'après ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd, qui a dit : *« Hayta laka »* (Coran, 12:23). Il dit : « Nous la récitions comme on nous l'a enseignée : *« Mathwāhu »* signifie « son séjour », *« Alfayā »* signifie « ils trouvèrent », *« Alfaw ābā’ahum »* signifie « ils trouvèrent leurs pères », *« Alfaynā »* (Coran, 12:81). » Et d'après Ibn Mas‘ūd : *« Bien au contraire, tu t'étonnes, tandis qu'ils se moquent. »* (Coran, 37:12).
Al-Ḥumaydī nous a informés, d'après Sufyān, d'après al-A‘mash, d'après Muslim, d'après Masrūq, d'après ‘Abd Allāh (qu'Allah soit satisfait de lui) : Lorsque les Quraysh tardèrent à embrasser l'Islam, le Prophète (ﷺ) dit : *« Ô Allah, protège-moi d'eux par sept (années de famine) comme les sept (années) de Yūsuf. »* Une année de disette les frappa, qui consuma toute chose, au point qu'ils mangèrent les os. Un homme levait les yeux vers le ciel et voyait entre lui et celui-ci comme une fumée. Allah dit : *« Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible. »* (Coran, 44:10). Allah dit aussi : *« Nous allons écarter le châtiment pour un peu de temps, mais vous allez revenir (à votre mécréance). »* (Coran, 44:15). Le châtiment leur sera-t-il ôté au Jour de la Résurrection, alors que la fumée et la saisie (le châtiment) sont déjà passées ?
Sa‘īd ibn Talīd nous a informés, d'après ‘Abd al-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après Bakr ibn Muḍar, d'après ‘Amr ibn al-Ḥārith, d'après Yūnus ibn Yazīd, d'après Ibn Shihāb, d'après Sa‘īd ibn al-Musayyab et Abū Salamah ibn ‘Abd al-Raḥmān, d'après Abū Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Qu'Allah fasse miséricorde à Lūṭ ! Il s'était réfugié auprès d'un soutien solide. Si j'étais resté en prison aussi longtemps que Yūsuf, j'aurais répondu à l'appel. Et nous sommes plus dignes qu'Ibrāhīm lorsqu'il dit : *« Ne crois-tu pas ? » Il dit : « Si, mais c'est pour que mon cœur soit rassuré. »* »* (Coran, 2:260).
Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allâh, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après Sâlih, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : 'Urwa ibn al-Zubayr m'a informé qu'il interrogeait 'Â'isha (qu'Allâh soit satisfait d'elle) au sujet de la parole d'Allâh le Très-Haut : *« Jusqu'à ce que les messagers désespèrent »* (Coran 12:110). Il dit : Je lui demandai : « Ont-ils menti ou ont-ils été démentis ? » 'Â'isha répondit : « Ils ont été démentis. » Je dis : « Ils ont donc su avec certitude que leurs peuples les avaient traités de menteurs, et ce n'était pas une simple supposition. » Elle dit : « Oui, par ma vie, ils en étaient certains. » Je lui dis alors : « Et ils ont pensé qu'ils avaient été eux-mêmes démentis ? » Elle répondit : « Qu'Allâh nous en préserve ! Les messagers n'ont jamais pensé cela de leur Seigneur. » Je lui demandai : « Que signifie donc ce verset ? » Elle répondit : « Il s'agit des disciples des messagers qui ont cru en leur Seigneur et les ont crus. L'épreuve s'est prolongée pour eux, et la victoire tardait à venir, jusqu'à ce que les messagers désespèrent de ceux de leurs peuples qui les avaient démentis, et que les messagers pensent que leurs disciples les avaient abandonnés. C'est alors que leur vint le secours d'Allâh. »
Nous a rapporté Abû al-Yamân, nous a informés Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : 'Urwa m'a informé. Je lui dis : « Peut-être que *« kudhibû »* (ils ont été démentis) est une forme allégée. » Elle répondit : « Qu'Allâh nous en préserve ! » (dans un sens similaire au précédent).
J'ai été informé par Ibrâhîm ibn al-Mundhir, nous a rapporté Ma'n, qui a dit : M'a rapporté Mâlik, d'après 'Abd Allâh ibn Dînâr, d'après Ibn 'Umar (qu'Allâh soit satisfait d'eux deux) que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *« Les clés de l'Invisible sont au nombre de cinq, qu'Allâh seul connaît : personne ne sait ce qui arrivera demain si ce n'est Allâh ; personne ne sait ce que les matrices portent si ce n'est Allâh ; personne ne sait quand viendra la pluie si ce n'est Allâh ; aucune âme ne sait en quelle terre elle mourra ; et personne ne sait quand arrivera l'Heure si ce n'est Allâh. »*
J'ai été informé par 'Ubayd ibn Ismâ'îl, d'après Abû Usâma, d'après 'Ubayd Allâh, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allâh soit satisfait d'eux deux) qui a dit : Nous étions auprès du Messager d'Allâh (ﷺ) lorsqu'il dit : *« Informez-moi d'un arbre qui ressemble au musulman : ses feuilles ne tombent pas, et il donne son fruit en toute saison. »* Ibn 'Umar dit : Il me vint à l'esprit que c'était le palmier, mais je vis Abû Bakr et 'Umar ne parler point, et je répugnai à prendre la parole. Comme ils ne disaient rien, le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : *« C'est le palmier. »* Lorsque nous nous levâmes, je dis à 'Umar : Ô mon père, par Allâh, il m'était venu à l'esprit que c'était le palmier. Il dit : Qu'est-ce qui t'a empêché de parler ? Je répondis : Je ne vous ai pas vus parler, et j'ai répugné à parler ou à dire quoi que ce soit. 'Umar dit : Que tu l'aies dit m'aurait été plus cher que telle ou telle chose.