Hadiths 4739https://sunnah.com/bukhari:4739
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ يَزِيدَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَالْكَهْفُ وَمَرْيَمُ وَطَهَ وَالأَنْبِيَاءُ هُنَّ مِنَ الْعِتَاقِ الأُوَلِ، وَهُنَّ مِنْ تِلاَدِي. وَقَالَ قَتَادَةُ {جُذَاذًا} قَطَّعَهُنَّ. وَقَالَ الْحَسَنُ {فِي فَلَكٍ} مِثْلِ فَلْكَةِ الْمِغْزَلِ {يَسْبَحُونَ} يَدُورُونَ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ {نَفَشَتْ} رَعَتْ {يُصْحَبُونَ} يُمْنَعُونَ. {أُمَّتُكُمْ أُمَّةً وَاحِدَةً} قَالَ دِينُكُمْ دِينٌ وَاحِدٌ. وَقَالَ عِكْرِمَةُ. {حَصَبُ} حَطَبُ بِالْحَبَشِيَّةِ. وَقَالَ غَيْرُهُ {أَحَسُّوا} تَوَقَّعُوهُ مِنْ أَحْسَسْتُ. {خَامِدِينَ} هَامِدِينَ. حَصِيدٌ مُسْتَأْصَلٌ يَقَعُ عَلَى الْوَاحِدِ وَالاِثْنَيْنِ وَالْجَمِيعِ. {لاَ يَسْتَحْسِرُونَ} لاَ يُعْيُونَ، وَمِنْهُ حَسِيرٌ، وَحَسَرْتُ بَعِيرِي. عَمِيقٌ بَعِيدٌ. {نُكِسُوا} رُدُّوا. {صَنْعَةَ لَبُوسٍ} الدُّرُوعُ. {تَقَطَّعُوا أَمْرَهُمْ} اخْتَلَفُوا، الْحَسِيسُ وَالْحِسُّ وَالْجَرْسُ وَالْهَمْسُ وَاحِدٌ، وَهْوَ مِنَ الصَّوْتِ الْخَفِيِّ {آذَنَّاكَ} أَعْلَمْنَاكَ {آذَنْتُكُمْ} إِذَا أَعْلَمْتَهُ فَأَنْتَ وَهْوَ عَلَى سَوَاءٍ لَمْ تَغْدِرْ. وَقَالَ مُجَاهِدٌ {لَعَلَّكُمْ تُسْأَلُونَ} تُفْهَمُونَ {ارْتَضَى} رَضِيَ. {التَّمَاثِيلُ} الأَصْنَامُ، السِّجِلُّ الصَّحِيفَةُ.
Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté, nous ayant informés par Ghundar, qui a été informé par Shu‘ba, d’après Abû Ishâq, qui a dit : J’ai entendu ‘Abd Ar-Rahmân ibn Yazîd dire, d’après ‘Abd Allah : « Les Enfants d’Israël, la Grotte (Al-Kahf), Marie (Maryam), Tâ-Hâ et les Prophètes font partie des premières choses vénérables, et ce sont mes préférées. » Qatâda dit : *« Juzâdan »* signifie « il les a coupées ». Al-Hasan dit : *« Fî falakin »* signifie « comme le fuseau du rouet », et *« yasbahûna »* signifie « ils tournent ». Ibn ‘Abbâs dit : *« Nafashat »* signifie « elle a brouté », *« yushabûna »* signifie « ils sont empêchés », *« ummatukum ummatan wâhidatan »* signifie « votre religion est une religion unique ». ‘Ikrimah dit : *« Hasabu »* signifie « bois » en éthiopien. Un autre dit : *« Ahassû »* signifie « ils s’attendaient à lui », dérivé de *« ahsastu »*. *« Khâmidîna »* signifie « éteints ». *« Hasîd »* signifie « arraché », et s’applique au singulier, au duel et au pluriel. *« Lâ yastahsirûna »* signifie « ils ne se fatiguent pas », d’où *« hasîr »* (fatigué) et *« hasartu ba‘îrî »* (mon chameau est fatigué). *« ‘Amîq »* signifie « profond et lointain ». *« Nukisû »* signifie « ils furent renvoyés ». *« San‘ata labûs »* désigne les cuirasses. *« Taqatta‘û amrahum »* signifie « ils divergèrent ». *« Al-hasîs, al-hiss, al-jars et al-hams »* désignent un même son faible. *« Âdhannâka »* signifie « nous t’avons informé ». *« Âdhantukum »* signifie « lorsque tu l’informes, toi et lui êtes à égalité, sans trahison ». Mujâhid dit : *« La‘allakum tus’alûna »* signifie « afin que vous compreniez », *« irtadâ »* signifie « il a agréé », *« at-tamâthîl »* désigne les idoles, et *« as-sijl »* désigne le parchemin.
Hadiths 4740https://sunnah.com/bukhari:4740
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ النُّعْمَانِ، شَيْخٍ مِنَ النَّخَعِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ خَطَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " إِنَّكُمْ مَحْشُورُونَ إِلَى اللَّهِ حُفَاةً عُرَاةً غُرْلاً {كَمَا بَدَأْنَا أَوَّلَ خَلْقٍ نُعِيدُهُ وَعْدًا عَلَيْنَا إِنَّا كُنَّا فَاعِلِينَ} ثُمَّ إِنَّ أَوَّلَ مَنْ يُكْسَى يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِبْرَاهِيمُ، أَلاَ إِنَّهُ يُجَاءُ بِرِجَالٍ مِنْ أُمَّتِي، فَيُؤْخَذُ بِهِمْ ذَاتَ الشِّمَالِ، فَأَقُولُ يَا رَبِّ أَصْحَابِي فَيُقَالُ لاَ تَدْرِي مَا أَحْدَثُوا بَعْدَكَ فَأَقُولُ كَمَا قَالَ الْعَبْدُ الصَّالِحُ {وَكُنْتُ عَلَيْهِمْ شَهِيدًا مَا دُمْتُ} إِلَى قَوْلِهِ {شَهِيدٌ} فَيُقَالُ إِنَّ هَؤُلاَءِ لَمْ يَزَالُوا مُرْتَدِّينَ عَلَى أَعْقَابِهِمْ مُنْذُ فَارَقْتَهُمْ ".
Sulaymân ibn Harb nous a rapporté, nous ayant informés par Shu‘ba, d’après Al-Mughîra ibn An-Nu‘mân, un cheikh des Nakha‘, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) prononça un sermon et dit : *« Vous serez rassemblés vers Allah pieds nus, dévêtus et incirconcis, comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons. C’est une promesse qui Nous incombe, et Nous l’accomplirons. »* Puis il ajouta : « Le premier à être vêtu au Jour de la Résurrection sera Ibrahim. Sachez que l’on amènera des hommes de ma communauté, qui seront dirigés vers la gauche. Je dirai : "Ô mon Seigneur, ce sont mes compagnons !" On me répondra : "Tu ne sais pas ce qu’ils ont innové après toi." Je dirai alors comme l’a dit le serviteur vertueux : *« J’étais témoin à leur égard tant que j’étais parmi eux »* jusqu’à *« témoin »*. On me répondra : "Ces gens-là n’ont cessé de retourner sur leurs talons depuis que tu les as quittés." »
Hadiths 4741https://sunnah.com/bukhari:4741
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا أَبُو صَالِحٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَا آدَمُ. يَقُولُ لَبَّيْكَ رَبَّنَا وَسَعْدَيْكَ، فَيُنَادَى بِصَوْتٍ إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكَ أَنْ تُخْرِجَ مِنْ ذُرِّيَّتِكَ بَعْثًا إِلَى النَّارِ. قَالَ يَا رَبِّ وَمَا بَعْثُ النَّارِ قَالَ مِنْ كُلِّ أَلْفٍ ـ أُرَاهُ قَالَ ـ تِسْعَمِائَةٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ فَحِينَئِذٍ تَضَعُ الْحَامِلُ حَمْلَهَا وَيَشِيبُ الْوَلِيدُ {وَتَرَى النَّاسَ سُكَارَى وَمَا هُمْ بِسُكَارَى وَلَكِنَّ عَذَابَ اللَّهِ شَدِيدٌ} ". فَشَقَّ ذَلِكَ عَلَى النَّاسِ حَتَّى تَغَيَّرَتْ وُجُوهُهُمْ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مِنْ يَأْجُوجَ وَمَأْجُوجَ تِسْعَمِائَةٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ، وَمِنْكُمْ وَاحِدٌ، ثُمَّ أَنْتُمْ فِي النَّاسِ كَالشَّعْرَةِ السَّوْدَاءِ فِي جَنْبِ الثَّوْرِ الأَبْيَضِ، أَوْ كَالشَّعْرَةِ الْبَيْضَاءِ فِي جَنْبِ الثَّوْرِ الأَسْوَدِ، وَإِنِّي لأَرْجُو أَنْ تَكُونُوا رُبُعَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ". فَكَبَّرْنَا ثُمَّ قَالَ " ثُلُثَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ". فَكَبَّرْنَا ثُمَّ قَالَ " شَطْرَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ". فَكَبَّرْنَا. قَالَ أَبُو أُسَامَةَ عَنِ الأَعْمَشِ {تَرَى النَّاسَ سُكَارَى وَمَا هُمْ بِسُكَارَى} وَقَالَ مِنْ كُلِّ أَلْفٍ تِسْعَمِائَةٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ. وَقَالَ جَرِيرٌ وَعِيسَى بْنُ يُونُسَ وَأَبُو مُعَاوِيَةَ {سَكْرَى وَمَا هُمْ بِسَكْرَى}.
