Sahih al-Bukhari

Le commentaire du Coran

499 éléments

Hadiths 4881https://sunnah.com/bukhari:4881

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَبْلُغُ بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ إِنَّ فِي الْجَنَّةِ شَجَرَةً يَسِيرُ الرَّاكِبُ فِي ظِلِّهَا مِائَةَ عَامٍ لاَ يَقْطَعُهَا، وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ ‏ {‏وَظِلٍّ مَمْدُودٍ‏} ‏‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Alî ibn 'Abd Allah, qui a rapporté d'après Sufyân, d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Certes, au Paradis, il y a un arbre sous l'ombre duquel un cavalier peut chevaucher pendant cent ans sans en traverser l'étendue. Lisez si vous le souhaitez : *{et une ombre étendue}* (Coran, Sourate 56, Verset 30). »

Abu Huraira
Hadiths 4882https://sunnah.com/bukhari:4882

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا أَبُو بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ سُورَةُ التَّوْبَةِ قَالَ التَّوْبَةُ هِيَ الْفَاضِحَةُ، مَا زَالَتْ تَنْزِلُ وَمِنْهُمْ وَمِنْهُمْ، حَتَّى ظَنُّوا أَنَّهَا لَمْ تُبْقِ أَحَدًا مِنْهُمْ إِلاَّ ذُكِرَ فِيهَا‏.‏ قَالَ قُلْتُ سُورَةُ الأَنْفَالِ‏.‏ قَالَ نَزَلَتْ فِي بَدْرٍ‏.‏ قَالَ قُلْتُ سُورَةُ الْحَشْرِ‏.‏ قَالَ نَزَلَتْ فِي بَنِي النَّضِيرِ‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn 'Abd al-Rahîm, qui a rapporté d'après Sa'îd ibn Sulaymân, d'après Hushaym, qui a été informé par Abû Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, qui a dit : J'ai dit à Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux) : « La sourate *at-Tawba* (Le Repentir) ? » Il répondit : « *At-Tawba* est celle qui expose [les hypocrites], elle n'a cessé de descendre [en révélation] avec des versets comme *et parmi eux* et *et parmi eux*, au point qu'ils ont cru qu'elle ne laisserait personne d'entre eux sans le mentionner. » Je dis : « La sourate *al-Anfâl* (Le Butin) ? » Il répondit : « Elle est descendue au sujet de [la bataille de] Badr. » Je dis : « La sourate *al-Hashr* (L'Exode) ? » Il répondit : « Elle est descendue au sujet des Banû al-Nadîr. »

Sa`id bin Jubair
Hadiths 4883https://sunnah.com/bukhari:4883

حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُدْرِكٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمَّادٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ سُورَةُ الْحَشْرِ قَالَ قُلْ سُورَةُ النَّضِيرِ‏.‏

Nous avons été informés par al-Hasan ibn Mudrik, qui a rapporté d'après Yahyâ ibn Hammâd, qui a été informé par Abû 'Awâna, d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd, qui a dit : J'ai dit à Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux) : « La sourate *al-Hashr* (L'Exode) ? » Il répondit : « Dis plutôt : la sourate *an-Nadîr* (des Banû al-Nadîr). »

Sa`id
Hadiths 4884https://sunnah.com/bukhari:4884

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَرَّقَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ وَقَطَعَ، وَهْىَ الْبُوَيْرَةُ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى ‏ {‏مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ‏} ‏

Nous avons été informés par Qutayba, qui a rapporté d'après al-Layth, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux) que le Messager d'Allah (ﷺ) fit brûler et couper les palmiers des Banû al-Nadîr, connus sous le nom d'al-Buwayra. Alors Allah, exalté soit-Il, fit descendre : *{Ce que vous avez coupé de palmiers ou que vous avez laissé debout sur leurs racines, c'est avec la permission d'Allah, et afin qu'Il couvre d'ignominie les pervers.}*(Coran, Sourate 59, Verset 5).

