Nous a rapporté Moussa ibn Ismâ'îl et Dâwûd ibn Chabîb, ils ont dit : Nous a rapporté Hammâd ibn Salamah, d'après Thâbit al-Bunânî, qu'Anas ibn Mâlik a dit : La prière de la nuit ('Ishâ) fut établie, alors un homme se leva et dit : "Ô Messager d'Allâh, j'ai un besoin." Il se leva donc pour lui parler en privé jusqu'à ce que les gens, ou certains d'entre eux, s'assoupissent. Puis il pria avec eux sans mentionner d'ablution (wudû').
Nous a rapporté Yahyâ ibn Ma'în, Hannâd ibn as-Sarî et 'Uthmân ibn Abî Shaybah, d'après 'Abd as-Salâm ibn Harb – et ceci est la formulation du hadith de Yahyâ – d'après Abû Khâlid ad-Dâlânî, d'après Qatâdah, d'après Abû al-'Âliyah, d'après Ibn 'Abbâs, que le Messager d'Allâh (ﷺ) se prosternait, dormait et ronflait, puis se levait pour prier sans faire d'ablution. Il dit : Je lui dis : "Tu as prié sans faire d'ablution alors que tu as dormi ?" Il répondit : "L'ablution n'est obligatoire que pour celui qui dort allongé." 'Uthmân et Hannâd ont ajouté : "Car lorsqu'il s'allonge, ses articulations se relâchent." Abû Dâwûd a dit : Sa parole "L'ablution est obligatoire pour celui qui dort allongé" est un hadith munkar (réprouvé), rapporté uniquement par Yazîd Abû Khâlid ad-Dâlânî d'après Qatâdah. Un groupe a rapporté le début de ce hadith d'après Ibn 'Abbâs sans mentionner cette partie. Il a été dit : Le Prophète (ﷺ) était préservé. 'Â'ishah (qu'Allâh l'agrée) a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas." Shu'bah a dit : Qatâdah n'a entendu d'Abû al-'Âliyah que quatre hadiths : le hadith de Yûnus ibn Mattâ, le hadith d'Ibn 'Umar sur la prière, le hadith "Les juges sont trois", et le hadith d'Ibn 'Abbâs : "Des hommes dignes de confiance m'ont rapporté, parmi eux 'Umar, et le plus digne de confiance à mes yeux est 'Umar." Abû Dâwûd a dit : J'ai mentionné le hadith de Yazîd ad-Dâlânî à Ahmad ibn Hanbal, qui m'a réprimandé en le trouvant excessif et a dit : "Que vient faire Yazîd ad-Dâlânî parmi les compagnons de Qatâdah ?" Il n'a pas accordé d'importance à ce hadith.
Hadiths 204https://sunnah.com/abudawud:203
حَدَّثَنَا حَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ الْحِمْصِيُّ، - فِي آخَرِينَ - قَالُوا حَدَّثَنَا بَقِيَّةُ، عَنِ الْوَضِينِ بْنِ عَطَاءٍ، عَنْ مَحْفُوظِ بْنِ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَائِذٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، - رضى الله عنه - قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وِكَاءُ السَّهِ الْعَيْنَانِ فَمَنْ نَامَ فَلْيَتَوَضَّأْ " .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Haywa ibn Shurayh al-Himsī** – parmi d’autres – **qui ont dit** : **nous a rapporté Baqīyah**, d’après **al-Wadīn ibn ‘Aṭā’**, d’après **Maḥfūẓ ibn ‘Alqamah**, d’après **‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Ā’idh**, d’après **‘Alī ibn Abī Ṭālib** (qu’Allah l’agrée), qui a dit :
Le **Messager d’Allah** (ﷺ) a dit :
*« Le lien (ou le sceau) de l’anus, ce sont les deux yeux. Quiconque dort, qu’il fasse les ablutions (al-wuḍū’). »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« وِكَاءُ السَّهِ » (Wikā’ al-sahi)** :
- **« وِكَاء » (Wikā’)** : Littéralement "lien" ou "cordon", ici métaphoriquement utilisé pour désigner ce qui "scelle" ou "retient" (une fonction corporelle).
- **« السَّهِ » (al-sahi)** : Désigne l’anus (terme classique en arabe médical et religieux). Le hadith évoque la perte involontaire de contrôle des sphincters pendant le sommeil, d’où la nécessité de se purifier.
2. **« فَلْيَتَوَضَّأْ » (Falyatawaḍḍa’)** :
- Impératif du verbe **« تَوَضَّأَ » (tawaḍḍa’a)** : Faire les **ablutions rituelles (wuḍū’)**. Ce hadith est une preuve pour l’obligation de renouveler le wuḍū’ après le sommeil, car celui-ci annule les ablutions (selon l’avis majoritaire des savants, dont l’imam al-Shāfi‘ī et Aḥmad ibn Ḥanbal).
