'Alî ibn 'Abd Allah nous a rapporté, disant : Sufyân nous a rapporté, disant : 'Amr a entendu Sa'îd ibn Jubayr dire : J'ai interrogé Ibn 'Umar au sujet des époux procédant à la malédiction réciproque. Il dit : Le Prophète (ﷺ) dit aux deux époux : *« Votre compte est auprès d'Allah. L'un de vous deux est menteur. Tu n'as aucun droit sur elle. »* Il dit : « Qu'en est-il de mes biens ? » Il répondit : *« Tu n'as aucun bien. Si tu as dit la vérité à son sujet, c'est en échange de ce que tu as rendu licite de son intimité. Et si tu as menti à son sujet, cela est encore plus éloigné de toi. »* Sufyân dit : Je l'ai retenu de 'Amr. Ayyûb dit : J'ai entendu Sa'îd ibn Jubayr dire : J'ai dit à Ibn 'Umar : « Un homme a fait la malédiction réciproque avec sa femme. » Il fit un geste avec deux doigts – et Sufyân écarta son index et son majeur – : « Le Prophète (ﷺ) a séparé les deux frères des Banû al-'Ajlân et dit : *« Allah sait que l'un de vous deux est menteur. Y en a-t-il parmi vous un repentant ? »* à trois reprises. » Sufyân dit : Je l'ai retenu de 'Amr et d'Ayyûb comme je te l'ai rapporté.
Hadiths 5313https://sunnah.com/bukhari:5313
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ عِيَاضٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَّقَ بَيْنَ رَجُلٍ وَامْرَأَةٍ قَذَفَهَا، وَأَحْلَفَهُمَا.
Ibrâhîm ibn al-Mundhir m'a rapporté, disant : Anas ibn 'Iyâd nous a rapporté d'après 'Ubayd Allah, d'après Nâfi', que Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) lui a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) sépara un homme et une femme qu'il avait accusée [d'adultère] et leur fit prêter serment.
Hadiths 5314https://sunnah.com/bukhari:5314
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ لاَعَنَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ رَجُلٍ وَامْرَأَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ، وَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا.
Musaddad nous a rapporté, disant : Yahyâ nous a rapporté d'après 'Ubayd Allah, qui m'a informé d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, qui dit : Le Prophète (ﷺ) fit procéder à la malédiction réciproque entre un homme et une femme des Ansâr et les sépara.
Hadiths 5315https://sunnah.com/bukhari:5315
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، قَالَ حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لاَعَنَ بَيْنَ رَجُلٍ وَامْرَأَتِهِ، فَانْتَفَى مِنْ وَلَدِهَا فَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا، وَأَلْحَقَ الْوَلَدَ بِالْمَرْأَةِ.
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, nous a rapporté Mālik, qui a dit : nous a rapporté Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, que le Prophète (ﷺ) a pratiqué la malédiction (liʿān) entre un homme et son épouse. Celui-ci a renié l'enfant, alors le Prophète (ﷺ) les a séparés et a attribué l'enfant à la femme.
Hadiths 5316https://sunnah.com/bukhari:5316
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْقَاسِمِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ ذُكِرَ الْمُتَلاَعِنَانِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عَاصِمُ بْنُ عَدِيٍّ فِي ذَلِكَ قَوْلاً، ثُمَّ انْصَرَفَ فَأَتَاهُ رَجُلٌ مِنْ قَوْمِهِ، فَذَكَرَ لَهُ أَنَّهُ وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، فَقَالَ عَاصِمٌ مَا ابْتُلِيتُ بِهَذَا الأَمْرِ إِلاَّ لِقَوْلِي. فَذَهَبَ بِهِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ بِالَّذِي وَجَدَ عَلَيْهِ امْرَأَتَهُ، وَكَانَ ذَلِكَ الرَّجُلُ مُصْفَرًّا قَلِيلَ اللَّحْمِ سَبْطَ الشَّعَرِ، وَكَانَ الَّذِي وَجَدَ عِنْدَ أَهْلِهِ آدَمَ خَدْلاً كَثِيرَ اللَّحْمِ جَعْدًا قَطَطًا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ بَيِّنْ ". فَوَضَعَتْ شَبِيهًا بِالرَّجُلِ الَّذِي ذَكَرَ زَوْجُهَا أَنَّهُ وَجَدَ عِنْدَهَا، فَلاَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُمَا، فَقَالَ رَجُلٌ لاِبْنِ عَبَّاسٍ فِي الْمَجْلِسِ هِيَ الَّتِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ رَجَمْتُ أَحَدًا بِغَيْرِ بَيِّنَةٍ لَرَجَمْتُ هَذِهِ ". فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لاَ تِلْكَ امْرَأَةٌ كَانَتْ تُظْهِرُ السُّوءَ فِي الإِسْلاَمِ.
