حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ مَعَ عَمِّي فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ابْنَ سَلُولَ يَقُولُ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا. وَقَالَ أَيْضًا لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ. فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي فَذَكَرَ عَمِّي لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَأَصْحَابِهِ، فَحَلَفُوا مَا قَالُوا، فَصَدَّقَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَذَّبَنِي، فَأَصَابَنِي هَمٌّ لَمْ يُصِبْنِي مِثْلُهُ، فَجَلَسْتُ فِي بَيْتِي، فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {إِذَا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ} إِلَى قَوْلِهِ {هُمُ الَّذِينَ يَقُولُونَ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ} إِلَى قَوْلِهِ {لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ} فَأَرْسَلَ إِلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَهَا عَلَىَّ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ ".
Nous a rapporté Âdam ibn Abî Iyâs, qui a dit : Nous a rapporté Isrâ'îl, d'après Abû Ishâq, d'après Zayd ibn Arqam, qu'Allâh l'agrée, qui a dit : J'étais avec mon oncle lorsque j'entendis 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl dire : « Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh jusqu'à ce qu'ils se dispersent. » Il dit aussi : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » Je rapportai cela à mon oncle, qui le mentionna au Messager d'Allâh (ﷺ). Le Messager d'Allâh (ﷺ) envoya chercher 'Abd Allâh ibn Ubayy et ses compagnons, qui jurèrent ne pas avoir dit cela. Le Messager d'Allâh (ﷺ) les crut et me démentit, ce qui me causa une tristesse comme je n'en avais jamais éprouvé. Je m'assis chez moi, puis Allâh, Puissant et Majestueux, révéla : *« Lorsque les hypocrites viennent à toi »* jusqu'à Ses paroles : *« Ceux qui disent : "Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh" »* jusqu'à Ses paroles : *« Le plus puissant en chassera le plus faible »* (Coran 63:7-8). Le Messager d'Allâh (ﷺ) m'envoya chercher, me lut ces versets et dit : *« Certes, Allâh t'a confirmé la vérité. »*
Hadiths 4902https://sunnah.com/bukhari:4902
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ، قَالَ سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ كَعْبٍ الْقُرَظِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ. وَقَالَ أَيْضًا لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ. أَخْبَرْتُ بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَلاَمَنِي الأَنْصَارُ، وَحَلَفَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ مَا قَالَ ذَلِكَ، فَرَجَعْتُ إِلَى الْمَنْزِلِ فَنِمْتُ فَدَعَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَيْتُهُ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ ". وَنَزَلَ {هُمُ الَّذِينَ يَقُولُونَ لاَ تُنْفِقُوا} الآيَةَ. وَقَالَ ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ عَنِ الأَعْمَشِ عَنْ عَمْرٍو عَنِ ابْنِ أَبِي لَيْلَى عَنْ زَيْدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Nous a rapporté Âdam, qui a dit : Nous a rapporté Shu'ba, d'après al-Hakam, qui a dit : J'ai entendu Muhammad ibn Ka'b al-Qurazî dire : J'ai entendu Zayd ibn Arqam, qu'Allâh l'agrée, dire : Lorsque 'Abd Allâh ibn Ubayy dit : « Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh » et dit aussi : « Si nous retournons à Médine... », j'en informai le Prophète (ﷺ). Les Ansâr me blâmèrent, et 'Abd Allâh ibn Ubayy jura ne pas avoir dit cela. Je rentrai chez moi et m'endormis. Le Messager d'Allâh (ﷺ) m'envoya chercher, et je vins à lui. Il me dit : *« Certes, Allâh t'a confirmé la vérité. »* Et fut révélé : *« Ceux qui disent : "Ne dépensez rien..." »* (Coran 63:7). Ibn Abî Zâ'ida a rapporté d'après al-A'mash, d'après 'Amr, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après Zayd, d'après le Prophète (ﷺ).
Hadiths 4903https://sunnah.com/bukhari:4903
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ أَصَابَ النَّاسَ فِيهِ شِدَّةٌ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ لأَصْحَابِهِ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا مِنْ حَوْلِهِ. وَقَالَ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ فَأَرْسَلَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ فَسَأَلَهُ، فَاجْتَهَدَ يَمِينَهُ مَا فَعَلَ، قَالُوا كَذَبَ زَيْدٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَوَقَعَ فِي نَفْسِي مِمَّا قَالُوا شِدَّةٌ، حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ تَصْدِيقِي فِي {إِذَا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ} فَدَعَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِيَسْتَغْفِرَ لَهُمْ فَلَوَّوْا رُءُوسَهُمْ. وَقَوْلُهُ {خُشُبٌ مُسَنَّدَةٌ} قَالَ كَانُوا رِجَالاً أَجْمَلَ شَىْءٍ.
