Nous avons été informés par Ḥajjâj ibn Minhal, qui nous a rapporté d'après Sufyân ibn 'Uyayna, d'après 'Amr, d'après 'Aṭâ', d'après Ṣafwân ibn Ya'lâ, d'après son père, qui a dit : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter sur le minbar : *« Et ils crieront : Ô Mālik ! Que ton Seigneur nous achève ! »* (43:77). Qatâda dit : "C'est un exemple pour les derniers, une exhortation pour ceux qui viendront après eux." Un autre a dit : *« Enchaînés »* (14:49) signifie "maîtrisés". On dit : "Untel est *muqrin* pour untel", c'est-à-dire qu'il le maîtrise. *« Et les coupes »* (43:71) sont les récipients sans bec. *« Le premier des adorateurs »* (37:81) signifie : "Quoi qu'il en soit, je suis le premier à m'en indigner." Ce sont deux expressions : un homme est *'âbid* (adorateur) ou *'abid* (esclave). 'Abd Allah a lu : *« Et le Messager dit : Ô mon Seigneur ! »* (25:30). On dit aussi que *« le premier des adorateurs »* désigne les négateurs, de *'abada* (il a renié).
Nous avons été informés par 'Abdân, d'après Abû Ḥamza, d'après Al-A'maš, d'après Muslim, d'après Masrûq, d'après 'Abd Allah, qui a dit : Cinq [signes] sont passés : la fumée, les Romains, la lune, la saisie et le lien.
Nous avons été informés par Yaḥyâ, qui nous a rapporté d'après Abû Mu'âwiya, d'après Al-A'maš, d'après Muslim, d'après Masrûq, qui a dit : 'Abd Allah a dit : Cela arriva parce que les Quraysh, lorsqu'ils s'opposèrent au Prophète (ﷺ), il les maudit par des années de disette comme celles de Joseph. Une sécheresse et une famine les frappèrent, au point qu'ils mangèrent les os. Un homme levait les yeux vers le ciel et voyait entre lui et celui-ci comme une fumée à cause de la faim. Allah le Très-Haut révéla alors : *« Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, qui enveloppera les gens. Voici un châtiment douloureux. »* (44:10-11). On vint alors dire au Messager d'Allah (ﷺ) : "Ô Messager d'Allah, implore Allah pour Muḍar, car ils ont péri." Il répondit : "Pour Muḍar ? Tu es bien audacieux !" Il implora alors la pluie, et ils furent abreuvés. Puis fut révélé : *« Vous y reviendrez »* (44:15). Lorsqu'ils retrouvèrent l'aisance, ils retournèrent à leur état antérieur. Alors Allah le Puissant et Majestueux révéla : *« Le jour où Nous saisirons d'une saisie violente, Nous Nous vengerons. »* (44:16), c'est-à-dire le jour de Badr.
Nous avons été informés par Yaḥyâ, qui nous a rapporté d'après Wakî', d'après Al-A'maš, d'après Abû Aḍ-Ḍuḥâ, d'après Masrûq, qui a dit : J'entrai chez 'Abd Allah, qui me dit : "Il fait partie de la science de dire, lorsque l'on ne sait pas : 'Allah est le plus savant.' Allah a dit à Son Prophète (ﷺ) : *« Dis : Je ne vous demande aucun salaire, et je ne suis pas du nombre des affectés. »* (38:86). Lorsque les Quraysh dominèrent le Prophète (ﷺ) et lui résistèrent, il dit : 'Ô Allah, viens à mon aide contre eux par sept [années de disette] comme les sept [années] de Joseph.' Une année de famine les frappa alors, durant laquelle ils mangèrent les os et les charognes à cause de la faim, au point que l'un d'eux voyait entre lui et le ciel comme une fumée à cause de la faim. Ils dirent : *« Notre Seigneur, éloigne de nous le châtiment. Nous sommes croyants. »* (44:12). On leur répondit : 'Si Nous éloignons d'eux [le châtiment], ils recommenceront.' Il invoqua alors son Seigneur, qui éloigna d'eux [le châtiment], mais ils recommencèrent. Allah se vengea d'eux le jour de Badr. C'est ce que signifie Sa parole : *« Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible [...] jusqu'à Sa parole : Nous Nous vengerons. »* (44:10-16).