3. **Chaîne de transmission (Isnād)** :
- Le hadith est rapporté par une chaîne de narrateurs (**isnād**) remontant à **‘Alī ibn Abī Ṭālib** (qu’Allah l’agrée), compagnon proche du Prophète (ﷺ). Bien que certains maillons comme **Baqiyyah** soient discutés (il est considéré comme *mudallis*, c’est-à-dire qu’il a parfois omis des intermédiaires), ce hadith est authentifié par des savants comme al-Albānī (dans *Ṣaḥīḥ al-Jāmi‘*, n° 5918).
### **Portée jurisprudentielle** :
Ce hadith est une base pour le **règlement de la purification après le sommeil**, notamment :
- Le sommeil profond (même assis) annule le wuḍū’ (contrairement au sommeil léger, selon certains avis).
- Il souligne l’importance de la **purification rituelle** avant les actes d’adoration comme la prière.
Qu’Allah nous accorde la compréhension correcte de Sa religion. **Āmīn**.
Nous a rapporté Hannâd ibn as-Sarî et Ibrâhîm ibn Abî Mu'âwiyah, d'après Abû Mu'âwiyah, ainsi que 'Uthmân ibn Abî Shaybah, qui nous a rapporté d'après Charîk, Jarîr et Ibn Idrîs, d'après al-A'mash, d'après Shaqîq, qui a dit : 'Abd Allâh (ibn Mas'ûd) a dit : Nous ne faisions pas d'ablution pour un contact (avec une femme), ni ne retenions nos cheveux ou nos vêtements. Abû Dâwûd a dit : Ibrâhîm ibn Abî Mu'âwiyah a mentionné dans ce hadith, d'après al-A'mash, d'après Shaqîq, d'après Masrûq, ou il le lui a rapporté, que 'Abd Allâh a dit. Hannâd a rapporté d'après Shaqîq, ou il le lui a rapporté.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
**Rapporté par ‘Uthmân ibn Abî Shayba, qui a dit : nous a rapporté Jarîr ibn ‘Abd al-Hamîd, d’après ‘Âsim al-Ahwal, d’après ‘Îsâ ibn Hittân, d’après Muslim ibn Salâm, d’après ‘Alî ibn Talq, qui a dit : le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :**
*« Si l’un d’entre vous émet un pet (*fasâ*) pendant la prière (*salât*), qu’il se détourne (*li-yansarif*), qu’il fasse ses ablutions (*li-yatawadda’*) et qu’il recommence sa prière. »*
**Explications terminologiques :**
- **« فَسَا » (fasâ)** : Terme arabe désignant l’émission involontaire de gaz intestinaux, invalidant les ablutions (*wudû’*) en islam.
- **« الصَّلاَةِ » (as-salât)** : La prière rituelle obligatoire en islam.
- **« لِيَنْصَرِفْ » (li-yansarif)** : Littéralement « qu’il se détourne », c’est-à-dire qu’il interrompe sa prière pour refaire ses ablutions.
- **« لِيَتَوَضَّأْ » (li-yatawadda’)** : Qu’il accomplisse les ablutions (*wudû’*), purification rituelle avant la prière.
Ce hadith est rapporté par **Abû Dâwûd** (n°205) et **at-Tirmidhî** (n°361), et il est classé comme *hasan* (bon) par certains savants. Il souligne l’importance de la pureté rituelle (*tahâra*) pour la validité de la prière. Qu’Allah nous préserve et nous guide.
Hadiths 207https://sunnah.com/abudawud:206
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَبِيدَةُ بْنُ حُمَيْدٍ الْحَذَّاءُ، عَنِ الرُّكَيْنِ بْنِ الرَّبِيعِ، عَنْ حُصَيْنِ بْنِ قَبِيصَةَ، عَنْ عَلِيٍّ، - رضى الله عنه - قَالَ كُنْتُ رَجُلاً مَذَّاءً فَجَعَلْتُ أَغْتَسِلُ حَتَّى تَشَقَّقَ ظَهْرِي فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم - أَوْ ذُكِرَ لَهُ - فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَفْعَلْ إِذَا رَأَيْتَ الْمَذْىَ فَاغْسِلْ ذَكَرَكَ وَتَوَضَّأْ وُضُوءَكَ لِلصَّلاَةِ فَإِذَا فَضَخْتَ الْمَاءَ فَاغْتَسِلْ " .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Qutayba ibn Sa'îd** qui a dit : **Nous a rapporté 'Ubayda ibn Humayd al-Hadhdhâ**, d'après **al-Rukayn ibn al-Rabî'**, d'après **Husayn ibn Qabîsa**, d'après **'Alî** (qu'Allah l'agrée) qui a dit :
*« J'étais un homme sujet au madhy (écoulement prostatique), alors je me lavais (en faisant le ghousl) au point que mon dos s'est fissuré. J'en ai parlé au Prophète (ﷺ) – ou cela lui a été mentionné – alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :*
*« Ne fais pas cela ! Lorsque tu vois le madhy, lave ton organe génital et fais les ablutions (woudou') comme pour la prière. Et si tu éjacules (maniyy), alors fais le ghousl. »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes** :
1. **المَذْي (al-madhy)** : Liquide prostatique transparent et visqueux qui s'écoule souvent lors de l'excitation sexuelle, sans éjaculation. Il nécessite le lavage de l'organe génital et les ablutions (woudou'), mais pas le ghousl.