Nous a rapporté 'Amr ibn Khâlid, qui a dit : Nous a rapporté Zuhayr ibn Mu'âwiya, qui a dit : Nous a rapporté Abû Ishâq, qui a dit : J'ai entendu Zayd ibn Arqam dire : Nous partîmes en voyage avec le Prophète (ﷺ), au cours duquel les gens connurent une grande difficulté. 'Abd Allâh ibn Ubayy dit alors à ses compagnons : « Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh jusqu'à ce qu'ils se dispersent autour de lui. » Il dit aussi : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » Je vins trouver le Prophète (ﷺ) et l'en informai. Il envoya chercher 'Abd Allâh ibn Ubayy et l'interrogea. Celui-ci jura avec insistance ne pas avoir fait cela. On dit : « Zayd a menti au Messager d'Allâh (ﷺ). » Cela me causa une grande peine, jusqu'à ce qu'Allâh, Puissant et Majestueux, révèle ma confirmation dans : *« Lorsque les hypocrites viennent à toi »* (Coran 63:1). Le Prophète (ﷺ) les appela pour demander pardon pour eux, mais ils détournèrent leurs têtes. Quant à Ses paroles : *« Comme des poutres appuyées »* (Coran 63:4), il dit : « C'étaient des hommes d'une grande beauté. »
Hadiths 4904https://sunnah.com/bukhari:4904
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عَمِّي فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ابْنَ سَلُولَ، يَقُولُ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا، وَلَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ. فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي، فَذَكَرَ عَمِّي لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم {فَدَعَانِي فَحَدَّثْتُهُ، فَأَرْسَلَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَأَصْحَابِهِ فَحَلَفُوا مَا قَالُوا، وَكَذَّبَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم} وَصَدَّقَهُمْ، فَأَصَابَنِي غَمٌّ لَمْ يُصِبْنِي مِثْلُهُ قَطُّ، فَجَلَسْتُ فِي بَيْتِي وَقَالَ عَمِّي مَا أَرَدْتَ إِلَى أَنْ كَذَّبَكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَمَقَتَكَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِذَا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ قَالُوا نَشْهَدُ إِنَّكَ لَرَسُولُ اللَّهِ} وَأَرْسَلَ إِلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَهَا وَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ ".
Nous a rapporté 'Ubayd Allâh ibn Mûsâ, d'après Isrâ'îl, d'après Abû Ishâq, d'après Zayd ibn Arqam, qui a dit : J'étais avec mon oncle lorsque j'entendis 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl dire : « Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allâh jusqu'à ce qu'ils se dispersent. Et si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » Je rapportai cela à mon oncle, qui le mentionna au Prophète (ﷺ). Celui-ci m'appela et je lui racontai. Il envoya alors chercher 'Abd Allâh ibn Ubayy et ses compagnons, qui jurèrent ne pas avoir dit cela. Le Prophète (ﷺ) me démentit et les crut, ce qui me causa une tristesse comme je n'en avais jamais éprouvé. Je m'assis chez moi, et mon oncle me dit : « Pourquoi as-tu voulu que le Prophète (ﷺ) te démente et te déteste ? » Puis Allâh, exalté soit-Il, révéla : *« Lorsque les hypocrites viennent à toi, ils disent : "Nous attestons que tu es certes le Messager d'Allâh" »* (Coran 63:1). Le Prophète (ﷺ) m'envoya chercher, me lut ces versets et dit : *« Certes, Allâh t'a confirmé la vérité. »*
Hadiths 4905https://sunnah.com/bukhari:4905
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا فِي غَزَاةٍ ـ قَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً فِي جَيْشٍ ـ فَكَسَعَ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا لَلأَنْصَارِ. وَقَالَ الْمُهَاجِرِيُّ يَا لَلْمُهَاجِرِينَ. فَسَمِعَ ذَاكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا بَالُ دَعْوَى جَاهِلِيَّةٍ " قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ كَسَعَ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ. فَقَالَ " دَعُوهَا فَإِنَّهَا مُنْتِنَةٌ ". فَسَمِعَ بِذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ فَقَالَ فَعَلُوهَا، أَمَا وَاللَّهِ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ. فَبَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَامَ عُمَرُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُ لاَ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ أَنَّ مُحَمَّدًا يَقْتُلُ أَصْحَابَهُ " وَكَانَتِ الأَنْصَارُ أَكْثَرَ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ حِينَ قَدِمُوا الْمَدِينَةَ، ثُمَّ إِنَّ الْمُهَاجِرِينَ كَثُرُوا بَعْدُ. قَالَ سُفْيَانُ فَحَفِظْتُهُ مِنْ عَمْرٍو قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرًا كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Nous a rapporté 'Alî, nous a rapporté Sufyân, qui a dit : 'Amr a entendu Jâbir ibn 'Abd Allah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : Nous étions en expédition – Sufyân a dit une fois : dans une armée – lorsqu’un homme parmi les Muhâjirûn donna un coup à un homme parmi les Ansâr. L’Ansârî s’écria : « Ô les Ansâr ! » et le Muhâjir s’écria : « Ô les Muhâjirûn ! ». Le Messager d’Allah (ﷺ) entendit cela et dit : « Qu’est-ce que ces appels de l’époque de la Jâhiliyya ? ». Ils répondirent : « Ô Messager d’Allah, un homme parmi les Muhâjirûn a frappé un homme parmi les Ansâr. » Il dit : « Laissez cela, car c’est une chose puante. » Lorsque 'Abd Allah ibn Ubayy entendit cela, il dit : « Ils l’ont fait ! Par Allah, si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » La nouvelle parvint au Prophète (ﷺ), et 'Umar se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de trancher le cou de ce hypocrite. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Laisse-le, afin que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses compagnons. » Les Ansâr étaient plus nombreux que les Muhâjirûn lorsque ceux-ci arrivèrent à Médine, puis les Muhâjirûn devinrent plus nombreux par la suite. Sufyân dit : Je l’ai retenu de 'Amr, et 'Amr a dit : J’ai entendu Jâbir dire : Nous étions avec le Prophète (ﷺ).
Hadiths 4906https://sunnah.com/bukhari:4906
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْفَضْلِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ حَزِنْتُ عَلَى مَنْ أُصِيبَ بِالْحَرَّةِ فَكَتَبَ إِلَىَّ زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ وَبَلَغَهُ شِدَّةُ حُزْنِي يَذْكُرُ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِلأَنْصَارِ وَلأَبْنَاءِ الأَنْصَارِ " ـ وَشَكَّ ابْنُ الْفَضْلِ فِي أَبْنَاءِ أَبْنَاءِ الأَنْصَارِ ـ فَسَأَلَ أَنَسًا بَعْضُ مَنْ كَانَ عِنْدَهُ فَقَالَ هُوَ الَّذِي يَقُولُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا الَّذِي أَوْفَى اللَّهُ لَهُ بِأُذُنِهِ ".
Nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Abd Allah, qui a dit : m’a rapporté Ismâ'îl ibn Ibrâhîm ibn 'Uqba, d’après Mûsâ ibn 'Uqba, qui a dit : m’a rapporté 'Abd Allah ibn al-Fadl qu’il avait entendu Anas ibn Mâlik dire : Je m’affligeais pour ceux qui furent tués lors de l’événement d’al-Harra. Zayd ibn Arqam m’écrivit – car il avait appris l’intensité de mon chagrin – en mentionnant qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Ô Allah, pardonne aux Ansâr et aux enfants des Ansâr » – Ibn al-Fadl douta au sujet des petits-enfants des Ansâr. Anas demanda à l’un de ceux qui étaient présents auprès de lui, qui répondit : « C’est celui à propos duquel le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Voici celui pour qui Allah a exaucé par son oreille.’ »
Hadiths 4907https://sunnah.com/bukhari:4907
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَفِظْنَاهُ مِنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ كُنَّا فِي غَزَاةٍ فَكَسَعَ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا لَلأَنْصَارِ. وَقَالَ الْمُهَاجِرِيُّ يَا لَلْمُهَاجِرِينَ. فَسَمَّعَهَا اللَّهُ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا هَذَا ". فَقَالُوا كَسَعَ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا لَلأَنْصَارِ. وَقَالَ الْمُهَاجِرِيُّ يَالَلْمُهَاجِرِينَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعُوهَا فَإِنَّهَا مُنْتِنَةٌ ". قَالَ جَابِرٌ وَكَانَتِ الأَنْصَارُ حِينَ قَدِمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَكْثَرَ، ثُمَّ كَثُرَ الْمُهَاجِرُونَ بَعْدُ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَوَقَدْ فَعَلُوا، وَاللَّهِ لَئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ. فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رضى الله عنه دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُ لاَ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ أَنَّ مُحَمَّدًا يَقْتُلُ أَصْحَابَهُ ".
