Sahih al-Bukhari

Le mariage

183 éléments

Hadiths 5187https://sunnah.com/bukhari:5187

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا نَتَّقِي الْكَلاَمَ وَالاِنْبِسَاطَ إِلَى نِسَائِنَا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَيْبَةَ أَنْ يُنْزَلَ فِينَا شَىْءٌ فَلَمَّا تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم تَكَلَّمْنَا وَانْبَسَطْنَا‏.‏

Nous avons été informés par Abû Nu'aym, qui a dit : Nous avons été informés par Sufyân, d'après 'Abd Allah ibn Dînâr, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « À l'époque du Prophète (ﷺ), nous évitions de parler et de nous montrer familiers avec nos femmes, par crainte qu'un verset ne soit révélé à notre sujet. Lorsque le Prophète (ﷺ) mourut, nous avons commencé à parler et à nous montrer familiers avec elles. »

Ibn `Umar
Hadiths 5188https://sunnah.com/bukhari:5188

حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ، فَالإِمَامُ رَاعٍ وَهْوَ مَسْئُولٌ وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَهْىَ مَسْئُولَةٌ، وَالْعَبْدُ رَاعٍ عَلَى مَالِ سَيِّدِهِ وَهُوَ مَسْئُولٌ، أَلاَ فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Abû al-Nu'mân, qui a dit : Nous avons été informés par Hammâd ibn Zayd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', d'après 'Abd Allah, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous êtes tous des bergers et vous serez tous interrogés sur votre troupeau. Le dirigeant est un berger et il sera interrogé ; l'homme est un berger pour sa famille et il sera interrogé ; la femme est une bergère dans la maison de son époux et elle sera interrogée ; le serviteur est un berger sur les biens de son maître et il sera interrogé. Certes, vous êtes tous des bergers et vous serez tous interrogés. »

`Abdullah bin `Umar
Hadiths 5189https://sunnah.com/bukhari:5189

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَعَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، قَالاَ أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ جَلَسَ إِحْدَى عَشْرَةَ امْرَأَةً، فَتَعَاهَدْنَ وَتَعَاقَدْنَ أَنْ لاَ يَكْتُمْنَ مِنْ أَخْبَارِ أَزْوَاجِهِنَّ شَيْئًا‏.‏ قَالَتِ الأُولَى زَوْجِي لَحْمُ جَمَلٍ، غَثٌّ عَلَى رَأْسِ جَبَلٍ، لاَ سَهْلٍ فَيُرْتَقَى، وَلاَ سَمِينٍ فَيُنْتَقَلُ‏.‏ قَالَتِ الثَّانِيَةُ زَوْجِي لاَ أَبُثُّ خَبَرَهُ، إِنِّي أَخَافُ أَنْ لاَ أَذَرَهُ، إِنْ أَذْكُرْهُ أَذْكُرْ عُجَرَهُ وَبُجَرَهُ‏.‏ قَالَتِ الثَّالِثَةُ زَوْجِي الْعَشَنَّقُ، إِنْ أَنْطِقْ أُطَلَّقْ وَإِنْ أَسْكُتْ أُعَلَّقْ‏.‏ قَالَتِ الرَّابِعَةُ زَوْجِي كَلَيْلِ تِهَامَةَ، لاَ حَرٌّ، وَلاَ قُرٌّ، وَلاَ مَخَافَةَ، وَلاَ سَآمَةَ‏.