‘Umar ibn Hafs nous a rapporté, nous ayant informés par son père, qui a été informé par Al-A‘mash, qui a été informé par Abû Sâlih, d’après Abû Sa‘îd Al-Khudrî, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah (qu’Il soit glorifié et exalté) dira au Jour de la Résurrection : "Ô Adam !" Adam répondra : "Me voici, ô notre Seigneur, à Ton service." Une voix annoncera alors : "Allah t’ordonne de faire sortir de ta descendance un groupe destiné au Feu." Adam demandera : "Ô Seigneur, quel est ce groupe destiné au Feu ?" On lui répondra : "De chaque mille, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf." – Il me semble qu’il a dit : neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. – À ce moment-là, la femme enceinte avortera, et l’enfant deviendra chenu. *« Tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas, mais le châtiment d’Allah est sévère. »* » Cela affligea tellement les gens que leurs visages changèrent. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Parmi Ya’jûj et Ma’jûj, il y en aura neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, et un seul parmi vous. Puis, parmi les hommes, vous serez comme un poil noir sur le flanc d’un taureau blanc, ou comme un poil blanc sur le flanc d’un taureau noir. Et j’espère que vous serez le quart des gens du Paradis. » Nous dîmes alors « Allâhu Akbar ! » Il ajouta : « Le tiers des gens du Paradis. » Nous dîmes « Allâhu Akbar ! » Puis il dit : « La moitié des gens du Paradis. » Nous dîmes « Allâhu Akbar ! » Abû Usâma rapporta d’après Al-A‘mash : *« Tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas »*, et il dit : « De chaque mille, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. » Jarîr, ‘Îsâ ibn Yûnus et Abû Mu‘âwiya dirent : *« Sakrâ wa mâ hum bi-sakrâ »* (ivre, alors qu’ils ne le sont pas).
Hadiths 4742https://sunnah.com/bukhari:4742
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ {وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَعْبُدُ اللَّهَ عَلَى حَرْفٍ} قَالَ كَانَ الرَّجُلُ يَقْدَمُ الْمَدِينَةَ، فَإِنْ وَلَدَتِ امْرَأَتُهُ غُلاَمًا، وَنُتِجَتْ خَيْلُهُ قَالَ هَذَا دِينٌ صَالِحٌ. وَإِنْ لَمْ تَلِدِ امْرَأَتُهُ وَلَمْ تُنْتَجْ خَيْلُهُ قَالَ هَذَا دِينُ سُوءٍ.
Ibrâhîm ibn Al-Hârith m’a rapporté, nous ayant informés par Yahyâ ibn Abî Bukayr, qui a été informé par Isrâ’îl, d’après Abû Hâsîn, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux), qui a dit, à propos du verset : *« Et parmi les hommes, il en est qui adorent Allah du bout des lèvres »* : « Un homme arrivait à Médine. Si sa femme mettait au monde un garçon et que ses chevaux donnaient naissance à des poulains, il disait : "Voilà une bonne religion." Mais si sa femme n’enfantait pas et que ses chevaux ne mettaient pas bas, il disait : "Voilà une mauvaise religion." »
Hadiths 4743https://sunnah.com/bukhari:4743
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا أَبُو هَاشِمٍ، عَنْ أَبِي مِجْلَزٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عُبَادٍ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ كَانَ يُقْسِمُ فِيهَا إِنَّ هَذِهِ الآيَةَ {هَذَانِ خَصْمَانِ اخْتَصَمُوا فِي رَبِّهِمْ} نَزَلَتْ فِي حَمْزَةَ وَصَاحِبَيْهِ، وَعُتْبَةَ وَصَاحِبَيْهِ يَوْمَ بَرَزُوا فِي يَوْمِ بَدْرٍ رَوَاهُ سُفْيَانُ عَنْ أَبِي هَاشِمٍ. وَقَالَ عُثْمَانُ عَنْ جَرِيرٍ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ أَبِي هَاشِمٍ عَنْ أَبِي مِجْلَزٍ قَوْلَهُ.
Nous a rapporté Hajjâj ibn Minhâl, nous a rapporté Huchaym, nous a informé Abû Hâchim, d'après Abû Mijlaz, d'après Qays ibn 'Ubâd, d'après Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) qu'il affirmait que ce verset : *« Voici deux groupes qui disputent au sujet de leur Seigneur »* (Sourate 22, Al-Hajj, verset 19) était descendu au sujet de Hamza et de ses deux compagnons, ainsi que 'Utba et ses deux compagnons, le jour où ils s'étaient avancés lors de la bataille de Badr. Sufyân l'a rapporté d'après Abû Hâchim. 'Uthmân a dit, d'après Jarîr, d'après Mansûr, d'après Abû Hâchim, d'après Abû Mijlaz, que c'était son opinion.
Hadiths 4744https://sunnah.com/bukhari:4744
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي قَالَ، حَدَّثَنَا أَبُو مِجْلَزٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عُبَادٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَنَا أَوَّلُ، مَنْ يَجْثُو بَيْنَ يَدَىِ الرَّحْمَنِ لِلْخُصُومَةِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ. قَالَ قَيْسٌ وَفِيهِمْ نَزَلَتْ {هَذَانِ خَصْمَانِ اخْتَصَمُوا فِي رَبِّهِمْ} قَالَ هُمُ الَّذِينَ بَارَزُوا يَوْمَ بَدْرٍ عَلِيٌّ وَحَمْزَةُ وَعُبَيْدَةُ وَشَيْبَةُ بْنُ رَبِيعَةَ وَعُتْبَةُ بْنُ رَبِيعَةَ وَالْوَلِيدُ بْنُ عُتْبَةَ.
Nous a rapporté Hajjâj ibn Minhâl, nous a rapporté Mu'tamir ibn Sulaymân, qui a dit : J'ai entendu mon père dire : Nous a rapporté Abû Mijlaz, d'après Qays ibn 'Ubâd, d'après 'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Je suis le premier à m'agenouiller devant le Miséricordieux pour le jugement le Jour de la Résurrection. » Qays a dit : Et c'est à leur sujet que fut révélé le verset : *« Voici deux groupes qui disputent au sujet de leur Seigneur »* (Sourate 22, Al-Hajj, verset 19). Il s'agit de ceux qui s'affrontèrent le jour de Badr : 'Alî, Hamza, 'Ubayda, Shayba ibn Rabî'a, 'Utba ibn Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Utba.
Hadiths 4745https://sunnah.com/bukhari:4745
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ عُوَيْمِرًا، أَتَى عَاصِمَ بْنَ عَدِيٍّ وَكَانَ سَيِّدَ بَنِي عَجْلاَنَ فَقَالَ كَيْفَ تَقُولُونَ فِي رَجُلٍ وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَصْنَعُ سَلْ لِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَأَتَى عَاصِمٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ، فَسَأَلَهُ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَرِهَ الْمَسَائِلَ وَعَابَهَا، قَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لاَ أَنْتَهِي حَتَّى أَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَجَاءَ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ رَجُلٌ وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَصْنَعُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ الْقُرْآنَ فِيكَ وَفِي صَاحِبَتِكَ ". فَأَمَرَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْمُلاَعَنَةِ بِمَا سَمَّى اللَّهُ فِي كِتَابِهِ، فَلاَعَنَهَا ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنْ حَبَسْتُهَا فَقَدْ ظَلَمْتُهَا، فَطَلَّقَهَا، فَكَانَتْ سُنَّةً لِمَنْ كَانَ بَعْدَهُمَا فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " انْظُرُوا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَسْحَمَ أَدْعَجَ الْعَيْنَيْنِ عَظِيمَ الأَلْيَتَيْنِ خَدَلَّجَ السَّاقَيْنِ فَلاَ أَحْسِبُ عُوَيْمِرًا إِلاَّ قَدْ صَدَقَ عَلَيْهَا، وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أُحَيْمِرَ كَأَنَّهُ وَحَرَةٌ فَلاَ أَحْسِبُ عُوَيْمِرًا، إِلاَّ قَدْ كَذَبَ عَلَيْهَا ". فَجَاءَتْ بِهِ عَلَى النَّعْتِ الَّذِي نَعَتَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ تَصْدِيقِ عُوَيْمِرٍ، فَكَانَ بَعْدُ يُنْسَبُ إِلَى أُمِّهِ.
Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf, nous a rapporté Al-Awzâ'î, qui a dit : Nous a rapporté Al-Zuhrî, d'après Sahl ibn Sa'd, qu'un homme nommé 'Uwaymir vint trouver 'Âsim ibn 'Adiyy, qui était le chef des Banû 'Ajlân, et lui dit : « Que dites-vous d'un homme qui trouve un autre homme avec sa femme ? Peut-il le tuer, et vous le tueriez ensuite, ou que doit-il faire ? Interroge pour moi le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet. » 'Âsim alla donc trouver le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah ! » Mais le Messager d'Allah (ﷺ) n'aimait pas les questions. 'Uwaymir l'interrogea alors et dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) n'aime pas les questions et les désapprouve. » 'Uwaymir dit : « Par Allah, je n'abandonnerai pas jusqu'à ce que j'interroge le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet. » Il vint donc trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, un homme trouve un autre homme avec sa femme. Peut-il le tuer, et vous le tueriez ensuite, ou que doit-il faire ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Allah a fait descendre le Coran à ton sujet et au sujet de ta compagne. »* Il leur ordonna alors de procéder à la malédiction réciproque (li'ân) selon ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre. Ils se maudirent mutuellement, puis 'Uwaymir dit : « Ô Messager d'Allah, si je la garde, je lui aurai fait du tort. » Il la répudia, et cela devint une sunna pour ceux qui viendraient après eux dans le cas des époux maudits. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Observez : si elle met au monde un enfant au teint sombre, aux yeux très noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, je ne pense pas qu’'Uwaymir ait menti à son sujet. Mais si elle met au monde un enfant rougeâtre, comme une pierre ponce, alors je ne pense pas qu’'Uwaymir ait dit la vérité. »* Elle mit au monde un enfant correspondant à la description que le Messager d'Allah (ﷺ) avait donnée, confirmant ainsi la véracité d’'Uwaymir. Par la suite, l’enfant fut attribué à sa mère.
Hadiths 4746https://sunnah.com/bukhari:4746
حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَرَأَيْتَ رَجُلاً رَأَى مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَفْعَلُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِمَا مَا ذُكِرَ فِي الْقُرْآنِ مِنَ التَّلاَعُنِ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ قُضِيَ فِيكَ وَفِي امْرَأَتِكَ " . قَالَ فَتَلاَعَنَا، وَأَنَا شَاهِدٌ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَفَارَقَهَا فَكَانَتْ سُنَّةً أَنْ يُفَرَّقَ بَيْنَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ وَكَانَتْ حَامِلاً، فَأَنْكَرَ حَمْلَهَا وَكَانَ ابْنُهَا يُدْعَى إِلَيْهَا، ثُمَّ جَرَتِ السُّنَّةُ فِي الْمِيرَاثِ أَنْ يَرِثَهَا، وَتَرِثَ مِنْهُ مَا فَرَضَ اللَّهُ لَهَا.
M'a rapporté Sulaymân ibn Dâwûd Abû Al-Rabî', nous a rapporté Fulayh, d'après Al-Zuhrî, d'après Sahl ibn Sa'd, qu'un homme vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, que dis-tu d'un homme qui voit un autre homme avec sa femme ? Peut-il le tuer, et vous le tueriez ensuite, ou que doit-il faire ? » Allah révéla alors à leur sujet ce qui est mentionné dans le Coran concernant la malédiction réciproque (li'ân). Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : *« Il a été statué à ton sujet et au sujet de ta femme. »* Ils procédèrent donc à la malédiction réciproque, et j'étais témoin auprès du Messager d'Allah (ﷺ). Il les sépara, et cela devint une sunna que l'on sépare les époux maudits. Elle était enceinte, mais il nia la grossesse. Son enfant fut attribué à sa mère. Ensuite, la sunna fut établie concernant l'héritage : elle héritait de lui et il héritait d'elle selon ce qu'Allah avait prescrit.
Hadiths 4747https://sunnah.com/bukhari:4747
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ هِشَامِ بْنِ حَسَّانَ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ هِلاَلَ بْنَ أُمَيَّةَ، قَذَفَ امْرَأَتَهُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِشَرِيكِ بْنِ سَحْمَاءَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْبَيِّنَةَ أَوْ حَدٌّ فِي ظَهْرِكَ ". فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِذَا رَأَى أَحَدُنَا عَلَى امْرَأَتِهِ رَجُلاً يَنْطَلِقُ يَلْتَمِسُ الْبَيِّنَةَ. فَجَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْبَيِّنَةَ وَإِلاَّ حَدٌّ فِي ظَهْرِكَ " فَقَالَ هِلاَلٌ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ إِنِّي لَصَادِقٌ، فَلَيُنْزِلَنَّ اللَّهُ مَا يُبَرِّئُ ظَهْرِي مِنَ الْحَدِّ، فَنَزَلَ جِبْرِيلُ، وَأَنْزَلَ عَلَيْهِ {وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ} فَقَرَأَ حَتَّى بَلَغَ {إِنْ كَانَ مِنَ الصَّادِقِينَ} فَانْصَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ إِلَيْهَا فَجَاءَ هِلاَلٌ، فَشَهِدَ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ". ثُمَّ قَامَتْ فَشَهِدَتْ فَلَمَّا كَانَتْ عِنْدَ الْخَامِسَةِ وَقَّفُوهَا، وَقَالُوا إِنَّهَا مُوجِبَةٌ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَتَلَكَّأَتْ وَنَكَصَتْ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهَا تَرْجِعُ ثُمَّ قَالَتْ لاَ أَفْضَحُ قَوْمِي سَائِرَ الْيَوْمِ، فَمَضَتْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَبْصِرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَكْحَلَ الْعَيْنَيْنِ سَابِغَ الأَلْيَتَيْنِ خَدَلَّجَ السَّاقَيْنِ، فَهْوَ لِشَرِيكِ بْنِ سَحْمَاءَ ". فَجَاءَتْ بِهِ كَذَلِكَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْلاَ مَا مَضَى مِنْ كِتَابِ اللَّهِ لَكَانَ لِي وَلَهَا شَأْنٌ ".
M'a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Ibn Abî 'Adiyy, d'après Hichâm ibn Hassan, nous a rapporté 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbâs, que Hilâl ibn Umayya avait accusé sa femme auprès du Prophète (ﷺ) d'avoir commis l'adultère avec Charîk ibn Sahmâ'. Le Prophète (ﷺ) dit : *« La preuve ou la peine (hadd) sur ton dos. »* Hilâl dit : « Ô Messager d'Allah, si l'un de nous voit un homme avec sa femme, doit-il aller chercher des preuves ? » Le Prophète (ﷺ) répéta : *« La preuve ou la peine sur ton dos. »* Hilâl dit alors : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je dis la vérité, et Allah fera descendre ce qui disculpera mon dos de la peine. » Alors, Jibrîl descendit et révéla : *« Et ceux qui accusent leurs épouses »* (Sourate 24, An-Nûr, verset 6). Le Prophète (ﷺ) lut jusqu'à : *« s'il est du nombre des véridiques »* (verset 9). Le Prophète (ﷺ) se retira, envoya chercher la femme, et Hilâl vint témoigner. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Allah sait que l'un de vous deux ment. Y en a-t-il un parmi vous qui se repente ? »* Puis elle se leva et témoigna. Lorsqu'elle arriva au cinquième serment, on l'arrêta et on lui dit que cela entraînerait la peine. Ibn 'Abbâs dit : Elle hésita et recula, au point que nous pensions qu'elle allait se rétracter. Puis elle dit : « Je ne déshonorerai pas mon peuple aujourd'hui. » Elle persista. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Observez-la : si elle met au monde un enfant aux yeux noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, il sera de Charîk ibn Sahmâ'. »* Elle mit au monde un enfant correspondant à cette description. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Si ce n'était ce qui a été prescrit par le Livre d'Allah, j'aurais eu affaire à elle. »*
Hadiths 4748https://sunnah.com/bukhari:4748
حَدَّثَنَا مُقَدَّمُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَمِّي الْقَاسِمُ بْنُ يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، وَقَدْ سَمِعَ مِنْهُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَجُلاً، رَمَى امْرَأَتَهُ فَانْتَفَى مِنْ وَلَدِهَا فِي زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَ بِهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَلاَعَنَا كَمَا قَالَ اللَّهُ، ثُمَّ قَضَى بِالْوَلَدِ لِلْمَرْأَةِ وَفَرَّقَ بَيْنَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ.
