Sahih al-Bukhari
La bonne conduite
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْكَعْبِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، جَائِزَتُهُ يَوْمٌ وَلَيْلَةٌ، وَالضِّيَافَةُ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ، فَمَا بَعْدَ ذَلِكَ فَهْوَ صَدَقَةٌ، وَلاَ يَحِلُّ لَهُ أَنْ يَثْوِيَ عِنْدَهُ حَتَّى يُحْرِجَهُ
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yûsuf, nous a informé Mâlik, d'après Sa'îd ibn Abî Sa'îd al-Maqburî, d'après Abû Shurayh al-Ka'bî, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte. Son hospitalité est d’un jour et d’une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Ce qui dépasse cela est une aumône. Il ne lui est pas permis de rester chez lui au point de le mettre dans l’embarras. » Ismâ'îl nous a rapporté la même chose d'après Mâlik, en ajoutant : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »
Narrateur Abu Shuraih Al-Ka`bi
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Muhammad, nous a rapporté Ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d'après Abû Hâsin, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne nuise pas à son voisin. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ قَالَ قُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ تَبْعَثُنَا فَنَنْزِلُ بِقَوْمٍ فَلاَ يَقْرُونَنَا فَمَا تَرَى، فَقَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
إِنْ نَزَلْتُمْ بِقَوْمٍ فَأَمَرُوا لَكُمْ بِمَا يَنْبَغِي لِلضَّيْفِ فَاقْبَلُوا، فَإِنْ لَمْ يَفْعَلُوا فَخُذُوا مِنْهُمْ حَقَّ الضَّيْفِ الَّذِي يَنْبَغِي لَهُمْ
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Al-Layth, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Abû Al-Khayr, d'après 'Uqba ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Nous dîmes : « Ô Messager d'Allah, tu nous envoies et nous descendons chez un peuple qui ne nous offre pas l'hospitalité. Que nous conseilles-tu ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) nous répondit : « Si vous descendez chez un peuple et qu'ils vous ordonnent ce qui convient à l'hôte, acceptez. S'ils ne le font pas, prenez d'eux le droit de l'hôte qui leur incombe. »
Narrateur `Uqba bin 'Amir
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَصِلْ رَحِمَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Muhammad, nous a rapporté Hishâm, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zuhrî, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier maintienne les liens de parenté. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ عَوْنٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الْعُمَيْسِ، عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ آخَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ سَلْمَانَ وَأَبِي الدَّرْدَاءِ. فَزَارَ سَلْمَانُ أَبَا الدَّرْدَاءِ فَرَأَى أُمَّ الدَّرْدَاءِ مُتَبَذِّلَةً فَقَالَ لَهَا مَا شَأْنُكِ قَالَتْ أَخُوكَ أَبُو الدَّرْدَاءِ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ فِي الدُّنْيَا. فَجَاءَ أَبُو الدَّرْدَاءِ فَصَنَعَ لَهُ طَعَامًا فَقَالَ كُلْ فَإِنِّي صَائِمٌ. قَالَ مَا أَنَا بِآكِلٍ حَتَّى تَأْكُلَ. فَأَكَلَ، فَلَمَّا كَانَ اللَّيْلُ ذَهَبَ أَبُو الدَّرْدَاءِ يَقُومُ فَقَالَ نَمْ. فَنَامَ، ثُمَّ ذَهَبَ يَقُومُ فَقَالَ نَمْ. فَلَمَّا كَانَ آخِرُ اللَّيْلِ قَالَ سَلْمَانُ قُمِ الآنَ. قَالَ فَصَلَّيَا فَقَالَ لَهُ سَلْمَانُ إِنَّ لِرَبِّكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَلِنَفْسِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَلأَهْلِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، فَأَعْطِ كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ. فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
صَدَقَ سَلْمَانُ
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Ja'far ibn 'Awn, nous a rapporté Abû Al-'Umays, d'après 'Awn ibn Abî Juhaifa, d'après son père, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) établit un pacte de fraternité entre Salmân et Abû Ad-Dardâ'. Salmân rendit visite à Abû Ad-Dardâ' et vit Umm Ad-Dardâ' vêtue de manière négligée. Il lui demanda : « Qu'as-tu ? » Elle répondit : « Ton frère Abû Ad-Dardâ' n'a nul besoin de ce bas monde. » Abû Ad-Dardâ' arriva et prépara un repas pour Salmân, puis lui dit : « Mange, car je jeûne. » Salmân répondit : « Je ne mangerai pas tant que tu n'auras pas mangé. » Il mangea donc. Lorsque vint la nuit, Abû Ad-Dardâ' se leva pour accomplir la prière nocturne, mais Salmân lui dit : « Dors. » Il dormit, puis se leva à nouveau, et Salmân lui dit encore : « Dors. » À la fin de la nuit, Salmân lui dit : « Lève-toi maintenant. » Ils prièrent, puis Salmân lui dit : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ton âme a un droit sur toi, et ta famille a un droit sur toi. Accorde à chacun son dû. » Abû Ad-Dardâ' alla trouver le Prophète (ﷺ) et lui rapporta cela. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Salmân a dit vrai. » (Abû Juhaifa Wahb As-Suwa'î, aussi appelé Wahb Al-Khayr.)
