Sahih al-Bukhari

Les peines légales

81 éléments

Hadiths 6812https://sunnah.com/bukhari:6812

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ كُهَيْلٍ، قَالَ سَمِعْتُ الشَّعْبِيَّ، يُحَدِّثُ عَنْ عَلِيٍّ، رضى الله عنه حِينَ رَجَمَ الْمَرْأَةَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَقَالَ قَدْ رَجَمْتُهَا بِسُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté Âdam, nous a rapporté Chu'ba, nous a rapporté Salamah ibn Kuhayl, qui a dit : J'ai entendu Ash-Sha'bî rapporter d'après 'Alî (qu'Allah soit satisfait de lui), lorsqu'il lapida la femme un vendredi, et qu'il dit : « Je l'ai lapidée selon la sunna du Messager d'Allah (ﷺ). »

Ash-Shu`bi
Hadiths 6813https://sunnah.com/bukhari:6813

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى هَلْ رَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ نَعَمْ‏.‏ قُلْتُ قَبْلَ سُورَةِ النُّورِ أَمْ بَعْدُ قَالَ لاَ أَدْرِي‏.‏

M'a rapporté Ishâq, nous a rapporté Khâlid, d'après Ash-Shaybânî, qui dit : J'ai interrogé 'Abd Allah ibn Abî Awfâ : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a-t-il lapidé ? » Il répondit : « Oui. » Je demandai : « Avant la sourate An-Nûr ou après ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »

Ash Shaibani
Hadiths 6814https://sunnah.com/bukhari:6814

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ أَسْلَمَ أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَحَدَّثَهُ أَنَّهُ قَدْ زَنَى، فَشَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ، فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَ، وَكَانَ قَدْ أُحْصِنَ‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn Muqâtil, nous a informé 'Abd Allah, nous a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : m'a rapporté Abû Salamah ibn 'Abd Ar-Rahmân, d'après Jâbir ibn 'Abd Allah Al-Ansârî, qu'un homme des Aslam vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et lui avoua avoir commis l'adultère. Il témoigna quatre fois contre lui-même, alors le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna qu'il soit lapidé, car il était marié.

Jabir bin `Abdullah Al-Ansari
Hadiths 6815https://sunnah.com/bukhari:6815

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ‏.‏ فَأَعْرَضَ عَنْهُ، حَتَّى رَدَّدَ عَلَيْهِ أَرْبَعَ مَرَّاتٍ، فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ، دَعَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ أَبِكَ جُنُونٌ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَهَلْ أَحْصَنْتَ ‏"‏‏.‏ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اذْهَبُوا بِهِ فَارْجُمُوهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي مَنْ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ فَكُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ فَرَجَمْنَاهُ بِالْمُصَلَّى، فَلَمَّا أَذْلَقَتْهُ الْحِجَارَةُ هَرَبَ، فَأَدْرَكْنَاهُ بِالْحَرَّةِ فَرَجَمْنَاهُ‏.‏

Nous avons été informés par Yaḥyā ibn Bukayr, qui a rapporté d'après Al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Salamah et Sa'īd ibn Al-Musayyib, qu'Abū Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : Un homme vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était dans la mosquée et l'interpella en disant : "Ô Messager d'Allah, j'ai commis l'adultère." Le Prophète (ﷺ) se détourna de lui jusqu'à ce qu'il répète cela quatre fois. Lorsqu'il eut témoigné quatre fois contre lui-même, le Prophète (ﷺ) l'appela et lui demanda : "Es-tu fou ?" Il répondit : "Non." Le Prophète (ﷺ) demanda : "Es-tu marié ?" Il répondit : "Oui." Alors le Prophète (ﷺ) dit : "Emmenez-le et lapidez-le." Ibn Shihāb ajouta : On m'a informé que quelqu'un qui avait entendu Jābir ibn 'Abdillāh (qu'Allah soit satisfait de lui) disait : J'étais parmi ceux qui l'ont lapidé. Nous l'avons lapidé à l'endroit de la prière. Lorsqu'il fut blessé par les pierres, il s'enfuit, mais nous l'avons rattrapé dans la région volcanique (Al-Ḥarrah) et l'avons lapidé à mort.

Abu Huraira
Hadiths 6817https://sunnah.com/bukhari:6817

حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اخْتَصَمَ سَعْدٌ وَابْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ، الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَاحْتَجِبِي مِنْهُ يَا سَوْدَةُ ‏"‏‏.‏ زَادَ لَنَا قُتَيْبَةُ عَنِ اللَّيْثِ ‏"‏ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Abū Al-Walīd, qui a rapporté d'après Al-Layth, d'après Ibn Shihāb, d'après 'Urwah, qu'‘Ā’ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : Sa'd et Ibn Zam'ah se disputèrent, et le Prophète (ﷺ) dit : "Il est à toi, ô 'Abd ibn Zam'ah. L'enfant appartient au lit conjugal, et toi, Sawdah, voile-toi de lui." Qutaybah ajouta pour nous, d'après Al-Layth : "Et à l'adultère, la pierre."

`Aisha
Hadiths 6818https://sunnah.com/bukhari:6818

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ زِيَادٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Ādam, qui a rapporté d'après Shu'bah, d'après Muḥammad ibn Ziyād, qui a entendu Abū Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) dire que le Prophète (ﷺ) a dit : "L'enfant appartient au lit conjugal, et à l'adultère, la pierre."

Abu Huraira
Hadiths 6819https://sunnah.com/bukhari:6819

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَهُودِيٍّ وَيَهُودِيَّةٍ قَدْ أَحْدَثَا جَمِيعًا فَقَالَ لَهُمْ ‏ "‏ مَا تَجِدُونَ فِي كِتَابِكُمْ ‏" ‏‏.‏ قَالُوا إِنَّ أَحْبَارَنَا أَحْدَثُوا تَحْمِيمَ الْوَجْهِ وَالتَّجْبِيَةَ‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ادْعُهُمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِالتَّوْرَاةِ‏.‏ فَأُتِيَ بِهَا فَوَضَعَ أَحَدُهُمْ يَدَهُ عَلَى آيَةِ الرَّجْمِ، وَجَعَلَ يَقْرَأُ مَا قَبْلَهَا وَمَا بَعْدَهَا فَقَالَ لَهُ ابْنُ سَلاَمٍ ارْفَعْ يَدَكَ‏.‏ فَإِذَا آيَةُ الرَّجْمِ تَحْتَ يَدِهِ، فَأَمَرَ بِهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَا‏.‏ قَالَ ابْنُ عُمَرَ فَرُجِمَا عِنْدَ الْبَلاَطِ، فَرَأَيْتُ الْيَهُودِيَّ أَجْنَأَ عَلَيْهَا‏.‏