Nous a rapporté Muqaddam ibn Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté mon oncle Al-Qâsim ibn Yahyâ, d'après 'Ubayd Allah, qui l'avait entendu de Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux) qu'un homme accusa sa femme et renia son enfant à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) leur ordonna de procéder à la malédiction réciproque (li'ân) comme Allah l'a décrit. Puis il attribua l'enfant à la femme et sépara les deux époux maudits.
Hadiths 4749https://sunnah.com/bukhari:4749
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – {وَالَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ} قَالَتْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ.
Nous a rapporté Abû Nu'aym, nous a rapporté Sufyân, d'après Ma'mar, d'après Al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) concernant le verset : *« Et celui qui en a pris la plus grande part »* (Sourate 24, An-Nûr, verset 11), qu'elle dit : « Il s'agit de 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. »
Hadiths 4750https://sunnah.com/bukhari:4750
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةُ بْنُ وَقَّاصٍ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ حَدِيثِ، عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِمَّا قَالُوا وَكُلٌّ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنَ الْحَدِيثِ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا، وَإِنْ كَانَ بَعْضُهُمْ أَوْعَى لَهُ مِنْ بَعْضٍ الَّذِي حَدَّثَنِي عُرْوَةُ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَهُ، قَالَتْ عَائِشَةُ فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا، فَخَرَجَ سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ مَا نَزَلَ الْحِجَابُ، فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجِي وَأُنْزَلُ فِيهِ فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ وَقَفَلَ، وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ قَافِلِينَ آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ، فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى رَحْلِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ ظَفَارِ قَدِ انْقَطَعَ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي وَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ وَأَقْبَلَ الرَّهْطُ الَّذِينَ كَانُوا يَرْحَلُونَ لِي، فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي، فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ رَكِبْتُ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يُثْقِلْهُنَّ اللَّحْمُ، إِنَّمَا تَأْكُلُ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ خِفَّةَ الْهَوْدَجِ حِينَ رَفَعُوهُ، وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا، فَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنَازِلَهُمْ، وَلَيْسَ بِهَا دَاعٍ وَلاَ مُجِيبٌ، فَأَمَمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ وَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ فِي مَنْزِلِي غَلَبَتْنِي عَيْنِي فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَدْلَجَ فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي، فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ، فَأَتَانِي فَعَرَفَنِي حِينَ رَآنِي، وَكَانَ يَرَانِي قَبْلَ الْحِجَابِ، فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ عَرَفَنِي فَخَمَّرْتُ وَجْهِي بِجِلْبَابِي، وَاللَّهِ مَا كَلَّمَنِي كَلِمَةً وَلاَ سَمِعْتُ مِنْهُ كَلِمَةً غَيْرَ اسْتِرْجَاعِهِ، حَتَّى أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ فَوَطِئَ عَلَى يَدَيْهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ، بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُوغِرِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى الإِفْكَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ابْنَ سَلُولَ فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ، فَاشْتَكَيْتُ حِينَ قَدِمْتُ شَهْرًا، وَالنَّاسُ يُفِيضُونَ فِي قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ، وَهْوَ يَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَعْرِفُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اللَّطَفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَشْتَكِي، إِنَّمَا يَدْخُلُ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ " كَيْفَ تِيكُمْ ". ثُمَّ يَنْصَرِفُ، فَذَاكَ الَّذِي يَرِيبُنِي، وَلاَ أَشْعُرُ حَتَّى خَرَجْتُ بَعْدَ مَا نَقَهْتُ، فَخَرَجَتْ مَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ، وَهْوَ مُتَبَرَّزُنَا، وَكُنَّا لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا، وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي التَّبَرُّزِ قِبَلَ الْغَائِطِ، فَكُنَّا نَتَأَذَّى بِالْكُنُفِ أَنْ نَتَّخِذَهَا عِنْدَ بُيُوتِنَا فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ، وَهْىَ ابْنَةُ أَبِي رُهْمِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَأُمُّهَا بِنْتُ صَخْرِ بْنِ عَامِرٍ خَالَةُ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، وَابْنُهَا مِسْطَحُ بْنُ أُثَاثَةَ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ بَيْتِي، قَدْ فَرَغْنَا مِنْ شَأْنِنَا، فَعَثَرَتْ أُمُّ مِسْطَحٍ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا قَالَتْ أَىْ هَنْتَاهُ، أَوَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالَ قَالَتْ قُلْتُ وَمَا قَالَ فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ فَازْدَدْتُ مَرَضًا عَلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي وَدَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَعْنِي سَلَّمَ ثُمَّ قَالَ " كَيْفَ تِيكُمْ ". فَقُلْتُ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ آتِيَ أَبَوَىَّ قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، قَالَتْ فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي يَا أُمَّتَاهْ، مَا يَتَحَدَّثُ النَّاسُ قَالَتْ يَا بُنَيَّةُ، هَوِّنِي عَلَيْكَ فَوَاللَّهِ، لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةً عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ كَثَّرْنَ عَلَيْهَا. قَالَتْ فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَلَقَدْ تَحَدَّثَ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبَكَيْتُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ، وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ حَتَّى أَصْبَحْتُ أَبْكِي فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ، يَسْتَأْمِرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، قَالَتْ فَأَمَّا أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ فَأَشَارَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالَّذِي يَعْلَمُ مِنْ بَرَاءَةِ أَهْلِهِ، وَبِالَّذِي يَعْلَمُ لَهُمْ فِي نَفْسِهِ مِنَ الْوُدِّ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَهْلَكَ، وَمَا نَعْلَمُ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَإِنْ تَسْأَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ، قَالَتْ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ " أَىْ بَرِيرَةُ، هَلْ رَأَيْتِ عَلَيْهَا مِنْ شَىْءٍ يَرِيبُكِ ". قَالَتْ بَرِيرَةُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، إِنْ رَأَيْتُ عَلَيْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ، تَنَامُ عَنْ عَجِينِ أَهْلِهَا، فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَعْذَرَ يَوْمَئِذٍ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ، قَالَتْ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ عَلَى الْمِنْبَرِ " يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ، قَدْ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِ بَيْتِي، فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَلَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً، مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ". فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا أَعْذِرُكَ مِنْهُ، إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ، ضَرَبْتُ عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ، أَمَرْتَنَا، فَفَعَلْنَا أَمْرَكَ، قَالَتْ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهْوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ، وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا، وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ لِسَعْدٍ كَذَبْتَ، لَعَمْرُ اللَّهِ لاَ تَقْتُلُهُ، وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى قَتْلِهِ، فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ وَهْوَ ابْنُ عَمِّ سَعْدٍ، فَقَالَ لِسَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ كَذَبْتَ، لَعَمْرُ اللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ، فَتَثَاوَرَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا أَنْ يَقْتَتِلُوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ، قَالَتْ فَمَكُثْتُ يَوْمِي ذَلِكَ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، قَالَتْ فَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي ـ وَقَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا لاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ وَلاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ ـ يَظُنَّانِ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي، قَالَتْ فَبَيْنَمَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي، فَاسْتَأْذَنَتْ عَلَىَّ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ، فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي، قَالَتْ فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ دَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ ثُمَّ جَلَسَ قَالَتْ وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مُنْذُ قِيلَ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ لَبِثَ شَهْرًا، لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي، قَالَتْ فَتَشَهَّدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ جَلَسَ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ، فَإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ بِذَنْبٍ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبِهِ ثُمَّ تَابَ إِلَى اللَّهِ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ". قَالَتْ فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ، قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً، فَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ. قَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ فَقُلْتُ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ، إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ لَقَدْ سَمِعْتُمْ هَذَا الْحَدِيثَ حَتَّى اسْتَقَرَّ فِي أَنْفُسِكُمْ، وَصَدَّقْتُمْ بِهِ فَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي مِنْهُ بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي، وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ قَوْلَ أَبِي يُوسُفَ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} قَالَتْ ثُمَّ تَحَوَّلْتُ فَاضْطَجَعْتُ عَلَى فِرَاشِي، قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ، وَأَنَّ اللَّهَ مُبَرِّئِي بِبَرَاءَتِي، وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ أَظُنُّ أَنَّ اللَّهَ مُنْزِلٌ فِي شَأْنِي وَحْيًا يُتْلَى، وَلَشَأْنِي فِي نَفْسِي كَانَ أَحْقَرَ مِنْ أَنْ يَتَكَلَّمَ اللَّهُ فِيَّ بِأَمْرٍ يُتْلَى، وَلَكِنْ كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ بِهَا، قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا رَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ، وَهْوَ فِي يَوْمٍ شَاتٍ مِنْ ثِقَلِ الْقَوْلِ الَّذِي يُنْزَلُ عَلَيْهِ، قَالَتْ فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سُرِّيَ عَنْهُ وَهْوَ يَضْحَكُ، فَكَانَتْ أَوَّلُ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا " يَا عَائِشَةُ، أَمَّا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فَقَدْ بَرَّأَكِ ". فَقَالَتْ أُمِّي قُومِي إِلَيْهِ. قَالَتْ فَقُلْتُ وَاللَّهِ، لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ. وَأَنْزَلَ اللَّهُ {إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ لاَ تَحْسِبُوهُ} الْعَشْرَ الآيَاتِ كُلَّهَا، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ، وَفَقْرِهِ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ الَّذِي قَالَ لِعَائِشَةَ مَا قَالَ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلْيَعْفُوا وَلْيَصْفَحُوا أَلاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ} قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى، وَاللَّهِ إِنِّي أُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي، فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ النَّفَقَةَ الَّتِي كَانَ يُنْفِقُ عَلَيْهِ، وَقَالَ وَاللَّهِ لاَ أَنْزِعُهَا مِنْهُ أَبَدًا. قَالَتْ عَائِشَةُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ زَيْنَبَ ابْنَةَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي، فَقَالَ " يَا زَيْنَبُ مَاذَا عَلِمْتِ أَوْ رَأَيْتِ ". فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي، مَا عَلِمْتُ إِلاَّ خَيْرًا. قَالَتْ وَهْىَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي مِنْ أَزْوَاجِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ، وَطَفِقَتْ أُخْتُهَا حَمْنَةُ تُحَارِبُ لَهَا فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ مِنْ أَصْحَابِ الإِفْكِ.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr, nous a rapporté Al-Layth, d'après Yûnus, d'après Ibn Chihâb, qui a dit : 'Urwa ibn Al-Zubayr, Sa'îd ibn Al-Musayyab, 'Alqama ibn Waqqâs et 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn 'Utba ibn Mas'ûd m'ont informé du récit de 'Â'icha (qu'Allah l'agrée), épouse du Prophète (ﷺ), lorsque les gens de l'Ifk (la calomnie) dirent d'elle ce qu'ils dirent, et qu'Allah la déclara innocente de ce qu'ils avaient dit. Chacun d'eux m'a rapporté une partie du récit, et certains avaient mieux retenu que d'autres. Voici ce que 'Urwa m'a rapporté de 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses, et celle dont le nom sortait partait avec lui. 'Â'icha dit : Lors d'une expédition qu'il entreprit, il tira au sort entre nous, et ce fut mon nom qui sortit. Je partis donc avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que le voile eut été prescrit. J'étais transportée dans mon palanquin et y descendais. Nous marchâmes jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) eût terminé cette expédition et revînt. Alors que nous approchions de Médine, il donna l'ordre de partir une nuit. Je me levai lorsque l'ordre de départ fut donné et marchai jusqu'à dépasser l'armée. Après avoir accompli mes besoins, je revins vers mon campement et m'aperçus que mon collier de perles de Zafâr s'était rompu. Je partis à sa recherche, et cette quête me retarda. Ceux qui préparaient mon chameau vinrent, soulevèrent mon palanquin et le placèrent sur le chameau que je montais, pensant que j'y étais. À cette époque, les femmes étaient légères, elles n'étaient pas alourdies par la chair, car elles ne mangeaient que peu de nourriture. Les hommes ne s'étonnèrent donc pas de la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent. J'étais une jeune fille d'un âge tendre. Ils firent partir le chameau et s'en allèrent. Je retrouvai mon collier après que l'armée se fut éloignée. Je revins à leur campement, mais il n'y avait plus personne. Je me dirigeai vers l'endroit où je me trouvais et pensai qu'ils s'apercevraient de mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise à cet endroit, le sommeil me gagna et je m'endormis. Safwân ibn Al-Mu'attal Al-Sulamî, puis Al-Dhakwânî, qui était resté en arrière de l'armée, arriva au point du jour à mon campement. Il vit la silhouette d'une personne endormie et vint vers moi. Il me reconnut, car il m'avait vue avant que le voile ne fût prescrit. Je me réveillai en l'entendant dire : « Certes, nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournerons. » Je couvris mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne me parla pas, et je n'entendis de lui que cette parole, jusqu'à ce qu'il fît agenouiller sa monture et m'aidât à monter. Il prit la bride et me conduisit jusqu'à ce que nous rejoignissions l'armée, qui avait fait halte à midi, dans la chaleur accablante. Celui qui propagea la calomnie fut 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. Nous arrivâmes à Médine, et je tombai malade pendant un mois. Les gens colportaient les propos des calomniateurs, mais je n'en savais rien. Ce qui me troublait dans ma maladie, c'était que je ne retrouvais plus la tendresse que le Messager d'Allah (ﷺ) me témoignait habituellement lorsque j'étais souffrante. Il entrait, me saluait et disait : *« Comment vas-tu ? »* Puis il s'en allait. Cela me troublait, mais je ne savais rien de ce qui se disait. Lorsque je fus rétablie, je sortis avec Umm Mistah vers Al-Manâsi', où nous allions pour nos besoins. À cette époque, nous ne sortions que de nuit. C'était avant que nous n'ayons des latrines près de nos maisons. Nos habitudes étaient celles des premiers Arabes, qui se soulageaient en plein air. Nous étions gênées d'avoir des latrines près de nos demeures. Je partis donc avec Umm Mistah, fille d'Abî Ruhm ibn 'Abd Manâf, dont la mère était la fille de Sakhr ibn 'Âmir, tante d'Abû Bakr As-Siddîq, et dont le fils était Mistah ibn Uthâtha. Alors que nous revenions vers ma maison après avoir accompli nos besoins, Umm Mistah trébucha dans son manteau et dit : « Que Mistah soit maudit ! » Je lui dis : « Comme tu as mal parlé ! Insultes-tu un homme qui a participé à Badr ? » Elle répondit : « Ô toi, n'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ? » Je demandai : « Et que dit-il ? » Elle m'informa des propos des calomniateurs. Ma maladie s'aggrava. Lorsque je rentrai chez moi, le Messager d'Allah (ﷺ) entra, me salua et dit : *« Comment vas-tu ? »* Je dis : « Me permets-tu d'aller chez mes parents ? » Je voulais m'assurer de la nouvelle auprès d'eux. Le Messager d'Allah (ﷺ) me le permit. J'allai chez mes parents et dis à ma mère : « Ô ma mère, que disent les gens ? » Elle répondit : « Ô ma fille, prends les choses avec légèreté. Par Allah, il est rare qu'une femme belle et aimée de son mari, ayant des coépouses, ne soit pas calomniée. » Je dis : « Gloire à Allah ! Les gens ont vraiment tenu ces propos ? » Je pleurai cette nuit-là jusqu'au matin, sans que mes larmes ne cessent ni que le sommeil ne me gagne. Le lendemain, je pleurais encore. Le Messager d'Allah (ﷺ) appela 'Alî ibn Abî Tâlib et Usâma ibn Zayd (qu'Allah les agrée) lorsque la révélation tarda à venir, pour les consulter sur la séparation d'avec son épouse. Usâma ibn Zayd lui conseilla en fonction de ce qu'il savait de l'innocence de son épouse et de l'affection qu'il lui portait. Il dit : « Ô Messager d'Allah, ton épouse, et nous ne savons d'elle que du bien. » Quant à 'Alî ibn Abî Tâlib, il dit : « Ô Messager d'Allah, Allah ne t'a pas restreint, et il y a beaucoup d'autres femmes. Mais si tu interroges la servante, elle te dira la vérité. » Le Messager d'Allah (ﷺ) appela donc Barîra et dit : *« Ô Barîra, as-tu vu quelque chose qui t'ait paru suspect chez elle ? »* Barîra répondit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je n'ai rien vu de répréhensible chez elle, si ce n'est qu'elle est une jeune fille qui s'endort en laissant la pâte de sa famille, et la chèvre vient la manger. » Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva alors pour s'excuser auprès des gens au sujet de 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. Il dit, du haut du minbar : *« Ô communauté des musulmans, qui me défendra contre un homme dont le mal a atteint ma famille ? Par Allah, je ne sais que du bien de ma famille, et ils ont mentionné un homme dont je ne sais que du bien, et qui n'entrait chez ma famille qu'en ma compagnie. »* Sa'd ibn Mu'âdh Al-Ansârî se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, je te défendrai contre lui. S'il est des nôtres, des Aws, je lui trancherai la tête. S'il est de nos frères des Khazraj, donne-nous tes ordres, et nous les exécuterons. » Sa'd ibn 'Ubâda, chef des Khazraj, qui était auparavant un homme vertueux mais que la colère avait emporté, dit à Sa'd : « Tu mens ! Par Allah, tu ne le tueras pas, et tu n'en as pas le pouvoir. » Usayd ibn Hudayr, cousin de Sa'd, se leva et dit à Sa'd ibn 'Ubâda : « Tu mens ! Par Allah, nous le tuerons, car tu es un
Hadiths 4751https://sunnah.com/bukhari:4751
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ أُمِّ رُومَانَ أُمِّ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ لَمَّا رُمِيَتْ عَائِشَةُ خَرَّتْ مَغْشِيًّا عَلَيْهَا.