Narrateur Abu Juhaifa
حَدَّثَنَا عَيَّاشُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ الْجُرَيْرِيُّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما أَنَّ أَبَا بَكْرٍ، تَضَيَّفَ رَهْطًا فَقَالَ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ دُونَكَ أَضْيَافَكَ فَإِنِّي مُنْطَلِقٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَافْرُغْ مِنْ قِرَاهُمْ قَبْلَ أَنْ أَجِيءَ. فَانْطَلَقَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَأَتَاهُمْ بِمَا عِنْدَهُ فَقَالَ اطْعَمُوا. فَقَالُوا أَيْنَ رَبُّ مَنْزِلِنَا قَالَ اطْعَمُوا. قَالُوا مَا نَحْنُ بِآكِلِينَ حَتَّى يَجِيءَ رَبُّ مَنْزِلِنَا. قَالَ اقْبَلُوا عَنَّا قِرَاكُمْ، فَإِنَّهُ إِنْ جَاءَ وَلَمْ تَطْعَمُوا لَنَلْقَيَنَّ مِنْهُ. فَأَبَوْا فَعَرَفْتُ أَنَّهُ يَجِدُ عَلَىَّ، فَلَمَّا جَاءَ تَنَحَّيْتُ عَنْهُ فَقَالَ مَا صَنَعْتُمْ فَأَخْبَرُوهُ فَقَالَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ. فَسَكَتُّ ثُمَّ قَالَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ. فَسَكَتُّ فَقَالَ يَا غُنْثَرُ أَقْسَمْتُ عَلَيْكَ إِنْ كُنْتَ تَسْمَعُ صَوْتِي لَمَّا جِئْتَ. فَخَرَجْتُ فَقُلْتُ سَلْ أَضْيَافَكَ. فَقَالُوا صَدَقَ أَتَانَا بِهِ. قَالَ فَإِنَّمَا انْتَظَرْتُمُونِي، وَاللَّهِ لاَ أَطْعَمُهُ اللَّيْلَةَ. فَقَالَ الآخَرُونَ وَاللَّهِ لاَ نَطْعَمُهُ حَتَّى تَطْعَمَهُ. قَالَ لَمْ أَرَ فِي الشَّرِّ كَاللَّيْلَةِ، وَيْلَكُمْ مَا أَنْتُمْ لِمَ لاَ تَقْبَلُونَ عَنَّا قِرَاكُمْ هَاتِ طَعَامَكَ. فَجَاءَهُ فَوَضَعَ يَدَهُ فَقَالَ بِاسْمِ اللَّهِ، الأُولَى لِلشَّيْطَانِ. فَأَكَلَ وَأَكَلُوا.