Nous avons été informés par Muḥammad ibn 'Uthmān, qui a rapporté d'après Khālid ibn Makhlad, d'après Sulaymān, d'après 'Abdullāh ibn Dīnār, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qui a dit : On amena au Messager d'Allah (ﷺ) un Juif et une Juive qui avaient commis ensemble un péché. Il leur demanda : "Que trouvez-vous dans votre Livre ?" Ils répondirent : "Nos rabbins ont institué le noircissement du visage et l'humiliation." 'Abdullāh ibn Salām dit : "Demande-leur, ô Messager d'Allah, de produire la Torah." On la lui apporta, et l'un d'eux plaça sa main sur le verset de la lapidation et se mit à lire ce qui était avant et après. Ibn Salām lui dit : "Lève ta main." Et voici que le verset de la lapidation se trouvait sous sa main. Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna alors qu'ils soient lapidés. Ibn 'Umar ajouta : Ils furent lapidés près de l'esplanade, et je vis le Juif se pencher sur elle pour la protéger.

Ibn `Umar
Hadiths 6820https://sunnah.com/bukhari:6820

حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ أَسْلَمَ جَاءَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَاعْتَرَفَ بِالزِّنَا فَأَعْرَضَ عَنْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ مَرَّاتٍ‏.‏ قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَبِكَ جُنُونٌ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ آحْصَنْتَ ‏"‏‏.‏ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَمَرَ بِهِ فَرُجِمَ بِالْمُصَلَّى، فَلَمَّا أَذْلَقَتْهُ الْحِجَارَةُ فَرَّ، فَأُدْرِكَ فَرُجِمَ حَتَّى مَاتَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْرًا وَصَلَّى عَلَيْهِ‏.‏ لَمْ يَقُلْ يُونُسُ وَابْنُ جُرَيْجٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ فَصَلَّى عَلَيْهِ‏.‏

Maḥmūd m'a informé, qui a rapporté d'après 'Abd Al-Razzāq, d'après Ma'mar, d'après Al-Zuhrī, d'après Abū Salamah, d'après Jābir, qu'un homme des Aslam vint trouver le Prophète (ﷺ) et avoua avoir commis l'adultère. Le Prophète (ﷺ) se détourna de lui jusqu'à ce qu'il témoigne quatre fois contre lui-même. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : "Es-tu fou ?" Il répondit : "Non." Il demanda : "Es-tu marié ?" Il répondit : "Oui." Il ordonna alors qu'il soit lapidé à l'endroit de la prière. Lorsque les pierres l'eurent blessé, il s'enfuit, mais on le rattrapa et on le lapida jusqu'à ce qu'il meure. Le Prophète (ﷺ) fit son éloge et pria sur lui. Yūnus et Ibn Jurayj n'ont pas mentionné, d'après Al-Zuhrī, qu'il pria sur lui.

Jabir
Hadiths 6821https://sunnah.com/bukhari:6821

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، وَقَعَ بِامْرَأَتِهِ فِي رَمَضَانَ، فَاسْتَفْتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ هَلْ تَجِدُ رَقَبَةً ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ هَلْ تَسْتَطِيعُ صِيَامَ شَهْرَيْنِ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Qutaybah, qui a rapporté d'après Al-Layth, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn 'Abd Al-Raḥmān, d'après Abū Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) qu'un homme eut des relations avec sa femme pendant le mois de Ramadan. Il demanda un avis juridique au Messager d'Allah (ﷺ), qui lui dit : "As-tu un esclave à affranchir ?" Il répondit : "Non." Le Prophète (ﷺ) demanda : "Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ?" Il répondit : "Non." Le Prophète (ﷺ) dit : "Alors nourris soixante pauvres."

Abu Huraira
Hadiths 6822https://sunnah.com/bukhari:6822

وَقَالَ اللَّيْثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جَعْفَرِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَتَى رَجُلٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ قَالَ احْتَرَقْتُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ مِمَّ ذَاكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ وَقَعْتُ بِامْرَأَتِي فِي رَمَضَانَ‏.‏ قَالَ لَهُ ‏"‏ تَصَدَّقْ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَا عِنْدِي شَىْءٌ‏.‏ فَجَلَسَ وَأَتَاهُ إِنْسَانٌ يَسُوقُ حِمَارًا وَمَعَهُ طَعَامٌ ـ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ مَا أَدْرِي مَا هُوَ ـ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ الْمُحْتَرِقُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ هَا أَنَا ذَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ خُذْ هَذَا فَتَصَدَّقْ بِهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ عَلَى أَحْوَجَ مِنِّي مَا لأَهْلِي طَعَامٌ قَالَ ‏"‏ فَكُلُوهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ الْحَدِيثُ الأَوَّلُ أَبْيَنُ قَوْلُهُ ‏"‏ أَطْعِمْ أَهْلَكَ ‏"‏‏.‏

Al-Layth a rapporté d'après 'Amr ibn Al-Ḥārith, d'après 'Abd Al-Raḥmān ibn Al-Qāsim, d'après Muḥammad ibn Ja'far ibn Al-Zubayr, d'après 'Abbād ibn 'Abdillāh ibn Al-Zubayr, d'après 'Ā’ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle) qu'un homme vint trouver le Prophète (ﷺ) dans la mosquée et dit : "Je suis perdu." Le Prophète (ﷺ) demanda : "Pourquoi cela ?" Il répondit : "J'ai eu des relations avec ma femme pendant le mois de Ramadan." Le Prophète (ﷺ) lui dit : "Fais une aumône." Il répondit : "Je n'ai rien." Il s'assit, et un homme vint à lui conduisant un âne chargé de nourriture – 'Abd Al-Raḥmān ne savait pas de quoi il s'agissait – pour le Prophète (ﷺ). Ce dernier demanda : "Où est celui qui est perdu ?" L'homme répondit : "Me voici." Le Prophète (ﷺ) dit : "Prends ceci et fais-en l'aumône." Il répondit : "À quelqu'un de plus nécessiteux que moi ? Ma famille n'a pas de nourriture." Le Prophète (ﷺ) dit : "Alors mangez-en." Abū 'Abdillāh a dit : Le premier hadith est plus clair, où il est dit : "Nourris ta famille."