Nous avons été informés par Sulaymān ibn Ḥarb, qui nous a rapporté d'après Jarīr ibn Ḥāzim, d'après al-A‘mash, d'après Abī al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, qui a dit : Je suis entré chez ‘Abd Allāh, et il a dit : Lorsque le Messager d'Allāh (ﷺ) appela les Quraysh, ils le traitèrent de menteur et lui résistèrent. Il dit alors : « Ô Allāh, viens à mon secours contre eux par sept [calamités] comme les sept [années de famine] de Yūsuf. » Une année de disette les frappa alors, qui consuma toute chose, au point qu'ils en vinrent à manger des charognes. L'un d'eux se levait et voyait entre lui et le ciel comme une fumée à cause de l'épuisement et de la faim. Puis ‘Abd Allāh récita : *« Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, qui enveloppera les gens. Voici un châtiment douloureux. [Ils diront :] Seigneur, éloigne de nous le châtiment. Nous croirons ! »* jusqu'à *« Nous allons certes écarter le châtiment pour un peu, mais vous y retournerez. »* ‘Abd Allāh dit : Le châtiment sera-t-il écarté d'eux au Jour de la Résurrection ? Il répondit : « Et la grande saisie [aura lieu] le Jour de Badr. »
Nous avons été informés par Bishr ibn Khālid, qui nous a rapporté d'après Muḥammad, d'après Shu‘ba, d'après Sulaymān et Manṣūr, d'après Abī al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, qui a dit : ‘Abd Allāh a dit : Allāh envoya Muḥammad (ﷺ) et dit : *« Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela, et je ne suis pas du nombre de ceux qui forcent les choses. »* Lorsque le Messager d'Allāh (ﷺ) vit que les Quraysh lui résistaient, il dit : « Ô Allāh, viens à mon secours contre eux par sept [calamités] comme les sept [années de famine] de Yūsuf. » Une année de disette les frappa alors, qui consuma toute chose, au point qu'ils mangèrent les os et les peaux – l'un d'eux dit : jusqu'à manger les peaux et les charognes. Une fumée semblable à un brouillard sortait de la terre. Abū Sufyān vint alors le trouver et dit : « Ô Muḥammad, ton peuple est en train de périr. Invoque Allāh pour qu'Il les soulage. » Il invoqua [Allāh], puis dit : « Vous y retournerez après cela. » Dans le récit de Manṣūr, il récita ensuite : *« Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible »* jusqu'à *« vous y retournerez. »* [Masrūq demanda :] Le châtiment de l'Au-delà sera-t-il écarté ? [‘Abd Allāh répondit :] Le brouillard est passé, ainsi que la saisie, l'étreinte, et l'un d'eux dit : [il s'agit de] la lune, tandis que l'autre dit : [il s'agit des] Romains.
Nous avons été informés par Yaḥyā, qui nous a rapporté d'après Wakī‘, d'après al-A‘mash, d'après Muslim, d'après Masrūq, d'après ‘Abd Allāh, qui a dit : Cinq [signes] sont déjà passés : l'étreinte, les Romains, la saisie, la lune et la fumée.
Hadiths 4826https://sunnah.com/bukhari:4826
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يُؤْذِينِي ابْنُ آدَمَ، يَسُبُّ الدَّهْرَ وَأَنَا الدَّهْرُ، بِيَدِي الأَمْرُ، أُقَلِّبُ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ " .
Nous avons été informés par al-Ḥumaydī, qui nous a rapporté d'après Sufyān, d'après al-Zuhrī, d'après Sa‘īd ibn al-Musayyab, d'après Abū Hurayra (qu'Allāh soit satisfait de lui), qui a dit : Le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : « Allāh le Puissant et Majestueux dit : Le fils d'Adam M'offense en insultant le temps, alors que Je suis le Temps. C'est en Ma main que réside l'ordre, Je fais alterner la nuit et le jour. »
Nous avons été informés par Mūsā ibn Ismā‘īl, qui nous a rapporté d'après Abū ‘Awāna, d'après Abī Bishr, d'après Yūsuf ibn Māhak, qui a dit : Marwān était gouverneur du Ḥijāz, nommé par Mu‘āwiya. Il fit un sermon dans lequel il mentionna Yazīd ibn Mu‘āwiya, afin que les gens lui prêtent allégeance après son père. ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr lui fit une remarque, alors Marwān dit : « Saisissez-le ! » Il entra dans la maison de ‘Ā’isha, et ils ne purent l'atteindre. Marwān dit alors : « Voici celui à propos duquel Allāh a révélé : *« Et celui qui dit à ses parents : "Fi de vous ! Allez-vous me promettre..." »* » ‘Ā’isha dit alors de derrière le rideau : « Allāh n'a rien révélé à notre sujet dans le Coran, si ce n'est qu'Il a révélé mon innocence. »
Hadiths 4828https://sunnah.com/bukhari:4828
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنَا عَمْرٌو، أَنَّ أَبَا النَّضْرِ، حَدَّثَهُ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ مَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضَاحِكًا حَتَّى أَرَى مِنْهُ لَهَوَاتِهِ، إِنَّمَا كَانَ يَتَبَسَّمُ. قَالَتْ وَكَانَ إِذَا رَأَى غَيْمًا أَوْ رِيحًا عُرِفَ فِي وَجْهِهِ. قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ النَّاسَ إِذَا رَأَوُا الْغَيْمَ فَرِحُوا، رَجَاءَ أَنْ يَكُونَ فِيهِ الْمَطَرُ، وَأَرَاكَ إِذَا رَأَيْتَهُ عُرِفَ فِي وَجْهِكَ الْكَرَاهِيَةُ. فَقَالَ " يَا عَائِشَةُ مَا يُؤْمِنِّي أَنْ يَكُونَ فِيهِ عَذَابٌ عُذِّبَ قَوْمٌ بِالرِّيحِ، وَقَدْ رَأَى قَوْمٌ الْعَذَابَ فَقَالُوا {هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا} "
Nous avons été informés par Aḥmad, qui nous a rapporté d'après Ibn Wahb, qui nous a informés d'après ‘Amr, que Abū al-Naḍr lui a rapporté d'après Sulaymān ibn Yasār, d'après ‘Ā’isha (qu'Allāh soit satisfait d'elle), l'épouse du Prophète (ﷺ), qui a dit : Je n'ai jamais vu le Messager d'Allāh (ﷺ) rire au point de voir son palais, il ne faisait que sourire. Elle dit : Lorsqu'il voyait un nuage ou un vent, cela se voyait sur son visage. Elle dit : « Ô Messager d'Allāh, lorsque les gens voient un nuage, ils se réjouissent, espérant qu'il apporte la pluie, mais je te vois, lorsque tu le vois, montrer de l'aversion sur ton visage. » Il dit : « Ô ‘Ā’isha, qu'est-ce qui me garantit qu'il n'y a pas un châtiment dedans ? Un peuple a été châtié par le vent, et un autre peuple a vu le châtiment et a dit : *« Voici un nuage qui nous apporte la pluie ! »* »
Nous avons été informés par Khālid ibn Makhlad, qui nous a rapporté d'après Sulaymān, qui a dit : Mu‘āwiya ibn Abī Muzarrad m'a rapporté d'après Sa‘īd ibn Yasār, d'après Abū Hurayra (qu'Allāh soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allāh créa la création. Lorsqu'Il eut terminé, la parenté se leva et saisit le pan du Tout-Miséricordieux, qui lui dit : "Arrête !" Elle dit : "Voici la position de celui qui cherche refuge auprès de Toi contre la rupture des liens." Il dit : "Ne te contentes-tu pas que Je maintienne les liens avec celui qui te maintient, et que Je rompe avec celui qui te rompt ?" Elle dit : "Bien sûr, ô Seigneur !" Il dit : "Cela est à toi." » Abū Hurayra dit : « Lisez si vous le souhaitez : *« Serait-ce que, si vous étiez à gouverner, vous sèmeriez la corruption sur terre et rompriez vos liens de parenté ? »* »
Hadiths 4831https://sunnah.com/bukhari:4831
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حَمْزَةَ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، عَنْ مُعَاوِيَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمِّي أَبُو الْحُبَابِ، سَعِيدُ بْنُ يَسَارٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، بِهَذَا، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ {فَهَلْ عَسَيْتُمْ}
Nous avons été informés par Ibrāhīm ibn Ḥamza, qui nous a rapporté d'après Ḥātim, d'après Mu‘āwiya, qui a dit : Mon oncle Abū al-Ḥubāb, Sa‘īd ibn Yasār, m'a rapporté d'après Abū Hurayra, ce même hadith. Puis le Messager d'Allāh (ﷺ) dit : « Lisez si vous le souhaitez : *« Serait-ce que... »* »
Hadiths 4832https://sunnah.com/bukhari:4832
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي الْمُزَرَّدِ، بِهَذَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ {فَهَلْ عَسَيْتُمْ}
Nous a rapporté Bichr ibn Muḥammad : nous a informé ʿAbd Allāh, nous a informé Muʿāwiya ibn Abī al-Muzarrad, selon ce même isnād, que le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : *« Et récitez, si vous le souhaitez : {Fa hal ʿasaytum} [Coran, 47:22] »*.