Nous a rapporté 'Ayyâch ibn Al-Walîd, nous a rapporté 'Abd Al-A'lâ, nous a rapporté Sa'îd Al-Jurayrî, d'après Abû 'Uthmân, d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakr (qu'Allah les agrée tous deux) : Abû Bakr reçut des invités et dit à 'Abd Ar-Rahmân : « Voici tes invités, je vais trouver le Prophète (ﷺ). Occupe-toi d'eux avant mon retour. » 'Abd Ar-Rahmân partit et leur apporta ce qu'il avait. Il leur dit : « Mangez. » Ils répondirent : « Où est le maître de maison ? » Il dit : « Mangez. » Ils dirent : « Nous ne mangerons pas tant que le maître de maison ne sera pas venu. » Il dit : « Acceptez notre hospitalité, car s'il vient et que vous n'ayez pas mangé, il nous en tiendra rigueur. » Ils refusèrent. Je compris qu'il m'en voudrait. Lorsqu'il arriva, je m'écartai de lui. Il demanda : « Que leur avez-vous fait ? » Ils le lui racontèrent. Il dit : « Ô 'Abd Ar-Rahmân ! » Je me tus. Il répéta : « Ô 'Abd Ar-Rahmân ! » Je me tus encore. Il dit : « Ô Ghunthar ! Je t'adjure, si tu entends ma voix, de venir. » Je sortis et dis : « Interroge tes invités. » Ils dirent : « Il nous l'a bien apporté. » Il dit : « Vous ne m'avez attendu que pour cela. Par Allah, je ne le goûterai pas cette nuit. » Les autres dirent : « Par Allah, nous ne le goûterons pas tant que tu ne l'auras pas goûté. » Il dit : « Je n'ai jamais vu pire que cette nuit. Malheur à vous ! Pourquoi n'acceptez-vous pas notre hospitalité ? » Puis il dit : « Apporte la nourriture. » Il la lui présenta, posa sa main et dit : « Au nom d'Allah. La première bouchée est pour le diable. » Il mangea, et ils mangèrent.
Narrateur `Abdur-Rahman bin Abu Bakr
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما جَاءَ أَبُو بَكْرٍ بِضَيْفٍ لَهُ أَوْ بِأَضْيَافٍ لَهُ، فَأَمْسَى عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا جَاءَ قَالَتْ أُمِّي احْتَبَسْتَ عَنْ ضَيْفِكَ ـ أَوْ أَضْيَافِكَ ـ اللَّيْلَةَ. قَالَ مَا عَشَّيْتِهِمْ فَقَالَتْ عَرَضْنَا عَلَيْهِ ـ أَوْ عَلَيْهِمْ فَأَبَوْا أَوْ ـ فَأَبَى، فَغَضِبَ أَبُو بَكْرٍ فَسَبَّ وَجَدَّعَ وَحَلَفَ لاَ يَطْعَمُهُ، فَاخْتَبَأْتُ أَنَا فَقَالَ يَا غُنْثَرُ. فَحَلَفَتِ الْمَرْأَةُ لاَ تَطْعَمُهُ حَتَّى يَطْعَمَهُ، فَحَلَفَ الضَّيْفُ ـ أَوِ الأَضْيَافُ ـ أَنْ لاَ يَطْعَمَهُ أَوْ يَطْعَمُوهُ حَتَّى يَطْعَمَهُ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَأَنَّ هَذِهِ مِنَ الشَّيْطَانِ فَدَعَا بِالطَّعَامِ فَأَكَلَ وَأَكَلُوا فَجَعَلُوا لاَ يَرْفَعُونَ لُقْمَةً إِلاَّ رَبَا مِنْ أَسْفَلِهَا أَكْثَرُ مِنْهَا، فَقَالَ يَا أُخْتَ بَنِي فِرَاسٍ مَا هَذَا فَقَالَتْ وَقُرَّةِ عَيْنِي إِنَّهَا الآنَ لأَكْثَرُ قَبْلَ أَنْ نَأْكُلَ فَأَكَلُوا وَبَعَثَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ أَنَّهُ أَكَلَ مِنْهَا.
M'a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Ibn Abî 'Adiyy, d'après Sulaymân, d'après Abû 'Uthmân, qui a dit : 'Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakr (qu'Allah les agrée tous deux) rapporta qu'Abû Bakr vint avec un invité ou des invités et passa la soirée chez le Prophète (ﷺ). Lorsqu'il arriva, sa mère dit : « Tu t'es attardé loin de ton invité (ou tes invités) cette nuit. » Il demanda : « Ne les as-tu pas servis ? » Elle répondit : « Nous le lui avons proposé (ou leur avons proposé), mais il a refusé (ou ils ont refusé). » Abû Bakr se mit en colère, jura et dit qu'il ne mangerait pas. Je me cachai. Il dit : « Ô Ghunthar ! » La femme jura qu'elle ne mangerait pas tant qu'il n'aurait pas mangé. L'invité (ou les invités) jura (ou jurèrent) qu'il ne mangerait pas (ou qu'ils ne mangeraient pas) tant qu'Abû Bakr n'aurait pas mangé. Abû Bakr dit : « Cela semble venir du diable. » Il demanda qu'on apporte la nourriture, mangea et ils mangèrent. Ils ne levaient pas une bouchée sans que celle-ci ne se multiplie par en dessous. Il dit : « Ô sœur des Banû Firâs, qu'est-ce donc ? » Elle répondit : « Par la prunelle de mes yeux, elle est maintenant plus abondante qu'avant que nous ne mangions. » Ils mangèrent, puis il l'envoya au Prophète (ﷺ), qui, dit-on, en mangea.