'Aisha
Hadiths 6823https://sunnah.com/bukhari:6823

حَدَّثَنِي عَبْدُ الْقُدُّوسِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ عَاصِمٍ الْكِلاَبِيُّ، حَدَّثَنَا هَمَّامُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَهُ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أَصَبْتُ حَدًّا فَأَقِمْهُ عَلَىَّ‏.‏ قَالَ وَلَمْ يَسْأَلْهُ عَنْهُ‏.‏ قَالَ وَحَضَرَتِ الصَّلاَةُ فَصَلَّى مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الصَّلاَةَ قَامَ إِلَيْهِ الرَّجُلُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أَصَبْتُ حَدًّا، فَأَقِمْ فِيَّ كِتَابَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَلَيْسَ قَدْ صَلَّيْتَ مَعَنَا ‏"‏‏.‏ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَإِنَّ اللَّهَ قَدْ غَفَرَ لَكَ ذَنْبَكَ ‏"‏‏.‏ أَوْ قَالَ ‏"‏ حَدَّكَ ‏"‏‏.‏

‘Abd Al-Quddūs ibn Muḥammad m'a informé, qui a rapporté d'après 'Amr ibn 'Āṣim Al-Kilābī, d'après Hammām ibn Yaḥyā, d'après Isḥāq ibn 'Abdillāh ibn Abī Ṭalḥah, d'après Anas ibn Mālik (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : J'étais auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'un homme vint à lui et dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai commis un péché passible de ḥadd, applique-le-moi." Le Prophète (ﷺ) ne lui demanda rien à ce sujet. La prière arriva, et l'homme pria avec le Prophète (ﷺ). Lorsque le Prophète (ﷺ) eut terminé la prière, l'homme se leva vers lui et dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai commis un péché passible de ḥadd, applique-moi le Livre d'Allah." Le Prophète (ﷺ) demanda : "N'as-tu pas prié avec nous ?" Il répondit : "Oui." Le Prophète (ﷺ) dit : "Allah t'a certes pardonné ton péché" – ou il dit : "ton ḥadd."

Anas bin Malik
Hadiths 6824https://sunnah.com/bukhari:6824

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي قَالَ، سَمِعْتُ يَعْلَى بْنَ حَكِيمٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا أَتَى مَاعِزُ بْنُ مَالِكٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَهُ ‏"‏ لَعَلَّكَ قَبَّلْتَ أَوْ غَمَزْتَ أَوْ نَظَرْتَ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنِكْتَهَا ‏"‏‏.‏ لاَ يَكْنِي‏.‏ قَالَ فَعِنْدَ ذَلِكَ أَمَرَ بِرَجْمِهِ‏.‏

J'ai été informé par 'Abdullah ibn Muhammad al-Ju'fi, qui nous a rapporté de Wahb ibn Jarir, qui nous a rapporté de son père, qui a dit : J'ai entendu Ya'la ibn Hakim rapporter d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui a dit : Lorsque Ma'iz ibn Malik vint trouver le Prophète (ﷺ), celui-ci lui demanda : « Peut-être as-tu seulement embrassé, touché ou regardé ? » Il répondit : « Non, ô Messager d'Allah. » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « L'as-tu pénétrée ? » (sans employer de métaphore). Il répondit sans détour. C'est alors que le Prophète (ﷺ) ordonna qu'il soit lapidé.

Ibn `Abbas
Hadiths 6825https://sunnah.com/bukhari:6825

حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ مِنَ النَّاسِ وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ‏.‏ يُرِيدُ نَفْسَهُ، فَأَعْرَضَ عَنْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَتَنَحَّى لِشِقِّ وَجْهِهِ الَّذِي أَعْرَضَ قِبَلَهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ‏.‏ فَأَعْرَضَ عَنْهُ، فَجَاءَ لِشِقِّ وَجْهِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّذِي أَعْرَضَ عَنْهُ، فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ دَعَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ أَبِكَ جُنُونٌ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَحْصَنْتَ ‏"‏‏.‏ قَالَ نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ اذْهَبُوا فَارْجُمُوهُ ‏"‏‏. قَالَ ابْنُ شِهَابٍ أَخْبَرَنِي مَنْ، سَمِعَ جَابِرًا، قَالَ فَكُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ، فَرَجَمْنَاهُ بِالْمُصَلَّى، فَلَمَّا أَذْلَقَتْهُ الْحِجَارَةُ جَمَزَ حَتَّى أَدْرَكْنَاهُ بِالْحَرَّةِ فَرَجَمْنَاهُ‏.‏

Nous a rapporté Sa'id ibn 'Ufair, qui a dit : Nous a rapporté al-Layth, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-Rahman ibn Khalid, d'après Ibn Shihab, d'après Ibn al-Musayyib et Abu Salama, qu'Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : Un homme parmi les gens vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était dans la mosquée et l'interpella : « Ô Messager d'Allah, j'ai commis l'adultère. » (Il parlait de lui-même.) Le Prophète (ﷺ) se détourna de lui. L'homme se déplaça du côté de son visage vers lequel le Prophète (ﷺ) s'était détourné et répéta : « Ô Messager d'Allah, j'ai commis l'adultère. » Le Prophète (ﷺ) se détourna à nouveau. L'homme vint alors du côté du visage du Prophète (ﷺ) vers lequel il s'était détourné. Lorsqu'il eut témoigné quatre fois contre lui-même, le Prophète (ﷺ) l'appela et lui demanda : « Es-tu fou ? » Il répondit : « Non, ô Messager d'Allah. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui, ô Messager d'Allah. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Emmenez-le et lapidez-le. » Ibn Shihab a dit : On m'a informé que quelqu'un qui avait entendu Jabir (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : J'étais parmi ceux qui l'ont lapidé. Nous l'avons lapidé à l'endroit de la prière. Lorsque les pierres l'ont blessé, il s'est enfui en courant jusqu'à ce que nous le rattrapions dans la Harra, où nous l'avons lapidé à nouveau.