Hadiths 4833https://sunnah.com/bukhari:4833
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَسِيرُ فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَسِيرُ مَعَهُ لَيْلاً، فَسَأَلَهُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ عَنْ شَىْءٍ، فَلَمْ يُجِبْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ سَأَلَهُ فَلَمْ يُجِبْهُ، ثُمَّ سَأَلَهُ فُلَمْ يُجِبْهُ، فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ثَكِلَتْ أُمُّ عُمَرَ، نَزَرْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، كُلَّ ذَلِكَ لاَ يُجِيبُكَ. قَالَ عُمَرُ فَحَرَّكْتُ بَعِيرِي، ثُمَّ تَقَدَّمْتُ أَمَامَ النَّاسِ، وَخَشِيتُ أَنْ يُنْزَلَ فِيَّ الْقُرْآنُ، فَمَا نَشِبْتُ أَنْ سَمِعْتُ صَارِخًا يَصْرُخُ بِي فَقُلْتُ لَقَدْ خَشِيتُ أَنْ يَكُونَ نَزَلَ فِيَّ قُرْآنٌ. فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ " لَقَدْ أُنْزِلَتْ عَلَىَّ اللَّيْلَةَ سُورَةٌ لَهِيَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِمَّا طَلَعَتْ عَلَيْهِ الشَّمْسُ ". ثُمَّ قَرَأَ " {إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحًا مُبِينًا} "
Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Maslama, d’après Mālik, d’après Zayd ibn Aslam, d’après son père, que le Messager d’Allāh (ﷺ) voyageait lors d’un de ses déplacements, et ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb cheminait avec lui de nuit. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb l’interrogea sur quelque chose, mais le Messager d’Allāh (ﷺ) ne lui répondit pas. Il l’interrogea une seconde fois, sans réponse, puis une troisième fois, toujours sans réponse. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb s’exclama alors : *« Que la mère d’ʿUmar soit endeuillée ! Tu as importuné le Messager d’Allāh (ﷺ) à trois reprises, et chaque fois il ne t’a pas répondu. »* Puis ʿUmar fit avancer sa monture et se plaça devant les gens, craignant qu’un verset du Coran ne fût révélé à son sujet. Peu après, il entendit un crieur l’appeler. Il dit : *« J’ai craint qu’un verset du Coran ne fût descendu me concernant. »* Il revint alors vers le Messager d’Allāh (ﷺ), le salua, et celui-ci lui dit : *« Cette nuit, une sourate m’a été révélée, qui m’est plus chère que tout ce sur quoi le soleil s’est levé. »* Puis il récita : *« {Certes, Nous t’avons accordé une victoire éclatante} [Coran, 48:1] »*.
Hadiths 4834https://sunnah.com/bukhari:4834
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ {إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحًا مُبِينًا} قَالَ الْحُدَيْبِيَةُ.
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bachchār : nous a rapporté Gundar, nous a rapporté Chuʿba, qui a entendu Qatāda dire, d’après Anas (qu’Allāh l’agrée) : *« {Certes, Nous t’avons accordé une victoire éclatante} »* [Coran, 48:1] – il s’agit du traité d’al-Ḥudaybiya.
Hadiths 4835https://sunnah.com/bukhari:4835
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ قُرَّةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُغَفَّلٍ، قَالَ قَرَأَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ سُورَةَ الْفَتْحِ فَرَجَّعَ فِيهَا. قَالَ مُعَاوِيَةُ لَوْ شِئْتُ أَنْ أَحْكِيَ لَكُمْ قِرَاءَةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَفَعَلْتُ.