2. **المَنِيّ (al-maniyy)** : Le sperme, dont l'émission (par éjaculation ou orgasme) rend le ghousl obligatoire.
3. **فَضَخْتَ الْمَاءَ (fa-dakhta al-mâ')** : Littéralement *« si tu fais jaillir l'eau »*, une métaphore pour l'éjaculation (maniyy).
4. **الغُسْل (al-ghousl)** : Le bain rituel complet, obligatoire après l'émission de maniyy ou les rapports sexuels.
5. **الوضوء (al-woudou')** : Les ablutions mineures, requises pour la prière et après le madhy.
Ce hadith est rapporté dans **Sahîh al-Bukhârî** (n°269) et **Sahîh Muslim** (n°303), et il clarifie la différence entre le madhy (nécessitant woudou') et le maniyy (nécessitant ghousl). Qu'Allah nous accorde la compréhension correcte de Sa religion.
Hadiths 208https://sunnah.com/abudawud:207
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنِ الْمِقْدَادِ بْنِ الأَسْوَدِ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، - رضى الله عنه - أَمَرَهُ أَنْ يَسْأَلَ لَهُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الرَّجُلِ إِذَا دَنَا مِنْ أَهْلِهِ فَخَرَجَ مِنْهُ الْمَذْىُ مَاذَا عَلَيْهِ فَإِنَّ عِنْدِي ابْنَتَهُ وَأَنَا أَسْتَحْيِي أَنْ أَسْأَلَهُ . قَالَ الْمِقْدَادُ فَسَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ " إِذَا وَجَدَ أَحَدُكُمْ ذَلِكَ فَلْيَنْضَحْ فَرْجَهُ وَلْيَتَوَضَّأْ وُضُوءَهُ لِلصَّلاَةِ " .
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslamah, d'après Mâlik, d'après Abû an-Nadr, d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après al-Miqdâd ibn al-Aswad, qu'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée) lui ordonna de demander au Messager d'Allâh (ﷺ) au sujet de l'homme qui s'approche de son épouse et dont sort le liquide prostatique (madhy) : que doit-il faire ? Car j'ai sa fille chez moi et j'ai honte de lui demander. Al-Miqdâd dit : J'interrogeai donc le Messager d'Allâh (ﷺ) à ce sujet, et il répondit : "Lorsque l'un de vous ressent cela, qu'il lave son sexe et ses testicules, puis qu'il fasse l'ablution comme pour la prière."
Hadiths 209https://sunnah.com/abudawud:208
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، قَالَ لِلْمِقْدَادِ وَذَكَرَ نَحْوَ هَذَا قَالَ فَسَأَلَهُ الْمِقْدَادُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لِيَغْسِلْ ذَكَرَهُ وَأُنْثَيَيْهِ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَرَوَاهُ الثَّوْرِيُّ وَجَمَاعَةٌ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيٍّ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ فِيهِ : " وَالأُنْثَيَيْنِ " .
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par Abû Dâwûd** (dans ses *Sunan*) :
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus, qui a dit : Nous a rapporté Zuhayr, d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après ‘Urwa, qu’**‘Alî ibn Abî Tâlib** (qu’Allah l’agrée) a dit à **al-Miqdâd** (qu’Allah l’agrée), en évoquant un sujet similaire à celui-ci. Al-Miqdâd l’interrogea, et le **Messager d’Allah** (ﷺ) répondit :
*« Qu’il lave son membre viril (ذَكَرَهُ) et ses deux testicules (أُنْثَيَيْهِ). »*
Abû Dâwûd a dit : Ce hadith a également été rapporté par **al-Thawrî** et un groupe de savants, d’après Hishâm, d’après son père, d’après ‘Alî, d’après le Prophète (ﷺ), avec cette formulation :
*« … et les deux testicules (وَالأُنْثَيَيْنِ). »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« ذَكَرَهُ » (son membre viril)** : Désigne l’organe masculin, terme technique en jurisprudence islamique (*fiqh*) pour les questions de purification (*tahâra*).