Abu Huraira
Hadiths 6827https://sunnah.com/bukhari:6827

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَفِظْنَاهُ مِنْ فِي الزُّهْرِيِّ قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ وَزَيْدَ بْنَ خَالِدٍ قَالاَ كُنَّا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ أَنْشُدُكَ اللَّهَ إِلاَّ قَضَيْتَ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَامَ خَصْمُهُ ـ وَكَانَ أَفْقَهَ مِنْهُ ـ فَقَالَ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ وَأْذَنْ لِي‏.‏ قَالَ ‏"‏ قُلْ ‏"‏‏.‏ قَالَ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا، فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَافْتَدَيْتُ مِنْهُ بِمِائَةِ شَاةٍ وَخَادِمٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ رِجَالاً مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ، فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي جَلْدَ مِائَةٍ وَتَغْرِيبَ عَامٍ، وَعَلَى امْرَأَتِهِ الرَّجْمَ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ جَلَّ ذِكْرُهُ، الْمِائَةُ شَاةٍ وَالْخَادِمُ رَدٌّ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَاغْدُ يَا أُنَيْسُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا، فَإِنِ اعْتَرَفَتْ فَارْجُمْهَا ‏"‏‏.‏ فَغَدَا عَلَيْهَا فَاعْتَرَفَتْ فَرَجَمَهَا‏.‏ قُلْتُ لِسُفْيَانَ لَمْ يَقُلْ فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي الرَّجْمَ‏.‏ فَقَالَ أَشُكُّ فِيهَا مِنَ الزُّهْرِيِّ، فَرُبَّمَا قُلْتُهَا وَرُبَّمَا سَكَتُّ‏.‏

Nous a rapporté 'Ali ibn 'Abdullah, qui nous a rapporté Sufyan, qui a dit : Nous l'avons mémorisé de la bouche d'al-Zuhri, qui a dit : 'Ubaydullah m'a informé qu'il avait entendu Abu Hurayra et Zayd ibn Khalid (qu'Allah soit satisfait d'eux) dire : Nous étions auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'un homme se leva et dit : « Je t'adjure par Allah de juger entre nous selon le Livre d'Allah. » Son adversaire, qui était plus savant que lui, se leva et dit : « Juge entre nous selon le Livre d'Allah et permets-moi de parler. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Parle. » L'homme dit : « Mon fils était employé chez cet homme et a commis l'adultère avec son épouse. J'ai racheté mon fils avec cent brebis et un serviteur. Ensuite, j'ai interrogé des gens de science, qui m'ont informé que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé un an, et que son épouse devait être lapidée. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je jugerai entre vous deux selon le Livre d'Allah, le Très-Haut. Les cent brebis et le serviteur te seront rendus. Ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Quant à toi, Unays, rends-toi auprès de l'épouse de cet homme et si elle avoue, lapide-la. » Unays se rendit auprès d'elle le lendemain, et elle avoua, alors il la lapida. J'ai dit à Sufyan : Il n'a pas mentionné que les gens de science lui avaient dit que son fils devait être lapidé. Il répondit : Je doute que cela provienne d'al-Zuhri ; peut-être l'ai-je dit ou peut-être me suis-je tu.

Abu Huraira and Zaid bin Khalid
Hadiths 6829https://sunnah.com/bukhari:6829

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ عُمَرُ لَقَدْ خَشِيتُ أَنْ يَطُولَ بِالنَّاسِ زَمَانٌ حَتَّى يَقُولَ قَائِلٌ لاَ نَجِدُ الرَّجْمَ فِي كِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَيَضِلُّوا بِتَرْكِ فَرِيضَةٍ أَنْزَلَهَا اللَّهُ، أَلاَ وَإِنَّ الرَّجْمَ حَقٌّ عَلَى مَنْ زَنَى، وَقَدْ أَحْصَنَ، إِذَا قَامَتِ الْبَيِّنَةُ، أَوْ كَانَ الْحَمْلُ أَوْ الاِعْتِرَافُ ـ قَالَ سُفْيَانُ كَذَا حَفِظْتُ ـ أَلاَ وَقَدْ رَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَجَمْنَا بَعْدَهُ‏.‏

Nous a rapporté 'Ali ibn 'Abdullah, qui nous a rapporté Sufyan, d'après al-Zuhri, d'après 'Ubaydullah, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui a dit : 'Umar a dit : Je crains qu'après un long temps, quelqu'un ne dise : « Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d'Allah », et qu'ils s'égarent en délaissant une prescription qu'Allah a révélée. Sachez que la lapidation est un droit pour celui qui commet l'adultère et qui est marié, lorsque la preuve est établie, ou en cas de grossesse ou d'aveu. Sufyan a dit : C'est ainsi que je l'ai mémorisé. Sachez que le Messager d'Allah (ﷺ) a lapidé, et que nous avons lapidé après lui.