Narrateur `Abdur-Rahman bin Abu Bakr
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، هُوَ ابْنُ زَيْدٍ ـ عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، مَوْلَى الأَنْصَارِ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، وَسَهْلَ بْنَ أَبِي حَثْمَةَ، أَنَّهُمَا حَدَّثَاهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةَ بْنَ مَسْعُودٍ أَتَيَا خَيْبَرَ فَتَفَرَّقَا فِي النَّخْلِ، فَقُتِلَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلٍ، فَجَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ وَحُوَيِّصَةُ وَمُحَيِّصَةُ ابْنَا مَسْعُودٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَتَكَلَّمُوا فِي أَمْرِ صَاحِبِهِمْ فَبَدَأَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، وَكَانَ أَصْغَرَ الْقَوْمِ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
أَتَسْتَحِقُّونَ قَتِيلَكُمْ ـ أَوْ قَالَ صَاحِبَكُمْ ـ بِأَيْمَانِ خَمْسِينَ مِنْكُمْ
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Bushayr ibn Yasâr, affranchi des Ansâr, d'après Râfi' ibn Khadîj et Sahl ibn Abî Hathma, qui lui rapportèrent qu'Abdullah ibn Sahl et Muhayyisa ibn Mas'ûd se rendirent à Khaybar et se séparèrent dans les palmeraies. Abdullah ibn Sahl fut tué. 'Abd Ar-Rahmân ibn Sahl, Huwayyisa et Muhayyisa, fils de Mas'ûd, vinrent trouver le Prophète (ﷺ) et parlèrent de l'affaire de leur compagnon. 'Abd Ar-Rahmân, le plus jeune, prit la parole en premier. Le Prophète (ﷺ) dit : « Que le plus âgé parle en premier. » (Yahyâ dit : « Que le plus âgé prenne la parole. ») Ils parlèrent de l'affaire de leur compagnon. Le Prophète (ﷺ) dit : « Prêterez-vous serment, cinquante d'entre vous, pour revendiquer votre mort (ou votre compagnon) ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, c'est une affaire que nous n'avons pas vue. » Il dit : « Les Juifs vous disculperont-ils par le serment de cinquante d'entre eux ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, ce sont des gens mécréants. » Le Messager d'Allah (ﷺ) les dédommagea de sa propre fortune. Sahl dit : « J'ai rattrapé une chamelle de ce troupeau, qui entra dans leur enclos et me frappa de sa patte. »
Narrateur Rafi` bin Khadij and Sahl bin Abu Hathma
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
أَخْبِرُونِي بِشَجَرَةٍ مَثَلُهَا مَثَلُ الْمُسْلِمِ، تُؤْتِي أُكُلَهَا كُلَّ حِينٍ بِإِذْنِ رَبِّهَا، وَلاَ تَحُتُّ وَرَقَهَا
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahyâ, d'après 'Ubayd Allah, m'a rapporté Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Indiquez-moi un arbre dont la comparaison est semblable à celle du musulman, qui donne son fruit en toute saison par la permission de son Seigneur, et dont les feuilles ne tombent pas. » Cela me fit penser au palmier, mais je n'osai parler en présence d'Abû Bakr et de 'Umar. Comme ils ne parlaient pas, le Prophète (ﷺ) dit : « C'est le palmier. » Lorsque je sortis avec mon père, je lui dis : « Ô mon père, il m'est venu à l'esprit que c'était le palmier. » Il dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de le dire ? Si tu l'avais dit, cela m'aurait été plus cher que telle et telle chose. » Je répondis : « Ce qui m'en a empêché, c'est que je ne t'ai pas vu, ni Abû Bakr, parler, et j'ai préféré me taire. »
Narrateur Ibn `Umar
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ أَخْبَرَهُ أَنَّ أُبَىَّ بْنَ كَعْبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
إِنَّ مِنَ الشِّعْرِ حِكْمَةً
Nous a rapporté Abû Al-Yamân, nous a informé Shu'ayb, d'après Az-Zuhrî, qui a dit : M'a informé Abû Bakr ibn 'Abd Ar-Rahmân, que Marwân ibn Al-Hakam lui a rapporté qu'Abd Ar-Rahmân ibn Al-Aswad ibn 'Abd Yaghûth lui a rapporté qu'Ubayy ibn Ka'b lui a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Certes, il y a de la sagesse dans la poésie. »