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Kathīr, qui nous a rapporté d'après Sulaymān, d'après Ḥuṣayn, d'après Abū Wā’il, d'après Masrūq, d'après Umm Rūmān, la mère de ʿĀ’isha, qu'elle a dit : Lorsque ʿĀ’isha fut accusée, elle s'effondra, évanouie.
Hadiths 4752https://sunnah.com/bukhari:4752
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تَقْرَأُ {إِذْ تَلِقُونَهُ بِأَلْسِنَتِكُمْ}
Nous avons été informés par Ibrāhīm ibn Mūsā, qui nous a rapporté d'après Hishām, que Ibn Jurayj les avait informés en disant : Ibn Abī Mulayka a entendu ʿĀ’isha réciter : *« Quand vous le colportiez avec vos langues »* (Sourate 24, verset 15).
Hadiths 4753https://sunnah.com/bukhari:4753
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُمَرَ بْنِ سَعِيدِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ اسْتَأْذَنَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَبْلَ مَوْتِهَا عَلَى عَائِشَةَ، وَهْىَ مَغْلُوبَةٌ قَالَتْ أَخْشَى أَنْ يُثْنِيَ عَلَىَّ. فَقِيلَ ابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمِنْ وُجُوهِ الْمُسْلِمِينَ. قَالَتِ ائْذَنُوا لَهُ. فَقَالَ كَيْفَ تَجِدِينَكِ قَالَتْ بِخَيْرٍ إِنِ اتَّقَيْتُ. قَالَ فَأَنْتِ بِخَيْرٍ ـ إِنْ شَاءَ اللَّهُ ـ زَوْجَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَمْ يَنْكِحْ بِكْرًا غَيْرَكِ، وَنَزَلَ عُذْرُكِ مِنَ السَّمَاءِ. وَدَخَلَ ابْنُ الزُّبَيْرِ خِلاَفَهُ فَقَالَتْ دَخَلَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَأَثْنَى عَلَىَّ وَوَدِدْتُ أَنِّي كُنْتُ نِسْيًا مَنْسِيًّا.
Nous avons été informés par Muḥammad ibn al-Muthannā, qui nous a rapporté d'après Yaḥyā, d'après ʿUmar ibn Saʿīd ibn Abī Ḥusayn, qui a dit : Ibn Abī Mulayka m'a raconté qu'Ibn ʿAbbās demanda la permission d'entrer chez ʿĀ’isha avant sa mort, alors qu'elle était affaiblie. Elle dit : « Je crains qu'il ne fasse mon éloge. » On lui répondit : « C'est le cousin du Messager d'Allāh (ﷺ) et l'un des notables des musulmans. » Elle dit : « Faites-le entrer. » Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? » Elle répondit : « Bien, si je crains Allāh. » Il dit : « Tu es donc bien, si Allāh le veut, épouse du Messager d'Allāh (ﷺ). Il n'a épousé aucune vierge en dehors de toi, et ton innocence est descendue du ciel. » Puis Ibn al-Zubayr entra après lui, et elle dit : « Ibn ʿAbbās est entré et a fait mon éloge, et j'aurais souhaité être une chose oubliée et méconnue. »
Hadiths 4754https://sunnah.com/bukhari:4754
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ بْنُ عَبْدِ الْمَجِيدِ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنِ الْقَاسِمِ، أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَأْذَنَ عَلَى عَائِشَةَ نَحْوَهُ. وَلَمْ يَذْكُرْ نِسْيًا مَنْسِيًّا.
Nous avons été informés par Muḥammad ibn al-Muthannā, qui nous a rapporté d'après ʿAbd al-Wahhāb ibn ʿAbd al-Majīd, d'après Ibn ʿAwn, d'après al-Qāsim, qu'Ibn ʿAbbās (qu'Allāh l'agrée) demanda la permission d'entrer chez ʿĀ’isha de manière similaire, sans mentionner *« une chose oubliée et méconnue »*.
Hadiths 4755https://sunnah.com/bukhari:4755
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَ حَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ يَسْتَأْذِنُ عَلَيْهَا قُلْتُ أَتَأْذَنِينَ لِهَذَا قَالَتْ أَوَلَيْسَ قَدْ أَصَابَهُ عَذَابٌ عَظِيمٌ. قَالَ سُفْيَانُ تَعْنِي ذَهَابَ بَصَرِهِ. فَقَالَ حَصَانٌ رَزَانٌ مَا تُزَنُّ بِرِيبَةٍ وَتُصْبِحُ غَرْثَى مِنْ لُحُومِ الْغَوَافِلِ قَالَتْ لَكِنْ أَنْتَ. .. .