Ibn `Abbas
Hadiths 6830https://sunnah.com/bukhari:6830

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كُنْتُ أُقْرِئُ رِجَالاً مِنَ الْمُهَاجِرِينَ مِنْهُمْ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ، فَبَيْنَمَا أَنَا فِي مَنْزِلِهِ بِمِنًى، وَهْوَ عِنْدَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي آخِرِ حَجَّةٍ حَجَّهَا، إِذْ رَجَعَ إِلَىَّ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَقَالَ لَوْ رَأَيْتَ رَجُلاً أَتَى أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ الْيَوْمَ فَقَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ هَلْ لَكَ فِي فُلاَنٍ يَقُولُ لَوْ قَدْ مَاتَ عُمَرُ لَقَدْ بَايَعْتُ فُلاَنًا، فَوَاللَّهِ مَا كَانَتْ بَيْعَةُ أَبِي بَكْرٍ إِلاَّ فَلْتَةً، فَتَمَّتْ‏.‏ فَغَضِبَ عُمَرُ ثُمَّ قَالَ إِنِّي إِنْ شَاءَ اللَّهُ لَقَائِمٌ الْعَشِيَّةَ فِي النَّاسِ، فَمُحَذِّرُهُمْ هَؤُلاَءِ الَّذِينَ يُرِيدُونَ أَنْ يَغْصِبُوهُمْ أُمُورَهُمْ‏.‏ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ لاَ تَفْعَلْ فَإِنَّ الْمَوْسِمَ يَجْمَعُ رَعَاعَ النَّاسِ وَغَوْغَاءَهُمْ، فَإِنَّهُمْ هُمُ الَّذِينَ يَغْلِبُونَ عَلَى قُرْبِكَ حِينَ تَقُومُ فِي النَّاسِ، وَأَنَا أَخْشَى أَنْ تَقُومَ فَتَقُولَ مَقَالَةً يُطَيِّرُهَا عَنْكَ كُلُّ مُطَيِّرٍ، وَأَنْ لاَ يَعُوهَا، وَأَنْ لاَ يَضَعُوهَا عَلَى مَوَاضِعِهَا، فَأَمْهِلْ حَتَّى تَقْدَمَ الْمَدِينَةَ فَإِنَّهَا دَارُ الْهِجْرَةِ وَالسُّنَّةِ، فَتَخْلُصَ بِأَهْلِ الْفِقْهِ وَأَشْرَافِ النَّاسِ، فَتَقُولَ مَا قُلْتَ مُتَمَكِّنًا، فَيَعِي أَهْلُ الْعِلْمِ مَقَالَتَكَ، وَيَضَعُونَهَا عَلَى مَوَاضِعِهَا‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ أَمَا وَاللَّهِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ لأَقُومَنَّ بِذَلِكَ أَوَّلَ مَقَامٍ أَقُومُهُ بِالْمَدِينَةِ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فِي عَقِبِ ذِي الْحَجَّةِ، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ الْجُمُعَةِ عَجَّلْنَا الرَّوَاحَ حِينَ زَاغَتِ الشَّمْسُ، حَتَّى أَجِدَ سَعِيدَ بْنَ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ جَالِسًا إِلَى رُكْنِ الْمِنْبَرِ، فَجَلَسْتُ حَوْلَهُ تَمَسُّ رُكْبَتِي رُكْبَتَهُ، فَلَمْ أَنْشَبْ أَنْ خَرَجَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، فَلَمَّا رَأَيْتُهُ مُقْبِلاً قُلْتُ لِسَعِيدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ، لَيَقُولَنَّ الْعَشِيَّةَ مَقَالَةً لَمْ يَقُلْهَا مُنْذُ اسْتُخْلِفَ، فَأَنْكَرَ عَلَىَّ وَقَالَ مَا عَسَيْتَ أَنْ يَقُولَ مَا لَمْ يَقُلْ‏.‏ قَبْلَهُ فَجَلَسَ عُمَرُ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَلَمَّا سَكَتَ الْمُؤَذِّنُونَ قَامَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ قَالَ أَمَّا بَعْدُ فَإِنِّي قَائِلٌ لَكُمْ مَقَالَةً قَدْ قُدِّرَ لِي أَنْ أَقُولَهَا، لاَ أَدْرِي لَعَلَّهَا بَيْنَ يَدَىْ أَجَلِي، فَمَنْ عَقَلَهَا وَوَعَاهَا فَلْيُحَدِّثْ بِهَا حَيْثُ انْتَهَتْ بِهِ رَاحِلَتُهُ، وَمَنْ خَشِيَ أَنْ لاَ يَعْقِلَهَا فَلاَ أُحِلُّ لأَحَدٍ أَنْ يَكْذِبَ عَلَىَّ، إِنَّ اللَّهَ بَعَثَ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم بِالْحَقِّ وَأَنْزَلَ عَلَيْهِ الْكِتَابَ فَكَانَ مِمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ آيَةُ الرَّجْمِ، فَقَرَأْنَاهَا وَعَقَلْنَاهَا وَوَعَيْنَاهَا، رَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَجَمْنَا بَعْدَهُ، فَأَخْشَى إِنْ طَالَ بِالنَّاسِ زَمَانٌ أَنْ يَقُولَ قَائِلٌ وَاللَّهِ مَا نَجِدُ آيَةَ الرَّجْمِ فِي كِتَابِ اللَّهِ، فَيَضِلُّوا بِتَرْكِ فَرِيضَةٍ أَنْزَلَهَا اللَّهُ، وَالرَّجْمُ فِي كِتَابِ اللَّهِ حَقٌّ عَلَى مَنْ زَنَى إِذَا أُحْصِنَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ، إِذَا قَامَتِ الْبَيِّنَةُ أَوْ كَانَ الْحَبَلُ أَوْ الاِعْتِرَافُ، ثُمَّ إِنَّا كُنَّا نَقْرَأُ فِيمَا نَقْرَأُ مِنْ كِتَابِ اللَّهِ أَنْ لاَ تَرْغَبُوا عَنْ آبَائِكُمْ، فَإِنَّهُ كُفْرٌ بِكُمْ أَنْ تَرْغَبُوا عَنْ آبَائِكُمْ، أَوْ إِنَّ كُفْرًا بِكُمْ أَنْ تَرْغَبُوا عَنْ آبَائِكُمْ، أَلاَ ثُمَّ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ تُطْرُونِي كَمَا أُطْرِيَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ وَقُولُوا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ‏" ‏‏.‏ ثُمَّ إِنَّهُ بَلَغَنِي أَنَّ قَائِلاً مِنْكُمْ يَقُولُ وَاللَّهِ لَوْ مَاتَ عُمَرُ بَايَعْتُ فُلاَنًا‏.