Narrateur Ubai bin Ka`b
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، سَمِعْتُ جُنْدَبًا، يَقُولُ بَيْنَمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَمْشِي إِذْ أَصَابَهُ حَجَرٌ فَعَثَرَ فَدَمِيَتْ إِصْبَعُهُ فَقَالَ
هَلْ أَنْتِ إِلاَّ إِصْبَعٌ دَمِيتِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا لَقِيتِ
Nous a rapporté Abû Nu‘aym : Nous a rapporté Sufyân, d’après al-Aswad ibn Qays, qui a entendu Jundub dire : Alors que le Prophète (ﷺ) marchait, une pierre le heurta et il trébucha, ce qui fit saigner son doigt. Il dit alors : *« N’es-tu qu’un doigt qui a saigné, et c’est dans le sentier d’Allah que tu as subi cela. »*
حَدَّثَنَا ابْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ، حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
أَصْدَقُ كَلِمَةٍ قَالَهَا الشَّاعِرُ كَلِمَةُ لَبِيدٍ أَلاَ كُلُّ شَىْءٍ مَا خَلاَ اللَّهَ بَاطِلُ
Nous a rapporté Ibn Bâshshâr : Nous a rapporté Ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d’après ‘Abd al-Malik, nous a rapporté Abû Salama, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : *« La parole la plus véridique qu’ait dite un poète est celle de Labîd : "Certes, toute chose, hormis Allah, est vaine." »* Et Umayya ibn Abî al-Salt était sur le point d’embrasser l’islam.
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى خَيْبَرَ فَسِرْنَا لَيْلاً، فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ لِعَامِرِ بْنِ الأَكْوَعِ أَلاَ تُسْمِعُنَا مِنْ هُنَيْهَاتِكَ، قَالَ وَكَانَ عَامِرٌ رَجُلاً شَاعِرًا، فَنَزَلَ يَحْدُو بِالْقَوْمِ يَقُولُ اللَّهُمَّ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَاغْفِرْ فِدَاءٌ لَكَ مَا اقْتَفَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا وَأَلْقِيَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا إِنَّا إِذَا صِيحَ بِنَا أَتَيْنَا وَبِالصِّيَاحِ عَوَّلُوا عَلَيْنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
كَذَبَ مَنْ قَالَهُ، إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ ـ وَجَمَعَ بَيْنَ إِصْبَعَيْهِ ـ إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ، قَلَّ عَرَبِيٌّ نَشَأَ بِهَا مِثْلَهُ
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd : Nous a rapporté Hâtim ibn Ismâ‘îl, d’après Yazîd ibn Abî ‘Ubayd, d’après Salama ibn al-Akwa‘, qui a dit : Nous partîmes avec le Messager d’Allah (ﷺ) pour Khaybar. Nous marchâmes de nuit, et un homme du groupe dit à ‘Âmir ibn al-Akwa‘ : *« Ne nous ferais-tu pas entendre quelques-uns de tes poèmes ? »* Or, ‘Âmir était un poète. Il descendit alors et se mit à encourager les troupes en disant :
Narrateur Salama bin Al-Aqwa
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَعْضِ نِسَائِهِ وَمَعَهُنَّ أُمُّ سُلَيْمٍ فَقَالَ
وَيْحَكَ يَا أَنْجَشَةُ، رُوَيْدَكَ سَوْقًا بِالْقَوَارِيرِ
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté Ismâ‘îl, nous a rapporté Ayyûb, d’après Abû Qilâba, d’après Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Prophète (ﷺ) passa près de certaines de ses épouses, en compagnie d’Umm Sulaym. Il dit alors : *« Malheur à toi, Anjasha ! Doucement avec les verres fragiles ! »* Abû Qilâba ajouta : Le Prophète (ﷺ) employa une expression que, si l’un de vous l’avait utilisée, vous vous seriez moqués de lui : *« Doucement en conduisant les verres fragiles. »*
Narrateur Anas bin Malik
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَ حَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي هِجَاءِ الْمُشْرِكِينَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