‏ قَالَتِ الْخَامِسَةُ زَوْجِي إِنْ دَخَلَ فَهِدَ، وَإِنْ خَرَجَ أَسِدَ، وَلاَ يَسْأَلُ عَمَّا عَهِدَ‏.‏ قَالَتِ السَّادِسَةُ زَوْجِي إِنْ أَكَلَ لَفَّ، وَإِنْ شَرِبَ اشْتَفَّ، وَإِنِ اضْطَجَعَ الْتَفَّ، وَلاَ يُولِجُ الْكَفَّ لِيَعْلَمَ الْبَثَّ، قَالَتِ السَّابِعَةُ زَوْجِي غَيَايَاءُ أَوْ عَيَايَاءُ طَبَاقَاءُ، كُلُّ دَاءٍ لَهُ دَاءٌ، شَجَّكِ أَوْ فَلَّكِ أَوْ جَمَعَ كُلاًّ لَكِ‏.‏ قَالَتِ الثَّامِنَةُ زَوْجِي الْمَسُّ مَسُّ أَرْنَبٍ، وَالرِّيحُ رِيحُ زَرْنَبٍ‏.‏ قَالَتِ التَّاسِعَةُ زَوْجِي رَفِيعُ الْعِمَادِ، طَوِيلُ النِّجَادِ، عَظِيمُ الرَّمَادِ، قَرِيبُ الْبَيْتِ مِنَ النَّادِ‏.‏ قَالَتِ الْعَاشِرَةُ زَوْجِي مَالِكٌ وَمَا مَالِكٌ، مَالِكٌ خَيْرٌ مِنْ ذَلِكِ، لَهُ إِبِلٌ كَثِيرَاتُ الْمَبَارِكِ قَلِيلاَتُ الْمَسَارِحِ، وَإِذَا سَمِعْنَ صَوْتَ الْمِزْهَرِ أَيْقَنَّ أَنَّهُنَّ هَوَالِكُ‏.‏ قَالَتِ الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ زَوْجِي أَبُو زَرْعٍ فَمَا أَبُو زَرْعٍ أَنَاسَ مِنْ حُلِيٍّ أُذُنَىَّ، وَمَلأَ مِنْ شَحْمٍ عَضُدَىَّ، وَبَجَّحَنِي فَبَجِحَتْ إِلَىَّ نَفْسِي، وَجَدَنِي فِي أَهْلِ غُنَيْمَةٍ بِشِقٍّ، فَجَعَلَنِي فِي أَهْلِ صَهِيلٍ وَأَطِيطٍ وَدَائِسٍ وَمُنَقٍّ، فَعِنْدَهُ أَقُولُ فَلاَ أُقَبَّحُ وَأَرْقُدُ فَأَتَصَبَّحُ، وَأَشْرَبُ فَأَتَقَنَّحُ، أُمُّ أَبِي زَرْعٍ فَمَا أُمُّ أَبِي زَرْعٍ عُكُومُهَا رَدَاحٌ، وَبَيْتُهَا فَسَاحٌ، ابْنُ أَبِي زَرْعٍ، فَمَا ابْنُ أَبِي زَرْعٍ مَضْجِعُهُ كَمَسَلِّ شَطْبَةٍ، وَيُشْبِعُهُ ذِرَاعُ الْجَفْرَةِ، بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ طَوْعُ أَبِيهَا، وَطَوْعُ أُمِّهَا، وَمِلْءُ كِسَائِهَا، وَغَيْظُ جَارَتِهَا، جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ، فَمَا جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ لاَ تَبُثُّ حَدِيثَنَا تَبْثِيثًا، وَلاَ تُنَقِّثُ مِيرَتَنَا تَنْقِيثًا، وَلاَ تَمْلأُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا، قَالَتْ خَرَجَ أَبُو زَرْعٍ وَالأَوْطَابُ تُمْخَضُ، فَلَقِيَ امْرَأَةً مَعَهَا وَلَدَانِ لَهَا كَالْفَهْدَيْنِ يَلْعَبَانِ مِنْ تَحْتِ خَصْرِهَا بِرُمَّانَتَيْنِ، فَطَلَّقَنِي وَنَكَحَهَا، فَنَكَحْتُ بَعْدَهُ رَجُلاً سَرِيًّا، رَكِبَ شَرِيًّا وَأَخَذَ خَطِّيًّا وَأَرَاحَ عَلَىَّ نَعَمًا ثَرِيًّا، وَأَعْطَانِي مِنْ كُلِّ رَائِحَةٍ زَوْجًا وَقَالَ كُلِي أُمَّ زَرْعٍ، وَمِيرِي أَهْلَكِ‏.‏ قَالَتْ فَلَوْ جَمَعْتُ كُلَّ شَىْءٍ أَعْطَانِيهِ مَا بَلَغَ أَصْغَرَ آنِيَةِ أَبِي زَرْعٍ‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ كُنْتُ لَكِ كَأَبِي زَرْعٍ لأُمِّ زَرْعٍ ‏" ‏‏.‏ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ سَعِيدُ بْنُ سَلَمَةَ عَنْ هِشَامٍ وَلاَ تُعَشِّشُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا‏.‏ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ بَعْضُهُمْ فَأَتَقَمَّحُ‏.‏ بِالْمِيمِ، وَهَذَا أَصَحُّ‏.‏