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Yūsuf, qui nous a rapporté d'après Sufyān, d'après al-Aʿmash, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après ʿĀ’isha (qu'Allāh l'agrée), qui a dit : Ḥassān ibn Thābit vint demander la permission d'entrer chez elle. Je dis : « Vas-tu lui permettre d'entrer ? » Elle répondit : « Ne lui est-il pas déjà arrivé un grand châtiment ? » Sufyān expliqua : « Elle faisait référence à la perte de sa vue. » Ḥassān dit alors :
Hadiths 4756https://sunnah.com/bukhari:4756
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، أَنْبَأَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ دَخَلَ حَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ عَلَى عَائِشَةَ فَشَبَّبَ وَقَالَ حَصَانٌ رَزَانٌ مَا تُزَنُّ بِرِيبَةٍ وَتُصْبِحُ غَرْثَى مِنْ لُحُومِ الْغَوَافِلِ قَالَتْ لَسْتَ كَذَاكَ. قُلْتُ تَدَعِينَ مِثْلَ هَذَا يَدْخُلُ عَلَيْكِ وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ {وَالَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ} فَقَالَتْ وَأَىُّ عَذَابٍ أَشَدُّ مِنَ الْعَمَى وَقَالَتْ وَقَدْ كَانَ يَرُدُّ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Muḥammad ibn Bashshār m'a raconté, d'après Ibn Abī ʿAdī, d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, qui a dit : Ḥassān ibn Thābit entra chez ʿĀ’isha et composa des vers en disant :
Hadiths 4757https://sunnah.com/bukhari:4757
وَقَالَ أَبُو أُسَامَةَ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا ذُكِرَ مِنْ شَأْنِي الَّذِي ذُكِرَ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيَّ خَطِيبًا، فَتَشَهَّدَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ أَشِيرُوا عَلَىَّ فِي أُنَاسٍ أَبَنُوا أَهْلِي، وَايْمُ اللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي مِنْ سُوءٍ، وَأَبَنُوهُمْ بِمَنْ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ مِنْ سُوءٍ قَطُّ، وَلاَ يَدْخُلُ بَيْتِي قَطُّ إِلاَّ وَأَنَا حَاضِرٌ، وَلاَ غِبْتُ فِي سَفَرٍ إِلاَّ غَابَ مَعِي ". فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ ائْذَنْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ نَضْرِبَ أَعْنَاقَهُمْ، وَقَامَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي الْخَزْرَجِ، وَكَانَتْ أُمُّ حَسَّانَ بْنِ ثَابِتٍ مِنْ رَهْطِ ذَلِكَ الرَّجُلِ، فَقَالَ كَذَبْتَ، أَمَا وَاللَّهِ، أَنْ لَوْ كَانُوا مِنَ الأَوْسِ مَا أَحْبَبْتَ أَنْ تُضْرَبَ أَعْنَاقُهُمْ. حَتَّى كَادَ أَنْ يَكُونَ بَيْنَ الأَوْسِ وَالْخَزْرَجِ شَرٌّ فِي الْمَسْجِدِ، وَمَا عَلِمْتُ فَلَمَّا كَانَ مَسَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ خَرَجْتُ لِبَعْضِ حَاجَتِي وَمَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ. فَعَثَرَتْ وَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَقُلْتُ أَىْ أُمِّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ وَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّانِيَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ، فَقُلْتُ لَهَا تَسُبِّينَ ابْنَكِ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّالِثَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَانْتَهَرْتُهَا، فَقَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَسُبُّهُ إِلاَّ فِيكِ. فَقُلْتُ فِي أَىِّ شَأْنِي قَالَتْ فَبَقَرَتْ لِي الْحَدِيثَ فَقُلْتُ وَقَدْ كَانَ هَذَا قَالَتْ نَعَمْ وَاللَّهِ، فَرَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي كَأَنَّ الَّذِي خَرَجْتُ لَهُ لاَ أَجِدُ مِنْهُ قَلِيلاً وَلاَ كَثِيرًا، وَوُعِكْتُ فَقُلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرْسِلْنِي إِلَى بَيْتِ أَبِي. فَأَرْسَلَ مَعِي الْغُلاَمَ، فَدَخَلْتُ الدَّارَ فَوَجَدْتُ أُمَّ رُومَانَ فِي السُّفْلِ وَأَبَا بَكْرٍ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ. فَقَالَتْ أُمِّي مَا جَاءَ بِكِ يَا بُنَيَّةُ فَأَخْبَرْتُهَا وَذَكَرْتُ لَهَا الْحَدِيثَ، وَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مِثْلَ مَا بَلَغَ مِنِّي، فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ خَفِّضِي عَلَيْكِ الشَّأْنَ، فَإِنَّهُ وَاللَّهِ، لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ حَسْنَاءُ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا، لَهَا ضَرَائِرُ، إِلاَّ حَسَدْنَهَا وَقِيلَ فِيهَا. وَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي، قُلْتُ وَقَدْ عَلِمَ بِهِ أَبِي قَالَتْ نَعَمْ. قُلْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ نَعَمْ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتَعْبَرْتُ وَبَكَيْتُ، فَسَمِعَ أَبُو بَكْرٍ صَوْتِي وَهْوَ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ، فَنَزَلَ فَقَالَ لأُمِّي مَا شَأْنُهَا قَالَتْ بَلَغَهَا الَّذِي ذُكِرَ مِنْ شَأْنِهَا. فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ، قَالَ أَقْسَمْتُ عَلَيْكِ أَىْ بُنَيَّةُ إِلاَّ رَجَعْتِ إِلَى بَيْتِكِ، فَرَجَعْتُ وَلَقَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْتِي، فَسَأَلَ عَنِّي خَادِمَتِي فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا عَيْبًا إِلاَّ أَنَّهَا كَانَتْ تَرْقُدُ حَتَّى تَدْخُلَ الشَّاةُ فَتَأْكُلَ خَمِيرَهَا أَوْ عَجِينَهَا. وَانْتَهَرَهَا بَعْضُ أَصْحَابِهِ فَقَالَ اصْدُقِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَسْقَطُوا لَهَا بِهِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ مَا يَعْلَمُ الصَّائِغُ عَلَى تِبْرِ الذَّهَبِ الأَحْمَرِ. وَبَلَغَ الأَمْرُ إِلَى ذَلِكَ الرَّجُلِ الَّذِي قِيلَ لَهُ، فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا كَشَفْتُ كَنَفَ أُنْثَى قَطُّ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُتِلَ شَهِيدًا فِي سَبِيلِ اللَّهِ. قَالَتْ وَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي، فَلَمْ يَزَالاَ حَتَّى دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ صَلَّى الْعَصْرَ، ثُمَّ دَخَلَ وَقَدِ اكْتَنَفَنِي أَبَوَاىَ عَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي، فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ، إِنْ كُنْتِ قَارَفْتِ سُوءًا أَوْ ظَلَمْتِ، فَتُوبِي إِلَى اللَّهِ، فَإِنَّ اللَّهَ يَقْبَلُ التَّوْبَةَ مِنْ عِبَادِهِ ". قَالَتْ وَقَدْ جَاءَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَهْىَ جَالِسَةٌ بِالْبَابِ فَقُلْتُ أَلاَ تَسْتَحِي مِنْ هَذِهِ الْمَرْأَةِ أَنْ تَذْكُرَ شَيْئًا. فَوَعَظَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَالْتَفَتُّ إِلَى أَبِي فَقُلْتُ أَجِبْهُ. قَالَ فَمَاذَا أَقُولُ فَالْتَفَتُّ إِلَى أُمِّي فَقُلْتُ أَجِيبِيهِ. فَقَالَتْ أَقُولُ مَاذَا فَلَمَّا لَمْ يُجِيبَاهُ تَشَهَّدْتُ فَحَمِدْتُ اللَّهَ وَأَثْنَيْتُ عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قُلْتُ أَمَّا بَعْدُ فَوَاللَّهِ لَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي لَمْ أَفْعَلْ. وَاللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يَشْهَدُ إِنِّي لَصَادِقَةٌ، مَا ذَاكَ بِنَافِعِي عِنْدَكُمْ، لَقَدْ تَكَلَّمْتُمْ بِهِ وَأُشْرِبَتْهُ قُلُوبُكُمْ، وَإِنْ قُلْتُ إِنِّي فَعَلْتُ. وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي لَمْ أَفْعَلْ، لَتَقُولُنَّ قَدْ بَاءَتْ بِهِ عَلَى نَفْسِهَا، وَإِنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً ـ وَالْتَمَسْتُ اسْمَ يَعْقُوبَ فَلَمْ أَقْدِرْ عَلَيْهِ ـ إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ حِينَ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} وَأُنْزِلَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ سَاعَتِهِ فَسَكَتْنَا، فَرُفِعَ عَنْهُ وَإِنِّي لأَتَبَيَّنُ السُّرُورَ فِي وَجْهِهِ وَهْوَ يَمْسَحُ جَبِينَهُ وَيَقُولُ " أَبْشِرِي يَا عَائِشَةُ، فَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ بَرَاءَتَكِ ". قَالَتْ وَكُنْتُ أَشَدَّ مَا كُنْتُ غَضَبًا فَقَالَ لِي أَبَوَاىَ قُومِي إِلَيْهِ. فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُهُ وَلاَ أَحْمَدُكُمَا، وَلَكِنْ أَحْمَدُ اللَّهَ الَّذِي أَنْزَلَ بَرَاءَتِي، لَقَدْ سَمِعْتُمُوهُ، فَمَا أَنْكَرْتُمُوهُ وَلاَ غَيَّرْتُمُوهُ، وَكَانَتْ عَائِشَةُ تَقُولُ أَمَّا زَيْنَبُ ابْنَةُ جَحْشٍ فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِدِينِهَا، فَلَمْ تَقُلْ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا أُخْتُهَا حَمْنَةُ فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي يَتَكَلَّمُ فِيهِ مِسْطَحٌ وَحَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ وَالْمُنَافِقُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، وَهْوَ الَّذِي كَانَ يَسْتَوْشِيهِ وَيَجْمَعُهُ، وَهْوَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ هُوَ وَحَمْنَةُ قَالَتْ فَحَلَفَ أَبُو بَكْرٍ أَنْ لاَ يَنْفَعَ مِسْطَحًا بِنَافِعَةٍ أَبَدًا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ vوَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ} ـ يَعْنِي مِسْطَحًا ـ إِلَى قَوْلِهِ {أَلاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ} حَتَّى قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى وَاللَّهِ يَا رَبَّنَا إِنَّا لَنُحِبُّ أَنْ تَغْفِرَ لَنَا، وَعَادَ لَهُ بِمَا كَانَ يَصْنَعُ.