Nous a rapporté Ismāʿīl, qui a dit : m'a rapporté Sulaymān ibn Bilāl, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : m'a informé ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après Ibn ʿAbbās, qu'il a dit : Les deux époux ayant pratiqué la malédiction (al-mutalāʿinān) furent mentionnés auprès du Messager d'Allah (ﷺ). ʿĀṣim ibn ʿAdiyy prononça alors une parole à ce sujet, puis il partit. Un homme de sa tribu vint le trouver et lui mentionna qu'il avait trouvé un homme avec son épouse. ʿĀṣim dit : "Je n'ai été éprouvé par cette affaire qu'à cause de ma parole." Il l'emmena donc auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et lui rapporta ce qu'il avait constaté avec son épouse. Cet homme était jaunâtre, peu charnu et aux cheveux lisses, tandis que celui qu'il avait trouvé chez son épouse était brun, bien en chair et aux cheveux crépus. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Ô Allah, fais apparaître la vérité !" Elle mit alors au monde un enfant ressemblant à l'homme que son époux avait mentionné avoir trouvé chez elle. Le Messager d'Allah (ﷺ) pratiqua la malédiction entre eux. Un homme dit alors à Ibn ʿAbbās dans l'assemblée : "Est-ce celle au sujet de laquelle le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Si je devais lapider quelqu'un sans preuve, je l'aurais lapidée' ?" Ibn ʿAbbās répondit : "Non, celle-là était une femme qui affichait le mal en Islam."
Hadiths 5317https://sunnah.com/bukhari:5317
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رِفَاعَةَ، الْقُرَظِيَّ تَزَوَّجَ امْرَأَةً، ثُمَّ طَلَّقَهَا فَتَزَوَّجَتْ آخَرَ فَأَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَتْ لَهُ أَنَّهُ لاَ يَأْتِيهَا، وَإِنَّهُ لَيْسَ مَعَهُ إِلاَّ مِثْلُ هُدْبَةٍ فَقَالَ " لاَ حَتَّى تَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ، وَيَذُوقَ عُسَيْلَتَكِ " .
Nous a rapporté ʿAmr ibn ʿAlī, nous a rapporté Yaḥyā, nous a rapporté Hishām, qui a dit : m'a rapporté mon père, d'après ʿĀʾisha, d'après le Prophète (ﷺ). Nous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba, nous a rapporté ʿAbda, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) que Rifāʿa al-Qurẓī avait épousé une femme, puis l'avait divorcée. Elle se remaria avec un autre homme, puis vint auprès du Prophète (ﷺ) et lui mentionna qu'il ne venait pas à elle et qu'il n'avait qu'une excroissance semblable à une frange. Il dit : "Non, jusqu'à ce que tu goûtes à sa douceur et qu'il goûte à la tienne."
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, nous a rapporté al-Layth, d'après Jaʿfar ibn Rabīʿa, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Hurmuz al-Aʿraj, qui a dit : m'a informé Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān, que Zaynab bint Abī Salama l'a informé, d'après sa mère Umm Salama, épouse du Prophète (ﷺ), qu'une femme des Aslam nommée Subayʿa était sous l'autorité de son époux, qui mourut alors qu'elle était enceinte. Abū al-Sanābil ibn Baʿkak la demanda en mariage, mais elle refusa de l'épouser. Il dit : "Par Allah, il ne convient pas que tu l'épouses avant d'avoir accompli la plus longue des deux périodes de viduité." Elle resta ainsi près de dix nuits, puis vint auprès du Prophète (ﷺ) qui lui dit : "Épouse-toi."
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, d'après al-Layth, d'après Yazīd, que Ibn Shihāb lui a écrit quʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh l'a informé, d'après son père, qu'il a écrit à Ibn al-Arqam pour interroger Subayʿa al-Aslamiyya sur la manière dont le Prophète (ﷺ) l'avait conseillée. Elle dit : "Il m'a conseillé de me marier après avoir accouché."
Hadiths 5320https://sunnah.com/bukhari:5320
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، أَنَّ سُبَيْعَةَ الأَسْلَمِيَّةَ، نُفِسَتْ بَعْدَ وَفَاةِ زَوْجِهَا، بِلَيَالٍ فَجَاءَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَأْذَنَتْهُ أَنْ تَنْكِحَ، فَأَذِنَ لَهَا، فَنَكَحَتْ.
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Qazaʿa, nous a rapporté Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après al-Miswar ibn Makhrama, que Subayʿa al-Aslamiyya accoucha quelques nuits après la mort de son époux. Elle vint auprès du Prophète (ﷺ) et lui demanda la permission de se marier, ce qu'il lui autorisa, et elle se maria.