Nous avons été informés par Sulaymân ibn 'Abd al-Rahmân et 'Alî ibn Hujr, qui ont dit : Nous avons été informés par 'Îsâ ibn Yûnus, qui a dit : Nous avons été informés par Hishâm ibn 'Urwa, d'après 'Abd Allah ibn 'Urwa, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha, qui a dit : Onze femmes s'assirent et s'engagèrent solennellement à ne rien cacher des nouvelles de leurs époux. La première dit : « Mon époux est comme la viande d'un chameau maigre, au sommet d'une montagne difficile à gravir et qui n'est pas assez grasse pour être déplacée. » La deuxième dit : « Mon époux, je ne divulguerai pas son secret, car je crains de ne pouvoir m'en taire. Si j'en parle, je mentionnerai ses défauts et ses imperfections. » La troisième dit : « Mon époux est comme un long cou ; si je parle, je serai répudiée, et si je me tais, je serai suspendue. » La quatrième dit : « Mon époux est comme la nuit de Tihâma : ni chaude, ni froide, ni crainte, ni lassitude. » La cinquième dit : « Mon époux, lorsqu'il entre, est comme un léopard, et lorsqu'il sort, il est comme un lion. Il ne demande pas ce qu'il a confié. » La sixième dit : « Mon époux, s'il mange, il engloutit ; s'il boit, il avale d'un trait ; s'il se couche, il s'enroule et ne tend pas la main pour connaître mon chagrin. » La septième dit : « Mon époux est un homme maladroit, ou plutôt un homme incapable, un homme qui accumule les défauts. Que tu sois blessée, brisée ou que tout t'accable, il est à toi. » La huitième dit : « Mon époux, son toucher est comme le toucher d'un lièvre, et son odeur est comme le parfum du zarnab. » La neuvième dit : « Mon époux est un homme de haute stature, au baudrier long, au grand foyer, et dont la maison est proche de l'assemblée. » La dixième dit : « Mon époux est Mâlik, et quel Mâlik ! Mâlik est meilleur que cela : il possède de nombreux chameaux aux nombreuses bénédictions, mais peu nombreux sont ceux qui paissent au loin. Lorsqu'ils entendent le son du tambourin, ils savent qu'ils sont perdus. » La onzième dit : « Mon époux est Abû Zar' et quel Abû Zar' ! Il a empli mes oreilles de parures et mes bras de graisse. Il m'a rendue heureuse, et je me suis sentie fière. Il m'a trouvée parmi les gens d'un petit troupeau dans une vallée, et il m'a placée parmi les gens de hennissements, de grincements, de foulage et de nettoyage. Chez lui, je parle sans être repoussée, je dors et je me lève tôt, je bois et je me rassasie. La mère d'Abû Zar', et quelle mère d'Abû Zar' ! Ses réserves sont abondantes, et sa maison est spacieuse. Le fils d'Abû Zar', et quel fils d'Abû Zar' ! Son lit est comme le tranchant d'une lame, et le bras d'un chevreau le rassasie. La fille d'Abû Zar', et quelle fille d'Abû Zar' ! Elle obéit à son père et à sa mère, elle remplit son vêtement et suscite la jalousie de sa voisine. La servante d'Abû Zar', et quelle servante d'Abû Zar' ! Elle ne divulgue pas nos conversations, ne gaspille pas nos provisions et ne remplit pas notre maison de désordre. » Elle dit : « Abû Zar' partit alors que les outres étaient barattées. Il rencontra une femme accompagnée de deux enfants semblables à deux jeunes panthères, jouant sous sa taille avec deux grenades. Il me répudia et l'épousa. Après lui, j'épousai un homme noble, qui monta une monture rapide, prit une lance et fit paître un troupeau abondant. Il me donna de chaque bête une paire et dit : "Mange, Umm Zar', et nourris ta famille." » Elle dit : « Si je rassemblais tout ce qu'il m'a donné, cela n'égalerait pas le plus petit récipient d'Abû Zar'. » 'Â'isha dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « J'ai été pour toi comme Abû Zar' pour Umm Zar'. » Abû 'Abd Allah dit : Sa'îd ibn Salama a rapporté d'après Hishâm : « et elle ne remplit pas notre maison de désordre. » Abû 'Abd Allah dit : Certains ont dit : « et je me rassasie » avec un mîm, et cela est plus correct.