Ibn `Umar
Hadiths 4885https://sunnah.com/bukhari:4885

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَان ُ ـ غَيْرَ مَرَّةٍ ـ عَنْ عَمْرٍو، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَوْسِ بْنِ الْحَدَثَانِ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَتْ أَمْوَالُ بَنِي النَّضِيرِ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا لَمْ يُوجِفِ الْمُسْلِمُونَ عَلَيْهِ بِخَيْلٍ وَلاَ رِكَابٍ، فَكَانَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَاصَّةً، يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ مِنْهَا نَفَقَةَ سَنَتِهِ، ثُمَّ يَجْعَلُ مَا بَقِيَ فِي السِّلاَحِ وَالْكُرَاعِ، عُدَّةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ‏.‏

Nous avons été informés par 'Alî ibn 'Abd Allah, qui a rapporté d'après Sufyân – à plusieurs reprises – d'après 'Amr, d'après al-Zuhrî, d'après Mâlik ibn Aws ibn al-Hadathân, d'après 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Les biens des Banû al-Nadîr faisaient partie de ce qu'Allah avait accordé comme butin à Son Messager (ﷺ), sans que les musulmans n'aient eu à y engager ni chevaux ni montures. Ils étaient donc réservés au Messager d'Allah (ﷺ), qui en prélevait les dépenses annuelles pour sa famille, puis consacrait le reste aux armes et aux montures, en préparation pour le chemin d'Allah. »

`Umar
Hadiths 4886https://sunnah.com/bukhari:4886

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَعَنَ اللَّهُ الْوَاشِمَاتِ وَالْمُوتَشِمَاتِ وَالْمُتَنَمِّصَاتِ وَالْمُتَفَلِّجَاتِ لِلْحُسْنِ الْمُغَيِّرَاتِ خَلْقَ اللَّهِ‏.‏ فَبَلَغَ ذَلِكَ امْرَأَةً مِنْ بَنِي أَسَدٍ يُقَالُ لَهَا أُمُّ يَعْقُوبَ، فَجَاءَتْ فَقَالَتْ إِنَّهُ بَلَغَنِي أَنَّكَ لَعَنْتَ كَيْتَ وَكَيْتَ‏.‏ فَقَالَ وَمَا لِي لاَ أَلْعَنُ مَنْ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ هُوَ فِي كِتَابِ اللَّهِ فَقَالَتْ لَقَدْ قَرَأْتُ مَا بَيْنَ اللَّوْحَيْنِ فَمَا وَجَدْتُ فِيهِ مَا تَقُولُ‏.‏ قَالَ لَئِنْ كُنْتِ قَرَأْتِيهِ لَقَدْ وَجَدْتِيهِ، أَمَا قَرَأْتِ ‏ {‏وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا‏} ‏‏.‏ قَالَتْ بَلَى‏.‏ قَالَ فَإِنَّهُ قَدْ نَهَى عَنْهُ‏.‏ قَالَتْ فَإِنِّي أَرَى أَهْلَكَ يَفْعَلُونَهُ‏.‏ قَالَ فَاذْهَبِي فَانْظُرِي‏.‏ فَذَهَبَتْ فَنَظَرَتْ فَلَمْ تَرَ مِنْ حَاجَتِهَا شَيْئًا، فَقَالَ لَوْ كَانَتْ كَذَلِكَ مَا جَامَعْتُها.

Nous avons été informés par Muhammad ibn Yûsuf, qui a rapporté d'après Sufyân, d'après Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama, d'après 'Abd Allah (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Qu'Allah maudisse les femmes qui se tatouent et celles qui se font tatouer, celles qui se font épiler les sourcils et celles qui se font limer les dents pour la beauté, changeant ainsi la création d'Allah. » Cette parole parvint à une femme des Banû Asad appelée Umm Ya'qûb, qui vint le trouver et dit : « Il m'est parvenu que tu as maudit untel et untel. » Il répondit : « Et pourquoi ne maudirais-je pas ceux que le Messager d'Allah (ﷺ) a maudits et qui sont mentionnés dans le Livre d'Allah ? » Elle dit : « J'ai lu ce qui se trouve entre les deux couvertures [du Coran] et je n'y ai pas trouvé ce que tu dis. » Il répondit : « Si tu l'avais vraiment lu, tu l'aurais trouvé. N'as-tu pas lu : *{Ce que le Messager vous donne, prenez-le, et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous-en}* (Coran, Sourate 59, Verset 7) ? » Elle dit : « Si. » Il répondit : « Certes, il l'a interdit. » Elle dit : « Mais je vois que les gens de ta maison le font. » Il répondit : « Va voir. » Elle alla regarder et ne vit rien de ce qu'elle cherchait. Il dit alors : « Si cela avait été le cas, je ne l'aurais pas épousée. »