Nous a rapporté Ismāʿīl, nous a rapporté Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, qu'il l'a entendu mentionner que Yaḥyā ibn Saʿīd ibn al-ʿĀṣ avait divorcé de la fille de ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥakam. ʿAbd al-Raḥmān la fit alors déménager. ʿĀʾisha, la Mère des Croyants, envoya un message à Marwān, qui était alors gouverneur de Médine, disant : "Crains Allah et renvoie-la à son domicile." Marwān dit, dans le récit de Sulaymān : "ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥakam m'a devancé." Al-Qāsim ibn Muḥammad dit : "Ne t'est-il pas parvenu l'affaire de Fāṭima bint Qays ?" Elle répondit : "Il ne t'est pas préjudiciable de ne pas mentionner le hadith de Fāṭima." Marwān ibn al-Ḥakam dit alors : "Si tu es atteinte d'un mal, il te suffit du mal qui existe entre ces deux-là."
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté Ghundar, nous a rapporté Shuʿba, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, qu'elle a dit : "Qu'a donc Fāṭima à ne pas craindre Allah ?" en référence à sa parole selon laquelle il n'y a ni logement ni pension.
Nous avons été informés par 'Amr ibn 'Abbâs, qui nous a rapporté d'après Ibn Mahdî, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après 'Abd ar-Rahmân ibn al-Qâsim, d'après son père, qu'Urwah ibn az-Zubayr dit à 'Â'ishah : « N'as-tu pas vu Untel, la fille d'al-Hakam, que son époux a divorcée définitivement et qui est sortie ? » Elle répondit : « Qu'elle a mal agi ! » Il dit : « N'as-tu pas entendu ce que Fâtimah a dit ? » Elle répondit : « Certes, il n'y a aucun bien pour elle à mentionner ce hadith. » Ibn Abî az-Zinâd ajouta, d'après Hishâm, d'après son père, qu'‘Â'ishah désapprouva fortement cela et dit : « Fâtimah se trouvait dans un endroit isolé et l'on craignait pour sa sécurité, c'est pour cette raison que le Prophète (ﷺ) lui a accordé une dispense. »
On m'a rapporté par Hibbân, qui nous a informés d'après 'Abdullah, qui nous a informés d'après Ibn Jurayj, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwah, qu'‘Â'ishah désapprouva cela de la part de Fâtimah.
Hadiths 5329https://sunnah.com/bukhari:5329
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَمَّا أَرَادَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَنْفِرَ إِذَا صَفِيَّةُ عَلَى باب خِبَائِهَا كَئِيبَةً، فَقَالَ لَهَا " عَقْرَى ـ أَوْ حَلْقَى ـ إِنَّكِ لَحَابِسَتُنَا أَكُنْتِ أَفَضْتِ يَوْمَ النَّحْرِ ". قَالَتْ نَعَمْ. قَالَ " فَانْفِرِي إِذًا ".
Nous avons été informés par Sulaymân ibn Harb, qui nous a rapporté d'après Shu'bah, d'après al-Hakam, d'après Ibrâhîm, d'après al-Aswad, d'après 'Â'ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) voulut partir, Safiyyah se tenait à l'entrée de sa tente, affligée. Il lui dit : « *‘Aqrâ aw Halqâ* (expression de reproche), tu vas nous retenir ! As-tu accompli le *tawâf* le jour du sacrifice (*an-Nahr*) ? » Elle répondit : « Oui. » Il dit alors : « Pars donc. »
On m'a rapporté par Muhammad, qui nous a informés d'après 'Abd al-Wahhâb, qui nous a rapporté d'après Yûnus, d'après al-Hasan, que Ma'qil maria sa sœur, puis son époux la divorça d'une seule répudiation.
On m'a rapporté par Muhammad ibn al-Muthannâ, qui nous a rapporté d'après 'Abd al-A'lâ, qui nous a rapporté d'après Sa'îd, d'après Qatâdah, que al-Hasan nous a informés que Ma'qil ibn Yasâr avait une sœur mariée à un homme. Celui-ci la divorça, puis la délaissa jusqu'à ce que sa période de viduité (*'iddah*) soit écoulée. Ensuite, il la demanda en mariage, mais Ma'qil s'en offusqua par orgueil et dit : « Il l'a délaissée alors qu'il avait encore des droits sur elle, puis il revient la demander en mariage ! » Il s'interposa donc entre eux. Alors, Allah révéla : *« Et lorsque vous divorcez d'avec les femmes, et qu'elles atteignent leur terme, ne les empêchez pas de se remarier avec leurs [anciens] époux »* (Coran 2:232) jusqu'à la fin du verset. Le Messager d'Allah (ﷺ) le fit appeler, lui récita le verset, et il abandonna son orgueil et se conforma à l'ordre d'Allah.