فَكَيْفَ بِنَسَبِي
Nous a rapporté Muhammad : Nous a rapporté ‘Abda, nous a informé Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Hassân ibn Thâbit demanda la permission au Messager d’Allah (ﷺ) de satiriser les polythéistes. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit : *« Et que fais-tu de mon lignage ? »* Hassân répondit : *« Je t’en purifierai comme on extrait un cheveu de la pâte. »*
Narrateur `Aisha
حَدَّثَنَا أَصْبَغُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ الْهَيْثَمَ بْنَ أَبِي سِنَانٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، فِي قَصَصِهِ يَذْكُرُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
إِنَّ أَخًا لَكُمْ لاَ يَقُولُ الرَّفَثَ
Nous a rapporté Asbagh : M’a informé ‘Abd Allah ibn Wahb : M’a informé Yûnus, d’après Ibn Shihâb, qu’al-Haytham ibn Abî Sinân lui a rapporté qu’il avait entendu Abû Hurayra, dans ses récits, mentionner le Prophète (ﷺ) disant : *« Certes, un frère pour vous ne tient pas de propos obscènes »* – il voulait dire par là Ibn Rawâha. Ce dernier disait :
Narrateur Al-Haitham bin Abu Sinan
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،. وَحَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي عَتِيقٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ سَمِعَ حَسَّانَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ، يَسْتَشْهِدُ أَبَا هُرَيْرَةَ فَيَقُولُ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ نَشَدْتُكَ بِاللَّهِ هَلْ سَمِعْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
يَا حَسَّانُ أَجِبْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ، اللَّهُمَّ أَيِّدْهُ بِرُوحِ الْقُدُسِ
Nous a rapporté Abû al-Yamân : Nous a informé Shu‘ayb, d’après al-Zuhrî. Et nous a rapporté Ismâ‘îl : Mon frère m’a rapporté, d’après Sulaymân, d’après Muhammad ibn Abî ‘Atîq, d’après Ibn Shihâb, d’après Abû Salama ibn ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf, qu’il a entendu Hassân ibn Thâbit al-Ansârî prendre à témoin Abû Hurayra en disant : *« Ô Abû Hurayra, je t’adjure par Allah, as-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Ô Hassân, réponds pour le Messager d’Allah ! Ô Allah, soutiens-le par l’Esprit Saint." »* Abû Hurayra répondit : *« Oui. »*
Narrateur Abu Salama bin `Abdur-Rahman bin `Auf
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِحَسَّانَ
اهْجُهُمْ ـ أَوْ قَالَ هَاجِهِمْ ـ وَجِبْرِيلُ مَعَكَ
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb : Nous a rapporté Shu‘ba, d’après ‘Adî ibn Thâbit, d’après al-Barâ’ (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (ﷺ) dit à Hassân : *« Satirise-les »* – ou *« Attaque-les »* – *« et Jibrîl est avec toi. »*
Narrateur Al-Bara
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا حَنْظَلَةُ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
لأَنْ يَمْتَلِئَ جَوْفُ أَحَدِكُمْ قَيْحًا خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَمْتَلِئَ شِعْرًا
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn Mûsâ, qui nous a informé de Hanẓala, d'après Sâlim, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Que le ventre de l'un d'entre vous se remplisse de pus est meilleur pour lui que de se remplir de poésie. »*
Narrateur Ibn `Umar
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
لأَنْ يَمْتَلِئَ جَوْفُ رَجُلٍ قَيْحًا يَرِيهِ خَيْرٌ مِنْ أَنْ يَمْتَلِئَ شِعْرًا
Nous a rapporté 'Umar ibn Hafs, qui nous a rapporté d'après son père, d'après al-A'mash, qui a dit : J'ai entendu Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Que le ventre d'un homme se remplisse de pus qui le ronge est meilleur pour lui que de se remplir de poésie. »*
Narrateur Abu Huraira