Alqama
Hadiths 4887https://sunnah.com/bukhari:4887

حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ ذَكَرْتُ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَابِسٍ حَدِيثَ مَنْصُورٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْوَاصِلَةَ فَقَالَ سَمِعْتُهُ مِنِ امْرَأَةٍ يُقَالُ لَهَا أُمُّ يَعْقُوبَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ مِثْلَ حَدِيثِ مَنْصُورٍ‏.‏

Nous avons été informés par 'Alî, qui a rapporté d'après 'Abd al-Rahmân, d'après Sufyân, qui a dit : J'ai mentionné à 'Abd al-Rahmân ibn 'Âbis le hadith de Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama, d'après 'Abd Allah (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a maudit la femme qui allonge ses cheveux [avec des postiches]. » Il répondit : « Je l'ai entendu d'une femme appelée Umm Ya'qûb, d'après 'Abd Allah, comme le hadith de Mansûr. »

`Abdullah (bin Mus'ud)
Hadiths 4888https://sunnah.com/bukhari:4888

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، قَالَ قَالَ عُمَرُ رضى الله عنه أُوصِي الْخَلِيفَةَ بِالْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ أَنْ يَعْرِفَ لَهُمْ حَقَّهُمْ، وَأُوصِي الْخَلِيفَةَ بِالأَنْصَارِ الَّذِينَ تَبَوَّءُوا الدَّارَ وَالإِيمَانَ مِنْ قَبْلِ أَنْ يُهَاجِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقْبَلَ مِنْ مُحْسِنِهِمْ وَيَعْفُوَ عَنْ مُسِيئِهِمْ‏.‏

Nous avons été informés par Ahmad ibn Yûnus, qui a rapporté d'après Abû Bakr, d'après Husayn, d'après 'Amr ibn Maymûn, qui a dit : 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « Je recommande au calife de reconnaître le droit des premiers émigrés (*Muhâjirûn*), et je recommande au calife de traiter les *Ansâr*, qui ont adopté la demeure [de Médine] et la foi avant que le Prophète (ﷺ) n'émigre, en acceptant le bien de ceux qui font le bien parmi eux et en pardonnant à ceux qui commettent des fautes. »

`Umar
Hadiths 4889https://sunnah.com/bukhari:4889

حَدَّثَنِي يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ غَزْوَانَ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الأَشْجَعِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَصَابَنِي الْجَهْدُ فَأَرْسَلَ إِلَى نِسَائِهِ فَلَمْ يَجِدْ عِنْدَهُنَّ شَيْئًا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ رَجُلٌ يُضَيِّفُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ يَرْحَمُهُ اللَّهُ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَذَهَبَ إِلَى أَهْلِهِ فَقَالَ لاِمْرَأَتِهِ ضَيْفُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لاَ تَدَّخِرِيهِ شَيْئًا‏.‏ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا عِنْدِي إِلاَّ قُوتُ الصِّبْيَةِ‏.‏ قَالَ فَإِذَا أَرَادَ الصِّبْيَةُ الْعَشَاءَ فَنَوِّمِيهِمْ، وَتَعَالَىْ فَأَطْفِئِي السِّرَاجَ وَنَطْوِي بُطُونَنَا اللَّيْلَةَ‏.‏ فَفَعَلَتْ ثُمَّ غَدَا الرَّجُلُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ لَقَدْ عَجِبَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ـ أَوْ ضَحِكَ ـ مِنْ فُلاَنٍ وَفُلاَنَةَ ‏"‏‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏ {‏وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ‏} ‏

J'ai été informé par Ya'qûb ibn Ibrâhîm ibn Kathîr, qui nous a rapporté d'après Abu Usâma, qui nous a rapporté d'après Fudayl ibn Ghazwân, qui nous a rapporté d'après Abu Hâzim al-Ashja'î, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Un homme vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, la détresse m'a atteint. » Il envoya donc [un message] à ses épouses, mais ne trouva rien chez elles. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « N'y a-t-il personne pour héberger cet homme cette nuit, qu'Allah lui fasse miséricorde ? » Un homme des Ansâr se leva et dit : « Moi, ô Messager d'Allah. » Il alla chez lui et dit à son épouse : « C'est un hôte du Messager d'Allah (ﷺ), ne garde rien pour lui. » Elle dit : « Par Allah, je n'ai rien d'autre que la nourriture des enfants. » Il dit : « Si les enfants veulent dîner, endors-les, viens éteindre la lampe et nous affamerons nos ventres cette nuit. » Elle fit ainsi. Le lendemain matin, l'homme se rendit auprès du Messager d'Allah (ﷺ), qui dit : « Allah, Puissant et Majestueux, a été émerveillé – ou a ri – de Untel et Unetelle. » Puis Allah, Puissant et Majestueux, fit descendre le verset : *« Et ils [les Ansâr] leur donnent la préférence sur eux-mêmes, même s'ils sont dans le besoin. »* (Sourate 59, Al-Hashr, verset 9).