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrāhīm : nous a rapporté Chuʿba : nous a rapporté Muʿāwiya ibn Qurra, d’après ʿAbd Allāh ibn Mughaffal, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) récita le jour de la conquête de La Mecque la sourate *al-Fatḥ* [la Victoire] en faisant le *tarjīʿ* [modulation vocale]. Muʿāwiya dit : *« Si je le voulais, je pourrais vous imiter la récitation du Prophète (ﷺ). »*
Nous a rapporté Ṣadaqa ibn al-Faḍl : nous a informé Ibn ʿUyayna : nous a rapporté Ziyād, qui a entendu al-Mughīra dire : Le Prophète (ﷺ) se tenait debout [en prière] jusqu’à ce que ses pieds enflent. On lui dit : *« Qu’Allāh te pardonne tes péchés passés et futurs ! »* Il répondit : *« Ne dois-je donc pas être un serviteur reconnaissant ? »*
Hadiths 4837https://sunnah.com/bukhari:4837
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا حَيْوَةُ، عَنْ أَبِي الأَسْوَدِ، سَمِعَ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُومُ مِنَ اللَّيْلِ حَتَّى تَتَفَطَّرَ قَدَمَاهُ فَقَالَتْ عَائِشَةُ لِمَ تَصْنَعُ هَذَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَقَدْ غَفَرَ اللَّهُ لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ قَالَ " أَفَلاَ أُحِبُّ أَنْ أَكُونَ عَبْدًا شَكُورًا " . فَلَمَّا كَثُرَ لَحْمُهُ صَلَّى جَالِسًا فَإِذَا أَرَادَ أَنْ يَرْكَعَ قَامَ، فَقَرَأَ ثُمَّ رَكَعَ.
Nous a rapporté al-Ḥasan ibn ʿAbd al-ʿAbd Allāh ibn Yaḥyā : nous a informé Ḥaywa, d’après Abī al-Aswad, qui a entendu ʿUrwa rapporter d’après ʿĀʾisha (qu’Allāh l’agrée) que le Prophète d’Allāh (ﷺ) se tenait debout [en prière] la nuit jusqu’à ce que ses pieds se crevassent. ʿĀʾisha lui demanda : *« Pourquoi agis-tu ainsi, ô Messager d’Allāh, alors qu’Allāh t’a pardonné tes péchés passés et futurs ? »* Il répondit : *« Ne dois-je donc pas aimer être un serviteur reconnaissant ? »* Puis, lorsque sa chair devint plus abondante, il pria assis ; et lorsqu’il voulait s’incliner, il se levait, récitait [le Coran], puis s’inclinait.
Nous a rapporté ʿAbd Allāh : nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Salama, d’après Hilāl ibn Abī Hilāl, d’après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ (qu’Allāh les agrée tous deux), que ce verset du Coran : *« Ô Prophète ! Certes, Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur »* [Coran, 33:45] correspond dans la Torah à : *« Ô Prophète ! Certes, Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur, protecteur des illettrés. Tu es Mon serviteur et Mon messager. Je t’ai nommé al-Mutawakkil [le Confiant en Allāh]. Tu n’es ni rude ni dur, ni criard dans les marchés, et tu ne réponds pas au mal par le mal, mais tu pardonnes et tu passes outre. Allāh ne te fera pas mourir avant d’avoir redressé par toi la religion déviée, en faisant dire : ‘Il n’y a de divinité qu’Allāh’, ouvrant ainsi des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs scellés. »*
Hadiths 4839https://sunnah.com/bukhari:4839
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ، وَفَرَسٌ لَهُ مَرْبُوطٌ فِي الدَّارِ، فَجَعَلَ يَنْفِرُ، فَخَرَجَ الرَّجُلُ فَنَظَرَ فَلَمْ يَرَ شَيْئًا، وَجَعَلَ يَنْفِرُ، فَلَمَّا أَصْبَحَ ذَكَرَ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " تِلْكَ السَّكِينَةُ تَنَزَّلَتْ بِالْقُرْآنِ " .
Nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d’après Isrāʾīl, d’après Abī Isḥāq, d’après al-Barāʾ (qu’Allāh l’agrée), qui a dit : Alors qu’un homme parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) récitait [le Coran], et que son cheval était attaché dans la cour, celui-ci se mit à s’agiter. L’homme sortit, regarda, mais ne vit rien. Le cheval continua de s’agiter. Au matin, il en parla au Prophète (ﷺ), qui dit : *« C’était la Sakīna [quiétude divine] qui descendait avec le Coran. »*