Nous a rapporté al-Humaydî, nous a rapporté Sufyân, qui a dit : Nous l’avons retenu de 'Amr ibn Dînâr, qui a dit : J’ai entendu Jâbir ibn 'Abd Allah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : Nous étions en expédition lorsqu’un homme parmi les Muhâjirûn donna un coup à un homme parmi les Ansâr. L’Ansârî s’écria : « Ô les Ansâr ! » et le Muhâjir s’écria : « Ô les Muhâjirûn ! ». Allah fit entendre cela à Son Messager (ﷺ), qui dit : « Qu’est-ce que cela ? » Ils répondirent : « Un homme parmi les Muhâjirûn a frappé un homme parmi les Ansâr, alors l’Ansârî s’écria : ‘Ô les Ansâr !’ et le Muhâjir s’écria : ‘Ô les Muhâjirûn !’ » Le Prophète (ﷺ) dit : « Laissez cela, car c’est une chose puante. » Jâbir dit : Les Ansâr étaient plus nombreux lorsque le Prophète (ﷺ) arriva, puis les Muhâjirûn devinrent plus nombreux par la suite. 'Abd Allah ibn Ubayy dit : « Ils l’ont vraiment fait ! Par Allah, si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de trancher le cou de cet hypocrite. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Laisse-le, afin que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses compagnons. »
Hadiths 4908https://sunnah.com/bukhari:4908
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، طَلَّقَ امْرَأَتَهُ وَهْىَ حَائِضٌ، فَذَكَرَ عُمَرُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَغَيَّظَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " لِيُرَاجِعْهَا ثُمَّ يُمْسِكْهَا حَتَّى تَطْهُرَ، ثُمَّ تَحِيضَ فَتَطْهُرَ، فَإِنْ بَدَا لَهُ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا طَاهِرًا قَبْلَ أَنْ يَمَسَّهَا فَتِلْكَ الْعِدَّةُ كَمَا أَمَرَهُ اللَّهُ " .
Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr, nous a rapporté al-Layth, qui a dit : m’a rapporté 'Uqayl, d’après Ibn Shihâb, qui a dit : m’a informé Sâlim qu’'Abd Allah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) l’avait informé qu’il avait répudié son épouse alors qu’elle était en période de menstrues. 'Umar en parla au Messager d’Allah (ﷺ), qui s’en irrita et dit : « Qu’il la reprenne, puis qu’il la garde jusqu’à ce qu’elle soit pure, puis qu’elle ait de nouveau ses menstrues et soit pure. S’il décide alors de la répudier, qu’il le fasse lorsqu’elle est pure avant de la toucher. Telle est la période d’attente ('iddah) comme Allah l’a ordonné. »
Nous a rapporté Sa'd ibn Hafs, nous a rapporté Shaybân, d’après Yahyâ, qui a dit : m’a informé Abû Salama, qui a dit : Un homme vint trouver Ibn 'Abbâs alors qu’Abû Hurayra était assis auprès de lui et dit : « Donne-moi un avis juridique concernant une femme qui a accouché quarante nuits après la mort de son époux. » Ibn 'Abbâs répondit : « Le dernier des deux délais. » Je dis : « Moi, {Et quant à celles qui sont enceintes, leur délai se terminera à leur accouchement} [Coran 65:4]. » Abû Hurayra dit : « Je suis de l’avis de mon neveu » – c’est-à-dire Abû Salama. Ibn 'Abbâs envoya alors son serviteur Kurayb auprès de Umm Salama pour l’interroger. Elle répondit : « Le mari de Subay'a al-Aslamiyya fut tué alors qu’elle était enceinte, et elle accoucha quarante nuits après sa mort. Elle fut demandée en mariage, et le Messager d’Allah (ﷺ) la maria. Abû al-Sanâbil faisait partie de ceux qui la demandèrent en mariage. »
A rapporté Sulaymân ibn Harb et Abû al-Nu'mân, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d’après Ayyûb, d’après Muhammad, qui a dit : Je me trouvais dans un cercle où se trouvait 'Abd al-Rahmân ibn Abî Laylâ, et ses compagnons le vénéraient. Il fut question du dernier des deux délais, alors je rapportai le hadith de Subay'a bint al-Hârith d’après 'Abd Allah ibn 'Utba. L’un de ses compagnons me fit signe. Muhammad dit : Je m’en aperçus et dis : « Je serais alors bien audacieux si je mentais sur 'Abd Allah ibn 'Utba alors qu’il se trouve dans une région de Koufa. » Il eut honte et dit : « Mais son oncle n’a pas dit cela. » Je rencontrai ensuite Abû 'Atiyya Mâlik ibn 'Âmir et l’interrogeai. Il commença à me rapporter le hadith de Subay'a, alors je lui dis : « As-tu entendu quelque chose de la part de 'Abd Allah à ce sujet ? » Il répondit : « Nous étions auprès de 'Abd Allah, qui dit : ‘Vous leur imposez la rigueur et ne leur accordez pas la facilité.’ Certes, la sourate des Femmes la plus courte est descendue après la plus longue : {Et quant à celles qui sont enceintes, leur délai se terminera à leur accouchement} [Coran 65:4]. »
Nous a rapporté Mu'âdh ibn Fadâla, nous a rapporté Hishâm, d’après Yahyâ, d’après Ibn Hakîm, d’après Sa'îd ibn Jubayr, que Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit concernant le serment de continence (al-harâm) : « Il doit une expiation. » Ibn 'Abbâs dit également : {Certes, vous avez en le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre]} [Coran 33:21].