`Aisha
Hadiths 5190https://sunnah.com/bukhari:5190

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ الْحَبَشُ يَلْعَبُونَ بِحِرَابِهِمْ، فَسَتَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا أَنْظُرُ، فَمَا زِلْتُ أَنْظُرُ حَتَّى كُنْتُ أَنَا أَنْصَرِفُ فَاقْدُرُوا قَدْرَ الْجَارِيَةِ الْحَدِيثَةِ السِّنِّ تَسْمَعُ اللَّهْوَ‏.‏

Nous avons été informés par 'Abd Allah ibn Muhammad, qui a dit : Nous avons été informés par Hishâm, qui nous a rapporté d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha, qui a dit : Les Abyssins jouaient avec leurs lances, et le Messager d'Allah (ﷺ) me cacha pour que je puisse regarder. Je continuai à regarder jusqu'à ce que ce soit moi qui décide de partir. Évaluez donc l'ardeur de la jeune fille en âge de se marier qui écoute les divertissements.

'Urwa
Hadiths 5191https://sunnah.com/bukhari:5191

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى ‏ {‏إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا‏} ‏ حَتَّى حَجَّ وَحَجَجْتُ مَعَهُ، وَعَدَلَ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِإِدَاوَةٍ، فَتَبَرَّزَ، ثُمَّ جَاءَ فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ مِنْهَا فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ لَهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى ‏ {‏إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا‏} ‏ قَالَ وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ، هُمَا عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ‏.‏ ثُمَّ اسْتَقْبَلَ عُمَرُ الْحَدِيثَ يَسُوقُهُ قَالَ كُنْتُ أَنَا وَجَارٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهُمْ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ بِمَا حَدَثَ مِنْ خَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الْوَحْىِ أَوْ غَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى الأَنْصَارِ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَأْخُذْنَ مِنْ أَدَبِ نِسَاءِ الأَنْصَارِ، فَصَخِبْتُ عَلَى امْرَأَتِي فَرَاجَعَتْنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي قَالَتْ وَلِمَ تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ، وَإِنَّ إِحْدَاهُنَّ لَتَهْجُرُهُ الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ‏.‏ فَأَفْزَعَنِي ذَلِكَ وَقُلْتُ لَهَا وَقَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْهُنَّ‏.‏ ثُمَّ جَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَنَزَلْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا أَىْ حَفْصَةُ أَتُغَاضِبُ إِحْدَاكُنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ قَالَتْ نَعَمْ‏.‏ فَقُلْتُ قَدْ خِبْتِ وَخَسِرْتِ، أَفَتَأْمَنِينَ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَتَهْلِكِي لاَ تَسْتَكْثِرِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تُرَاجِعِيهِ فِي شَىْءٍ، وَلاَ تَهْجُرِيهِ، وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ، وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ، وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ قَالَ عُمَرُ وَكُنَّا قَدْ تَحَدَّثْنَا أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِغَزْوِنَا، فَنَزَلَ صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَوْمَ نَوْبَتِهِ، فَرَجَعَ إِلَيْنَا عِشَاءً فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا وَقَالَ أَثَمَّ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ، فَقَالَ قَدْ حَدَثَ الْيَوْمَ أَمْرٌ عَظِيمٌ‏.‏ قُلْتُ مَا هُوَ، أَجَاءَ غَسَّانُ قَالَ لاَ بَلْ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ وَأَهْوَلُ، طَلَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ‏.‏ فَقُلْتُ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ، قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ، فَجَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَصَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَشْرُبَةً لَهُ، فَاعْتَزَلَ فِيهَا، وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ مَا يُبْكِيكِ أَلَمْ أَكُنْ حَذَّرْتُكِ هَذَا أَطَلَّقَكُنَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هَا هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي الْمَشْرُبَةِ‏.‏ فَخَرَجْتُ فَجِئْتُ إِلَى الْمِنْبَرِ فَإِذَا حَوْلَهُ رَهْطٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ، فَجَلَسْتُ مَعَهُمْ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ، فَجِئْتُ الْمَشْرُبَةَ الَّتِي فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لِغُلاَمٍ لَهُ أَسْوَدَ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ‏.‏ فَدَخَلَ الْغُلاَمُ فَكَلَّمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ كَلَّمْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَذَكَرْتُكَ لَهُ، فَصَمَتَ‏.‏ فَانْصَرَفْتُ حَتَّى جَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ فَقُلْتُ لِلْغُلاَمِ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ‏.‏ فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ‏.‏ فَرَجَعْتُ فَجَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ‏.‏ فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ‏.‏ فَلَمَّا وَلَّيْتُ مُنْصَرِفًا ـ قَالَ ـ إِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ قَدْ أَذِنَ لَكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى رِمَالِ حَصِيرٍ، لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ، قَدْ أَثَّرَ الرِّمَالُ بِجَنْبِهِ مُتَّكِئًا عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ‏.‏ فَرَفَعَ إِلَىَّ بَصَرَهُ فَقَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ‏.‏ ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ عَائِشَةَ فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم تَبَسُّمَةً أُخْرَى، فَجَلَسْتُ حِينَ رَأَيْتُهُ تَبَسَّمَ، فَرَفَعْتُ بَصَرِي فِي بَيْتِهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِي بَيْتِهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ غَيْرَ أَهَبَةٍ ثَلاَثَةٍ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ فَلْيُوَسِّعْ عَلَى أُمَّتِكَ، فَإِنَّ فَارِسًا وَالرُّومَ قَدْ وُسِّعَ عَلَيْهِمْ، وَأُعْطُوا الدُّنْيَا وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ‏.‏ فَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مُتَّكِئًا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَوَفِي هَذَا أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ، إِنَّ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلُوا طَيِّبَاتِهِمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي‏.‏ فَاعْتَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ الْحَدِيثِ حِينَ أَفْشَتْهُ حَفْصَةُ إِلَى عَائِشَةَ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً وَكَانَ قَالَ ‏"‏ مَا أَنَا بِدَاخِلٍ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا ‏"‏‏.‏ مِنْ شِدَّةِ مَوْجِدَتِهِ عَلَيْهِنَّ حِينَ عَاتَبَهُ اللَّهُ، فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ لَيْلَةً دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ فَبَدَأَ بِهَا فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ كُنْتَ قَدْ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا، وَإِنَّمَا أَصْبَحْتَ مِنْ تِسْعٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً أَعُدُّهَا عَدًّا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ‏"‏‏.‏ فَكَانَ ذَلِكَ الشَّهْرُ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى آيَةَ التَّخَيُّرِ فَبَدَأَ بِي أَوَّلَ امْرَأَةٍ مِنْ نِسَائِهِ فَاخْتَرْتُهُ، ثُمَّ خَيَّرَ نِسَاءَهُ كُلَّهُنَّ فَقُلْنَ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ‏.‏

Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui nous a rapporté d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn Abî Thawr m'a informé, d'après 'Abd Allah ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : J'étais très désireux de demander à 'Umar ibn al-Khattâb au sujet des deux épouses du Prophète (ﷺ) dont Allah le Très-Haut a dit : *« Si vous vous repentez à Allah, [cela est mieux pour vous], car vos cœurs ont dévié »* [Sourate 66, Verset 4], jusqu'à ce qu'il accomplisse le pèlerinage et que je l'accompagne. Il s'écarta du chemin avec une outre, et je le suivis avec celle-ci. Il alla se soulager, puis revint et je versai de l'eau sur ses mains pour qu'il fasse ses ablutions. Je lui dis alors : « Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Prophète (ﷺ) dont Allah le Très-Haut a dit : *« Si vous vous repentez à Allah, [cela est mieux pour vous], car vos cœurs ont dévié »* ? » Il dit : « Comme tu m'étonnes, ô Ibn 'Abbâs ! Ce sont 'Â'isha et Hafsa. » Puis 'Umar poursuivit son récit : « J'avais un voisin parmi les Ansâr dans le quartier des Banû Umayya ibn Zayd, qui se trouve dans les hauteurs de Médine. Nous nous relayions pour rendre visite au Prophète (ﷺ) : un jour lui, un jour moi. Lorsqu'il descendait, il me rapportait les nouvelles du jour, qu'il s'agisse d'une révélation ou autre chose, et lorsque je descendais, je faisais de même. Nous, les Quraysh, dominions nos femmes, mais lorsque nous sommes arrivés chez les Ansâr, nous avons trouvé un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes ont alors commencé à adopter les manières des femmes des Ansâr. Un jour, je me suis emporté contre ma femme, mais elle m'a répondu, et j'ai trouvé étrange qu'elle me réponde. Elle me dit : "Pourquoi trouves-tu étrange que je te réponde ? Par Allah, les épouses du Prophète (ﷺ) lui répondent, et l'une d'elles peut même bouder jusqu'au soir." Cela m'effraya, et je lui dis : "Celle d'entre elles qui agit ainsi est perdante." Puis je rassemblai mes vêtements et descendis chez Hafsa. Je lui dis : "Ô Hafsa, est-ce que l'une d'entre vous fâche le Prophète (ﷺ) jusqu'au soir ?" Elle répondit : "Oui." Je dis : "Tu es perdante et ruinée ! Ne crains-tu pas qu'Allah ne se courrouce à cause de la colère de Son Messager (ﷺ) et que tu périsses ? Ne cherche pas à surpasser le Prophète (ﷺ), ne lui réponds pas et ne le boude pas. Demande-moi ce que tu veux, mais ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine est plus belle que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ)" – il voulait dire 'Â'isha. 'Umar dit : Nous avions entendu dire que les Ghassânides préparaient leurs chevaux pour nous attaquer. Mon voisin ansâr descendit le jour de son tour et revint le soir en frappant violemment à ma porte. Il dit : "Est-il là ?" Je fus effrayé et sortis vers lui. Il me dit : "Un grand événement s'est produit aujourd'hui." Je dis : "Qu'est-ce ? Les Ghassânides sont-ils venus ?" Il dit : "Non, c'est plus grave et plus terrible : le Prophète (ﷺ) a répudié ses épouses." Je dis : "Hafsa est perdue et ruinée ! Je m'attendais à ce que cela arrive." Je rassemblai mes vêtements et priai la prière de l'aube avec le Prophète (ﷺ). Puis le Prophète (ﷺ) entra dans une petite chambre et s'isola. J'entrai chez Hafsa et la trouvai en pleurs. Je lui dis : "Pourquoi pleures-tu ? Ne t'avais-je pas mise en garde ? Le Prophète (ﷺ) vous a-t-il répudiées ?" Elle dit : "Je ne sais pas. Le voici qui s'est isolé dans la petite chambre." Je sortis et vins près du minbar, où un groupe de personnes pleuraient. Je m'assis parmi eux un moment, puis ce que je ressentais prit le dessus. Je vins à la petite chambre où se trouvait le Prophète (ﷺ) et dis à son jeune serviteur noir : "Demande la permission pour 'Umar." Le serviteur entra, parla au Prophète (ﷺ), puis revint et dit : "Je lui ai parlé de toi, mais il est resté silencieux." Je m'en retournai et m'assis avec le groupe près du minbar. Puis ce que je ressentais prit à nouveau le dessus. Je revins et dis au serviteur : "Demande la permission pour 'Umar." Il entra, puis revint et dit : "Je lui ai parlé de toi, mais il est resté silencieux." Je m'en retournai et m'assis avec le groupe. Puis ce que je ressentais prit encore le dessus. Je revins vers le serviteur et lui dis : "Demande la permission pour 'Umar." Il entra, puis revint vers moi et dit : "Je lui ai parlé de toi, mais il est resté silencieux." Alors que je m'en allais, le serviteur m'appela et dit : "Le Prophète (ﷺ) t'a permis d'entrer." J'entrai auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et le trouvai couché sur une natte de fibres de palmier, sans literie entre lui et elle. La natte avait laissé des marques sur son flanc. Il était appuyé sur un coussin de cuir rembourré de fibres de palmier. Je le saluai, puis dis debout : "Ô Messager d'Allah, as-tu répudié tes épouses ?" Il leva les yeux vers moi et dit : "Non." Je dis : "Allah est le Plus Grand !" Puis je dis debout : "Ô Messager d'Allah, permets-moi de parler librement. Si tu nous avais vus, nous les Quraysh, nous dominions nos femmes. Puis nous sommes venus à Médine et avons trouvé un peuple dont les femmes les dominaient." Le Prophète (ﷺ) sourit. Je dis : "Ô Messager d'Allah, si tu m'avais vu entrer chez Hafsa et lui dire : 'Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine est plus belle que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ)'" – il voulait dire 'Â'isha. Le Prophète (ﷺ) sourit à nouveau. Lorsque je le vis sourire, je m'assis et levai les yeux dans sa maison. Par Allah, je n'y vis rien qui pût retenir le regard, si ce n'est trois peaux. Je dis : "Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il accorde l'abondance à ta communauté, car les Perses et les Romains ont reçu l'abondance et les biens de ce monde, alors qu'ils n'adorent pas Allah." Le Prophète (ﷺ) s'assit alors qu'il était appuyé et dit : "En es-tu là, ô fils d'al-Khattâb ? Ceux-là sont des gens à qui les bonnes choses de cette vie ont été avancées." Je dis : "Ô Messager d'Allah, demande pardon pour moi." Le Prophète (ﷺ) s'isola de ses épouses à cause de cette affaire, lorsque Hafsa l'avait divulguée à 'Â'isha, pendant vingt-neuf nuits. Il avait dit : "Je n'entrerai pas chez elles pendant un mois", en raison de sa grande colère contre elles lorsque Allah l'eut réprimandé. Lorsque vingt-neuf nuits furent passées, il entra chez 'Â'isha et commença par elle. 'Â'isha lui dit : "Ô Messager d'Allah, tu avais juré de ne pas entrer chez nous pendant un mois, et voici que tu entres au matin du vingt-neuvième jour que je compte." Il dit : "Le mois compte vingt-neuf jours." Ce mois-là comptait vingt-neuf nuits. 'Â'isha dit : Puis Allah le Très-Haut fit descendre le verset de l'option. Il commença par moi, la première de ses épouses, et je le choisis. Puis il donna le choix à toutes ses épouses, et elles dirent la même chose que 'Â'isha.