Abu Huraira
Hadiths 4890https://sunnah.com/bukhari:4890

حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ حَدَّثَنِي الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي رَافِعٍ، كَاتِبَ عَلِيٍّ يَقُولُ سَمِعْتُ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَالزُّبَيْرَ وَالْمِقْدَادَ فَقَالَ ‏"‏ انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ فَإِنَّ بِهَا ظَعِينَةً مَعَهَا كِتَابٌ فَخُذُوهُ مِنْهَا ‏"‏‏.‏ فَذَهَبْنَا تَعَادَى بِنَا خَيْلُنَا حَتَّى أَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَإِذَا نَحْنُ بِالظَّعِينَةِ فَقُلْنَا أَخْرِجِي الْكِتَابَ فَقَالَتْ مَا مَعِي مِنْ كِتَابٍ‏.‏ فَقُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ‏.‏ فَأَخْرَجَتْهُ مِنْ عِقَاصِهَا فَأَتَيْنَا بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا فِيهِ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى أُنَاسٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِمَّنْ بِمَكَّةَ يُخْبِرُهُمْ بِبَعْضِ أَمْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَا هَذَا يَا حَاطِبُ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ تَعْجَلْ عَلَىَّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ امْرَأً مِنْ قُرَيْشٍ وَلَمْ أَكُنْ مِنْ أَنْفُسِهِمْ وَكَانَ مَنْ مَعَكَ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ لَهُمْ قَرَابَاتٌ يَحْمُونَ بِهَا أَهْلِيهِمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِمَكَّةَ فَأَحْبَبْتُ إِذْ فَاتَنِي مِنَ النَّسَبِ فِيهِمْ أَنْ أَصْطَنِعَ إِلَيْهِمْ يَدًا يَحْمُونَ قَرَابَتِي وَمَا فَعَلْتُ ذَلِكَ كُفْرًا وَلاَ ارْتِدَادًا عَنْ دِينِي‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّهُ قَدْ صَدَقَكُمْ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ فَأَضْرِبَ عُنُقَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّهُ شَهِدَ بَدْرًا وَمَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ ـ عَزَّ وَجَلَّ ـ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ عَمْرٌو وَنَزَلَتْ فِيهِ ‏ {‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ‏} ‏ قَالَ لاَ أَدْرِي الآيَةَ فِي الْحَدِيثِ أَوْ قَوْلُ عَمْرٍو‏.‏ حَدَّثَنَا عَلِيٌّ قِيلَ لِسُفْيَانَ فِي هَذَا فَنَزَلَتْ ‏ {‏لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي‏} ‏ قَالَ سُفْيَانُ هَذَا فِي حَدِيثِ النَّاسِ حَفِظْتُهُ مِنْ عَمْرٍو وَمَا تَرَكْتُ مِنْهُ حَرْفًا وَمَا أُرَى أَحَدًا حَفِظَهُ غَيْرِي‏.‏