Hadiths 4912https://sunnah.com/bukhari:4912
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ عُمَيْرٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَشْرَبُ عَسَلاً عِنْدَ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ وَيَمْكُثُ عِنْدَهَا فَوَاطَيْتُ أَنَا وَحَفْصَةُ عَنْ أَيَّتُنَا دَخَلَ عَلَيْهَا فَلْتَقُلْ لَهُ أَكَلْتَ مَغَافِيرَ إِنِّي أَجِدُ مِنْكَ رِيحَ مَغَافِيرَ. قَالَ " لاَ وَلَكِنِّي كُنْتُ أَشْرَبُ عَسَلاً عِنْدَ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ فَلَنْ أَعُودَ لَهُ وَقَدْ حَلَفْتُ لاَ تُخْبِرِي بِذَلِكِ أَحَدًا " .
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, nous a informé Hishâm ibn Yûsuf, d’après Ibn Jurayj, d’après 'Atâ’, d’après 'Ubayd ibn 'Umayr, d’après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) buvait du miel chez Zaynab bint Jahsh et s’attardait auprès d’elle. Hafsa et moi nous mîmes d’accord que celle d’entre nous chez qui il entrerait lui dirait : « As-tu mangé du maghâfîr ? Je sens une odeur de maghâfîr de toi. » Il répondit : « Non, mais j’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh et je n’y retournerai plus. J’en ai fait le serment, ne le révèle à personne. »
Hadiths 4913https://sunnah.com/bukhari:4913
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ حُنَيْنٍ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ أَنَّهُ قَالَ مَكَثْتُ سَنَةً أُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنْ آيَةٍ، فَمَا أَسْتَطِيعُ أَنْ أَسْأَلَهُ هَيْبَةً لَهُ، حَتَّى خَرَجَ حَاجًّا فَخَرَجْتُ مَعَهُ فَلَمَّا رَجَعْتُ وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَدَلَ إِلَى الأَرَاكِ لِحَاجَةٍ لَهُ ـ قَالَ ـ فَوَقَفْتُ لَهُ حَتَّى فَرَغَ سِرْتُ مَعَهُ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ اللَّتَانِ تَظَاهَرَتَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَزْوَاجِهِ فَقَالَ تِلْكَ حَفْصَةُ وَعَائِشَةُ. قَالَ فَقُلْتُ وَاللَّهِ إِنْ كُنْتُ لأُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَكَ عَنْ هَذَا مُنْذُ سَنَةٍ، فَمَا أَسْتَطِيعُ هَيْبَةً لَكَ. قَالَ فَلاَ تَفْعَلْ مَا ظَنَنْتَ أَنَّ عِنْدِي مِنْ عِلْمٍ فَاسْأَلْنِي، فَإِنْ كَانَ لِي عِلْمٌ خَبَّرْتُكَ بِهِ ـ قَالَ ـ ثُمَّ قَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ إِنْ كُنَّا فِي الْجَاهِلِيَّةِ مَا نَعُدُّ لِلنِّسَاءِ أَمْرًا، حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِنَّ مَا أَنْزَلَ وَقَسَمَ لَهُنَّ مَا قَسَمَ ـ قَالَ ـ فَبَيْنَا أَنَا فِي أَمْرٍ أَتَأَمَّرُهُ إِذْ قَالَتِ امْرَأَتِي لَوْ صَنَعْتَ كَذَا وَكَذَا ـ قَالَ ـ فَقُلْتُ لَهَا مَالَكِ وَلِمَا هَا هُنَا فِيمَا تَكَلُّفُكِ فِي أَمْرٍ أُرِيدُهُ. فَقَالَتْ لِي عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ مَا تُرِيدُ أَنْ تُرَاجَعَ أَنْتَ، وَإِنَّ ابْنَتَكَ لَتُرَاجِعُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ. فَقَامَ عُمَرُ فَأَخَذَ رِدَاءَهُ مَكَانَهُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ فَقَالَ لَهَا يَا بُنَيَّةُ إِنَّكِ لَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ. فَقَالَتْ حَفْصَةُ وَاللَّهِ إِنَّا لَنُرَاجِعُهُ. فَقُلْتُ. تَعْلَمِينَ أَنِّي أُحَذِّرُكِ عُقُوبَةَ اللَّهِ وَغَضَبَ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم يَا بُنَيَّةُ لاَ يَغُرَّنَّكِ هَذِهِ الَّتِي أَعْجَبَهَا حُسْنُهَا حُبُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ قَالَ ثُمَّ خَرَجْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ لِقَرَابَتِي مِنْهَا فَكَلَّمْتُهَا. فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ دَخَلْتَ فِي كُلِّ شَىْءٍ، حَتَّى تَبْتَغِي أَنْ تَدْخُلَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَزْوَاجِهِ. فَأَخَذَتْنِي وَاللَّهِ أَخْذًا كَسَرَتْنِي عَنْ بَعْضِ مَا كُنْتُ أَجِدُ، فَخَرَجْتُ مِنْ عِنْدِهَا، وَكَانَ لِي صَاحِبٌ مِنَ الأَنْصَارِ إِذَا غِبْتُ أَتَانِي بِالْخَبَرِ، وَإِذَا غَابَ كُنْتُ أَنَا آتِيهِ بِالْخَبَرِ، وَنَحْنُ نَتَخَوَّفُ مَلِكًا مِنْ مُلُوكِ غَسَّانَ، ذُكِرَ لَنَا أَنَّهُ يُرِيدُ أَنْ يَسِيرَ إِلَيْنَا، فَقَدِ امْتَلأَتْ صُدُورُنَا مِنْهُ، فَإِذَا صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَدُقُّ الْبَابَ فَقَالَ افْتَحِ افْتَحْ. فَقُلْتُ جَاءَ الْغَسَّانِيُّ فَقَالَ بَلْ أَشَدُّ مِنْ ذَلِكَ. اعْتَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَزْوَاجَهُ. فَقُلْتُ رَغَمَ أَنْفُ حَفْصَةَ وَعَائِشَةَ. فَأَخَذْتُ ثَوْبِيَ فَأَخْرُجُ حَتَّى جِئْتُ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَشْرُبَةٍ لَهُ يَرْقَى عَلَيْهَا بِعَجَلَةٍ، وَغُلاَمٌ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَسْوَدُ عَلَى رَأْسِ الدَّرَجَةِ فَقُلْتُ لَهُ قُلْ هَذَا عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ. فَأَذِنَ لِي ـ قَالَ عُمَرُ ـ فَقَصَصْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَذَا الْحَدِيثَ، فَلَمَّا بَلَغْتُ حَدِيثَ أُمِّ سَلَمَةَ تَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنَّهُ لَعَلَى حَصِيرٍ مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ شَىْءٌ، وَتَحْتَ رَأْسِهِ وِسَادَةٌ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، وَإِنَّ عِنْدَ رِجْلَيْهِ قَرَظًا مَصْبُوبًا، وَعِنْدَ رَأْسِهِ أَهَبٌ مُعَلَّقَةٌ فَرَأَيْتُ أَثَرَ الْحَصِيرِ فِي جَنْبِهِ فَبَكَيْتُ فَقَالَ " مَا يُبْكِيكَ ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ كِسْرَى وَقَيْصَرَ فِيمَا هُمَا فِيهِ وَأَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ. فَقَالَ " أَمَا تَرْضَى أَنْ تَكُونَ لَهُمُ الدُّنْيَا وَلَنَا الآخِرَةُ ".