‏ فَلاَ يَغْتَرَّنَّ امْرُؤٌ أَنْ يَقُولَ إِنَّمَا كَانَتْ بَيْعَةُ أَبِي بَكْرٍ فَلْتَةً وَتَمَّتْ أَلاَ وَإِنَّهَا قَدْ كَانَتْ كَذَلِكَ وَلَكِنَّ اللَّهَ وَقَى شَرَّهَا، وَلَيْسَ مِنْكُمْ مَنْ تُقْطَعُ الأَعْنَاقُ إِلَيْهِ مِثْلُ أَبِي بَكْرٍ، مَنْ بَايَعَ رَجُلاً عَنْ غَيْرِ مَشُورَةٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَلاَ يُبَايَعُ هُوَ وَلاَ الَّذِي بَايَعَهُ تَغِرَّةً أَنْ يُقْتَلاَ، وَإِنَّهُ قَدْ كَانَ مِنْ خَبَرِنَا حِينَ تَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ أَنَّ الأَنْصَارَ خَالَفُونَا وَاجْتَمَعُوا بِأَسْرِهِمْ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ، وَخَالَفَ عَنَّا عَلِيٌّ وَالزُّبَيْرُ وَمَنْ مَعَهُمَا، وَاجْتَمَعَ الْمُهَاجِرُونَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقُلْتُ لأَبِي بَكْرٍ يَا أَبَا بَكْرٍ انْطَلِقْ بِنَا إِلَى إِخْوَانِنَا هَؤُلاَءِ مِنَ الأَنْصَارِ‏.‏ فَانْطَلَقْنَا نُرِيدُهُمْ فَلَمَّا دَنَوْنَا مِنْهُمْ لَقِيَنَا مِنْهُمْ رَجُلاَنِ صَالِحَانِ، فَذَكَرَا مَا تَمَالَى عَلَيْهِ الْقَوْمُ فَقَالاَ أَيْنَ تُرِيدُونَ يَا مَعْشَرَ الْمُهَاجِرِينَ فَقُلْنَا نُرِيدُ إِخْوَانَنَا هَؤُلاَءِ مِنَ الأَنْصَارِ‏.‏ فَقَالاَ لاَ عَلَيْكُمْ أَنْ لاَ تَقْرَبُوهُمُ اقْضُوا أَمْرَكُمْ‏.‏ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لَنَأْتِيَنَّهُمْ‏.‏ فَانْطَلَقْنَا حَتَّى أَتَيْنَاهُمْ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ، فَإِذَا رَجُلٌ مُزَمَّلٌ بَيْنَ ظَهْرَانَيْهِمْ فَقُلْتُ مَنْ هَذَا فَقَالُوا هَذَا سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ‏.‏ فَقُلْتُ مَا لَهُ قَالُوا يُوعَكُ‏.‏ فَلَمَّا جَلَسْنَا قَلِيلاً تَشَهَّدَ خَطِيبُهُمْ، فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ فَنَحْنُ أَنْصَارُ اللَّهِ وَكَتِيبَةُ الإِسْلاَمِ، وَأَنْتُمْ مَعْشَرَ الْمُهَاجِرِينَ رَهْطٌ، وَقَدْ دَفَّتْ دَافَّةٌ مِنْ قَوْمِكُمْ، فَإِذَا هُمْ يُرِيدُونَ أَنْ يَخْتَزِلُونَا مِنْ أَصْلِنَا وَأَنْ يَحْضُنُونَا مِنَ الأَمْرِ‏.‏ فَلَمَّا سَكَتَ أَرَدْتُ أَنْ أَتَكَلَّمَ وَكُنْتُ زَوَّرْتُ مَقَالَةً أَعْجَبَتْنِي أُرِيدُ أَنْ أُقَدِّمَهَا بَيْنَ يَدَىْ أَبِي بَكْرٍ، وَكُنْتُ أُدَارِي مِنْهُ بَعْضَ الْحَدِّ، فَلَمَّا أَرَدْتُ أَنْ أَتَكَلَّمَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ عَلَى رِسْلِكَ‏.‏ فَكَرِهْتُ أَنْ أُغْضِبَهُ، فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَكَانَ هُوَ أَحْلَمَ مِنِّي وَأَوْقَرَ، وَاللَّهِ مَا تَرَكَ مِنْ كَلِمَةٍ أَعْجَبَتْنِي فِي تَزْوِيرِي إِلاَّ قَالَ فِي بَدِيهَتِهِ مِثْلَهَا أَوْ أَفْضَلَ مِنْهَا حَتَّى سَكَتَ فَقَالَ مَا ذَكَرْتُمْ فِيكُمْ مِنْ خَيْرٍ فَأَنْتُمْ لَهُ أَهْلٌ، وَلَنْ يُعْرَفَ هَذَا الأَمْرُ إِلاَّ لِهَذَا الْحَىِّ مِنْ قُرَيْشٍ، هُمْ أَوْسَطُ الْعَرَبِ نَسَبًا وَدَارًا، وَقَدْ رَضِيتُ لَكُمْ أَحَدَ هَذَيْنِ الرَّجُلَيْنِ، فَبَايِعُوا أَيَّهُمَا شِئْتُمْ‏.‏ فَأَخَذَ بِيَدِي وَبِيَدِ أَبِي عُبَيْدَةَ بْنِ الْجَرَّاحِ وَهْوَ جَالِسٌ بَيْنَنَا، فَلَمْ أَكْرَهْ مِمَّا قَالَ غَيْرَهَا، كَانَ وَاللَّهِ أَنْ أُقَدَّمَ فَتُضْرَبَ عُنُقِي لاَ يُقَرِّبُنِي ذَلِكَ مِنْ إِثْمٍ، أَحَبَّ إِلَىَّ مِنْ أَنْ أَتَأَمَّرَ عَلَى قَوْمٍ فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ، اللَّهُمَّ إِلاَّ أَنْ تُسَوِّلَ إِلَىَّ نَفْسِي عِنْدَ الْمَوْتِ شَيْئًا لاَ أَجِدُهُ الآنَ‏.‏ فَقَالَ قَائِلٌ مِنَ الأَنْصَارِ أَنَا جُذَيْلُهَا الْمُحَكَّكُ، وَعُذَيْقُهَا الْمُرَجَّبُ، مِنَّا أَمِيرٌ، وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ، يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ‏.‏ فَكَثُرَ اللَّغَطُ، وَارْتَفَعَتِ الأَصْوَاتُ حَتَّى فَرِقْتُ مِنَ الاِخْتِلاَفِ‏.‏ فَقُلْتُ ابْسُطْ يَدَكَ يَا أَبَا بَكْرٍ‏.‏ فَبَسَطَ يَدَهُ فَبَايَعْتُهُ، وَبَايَعَهُ الْمُهَاجِرُونَ، ثُمَّ بَايَعَتْهُ الأَنْصَارُ، وَنَزَوْنَا عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فَقَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ قَتَلْتُمْ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ‏.‏ فَقُلْتُ قَتَلَ اللَّهُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ‏.‏ قَالَ عُمَرُ وَإِنَّا وَاللَّهِ مَا وَجَدْنَا فِيمَا حَضَرْنَا مِنْ أَمْرٍ أَقْوَى مِنْ مُبَايَعَةِ أَبِي بَكْرٍ خَشِينَا إِنْ فَارَقْنَا الْقَوْمَ وَلَمْ تَكُنْ بَيْعَةٌ أَنْ يُبَايِعُوا رَجُلاً مِنْهُمْ بَعْدَنَا، فَإِمَّا بَايَعْنَاهُمْ عَلَى مَا لاَ نَرْضَى، وَإِمَّا نُخَالِفُهُمْ فَيَكُونُ فَسَادٌ، فَمَنْ بَايَعَ رَجُلاً عَلَى غَيْرِ مَشُورَةٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَلاَ يُتَابَعُ هُوَ وَلاَ الَّذِي بَايَعَهُ تَغِرَّةً أَنْ يُقْتَلاَ‏.‏