Abū Usāma a rapporté d'après Hishām ibn ʿUrwa, qui a dit : Mon père m'a informé d'après ʿĀ’isha, qui a dit : Lorsque mon affaire fut mentionnée – celle dont on a parlé et dont je n'avais pas connaissance – le Messager d'Allāh (ﷺ) se leva pour prononcer un discours. Il témoigna, loua Allāh et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : *« Ensuite, conseillez-moi au sujet de gens qui ont calomnié les membres de ma famille. Par Allāh, je n'ai rien su de mal à l'égard de ma famille, et ils les ont calomniés avec un homme – par Allāh – dont je n'ai jamais su de mal, et qui n'entrait jamais dans ma maison sans que je sois présent, et ne partait jamais en voyage sans qu'il m'accompagne. »* Saʿd ibn Muʿādh se leva et dit : « Permets-moi, ô Messager d'Allāh, de leur trancher la gorge. » Un homme des Banū al-Khazraj se leva – la mère de Ḥassān ibn Thābit faisait partie de son clan – et dit : « Tu mens ! Par Allāh, si ces hommes étaient des Aws, tu n'aurais pas aimé qu'on leur tranche la gorge. » Une querelle faillit éclater entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, sans que je ne le sache. Le soir de ce jour-là, je sortis pour un besoin, accompagnée de Umm Miṣṭaḥ. Elle trébucha et dit : « Que Miṣṭaḥ périsse ! » Je lui dis : « Ô mère, maudis-tu ton fils ? » Elle se tut, puis trébucha une deuxième fois et dit : « Que Miṣṭaḥ périsse ! » Je lui dis : « Maudis-tu ton fils ? » Puis elle trébucha une troisième fois et dit : « Que Miṣṭaḥ périsse ! » Je la réprimandai, et elle dit : « Par Allāh, je ne le maudis que pour toi. » Je demandai : « À quel sujet ? » Elle me raconta alors l'affaire. Je dis : « Est-ce que cela s'est vraiment produit ? » Elle répondit : « Oui, par Allāh. » Je retournai chez moi comme si ce pour quoi j'étais sortie n'avait plus aucune importance, ni grande ni petite. Je tombai malade, et je dis au Messager d'Allāh (ﷺ) : « Envoie-moi chez mon père. » Il envoya un serviteur avec moi. J'entrai dans la maison et trouvai Umm Rūmān au rez-de-chaussée, tandis qu'Abū Bakr était à l'étage en train de lire. Ma mère me demanda : « Qu'est-ce qui t'amène, ma fille ? » Je lui racontai l'affaire et lui rapportai ce qu'on avait dit. Elle me dit : « Ma fille, prends les choses avec légèreté, car, par Allāh, il est rare qu'une femme belle, aimée de son époux et ayant des coépouses, ne soit pas jalousée et calomniée. » Je dis : « Mon père est-il au courant ? » Elle répondit : « Oui. » Je demandai : « Et le Messager d'Allāh (ﷺ) ? » Elle répondit : « Oui, le Messager d'Allāh (ﷺ) aussi. » Je fondis en larmes. Abū Bakr entendit ma voix alors qu'il lisait à l'étage. Il descendit et dit à ma mère : « Quel est son problème ? » Elle répondit : « Ce qu'on a mentionné à son sujet l'a atteinte. » Ses yeux se remplirent de larmes, et il dit : « Je t'en conjure, ma fille, retourne chez toi. » Je retournai chez moi, et le Messager d'Allāh (ﷺ) vint me voir. Il demanda à ma servante comment j'étais. Elle répondit : « Par Allāh, je ne lui connais aucun défaut, si ce n'est qu'elle s'endort et laisse entrer la brebis qui mange sa pâte. » Un de ses compagnons la réprimanda et lui dit : « Dis la vérité au Messager d'Allāh (ﷺ), » jusqu'à ce qu'ils lui fassent avouer quelque chose. Elle dit : « Gloire à Allāh ! Par Allāh, je ne lui connais aucun défaut, si ce n'est ce que le joaillier connaît sur un lingot d'or rouge. » L'affaire parvint à l'homme qui avait été accusé, et il dit : « Gloire à Allāh ! Par Allāh, je n'ai jamais soulevé le voile d'une femme. » ʿĀ’isha dit : « Il fut tué en martyr sur le chemin d'Allāh. » Le lendemain matin, mes parents restèrent auprès de moi jusqu'à ce que le Messager d'Allāh (ﷺ) entre. Il avait déjà accompli la prière de l'après-midi. Il entra alors que mes parents étaient assis à ma droite et à ma gauche. Il loua Allāh et Le glorifia, puis dit : *« Ensuite, ô ʿĀ’isha, si tu as commis une faute ou une injustice, repens-toi à Allāh, car Allāh accepte le repentir de Ses serviteurs. »* Une femme des Anṣār était assise à la porte. Je dis : « Cette femme ne devrait-elle pas avoir honte de parler ainsi ? » Le Messager d'Allāh (ﷺ) m'exhorta. Je me tournai vers mon père et lui dis : « Réponds-lui. » Il dit : « Que puis-je dire ? » Je me tournai vers ma mère et lui dis : « Réponds-lui. » Elle dit : « Que puis-je dire ? » Comme ils ne lui répondaient pas, je témoignai, louai Allāh et Le glorifiai comme Il le mérite, puis dis : *« Ensuite, par Allāh, si je vous disais que je n'ai rien fait – et Allāh, Puissant et Majestueux, sait que je dis la vérité – cela ne vous profiterait pas, car vous en avez parlé et vos cœurs l'ont absorbé. Et si je disais que j'ai fait cela – et Allāh sait que je ne l'ai pas fait – vous diriez que je me suis accusée moi-même. Par Allāh, je ne trouve pour moi et pour vous d'exemple – et je cherchai le nom de Jacob mais ne le trouvai pas – si ce n'est celui de Joseph quand il dit : *« Une belle patience ! Et c'est à Allāh qu'on demande secours contre ce que vous décrivez. »* (Sourate 12, verset 18). »* Une révélation descendit alors sur le Messager d'Allāh (ﷺ), et nous nous tûmes. Le poids fut levé de lui, et je vis la joie sur son visage alors qu'il essuyait son front et disait : *« Réjouis-toi, ô ʿĀ’isha, car Allāh a révélé ton innocence. »* J'étais alors dans une grande colère. Mes parents me dirent : « Lève-toi vers lui. » Je répondis : « Par Allāh, je ne me lèverai pas vers lui, et je ne vous louerai ni l'un ni l'autre, mais je loue Allāh qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cela et ne l'avez ni démenti ni changé. » ʿĀ’isha disait : « Quant à Zaynab bint Jaḥsh, Allāh l'a préservée par sa piété, et elle n'a dit que du bien. Mais sa sœur Ḥamna a péri avec ceux qui ont péri. Ceux qui parlaient étaient Miṣṭaḥ, Ḥassān ibn Thābit et le munāfiq ʿAbd Allāh ibn Ubayy. C'est lui qui rassemblait les ragots et en était le principal instigateur, avec Ḥamna. » Abū Bakr jura de ne plus jamais aider Miṣṭaḥ. Alors Allāh, Puissant et Majestueux, révéla : *« Que les détenteurs de faveurs et d'aisance parmi vous ne jurent pas de ne plus faire de dons aux proches et aux pauvres »* (Sourate 24, verset 22) – désignant Abū Bakr – *« et qu'ils pardonnent. N'aimez-vous pas qu'Allāh vous pardonne ? Allāh est Pardonneur et Miséricordieux. »* Jusqu'à ce qu'Abū Bakr dise : « Si, par Allāh, notre Seigneur, nous aimons que Tu nous pardonnes. » Et il revint à ses habitudes envers Miṣṭaḥ.
Hadiths 4758https://sunnah.com/bukhari:4758
وَقَالَ أَحْمَدُ بْنُ شَبِيبٍ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ يُونُسَ، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ يَرْحَمُ اللَّهُ نِسَاءَ الْمُهَاجِرَاتِ الأُوَلَ، لَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ {وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ} شَقَّقْنَ مُرُوطَهُنَّ فَاخْتَمَرْنَ بِها.
Aḥmad ibn Shabīb nous a rapporté, d'après son père, d'après Yūnus, qui a dit : Ibn Shihāb a rapporté d'après ʿUrwa, d'après ʿĀ’isha (qu'Allāh l'agrée), qui a dit : « Qu'Allāh fasse miséricorde aux premières femmes muhājirāt ! Lorsque Allāh révéla : *« et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines »* (Sourate 24, verset 31), elles déchirèrent leurs étoffes et s'en couvrirent la tête. »