Nous avons été informés par 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allâh, qui nous a rapporté d'après Sulaymân ibn Bilâl, d'après Yahyâ, d'après 'Ubayd ibn Hunayn, qu'il avait entendu Ibn 'Abbâs – que Dieu les agrée tous deux – raconter : « J'ai passé une année entière avec l'intention de demander à 'Umar ibn al-Khattâb au sujet d'un verset, mais je n'ai pas osé le faire par déférence envers lui. Puis, il partit en pèlerinage et je l'accompagnai. Au retour, alors que nous étions en chemin, il s'écarta vers un buisson d'arâk pour un besoin naturel. Je m'arrêtai pour l'attendre jusqu'à ce qu'il eût terminé. Je marchai ensuite à ses côtés et lui dis : "Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète – que la paix et le salut soient sur lui – qui se sont liguées contre lui ?" Il répondit : "Il s'agit de Hafsa et de 'Â'isha." Je dis alors : "Par Dieu, j'avais l'intention de te poser cette question depuis un an, mais je n'osais pas par déférence envers toi." Il me dit : "Ne fais pas cela. Si tu penses que je détiens une connaissance, interroge-moi. Si j'en ai la science, je t'en informerai." Puis, 'Umar ajouta : "Par Dieu, à l'époque de la Jâhiliyya, nous ne considérions pas les femmes comme ayant une quelconque importance, jusqu'à ce que Dieu révélât à leur sujet ce qu'Il a révélé et leur attribuât ce qu'Il leur a attribué." Il poursuivit : "Alors que j'étais occupé à une affaire que je devais régler, mon épouse me dit : 'Si tu faisais telle et telle chose...' Je lui répondis : 'Qu'as-tu à voir avec cela ? Pourquoi t'immisces-tu dans une affaire que je souhaite régler ?' Elle me dit : 'Étonnant de ta part, ô fils d'al-Khattâb ! Tu ne veux pas qu'on te contredise, alors que ta propre fille contredit le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – au point qu'il reste en colère toute la journée.' 'Umar se leva alors, prit son manteau et se rendit chez Hafsa. Il lui dit : 'Ô ma petite, tu contredis le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – au point qu'il reste en colère toute la journée.' Hafsa répondit : 'Par Dieu, nous le contredisons bel et bien.' Je lui dis : 'Sache que je te mets en garde contre le châtiment de Dieu et la colère de Son Messager – que la paix et le salut soient sur lui. Ô ma petite, que celle dont la beauté a séduit le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – et qu'il aime (il voulait parler de 'Â'isha) ne te trompe pas.' Je sortis ensuite et me rendis chez Umm Salama en raison de notre parenté, et je lui parlai. Umm Salama me dit : 'Étonnant de ta part, ô fils d'al-Khattâb ! Tu t'immisces en toute chose, au point de vouloir t'interposer entre le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – et ses épouses.' Par Dieu, ses paroles me frappèrent si fort qu'elles m'empêchèrent de ressentir une partie de ce que je ressentais auparavant. Je sortis de chez elle. J'avais un compagnon parmi les Ansâr qui, lorsque je m'absentais, m'apportait les nouvelles, et lorsque lui s'absentait, c'est moi qui lui apportais les nouvelles. Nous craignions un roi des rois de Ghassân, dont on nous avait dit qu'il voulait marcher contre nous, si bien que nos poitrines en étaient remplies. Mon compagnon ansârite vint frapper à la porte et dit : 'Ouvre, ouvre !' Je dis : 'Le Ghassânite est venu ?' Il répondit : 'C'est pire que cela : le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – s'est séparé de ses épouses.' Je dis : 'Que Hafsa et 'Â'isha soient humiliées !' Je pris mon vêtement et sortis. Je vins trouver le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – dans une petite chambre où il montait à l'aide d'une échelle de bois. Un jeune serviteur noir du Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – se tenait en haut des marches. Je lui dis : 'Dis-lui que c'est 'Umar ibn al-Khattâb.' Il me permit d'entrer. Je racontai alors au Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – cette histoire. Lorsque j'en vins au récit d'Umm Salama, le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui – sourit. Il était allongé sur une natte qui avait laissé des marques sur son flanc, sans rien entre lui et elle. Sous sa tête se trouvait un coussin de cuir rembourré de fibres de palmier. Près de ses pieds, il y avait de l'écorce de mimosa en tas, et près de sa tête, une peau de bête était suspendue. Voyant les traces de la natte sur son flanc, je pleurai. Il me dit : 'Qu'est-ce qui te fait pleurer ?' Je répondis : 'Ô Messager de Dieu, Kisrâ et Qayssar vivent dans l'opulence, alors que tu es le Messager de Dieu.' Il dit : 'Ne te satisfais-tu pas que le monde soit pour eux et l'Au-delà pour nous ?'"
Hadiths 4914https://sunnah.com/bukhari:4914
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ عُبَيْدَ بْنَ حُنَيْنٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ أَرَدْتُ أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ اللَّتَانِ تَظَاهَرَتَا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَمَا أَتْمَمْتُ كَلاَمِي حَتَّى قَالَ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ.
Nous avons été informés par 'Alî, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, qui a dit : J'ai entendu 'Ubayd ibn Hunayn dire : J'ai entendu Ibn 'Abbâs – que Dieu les agrée tous deux – dire : « Je voulais interroger 'Umar, alors je lui dis : "Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes qui se sont liguées contre le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui ?" Je n'avais pas terminé ma phrase qu'il répondit : "'Â'isha et Hafsa." »
Nous avons été informés par al-Humaydî, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, qui a dit : J'ai entendu 'Ubayd ibn Hunayn dire : J'ai entendu Ibn 'Abbâs dire : « Je voulais interroger 'Umar au sujet des deux femmes qui s'étaient liguées contre le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui. J'ai attendu une année sans trouver l'occasion de le faire, jusqu'à ce que je parte en pèlerinage avec lui. Alors que nous étions à Dahrân, 'Umar s'éloigna pour un besoin naturel. Il me dit : "Apporte-moi l'eau pour les ablutions." Je le rejoignis avec la gourde et commençai à verser l'eau sur ses mains. Voyant une opportunité, je lui dis : "Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes qui se sont liguées contre le Messager de Dieu – que la paix et le salut soient sur lui ?" Ibn 'Abbâs dit : Je n'avais pas terminé ma phrase qu'il répondit : "'Â'isha et Hafsa." »
Hadiths 4916https://sunnah.com/bukhari:4916
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَوْنٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ قَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ اجْتَمَعَ نِسَاءُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الْغَيْرَةِ عَلَيْهِ فَقُلْتُ لَهُنَّ عَسَى رَبُّهُ إِنْ طَلَّقَكُنَّ أَنْ يُبَدِّلَهُ أَزْوَاجًا خَيْرًا مِنْكُنَّ. فَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ.