Nous a rapporté al-Humaydî, qui nous a rapporté d'après Sufyân, qui nous a rapporté d'après 'Amr ibn Dînâr, qui a dit : J'ai été informé par al-Hasan ibn Muhammad ibn 'Alî qu'il avait entendu 'Ubayd Allah ibn Abî Râfi', le scribe de 'Alî, dire : J'ai entendu 'Alî (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a envoyé, ainsi que Zubayr et al-Miqdâd, et a dit : « Allez jusqu'au ravin de Khâkh, car il s'y trouve une femme en litière avec une lettre. Prenez-la-lui. » Nous partîmes donc, nos chevaux galopant jusqu'à ce que nous arrivions au ravin. Nous trouvâmes la femme en litière et lui dîmes : « Sors la lettre. » Elle répondit : « Je n'ai pas de lettre. » Nous dîmes : « Tu sortiras la lettre ou nous te déshabillerons. » Elle la sortit alors de sa tresse et nous la rapportâmes au Prophète (ﷺ). Il s'avéra qu'elle venait de Hâtib ibn Abî Balta'a, adressée à des polythéistes de La Mecque, les informant de certains desseins du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) dit : « Qu'est-ce que cela, ô Hâtib ? » Il répondit : « Ne te hâte pas contre moi, ô Messager d'Allah. J'étais un homme des Quraysh, mais je n'étais pas des leurs. Ceux qui sont avec toi parmi les émigrés ont des parents qui protègent leurs familles et leurs biens à La Mecque. J'ai donc voulu, puisque je n'avais pas de lien de parenté avec eux, me créer un lien pour qu'ils protègent mes proches. Je n'ai pas fait cela par mécréance ni par apostasie de ma religion. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Il vous a dit la vérité. » 'Umar dit : « Laisse-moi, ô Messager d'Allah, trancher son cou. » Il répondit : « Il a participé à la bataille de Badr. Et qui te dit qu'Allah, Puissant et Majestueux, n'a pas observé les gens de Badr et dit : "Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonnés." » 'Amr dit : Et le verset suivant fut révélé à son sujet : *« Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas Mon ennemi et le vôtre pour alliés... »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 1). Je ne sais pas si ce verset est mentionné dans le hadith ou si c'est une parole de 'Amr. 'Alî nous a rapporté qu'on demanda à Sufyân à ce sujet, et il fut révélé : *« Ne prenez pas Mon ennemi... »* Sufyân dit : Cela fait partie du hadith des gens, je l'ai retenu de 'Amr sans en omettre une lettre, et je ne pense pas que quelqu'un d'autre que moi l'ait retenu.

`Ali
Hadiths 4891https://sunnah.com/bukhari:4891

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَخِي ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَمِّهِ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَمْتَحِنُ مَنْ هَاجَرَ إِلَيْهِ مِنَ الْمُؤْمِنَاتِ بِهَذِهِ الآيَةِ، بِقَوْلِ اللَّهِ ‏ {‏يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ‏} ‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏غَفُورٌ رَحِيمٌ‏}‏‏.‏ قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ فَمَنْ أَقَرَّ بِهَذَا الشَّرْطِ مِنَ الْمُؤْمِنَاتِ قَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ قَدْ بَايَعْتُكِ ‏"‏‏.‏ كَلاَمًا وَلاَ وَاللَّهِ مَا مَسَّتْ يَدُهُ يَدَ امْرَأَةٍ قَطُّ فِي الْمُبَايَعَةِ، مَا يُبَايِعُهُنَّ إِلاَّ بِقَوْلِهِ ‏"‏ قَدْ بَايَعْتُكِ عَلَى ذَلِكَ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ إِسْحَاقَ عَنِ الزُّهْرِيِّ‏.‏ وَقَالَ إِسْحَاقُ بْنُ رَاشِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ وَعَمْرَةَ‏.‏

Nous a rapporté Ishâq, qui nous a rapporté d'après Ya'qûb ibn Ibrâhîm, qui nous a rapporté d'après le neveu d'Ibn Shihâb, d'après son oncle, qui m'a informé qu'Urwa a dit : 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), épouse du Prophète (ﷺ), m'a informé que le Messager d'Allah (ﷺ) soumettait à l'épreuve les femmes croyantes qui émigraient vers lui avec ce verset, par la parole d'Allah : *« Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent à toi pour te prêter serment d'allégeance... »* jusqu'à *« Pardonneur, Très Miséricordieux. »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, versets 12-13). Urwa dit : 'Âisha a dit : « Celle des croyantes qui reconnaissait cette condition, le Messager d'Allah (ﷺ) lui disait : "Je t'ai acceptée dans l'allégeance." » Paroles seulement, et par Allah, sa main n'a jamais touché la main d'une femme lors de l'allégeance. Il ne les acceptait dans l'allégeance qu'en disant : « Je t'ai acceptée dans l'allégeance à cette condition. » Yunus, Ma'mar et 'Abd al-Rahmân ibn Ishâq ont rapporté la même chose d'après al-Zuhrî. Ishâq ibn Râshid a dit, d'après al-Zuhrî, d'après Urwa et 'Amra.