Nous a rapporté 'Abd al-'Aziz ibn 'Abdullah, qui m'a rapporté Ibrahim ibn Sa'd, d'après Salih, d'après Ibn Shihab, d'après 'Ubaydullah ibn 'Abdullah ibn 'Utbah ibn Mas'ud, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui a dit : J'enseignais le Coran à des hommes parmi les Muhajirun, dont 'Abd al-Rahman ibn 'Awf. Alors que j'étais chez lui à Mina, et qu'il était auprès de 'Umar ibn al-Khattab lors de son dernier pèlerinage, 'Abd al-Rahman revint vers moi et dit : « Si tu avais vu un homme qui est venu aujourd'hui trouver le Commandeur des croyants et lui a dit : "Ô Commandeur des croyants, que dis-tu de untel qui affirme que si 'Umar venait à mourir, je prêterais allégeance à untel ? Par Allah, l'allégeance à Abu Bakr n'a été qu'une affaire précipitée qui s'est cependant bien terminée." » 'Umar se mit en colère et dit : « Si Allah le veut, je me lèverai ce soir devant les gens pour les mettre en garde contre ceux qui veulent usurper leurs affaires. » 'Abd al-Rahman dit : « Ô Commandeur des croyants, ne fais pas cela, car la saison du pèlerinage rassemble la lie des gens et les vauriens. Ce sont eux qui domineront ta proximité lorsque tu te lèveras devant les gens. Je crains que tu ne dises quelque chose qui soit déformée par quiconque, qu'ils ne la comprennent pas et ne la placent pas à sa juste place. Attends d'arriver à Médine, car c'est la demeure de l'Hégire et de la Sunna. Tu pourras alors t'adresser aux gens de science et aux notables, et dire ce que tu as à dire en toute sérénité. Les gens de science comprendront ton discours et le placeront à sa juste place. » 'Umar dit : « Par Allah, si Allah le veut, je le ferai dès la première occasion que j'aurai à Médine. » Ibn 'Abbas dit : Nous arrivâmes à Médine à la fin de Dhu al-Hijja. Lorsque ce fut le jour du vendredi, nous nous hâtâmes de partir à l'heure où le soleil déclinait, jusqu'à ce que je trouve Sa'id ibn Zayd ibn 'Amr ibn Nufayl assis près du pilier du minbar. Je m'assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, 'Umar ibn al-Khattab sortit. Lorsque je le vis arriver, je dis à Sa'id ibn Zayd ibn 'Amr ibn Nufayl : « Il va dire ce soir un discours qu'il n'a jamais prononcé depuis qu'il a été désigné comme calife. » Il me contredit et dit : « Que pourrait-il dire qu'il n'ait déjà dit auparavant ? » 'Umar s'assit sur le minbar. Lorsque les muezzins se turent, il se leva et loua Allah comme Il le mérite, puis dit : « Amma ba'du. Je vais vous dire une parole qui m'a été destinée à prononcer. Je ne sais pas, peut-être est-ce à la veille de ma mort. Que celui qui la comprend et la retient la transmette là où sa monture l'emmènera. Quant à celui qui craint de ne pas la comprendre, qu'il ne me fasse pas mentir. Allah a envoyé Muhammad (ﷺ) avec la vérité et a révélé sur lui le Livre. Parmi ce qu'Allah a révélé se trouve le verset de la lapidation. Nous l'avons lu, compris et retenu. Le Messager d'Allah (ﷺ) a lapidé, et nous avons lapidé après lui. Je crains qu'après un long temps, quelqu'un ne dise : "Par Allah, nous ne trouvons pas le verset de la lapidation dans le Livre d'Allah", et qu'ils s'égarent en délaissant une prescription qu'Allah a révélée. La lapidation est un droit dans le Livre d'Allah pour celui qui commet l'adultère, homme ou femme, lorsqu'il est marié, si la preuve est établie, ou en cas de grossesse ou d'aveu. Nous récitions également parmi ce que nous récitions du Livre d'Allah : "Ne vous détournez pas de vos pères, car ce serait de l'ingratitude de votre part." Ou encore : "C'est de l'ingratitude de votre part que de vous détourner de vos pères." Sachez aussi que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne me louez pas excessivement comme les chrétiens ont loué 'Isa ibn Maryam. Dites plutôt : 'Serviteur d'Allah et Son Messager.'" Il m'a été rapporté que l'un d'entre vous dit : "Par Allah, si 'Umar venait à mourir, je prêterais allégeance à untel." Que personne ne se leurre en disant que l'allégeance à Abu Bakr n'a été qu'une affaire précipitée qui s'est bien terminée. Certes, il en fut ainsi, mais Allah nous a préservés de son mal. Il n'y a parmi vous personne à qui les cous soient tranchés comme pour Abu Bakr. Quiconque prête allégeance à un homme sans consultation des musulmans, ni lui ni celui à qui il a prêté allégeance ne doivent être suivis, de peur qu'ils ne soient tués. Lorsque Allah rappela à Lui Son Prophète (ﷺ), les Ansar s'opposèrent à nous et se rassemblèrent tous dans la Saqifa des Banu Sa'ida. 'Ali, al-Zubayr et ceux qui étaient avec eux s'opposèrent également à nous. Les Muhajirun se rassemblèrent autour d'Abu Bakr. Je dis à Abu Bakr : "Ô Abu Bakr, allons trouver nos frères les Ansar." Nous partîmes pour les rejoindre. Lorsque nous fûmes près d'eux, deux hommes vertueux d'entre eux nous rencontrèrent et nous dirent ce sur quoi le groupe s'était mis d'accord. Ils dirent : "Où allez-vous, ô groupe des Muhajirun ?" Nous répondîmes : "Nous allons trouver nos frères les Ansar." Ils dirent : "Ne vous approchez pas d'eux, réglez votre affaire entre vous." Je dis : "Par Allah, nous irons les trouver." Nous partîmes jusqu'à ce que nous les rejoignions dans la Saqifa des Banu Sa'ida. Il y avait parmi eux un homme enveloppé dans un manteau. Je demandai : "Qui est-ce ?" On me répondit : "C'est Sa'd ibn 'Ubada." Je demandai : "Que lui arrive-t-il ?" On me répondit : "Il est souffrant." Après que nous nous fûmes assis un moment, leur orateur se leva, loua Allah comme Il le mérite, puis dit : "Amma ba'du. Nous sommes les Ansar d'Allah et l'armée de l'Islam. Vous, groupe des Muhajirun, n'êtes qu'un petit groupe, et une partie de votre peuple est venue. Ils veulent nous écarter de notre origine et nous exclure de cette affaire." Lorsque l'orateur se tut, je voulus prendre la parole. J'avais préparé un discours qui me plaisait et que je voulais présenter avant Abu Bakr. Je tempérais quelque peu mes propos. Lorsque je voulus parler, Abu Bakr me dit : "Doucement." Je n'aimais pas le contrarier. Abu Bakr prit la parole. Il était plus clément et plus posé que moi. Par Allah, il ne laissa aucune parole de mon discours préparé sans en dire l'équivalent ou mieux dans son improvisation, jusqu'à ce qu'il se taise. Il dit : "Ce que vous avez mentionné de bien en vous, vous en êtes dignes. Cette affaire ne sera reconnue qu'à ce groupe de Quraysh, ils sont les plus centraux des Arabes en lignée et en demeure. J'ai choisi pour vous l'un de ces deux hommes, prêtez allégeance à celui que vous voulez." Il prit ma main et celle d'Abu 'Ubayda ibn al-Jarrah, qui était assis entre nous. Je n'ai pas détesté ce qu'il a dit, sauf cela. Par Allah, qu'on me présente pour que mon cou soit tranché, si cela ne me rapproche pas d'un péché, cela m'est plus agréable que de commander un peuple parmi lequel se trouve Abu Bakr. Ô Allah, sauf si Tu inspires à mon âme quelque chose à ma mort que je ne trouve pas maintenant." Un homme des Ansar dit alors : "Je suis leur conseiller avisé et leur palmier noble. De nous un émir, et de vous un émir, ô groupe de Quraysh." Les voix s'élevèrent et le tumulte grandit, si bien que je craignis la division. Je dis : "Tends ta main, ô Abu Bakr." Il tendit sa main, et je lui prêtai allégeance, suivi par les Muhajirun, puis par les Ansar. Nous nous jetâmes sur Sa'd ibn 'Ubada, et quelqu'un dit : "Vous avez tué Sa'd ibn 'Ubada." Je dis : "Qu'Allah tue Sa'd ibn 'Ubada." 'Umar dit : "Par Allah, nous n'avons trouvé dans ce que nous avons vécu de plus fort que l'allégeance à Abu Bakr, craignant que si nous quittions les gens sans qu'il y ait d'allégeance, ils n'en prêtent une à l'un des leurs après nous. Soit nous les aurions suivis sur ce que nous ne voulions pas, soit nous nous serions opposés à eux, ce qui aurait causé une division. Quiconque prête allégeance à un homme sans consultation des musulmans, ni lui ni celui à qui il a prêté allégeance ne doivent être suivis, de peur qu'ils ne soient tués."