Nous avons été informés par 'Amr ibn 'Awn, qui nous a rapporté d'après Hushaym, d'après Humayd, d'après Anas, qui a dit : 'Umar – que Dieu l'agrée – dit : « Les épouses du Prophète – que la paix et le salut soient sur lui – se réunirent par jalousie envers lui. Je leur dis : "Il se peut que, si son Seigneur le voulait, Il lui substitue des épouses meilleures que vous." » Et ce verset fut révélé.
Nous avons été informés par Mahmûd, qui nous a rapporté d'après 'Ubayd Allâh, d'après Isrâ'îl, d'après Abû Hâsîn, d'après Mujâhid, d'après Ibn 'Abbâs – que Dieu les agrée tous deux – concernant le verset : *« [un homme] brutal, de surcroît illégitime »* (Coran 68:13), il dit : « C'est un homme de Quraysh qui avait une excroissance semblable à celle d'un mouton. »
Nous avons été informés par Abû Nu'aym, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après Ma'bad ibn Khâlid, qui a dit : J'ai entendu Hâritha ibn Wahb al-Khuzâ'î dire : J'ai entendu le Prophète – que la paix et le salut soient sur lui – dire : « Ne voulez-vous pas que je vous informe au sujet des gens du Paradis ? Ce sont tous les faibles et les opprimés qui, s'ils juraient par Dieu, Il les exaucerait. Ne voulez-vous pas que je vous informe au sujet des gens du Feu ? Ce sont tous les brutaux, les arrogants et les orgueilleux. »
Hadiths 4919https://sunnah.com/bukhari:4919
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ خَالِدِ بْنِ يَزِيدَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِلاَلٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " يَكْشِفُ رَبُّنَا عَنْ سَاقِهِ فَيَسْجُدُ لَهُ كُلُّ مُؤْمِنٍ وَمُؤْمِنَةٍ، وَيَبْقَى مَنْ كَانَ يَسْجُدُ فِي الدُّنْيَا رِئَاءً وَسُمْعَةً، فَيَذْهَبُ لِيَسْجُدَ فَيَعُودُ ظَهْرُهُ طَبَقًا وَاحِدًا " .
Nous avons été informés par Âdam, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Khâlid ibn Yazîd, d'après Sa'îd ibn Abî Hilâl, d'après Zayd ibn Aslam, d'après 'Atâ' ibn Yasâr, d'après Abû Sa'îd – que Dieu l'agrée – qui a dit : J'ai entendu le Prophète – que la paix et le salut soient sur lui – dire : « Notre Seigneur découvrira Sa jambe, et tout croyant et toute croyante se prosterneront devant Lui. Ne resteront que ceux qui, dans ce monde, se prosternaient par ostentation et hypocrisie. Ils tenteront de se prosterner, mais leur dos se transformera en une seule plaque rigide. »
Nous avons été informés par Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui nous a rapporté d'après Hishâm, d'après Ibn Jurayj, et 'Atâ' a dit d'après Ibn 'Abbâs – que Dieu les agrée tous deux – : « Les idoles qui existaient parmi le peuple de Noé se retrouvèrent ensuite chez les Arabes. Quant à Wadd, elle appartenait à Kalb à Dûmat al-Jandal ; Suwâ' appartenait à Hudhayl ; Yaghûth appartenait à Murâd, puis à Banî Ghutayf à al-Jurf près de Saba' ; Ya'ûq appartenait à Hamdân ; et Nasr appartenait à Himyar, pour les descendants de Dhû al-Kalâ'. Ce sont les noms d'hommes pieux du peuple de Noé. Lorsqu'ils moururent, Satan inspira à leur peuple d'ériger des statues aux endroits où ils avaient l'habitude de s'asseoir et de leur donner leurs noms. Ils le firent, mais ces statues ne furent pas adorées jusqu'à ce que ces générations disparaissent et que la connaissance se perde ; alors elles furent adorées. »