`Urwa
Hadiths 4892https://sunnah.com/bukhari:4892

حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَ عَلَيْنَا ‏ {‏أَنْ لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا‏} ‏ وَنَهَانَا عَنِ النِّيَاحَةِ، فَقَبَضَتِ امْرَأَةٌ يَدَهَا فَقَالَتْ أَسْعَدَتْنِي فُلاَنَةُ أُرِيدُ أَنْ أَجْزِيَهَا‏.‏ فَمَا قَالَ لَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا فَانْطَلَقَتْ وَرَجَعَتْ فَبَايَعَهَا‏.‏

Nous a rapporté Abu Ma'mar, qui nous a rapporté d'après 'Abd al-Wârith, qui nous a rapporté d'après Ayyûb, d'après Hafsa bint Sîrîn, d'après Umm 'Atiyya (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Nous avons prêté allégeance au Messager d'Allah (ﷺ), et il nous a récité : *« Qu'elles n'associent rien à Allah »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 12), et il nous a interdit de nous lamenter. Une femme retira alors sa main et dit : « Une telle m'a rendu service, et je veux la récompenser. » Le Prophète (ﷺ) ne lui dit rien. Elle partit puis revint, et il accepta son allégeance.

Um Atiya
Hadiths 4893https://sunnah.com/bukhari:4893

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبِي قَالَ، سَمِعْتُ الزُّبَيْرَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، فِي قَوْلِهِ تَعَالَى ‏ {‏وَلاَ يَعْصِينَكَ فِي مَعْرُوفٍ‏} ‏ قَالَ إِنَّمَا هُوَ شَرْطٌ شَرَطَهُ اللَّهُ لِلنِّسَاءِ‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Muhammad, qui nous a rapporté d'après Wahb ibn Jarîr, qui a dit : Mon père m'a rapporté qu'il avait entendu al-Zubayr dire, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, concernant la parole d'Allah : *« Et qu'elles ne te désobéissent en rien de convenable »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 12) : « Il s'agit d'une condition qu'Allah a imposée aux femmes. »

Ibn `Abbas
Hadiths 4894https://sunnah.com/bukhari:4894

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ حَدَّثَنَاهُ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو إِدْرِيسَ، سَمِعَ عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ أَتُبَايِعُونِي عَلَى أَنْ لاَ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ شَيْئًا وَلاَ تَزْنُوا وَلاَ تَسْرِقُوا ‏"‏‏.‏ وَقَرَأَ آيَةَ النِّسَاءِ ـ وَأَكْثَرُ لَفْظِ سُفْيَانَ قَرَأَ الآيَةَ ـ ‏"‏ فَمَنْ وَفَى مِنْكُمْ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَعُوقِبَ فَهُوَ كَفَّارَةٌ لَهُ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْهَا شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ فَسَتَرَهُ اللَّهُ فَهْوَ إِلَى اللَّهِ، إِنْ شَاءَ عَذَّبَهُ وَإِنْ شَاءَ غَفَرَ لَهُ‏}‏ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنْ مَعْمَرٍ فِي الآيَةِ‏.‏

Nous a rapporté 'Alî ibn 'Abd Allah, qui nous a rapporté d'après Sufyân, qui a dit : Al-Zuhrî nous l'a rapporté, disant : Abu Idrîs m'a informé qu'il avait entendu 'Ubâda ibn al-Sâmit (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Nous étions auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'il dit : « M'acceptez-vous dans l'allégeance de ne rien associer à Allah, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas voler... » et il récita le verset des femmes – la plupart des termes de Sufyân étaient qu'il récita le verset : *« Quiconque parmi vous respecte [ces engagements], sa récompense incombe à Allah. Quant à celui qui commet l'une de ces fautes et est châtié en ce monde, cela lui servira d'expiation. Et celui qui commet l'une de ces fautes et à qui Allah fait miséricorde, c'est à Allah qu'il appartient : s'Il veut, Il le châtie, et s'Il veut, Il lui pardonne. »* (Sourate 5, Al-Mâ'ida, verset 38, et sourate 4, An-Nisâ', verset 18). 'Abd al-Razzâq a rapporté la même chose d'après Ma'mar concernant le verset.