Hadiths 5332https://sunnah.com/bukhari:5332
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنهما ـ طَلَّقَ امْرَأَةً لَهُ وَهْىَ حَائِضٌ تَطْلِيقَةً وَاحِدَةً، فَأَمَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُرَاجِعَهَا، ثُمَّ يُمْسِكَهَا حَتَّى تَطْهُرَ، ثُمَّ تَحِيضَ عِنْدَهُ حَيْضَةً أُخْرَى، ثُمَّ يُمْهِلَهَا حَتَّى تَطْهُرَ مِنْ حَيْضِهَا، فَإِنْ أَرَادَ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا حِينَ تَطْهُرُ مِنْ قَبْلِ أَنْ يُجَامِعَهَا، فَتِلْكَ الْعِدَّةُ الَّتِي أَمَرَ اللَّهُ أَنْ تُطَلَّقَ لَهَا النِّسَاءُ. وَكَانَ عَبْدُ اللَّهِ إِذَا سُئِلَ عَنْ ذَلِكَ قَالَ لأَحَدِهِمْ إِنْ كُنْتَ طَلَّقْتَهَا ثَلاَثًا فَقَدْ حَرُمَتْ عَلَيْكَ، حَتَّى تَنْكِحَ زَوْجًا غَيْرَهُ. وَزَادَ فِيهِ غَيْرُهُ عَنِ اللَّيْثِ حَدَّثَنِي نَافِعٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ لَوْ طَلَّقْتَ مَرَّةً أَوْ مَرَّتَيْنِ، فَإِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَمَرَنِي بِهَذَا.
Nous avons été informés par Qutaybah, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Nâfi', que Ibn 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) avait divorcé d'une de ses épouses alors qu'elle était en période de menstrues, d'une seule répudiation. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui ordonna de la reprendre, puis de la garder jusqu'à ce qu'elle soit purifiée, puis qu'elle ait une nouvelle période de menstrues chez lui, et qu'il attende ensuite qu'elle soit purifiée de ses menstrues. S'il voulait alors la divorcer, qu'il le fasse lorsqu'elle serait purifiée, avant de l'avoir touchée. Telle est la période de viduité (*'iddah*) pour laquelle Allah a ordonné que les femmes soient divorcées. Et lorsque 'Abdullah était interrogé à ce sujet, il disait à l'un d'eux : « Si tu l'as divorcée trois fois, elle t'est alors interdite jusqu'à ce qu'elle épouse un autre époux. » D'autres, d'après al-Layth, ont ajouté, d'après Nâfi' : Ibn 'Umar disait : « Si tu l'as divorcée une ou deux fois, alors le Prophète (ﷺ) m'a ordonné cela. »
Nous avons été informés par Hajjâj, qui nous a rapporté d'après Yazîd ibn Ibrâhîm, qui nous a rapporté d'après Muhammad ibn Sîrîn, qui m'a rapporté d'après Yûnus ibn Jubayr, que j'interrogeai Ibn 'Umar. Il dit : « Ibn 'Umar avait divorcé de son épouse alors qu'elle était en période de menstrues. 'Umar interrogea le Prophète (ﷺ), qui lui ordonna de la reprendre, puis de la divorcer au début de sa période de viduité (*'iddah*). » Je demandai : « Cette répudiation est-elle comptée ? » Il répondit : « Que penses-tu ? S'il était incapable ou déraisonnable ! »
Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informés d'après Mâlik, d'après 'Abdullah ibn Abî Bakr ibn Muhammad ibn 'Amr ibn Hazm, d'après Humayd ibn Nâfi', d'après Zaynab bint Abî Salamah, qu'elle lui rapporta ces trois hadiths. Zaynab dit : Je suis entrée chez Umm Habîbah, l'épouse du Prophète (ﷺ), lorsque son père, Abû Sufyân ibn Harb, venait de décéder. Umm Habîbah demanda qu'on lui apporte un parfum contenant du safran ou autre chose, en enduisit une servante, puis s'en appliqua sur les joues. Elle dit : « Par Allah, je n'ai nul besoin de parfum, si ce n'est que j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil d'un mort au-delà de trois nuits, sauf pour un époux, [pour lequel elle portera le deuil] quatre mois et dix jours. »* »
Zaynab a dit : « J’entrai chez Zaynab bint Jahsh lorsque son frère venait de décéder. Elle fit apporter du parfum, en appliqua, puis déclara : "Par Allah, je n’ai nul besoin de parfum, si ce n’est que j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire du haut de la chaire : *'Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil au-delà de trois nuits, sauf pour son époux, durant quatre mois et dix jours.'*" »