Ibn `Abbas
Hadiths 5192https://sunnah.com/bukhari:5192

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لاَ تَصُومُ الْمَرْأَةُ وَبَعْلُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Muqâtil, qui nous a rapporté d'après 'Abd Allah, qui nous a rapporté d'après Ma'mar, d'après Hammâm ibn Munabbih, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas jeûner alors que son époux est présent sans sa permission. »

Abu Huraira
Hadiths 5193https://sunnah.com/bukhari:5193

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ أَنْ تَجِيءَ لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Bachâr, qui a rapporté d'après Ibn Abî 'Adiyy, d'après Chu'ba, d'après Sulaymân, d'après Abî Hâzim, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque l'homme appelle sa femme à son lit et qu'elle refuse de venir, les anges la maudissent jusqu'au matin. »

Abu Huraira
Hadiths 5194https://sunnah.com/bukhari:5194

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ زُرَارَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِذَا بَاتَتِ الْمَرْأَةُ مُهَاجِرَةً فِرَاشَ زَوْجِهَا لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تَرْجِعَ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn 'Ar'ara, qui a rapporté d'après Chu'ba, d'après Qatâda, d'après Zurâra, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme passe la nuit en délaissant le lit de son époux, les anges la maudissent jusqu'à ce qu'elle revienne. »

Abu Huraira
Hadiths 5195https://sunnah.com/bukhari:5195

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَحِلُّ لِلْمَرْأَةِ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ، وَلاَ تَأْذَنَ فِي بَيْتِهِ إِلاَّ بِإِذْنِهِ، وَمَا أَنْفَقَتْ مِنْ نَفَقَةٍ عَنْ غَيْرِ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ يُؤَدَّى إِلَيْهِ شَطْرُهُ ‏" ‏‏.‏ وَرَوَاهُ أَبُو الزِّنَادِ أَيْضًا عَنْ مُوسَى عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ فِي الصَّوْمِ‏.‏

Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui a été informé par Chu'ayb, qui a rapporté d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est pas permis à une femme de jeûner alors que son époux est présent, sauf avec sa permission. Elle ne doit pas non plus permettre à quiconque d'entrer dans sa maison sans son autorisation. Et tout ce qu'elle dépense de ses biens sans son ordre, la moitié lui en sera restituée. » Abû al-Zinâd l'a également rapporté d'après Mûsâ, d'après son père, d'après Abû Hurayra, concernant le jeûne.

Abu Huraira
Hadiths 5196https://sunnah.com/bukhari:5196

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، أَخْبَرَنَا التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أُسَامَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ قُمْتُ عَلَى باب الْجَنَّةِ فَكَانَ عَامَّةَ مَنْ دَخَلَهَا الْمَسَاكِينُ، وَأَصْحَابُ الْجَدِّ مَحْبُوسُونَ، غَيْرَ أَنَّ أَصْحَابَ النَّارِ قَدْ أُمِرَ بِهِمْ إِلَى النَّارِ، وَقُمْتُ عَلَى باب النَّارِ فَإِذَا عَامَّةُ مَنْ دَخَلَهَا النِّسَاءُ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Musaddad, qui a rapporté d'après Ismâ'îl, qui a été informé par al-Taymiyy, d'après Abû 'Uthmân, d'après Usâma, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Je me suis tenu à la porte du Paradis, et j'ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient les pauvres. Quant aux riches, ils étaient retenus, bien que les gens de l'Enfer aient déjà été envoyés en Enfer. Puis je me suis tenu à la porte de l'Enfer, et j'ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. »

Usama
Hadiths 5197https://sunnah.com/bukhari:5197

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ خَسَفَتِ الشَّمْسُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسُ مَعَهُ، فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً نَحْوًا مِنْ سُورَةِ الْبَقَرَةِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً، ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ سَجَدَ، ثُمَّ قَامَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَفَعَ ثُمَّ سَجَدَ، ثُمَّ انْصَرَفَ، وَقَدْ تَجَلَّتِ الشَّمْسُ، فَقَالَ ‏"‏ إِنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ لاَ يَخْسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ وَلاَ لِحَيَاتِهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمْ ذَلِكَ فَاذْكُرُوا اللَّهَ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ رَأَيْنَاكَ تَنَاوَلْتَ شَيْئًا فِي مَقَامِكَ هَذَا، ثُمَّ رَأَيْنَاكَ تَكَعْكَعْتَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنِّي رَأَيْتُ الْجَنَّةَ ـ أَوْ أُرِيتُ الْجَنَّةَ ـ فَتَنَاوَلْتُ مِنْهَا عُنْقُودًا وَلَوْ أَخَذْتُهُ لأَكَلْتُمْ مِنْهُ مَا بَقِيَتِ الدُّنْيَا، وَرَأَيْتُ النَّارَ فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ مَنْظَرًا قَطُّ وَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ ‏"‏‏.‏ قَالُوا لِمَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ بِكُفْرِهِنَّ ‏"‏‏.‏ قِيلَ يَكْفُرْنَ بِاللَّهِ قَالَ ‏"‏ يَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ، وَيَكْفُرْنَ الإِحْسَانَ، وَلَوْ أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ، ثُمَّ رَأَتْ مِنْكَ شَيْئًا قَالَتْ مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيْرًا قَطُّ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informés d'après Mâlik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après 'Atâ' ibn Yasâr, d'après 'Abdullah ibn 'Abbâs, qui a dit : Une éclipse de soleil eut lieu à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) pria alors avec les gens. Il se tint debout longtemps, environ le temps de la récitation de la sourate al-Baqara, puis il s'inclina longuement. Ensuite, il se releva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois. Puis il s'inclina longuement, mais moins que la première fois. Ensuite, il se prosterna. Puis il se releva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois. Puis il s'inclina longuement, mais moins que la première fois. Ensuite, il se releva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois. Puis il s'inclina longuement, mais moins que la première fois. Ensuite, il se releva et se prosterna. Puis il se retira alors que le soleil était déjà redevenu visible. Il dit : « Certes, le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah. Ils ne s'éclipsent ni pour la mort de quelqu'un ni pour sa vie. Lorsque vous voyez cela, invoquez Allah. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, nous t'avons vu tendre la main vers quelque chose à cet endroit, puis nous t'avons vu reculer. » Il dit : « J'ai vu le Paradis – ou on me l'a montré – et j'ai tendu la main vers une grappe de raisin. Si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde aurait duré. J'ai aussi vu l'Enfer, et je n'ai jamais vu de spectacle aussi effroyable. J'ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes. » Ils dirent : « Pourquoi, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « À cause de leur ingratitude. » On demanda : « Sont-elles ingrates envers Allah ? » Il dit : « Elles sont ingrates envers leurs époux et ingrates pour les bienfaits. Même si tu faisais du bien à l'une d'elles toute ta vie, puis qu'elle voyait en toi quelque chose (qu'elle n'aimait pas), elle dirait : 'Je n'ai jamais vu de toi aucun bien.' »