'Ubada bin As-Samit
Hadiths 4895https://sunnah.com/bukhari:4895

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ مَعْرُوفٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، قَالَ وَأَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، أَنَّ الْحَسَنَ بْنَ مُسْلِمٍ، أَخْبَرَهُ عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ شَهِدْتُ الصَّلاَةَ يَوْمَ الْفِطْرِ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ فَكُلُّهُمْ يُصَلِّيهَا قَبْلَ الْخُطْبَةِ ثُمَّ يَخْطُبُ بَعْدُ، فَنَزَلَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَيْهِ حِينَ يُجَلِّسُ الرِّجَالَ بِيَدِهِ، ثُمَّ أَقْبَلَ يَشُقُّهُمْ حَتَّى أَتَى النِّسَاءَ مَعَ بِلاَلٍ فَقَالَ ‏ {‏يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ عَلَى أَنْ لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا وَلاَ يَسْرِقْنَ وَلاَ يَزْنِينَ وَلاَ يَقْتُلْنَ أَوْلاَدَهُنَّ وَلاَ يَأْتِينَ بِبُهْتَانٍ يَفْتَرِينَهُ بَيْنَ أَيْدِيهِنَّ وَأَرْجُلِهِنَّ‏} ‏ حَتَّى فَرَغَ مِنَ الآيَةِ كُلِّهَا ثُمَّ قَالَ حِينَ فَرَغَ ‏"‏ أَنْتُنَّ عَلَى ذَلِكَ ‏"‏‏.‏ وَقَالَتِ امْرَأَةٌ وَاحِدَةٌ لَمْ يُجِبْهُ غَيْرُهَا نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لاَ يَدْرِي الْحَسَنُ مَنْ هِيَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَتَصَدَّقْنَ ‏"‏ وَبَسَطَ بِلاَلٌ ثَوْبَهُ فَجَعَلْنَ يُلْقِينَ الْفَتَخَ وَالْخَوَاتِيمَ فِي ثَوْبِ بِلاَلٍ‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân, qui nous a rapporté d'après Hârûn ibn Ma'rûf, qui nous a rapporté d'après 'Abd Allah ibn Wahb, qui a dit : Ibn Jurayj m'a informé que al-Hasan ibn Muslim l'avait informé, d'après Tâwûs, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : J'ai assisté à la prière de la fête de la rupture du jeûne avec le Messager d'Allah (ﷺ), Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân. Tous la priaient avant le sermon, puis prononçaient le sermon après. Le Prophète d'Allah (ﷺ) descendit – et je crois le voir encore lorsqu'il faisait asseoir les hommes de sa main –, puis il avança en les séparant jusqu'à ce qu'il arrive auprès des femmes avec Bilâl. Il dit alors : *« Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent à toi pour te prêter serment d'allégeance, [acceptant] de n'associer rien à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer leurs enfants, de ne pas produire de calomnie qu'elles fabriquent entre leurs mains et leurs pieds, et de ne pas te désobéir en ce qui est convenable... »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 12) jusqu'à la fin du verset. Puis, lorsqu'il eut terminé, il dit : « Vous engagez-vous à cela ? » Une seule femme répondit, les autres ne répondirent pas : « Oui, ô Messager d'Allah. » Al-Hasan ne savait pas qui elle était. Il dit : « Faites l'aumône. » Bilâl étendit alors son vêtement, et elles y jetèrent des boucles d'oreilles et des bagues.

Ibn `Abbas
Hadiths 4896https://sunnah.com/bukhari:4896

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ لِي أَسْمَاءً، أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أَحْمَدُ، وَأَنَا الْمَاحِي الَّذِي يَمْحُو اللَّهُ بِيَ الْكُفْرَ، وَأَنَا الْحَاشِرُ الَّذِي يُحْشَرُ النَّاسُ عَلَى قَدَمِي، وَأَنَا الْعَاقِبُ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Abu al-Yamân, qui nous a informé d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui m'a informé que Muhammad ibn Jubayr ibn Mut'im m'a rapporté d'après son père (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « J'ai des noms : je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mâhî (Celui par qui Allah efface l'infidélité), je suis al-Hâshir (Celui auprès de qui les gens seront rassemblés), et je suis al-'Âqib (le Dernier). »

Jubair bin Mut`im
Hadiths 4897https://sunnah.com/bukhari:4897

حَدَّثَنِي عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ ثَوْرٍ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه قَالَ كُنَّا جُلُوسًا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأُنْزِلَتْ عَلَيْهِ سُورَةُ الْجُمُعَةِ ‏ {‏وَآخَرِينَ مِنْهُمْ لَمَّا يَلْحَقُوا بِهِمْ‏} ‏ قَالَ قُلْتُ مَنْ هُمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَلَمْ يُرَاجِعْهُ حَتَّى سَأَلَ ثَلاَثًا، وَفِينَا سَلْمَانُ الْفَارِسِيُّ، وَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ عَلَى سَلْمَانَ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ لَوْ كَانَ الإِيمَانُ عِنْدَ الثُّرَيَّا لَنَالَهُ رِجَالٌ ـ أَوْ رَجُلٌ ـ مِنْ هَؤُلاَءِ ‏"‏‏.‏