Ibn `Abbas
Hadiths 6831https://sunnah.com/bukhari:6831

حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَأْمُرُ فِيمَنْ زَنَى وَلَمْ يُحْصَنْ جَلْدَ مِائَةٍ وَتَغْرِيبَ عَامٍ‏.‏ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ وَأَخْبَرَنِي عُرْوَةَ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، غَرَّبَ، ثُمَّ لَمْ تَزَلْ تِلْكَ السُّنَّةَ‏.‏

Nous a rapporté Malik ibn Isma'il, qui nous a rapporté 'Abd al-'Aziz, qui nous a informé d'après Ibn Shihab, d'après 'Ubaydullah ibn 'Abdullah ibn 'Utba, d'après Zayd ibn Khalid al-Juhani (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) ordonner que celui qui commet l'adultère sans être marié reçoive cent coups de fouet et soit exilé un an. Ibn Shihab a dit : 'Urwa ibn al-Zubayr m'a informé que 'Umar ibn al-Khattab exilait également, et que cette sunna est restée en vigueur.

Zaid bin Khalid Al-Juhani
Hadiths 6833https://sunnah.com/bukhari:6833

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضَى فِيمَنْ زَنَى وَلَمْ يُحْصَنْ بِنَفْىِ عَامٍ بِإِقَامَةِ الْحَدِّ عَلَيْهِ‏.‏

Nous a rapporté Yahya ibn Bukayr, qui nous a rapporté al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihab, d'après Sa'id ibn al-Musayyib, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Messager d'Allah (ﷺ) a jugé que celui qui commet l'adultère sans être marié soit exilé un an et reçoive la peine prescrite.

Abu Huraira
Hadiths 6834https://sunnah.com/bukhari:6834

حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَعَنَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمُخَنَّثِينَ مِنَ الرِّجَالِ، وَالْمُتَرَجِّلاَتِ مِنَ النِّسَاءِ، وَقَالَ ‏ "‏ أَخْرِجُوهُمْ مِنْ بُيُوتِكُمْ ‏" ‏‏.‏ وَأَخْرَجَ فُلاَنًا، وَأَخْرَجَ عُمَرُ فُلاَنًا‏.‏

Nous a rapporté Muslim ibn Ibrahim, qui nous a rapporté Hisham, qui nous a rapporté Yahya, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a maudit les hommes efféminés et les femmes qui imitent les hommes, et a dit : « Sortez-les de vos maisons. » Il fit sortir untel, et 'Umar fit sortir untel.

Ibn `Abbas
Hadiths 6835https://sunnah.com/bukhari:6835

حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَعْرَابِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ جَالِسٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ اقْضِ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِكِتَابِ اللَّهِ، إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي الرَّجْمَ، فَافْتَدَيْتُ بِمِائَةٍ مِنَ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ، فَزَعَمُوا أَنَّ مَا عَلَى ابْنِي جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا الْغَنَمُ وَالْوَلِيدَةُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا ‏" ‏‏.‏ فَغَدَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا‏.‏

Nous a rapporté 'Âsim ibn 'Alî, nous a rapporté Ibn Abî Dhi'b, d'après Az-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allah, d'après Abû Hurayra et Zayd ibn Khâlid, qu'un homme des Bédouins vint auprès du Prophète (ﷺ) alors qu'il était assis et dit : « Ô Messager d'Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah. » Son adversaire se leva et dit : « Il a dit vrai, juge entre nous selon le Livre d'Allah, ô Messager d'Allah. Mon fils était employé chez cet homme et a commis l'adultère avec son épouse. On m'a informé que mon fils devait être lapidé, alors j'ai racheté sa peine avec cent moutons et une servante. Ensuite, j'ai interrogé les gens de science, et ils m'ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pour un an. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je jugerai entre vous deux selon le Livre d'Allah. Quant aux moutons et à la servante, ils te seront rendus. Ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé pour un an. Quant à toi, Unays, va vers l'épouse de cet homme et lapide-la. » Unays s'y rendit et la lapida.

Abu Huraira and Zaid bin Khalid