`Abdullah bin `Abbas
Hadiths 5198https://sunnah.com/bukhari:5198

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ، حَدَّثَنَا عَوْفٌ، عَنْ أَبِي رَجَاءٍ، عَنْ عِمْرَانَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ اطَّلَعْتُ فِي الْجَنَّةِ فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا الْفُقَرَاءَ، وَاطَّلَعْتُ فِي النَّارِ، فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ ‏" ‏‏.‏ تَابَعَهُ أَيُّوبُ وَسَلْمُ بْنُ زَرِيرٍ‏.‏

Nous avons été informés par 'Uthmân ibn al-Haytham, qui a rapporté d'après 'Awf, d'après Abû Rajâ', d'après 'Imrân, que le Prophète (ﷺ) a dit : « J'ai regardé dans le Paradis et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres. Puis j'ai regardé dans l'Enfer, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes. » Ayyûb et Salm ibn Zarîr ont rapporté la même chose.

`Imran
Hadiths 5199https://sunnah.com/bukhari:5199

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَا عَبْدَ اللَّهِ أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وَتَقُومُ اللَّيْلَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَلاَ تَفْعَلْ، صُمْ وَأَفْطِرْ، وَقُمْ وَنَمْ، فَإِنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِعَيْنِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقًّا ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Muqâtil, qui nous a informés d'après 'Abdullah, qui nous a informés d'après al-Awzâ'î, qui a dit : Yahyâ ibn Abî Kathîr m'a rapporté, qui a dit : Abû Salama ibn 'Abd al-Rahmân m'a rapporté, qui a dit : 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'Âs m'a rapporté, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô 'Abdullah, ne m'a-t-on pas informé que tu jeûnes le jour et que tu pries la nuit ? » Je répondis : « Si, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Ne fais pas cela. Jeûne et romps le jeûne, prie et dors, car ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi, et ton épouse a un droit sur toi. »

`Abdullah bin `Amr bin Al-`As
Hadiths 5200https://sunnah.com/bukhari:5200

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالأَمِيرُ رَاعٍ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ، وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ، فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdân, qui nous a informés d'après 'Abdullah, qui nous a informés d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous êtes tous des bergers, et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le dirigeant est un berger, l'homme est un berger pour les membres de sa famille, et la femme est une bergère dans la maison de son époux et pour ses enfants. Vous êtes tous des bergers, et chacun de vous est responsable de son troupeau. »

Ibn `Umar
Hadiths 5201https://sunnah.com/bukhari:5201

حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آلَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ نِسَائِهِ شَهْرًا وَقَعَدَ فِي مَشْرُبَةٍ لَهُ فَنَزَلَ لِتِسْعٍ وَعِشْرِينَ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ آلَيْتَ عَلَى شَهْرٍ‏.‏ قَالَ ‏ "‏ إِنَّ الشَّهْرَ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Khālid ibn Makhlad : nous a rapporté Sulaymān, qui a dit : nous a rapporté Ḥumayd, d’après Anas (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) fit le serment de s’abstenir de ses épouses pendant un mois. Il s’isola alors dans une chambre haute, puis en descendit au vingt-neuvième jour. On lui dit : “Ô Messager d’Allah, tu as fait serment pour un mois.” Il répondit : “Le mois compte vingt-neuf jours.” »

Anas
Hadiths 5202https://sunnah.com/bukhari:5202

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ،‏.‏ وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَحْيَى بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، أَنَّ عِكْرِمَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حَلَفَ لاَ يَدْخُلُ عَلَى بَعْضِ أَهْلِهِ شَهْرًا، فَلَمَّا مَضَى تِسْعَةٌ وَعِشْرُونَ يَوْمًا غَدَا عَلَيْهِنَّ أَوْ رَاحَ فَقِيلَ لَهُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ حَلَفْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا قَالَ ‏ "‏ إِنَّ الشَّهْرَ يَكُونُ تِسْعَةً وَعِشْرِينَ يَوْمًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Abū ‘Āṣim, d’après Ibn Jurayj. Et m’a rapporté Muḥammad ibn Muqātil : nous a informé ‘Abd Allāh, qui nous a informé d’après Ibn Jurayj, qui a dit : m’a informé Yaḥyā ibn ‘Abd Allāh ibn Ṣayfiyy, qu’‘Ikrimah ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn al-Ḥārith l’a informé qu’Umm Salamah l’a informé que le Prophète (ﷺ) jura de ne pas entrer chez certaines de ses épouses pendant un mois. Lorsqu’il se fut écoulé vingt-neuf jours, il se rendit auprès d’elles le matin ou le soir. On lui dit : « Ô Prophète d’Allah, tu avais juré de ne pas entrer chez elles pendant un mois. » Il répondit : « Le mois peut compter vingt-neuf jours. » »