J'ai été informé par 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allâh, qui a dit : J'ai été informé par Sulaymân ibn Bilâl, d'après Thawr, d'après Abû al-Ghayth, d'après Abû Hurayra, qu'Allâh l'agrée, qui a dit : Nous étions assis auprès du Prophète (ﷺ) lorsque la sourate al-Jumu'a lui fut révélée : *« Et d'autres parmi eux qui ne les ont pas encore rejoints »* (Coran 62:3). Je demandai : « Qui sont-ils, ô Messager d'Allâh ? » Il ne me répondit pas jusqu'à ce que je lui aie posé la question trois fois. Parmi nous se trouvait Salmân al-Fârisî. Le Messager d'Allâh (ﷺ) posa alors sa main sur Salmân et dit : *« Si la foi se trouvait auprès de Thurayyâ (les Pléiades), des hommes – ou un homme – de ceux-ci l'atteindraient. »*

Abu Huraira
Hadiths 4898https://sunnah.com/bukhari:4898

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، أَخْبَرَنِي ثَوْرٌ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَنَالَهُ رِجَالٌ مِنْ هَؤُلاَءِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn 'Abd al-Wahhâb, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz, qui m'a informé Thawr, d'après Abû al-Ghayth, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ) : *« Des hommes de ceux-ci l'atteindront. »*

Abu Huraira
Hadiths 4899https://sunnah.com/bukhari:4899

حَدَّثَنِي حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، وَعَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَقْبَلَتْ عِيرٌ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَنَحْنُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَثَارَ النَّاسُ إِلاَّ اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏ {‏وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا‏} ‏

J'ai été informé par Hafs ibn 'Umar, qui a dit : Nous a rapporté Khâlid ibn 'Abd Allâh, qui a dit : Nous a rapporté Husayn, d'après Sâlim ibn Abî al-Ja'd et d'après Abû Sufyân, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh, qu'Allâh les agrée tous deux, qui a dit : Une caravane arriva un jour de vendredi alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ). Les gens se levèrent, sauf douze hommes. Alors Allâh révéla : *« Et quand ils voient un commerce ou une distraction, ils s'y précipitent »* (Coran 62:11).

Jabir bin `Abdullah
Hadiths 4900https://sunnah.com/bukhari:4900

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَ كُنْتُ فِي غَزَاةٍ فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ، يَقُولُ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا مِنْ حَوْلِهِ وَلَوْ رَجَعْنَا مِنْ عِنْدِهِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا‏.‏ الأَذَلَّ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي أَوْ لِعُمَرَ فَذَكَرَهُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَعَانِي فَحَدَّثْتُهُ فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَأَصْحَابِهِ فَحَلَفُوا مَا قَالُوا فَكَذَّبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَصَدَّقَهُ فَأَصَابَنِي هَمٌّ لَمْ يُصِبْنِي مِثْلُهُ قَطُّ، فَجَلَسْتُ فِي الْبَيْتِ فَقَالَ لِي عَمِّي مَا أَرَدْتَ إِلَى أَنْ كَذَّبَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَقَتَكَ‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى ‏ {‏إِذَا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ‏} ‏ فَبَعَثَ إِلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ يَا زَيْدُ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Rajâ', qui a dit : Nous a rapporté Isrâ'îl, d'après Abû Ishâq, d'après Zayd ibn Arqam, qui a dit : J'étais en expédition lorsque j'entendis 'Abd Allâh ibn Ubayy dire : « Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh jusqu'à ce qu'ils se dispersent autour de lui. Et si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » Je rapportai cela à mon oncle ou à 'Umar, qui le mentionna au Prophète (ﷺ). Le Messager d'Allâh (ﷺ) m'appela et je lui racontai. Il envoya alors chercher 'Abd Allâh ibn Ubayy et ses compagnons, qui jurèrent ne pas avoir dit cela. Le Messager d'Allâh (ﷺ) me démentit et les crut, ce qui me causa une tristesse comme je n'en avais jamais éprouvé. Je m'assis chez moi, et mon oncle me dit : « Pourquoi as-tu voulu que le Messager d'Allâh (ﷺ) te démente et te déteste ? » Puis Allâh, exalté soit-Il, révéla : *« Lorsque les hypocrites viennent à toi »* (Coran 63:1). Le Prophète (ﷺ) m'envoya chercher, lut le verset et dit : *« Certes, Allâh t'a confirmé la vérité, ô Zayd. »*

Zaid bin Arqam