Um Salama
Hadiths 5203https://sunnah.com/bukhari:5203

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو يَعْفُورٍ، قَالَ تَذَاكَرْنَا عِنْدَ أَبِي الضُّحَى فَقَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ أَصْبَحْنَا يَوْمًا وَنِسَاءُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَبْكِينَ، عِنْدَ كُلِّ امْرَأَةٍ مِنْهُنَّ أَهْلُهَا، فَخَرَجْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ، فَإِذَا هُوَ مَلآنُ مِنَ النَّاسِ فَجَاءَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَصَعِدَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي غُرْفَةٍ لَهُ، فَسَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، ثُمَّ سَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، ثُمَّ سَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، فَنَادَاهُ فَدَخَلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ فَقَالَ ‏ "‏ لاَ وَلَكِنْ آلَيْتُ مِنْهُنَّ شَهْرًا ‏" ‏‏.‏ فَمَكَثَ تِسْعًا وَعِشْرِينَ، ثُمَّ دَخَلَ عَلَى نِسَائِهِ‏.‏

Nous a rapporté ‘Alī ibn ‘Abd Allāh : nous a rapporté Marwān ibn Mu‘āwiyah : nous a rapporté Abū Ya‘fūr, qui a dit : « Nous évoquions [cette affaire] chez Abū al-Ḍuḥā, qui nous a rapporté d’après Ibn ‘Abbās : “Un matin, nous trouvâmes les épouses du Prophète (ﷺ) en pleurs, chacune ayant auprès d’elle ses proches. Je sortis vers la mosquée, qui était remplie de monde. ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb arriva et monta vers le Prophète (ﷺ), qui se trouvait dans une chambre. Il le salua, mais personne ne lui répondit. Il le salua une deuxième fois, puis une troisième, sans réponse. Il l’appela alors et entra auprès du Prophète (ﷺ), qui lui demanda : ‘As-tu divorcé tes épouses ?’ Il répondit : ‘Non, mais j’ai fait le serment de m’abstenir d’elles pendant un mois.’ Il resta ainsi vingt-neuf jours, puis il revint auprès de ses épouses.” »

Ibn `Abbas
Hadiths 5204https://sunnah.com/bukhari:5204

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَمْعَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَجْلِدُ أَحَدُكُمُ امْرَأَتَهُ جَلْدَ الْعَبْدِ، ثُمَّ يُجَامِعُهَا فِي آخِرِ الْيَوْمِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Muḥammad ibn Yūsuf : nous a rapporté Sufyān, d’après Hishām, d’après son père, d’après ‘Abd Allāh ibn Zam‘ah, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Que nul parmi vous ne fouette son épouse comme on fouette un esclave, puis qu’il ait des rapports avec elle en fin de journée. »

`Abdullah bin Zam`a
Hadiths 5205https://sunnah.com/bukhari:5205

حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ نَافِعٍ، عَنِ الْحَسَنِ ـ هُوَ ابْنُ مُسْلِمٍ ـ عَنْ صَفِيَّةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنَ الأَنْصَارِ زَوَّجَتِ ابْنَتَهَا فَتَمَعَّطَ شَعَرُ رَأْسِهَا، فَجَاءَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَتْ إِنَّ زَوْجَهَا أَمَرَنِي أَنْ أَصِلَ فِي شَعَرِهَا‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ لاَ إِنَّهُ قَدْ لُعِنَ الْمُوصِلاَتُ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Khallād ibn Yaḥyā : nous a rapporté Ibrāhīm ibn Nāfi‘, d’après al-Ḥasan – c’est-à-dire Ibn Muslim –, d’après Ṣafiyyah, d’après ‘Ā’ishah, qu’une femme des Anṣār avait marié sa fille. Les cheveux de cette dernière tombèrent, alors la mère vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui en fit part. Elle dit : « Son époux m’a ordonné d’ajouter des extensions à ses cheveux. » Il répondit : « Non, car celles qui ajoutent des extensions ont été maudites. » »

`Aisha
Hadiths 5206https://sunnah.com/bukhari:5206

حَدَّثَنَا ابْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ ‏ {‏وَإِنِ امْرَأَةٌ خَافَتْ مِنْ بَعْلِهَا نُشُوزًا أَوْ إِعْرَاضًا‏} ‏ قَالَتْ هِيَ الْمَرْأَةُ تَكُونُ عِنْدَ الرَّجُلِ، لاَ يَسْتَكْثِرُ مِنْهَا فَيُرِيدُ طَلاَقَهَا، وَيَتَزَوَّجُ غَيْرَهَا، تَقُولُ لَهُ أَمْسِكْنِي وَلاَ تُطَلِّقْنِي، ثُمَّ تَزَوَّجْ غَيْرِي، فَأَنْتَ فِي حِلٍّ مِنَ النَّفَقَةِ عَلَىَّ وَالْقِسْمَةِ لِي، فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى ‏{‏فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِمَا أَنْ يَصَّالَحَا بَيْنَهُمَا صُلْحًا وَالصُّلْحُ خَيْرٌ‏}‏

Nous a rapporté Ibn Salām : nous a informé Abū Mu‘āwiyah, d’après Hishām, d’après son père, d’après ‘Ā’ishah (qu’Allah l’agrée), au sujet du verset : *« Et si une femme craint de son époux aversion ou indifférence »* (Coran 4:128). Elle dit : « Il s’agit de la femme qui vit auprès de son époux, mais qu’il ne désire plus assez pour vouloir la répudier et en épouser une autre. Elle lui dit alors : “Garde-moi sans me répudier, puis épouse une autre femme. Tu seras dispensé de m’entretenir et de me consacrer une part de ton temps.” C’est cela le sens du verset : *« Il n’y a pas de péché sur eux à ce qu’ils se réconcilient par un compromis, et la réconciliation est meilleure. »* (Coran 4:128) »

Aisha