2. **« أُنْثَيَيْهِ » (ses deux testicules)** : Littéralement « ses deux féminins », métaphore classique en arabe pour désigner les testicules (par analogie avec la forme duale féminine).
3. **Contexte** : Ce hadith traite des règles d’**istinjâ’** (nettoyage intime après les besoins naturels) et de l’**istibrâ’** (s’assurer de l’absence de résidu d’urine avant les ablutions). Le Prophète (ﷺ) précise ici l’étendue du lavage requis.
Cette traduction respecte la rigueur académique tout en préservant les termes techniques du *hadith* et du *fiqh*. Qu’Allah nous guide vers la compréhension authentique de Sa religion.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslamah al-Qa'nabî, qui a dit : Nous a rapporté mon père, d'après Hishâm ibn 'Urwah, d'après son père, d'après un hadith qu'il lui a rapporté d'après 'Alî ibn Abî Tâlib, qui a dit : Je dis à al-Miqdâd... (il mentionna le sens du hadith précédent). Abû Dâwûd a dit : Al-Mufaddal ibn Fadâlah, un groupe, ath-Thawrî et Ibn 'Uyaynah l'ont rapporté d'après Hishâm, d'après son père, d'après 'Alî ibn Abî Tâlib. Ibn Ishâq l'a rapporté d'après Hishâm ibn 'Urwah, d'après son père, d'après al-Miqdâd, d'après le Prophète (ﷺ), sans mentionner "ses testicules".
Nous a rapporté Musaddad, qui a dit : Nous a rapporté Ismâ'îl – c'est-à-dire Ibn Ibrâhîm – qui nous a informé d'après Muhammad ibn Ishâq, qui nous a rapporté d'après Sa'îd ibn 'Ubayd ibn as-Sabbâq, d'après son père, d'après Sahl ibn Hunayf, qui a dit : Je souffrais beaucoup du liquide prostatique (madhy) et je me lavais souvent à cause de cela. J'interrogeai donc le Messager d'Allâh (ﷺ) à ce sujet, et il répondit : "L'ablution te suffit pour cela." Je dis : "Ô Messager d'Allâh, que faire si cela atteint mon vêtement ?" Il répondit : "Il te suffit de prendre une poignée d'eau et d'en asperger ton vêtement à l'endroit où tu penses qu'il a été atteint."
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui nous a informé d'après 'Abd Allâh ibn Wahb, qui nous a rapporté d'après Mu'âwiyah – c'est-à-dire Ibn Sâlih – d'après al-'Alâ' ibn al-Hârith, d'après Harâm ibn Hakîm, d'après son oncle 'Abd Allâh ibn Sa'd al-Ansârî, qui a dit : J'interrogeai le Messager d'Allâh (ﷺ) sur ce qui rend obligatoire le lavage rituel (ghusl) et sur l'eau qui vient après l'eau (madhy). Il répondit : "C'est le liquide prostatique, et tout mâle en émet. Lave donc ton sexe et tes testicules, puis fais l'ablution comme pour la prière."
Nous a rapporté Hârûn ibn Muhammad ibn Bakkâr, qui nous a rapporté d'après Marwân – c'est-à-dire Ibn Muhammad – qui nous a rapporté d'après al-Haytham ibn Humayd, qui nous a rapporté d'après al-'Alâ' ibn al-Hârith, d'après Harâm ibn Hakîm, d'après son oncle, qu'il interrogea le Messager d'Allâh (ﷺ) sur ce qui lui est permis avec son épouse lorsqu'elle est en menstrues. Il répondit : "Ce qui est au-dessus du pagne (izâr)." Il mentionna aussi le fait de partager la nourriture avec une femme en menstrues, et il rapporta le hadith en entier.
Nous a rapporté Hishâm ibn 'Abd al-Malik al-Yazanî, qui nous a rapporté d'après Baqiyyah ibn al-Walîd, d'après Sa'd al-Aghtash – c'est-à-dire Ibn 'Abd Allâh – d'après 'Abd ar-Rahmân ibn 'Â'idh al-Azdî – Hishâm a dit : c'est Ibn Qurt, l'émir de Homs – d'après Mu'âdh ibn Jabal, qui a dit : J'interrogeai le Messager d'Allâh (ﷺ) sur ce qui est permis à l'homme avec son épouse lorsqu'elle est en menstrues. Il répondit : "Ce qui est au-dessus du pagne, et s'abstenir de cela est préférable." Abû Dâwûd a dit : Ce hadith n'est pas solide.
Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, qui nous a rapporté d'après Ibn Wahb, qui nous a informé d'après 'Amr – c'est-à-dire Ibn al-Hârith – d'après Ibn Shihâb, d'après quelqu'un qu'il agréait, que Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî lui a rapporté qu'Ubayy ibn Ka'b lui a rapporté que le Messager d'Allâh (ﷺ) n'avait accordé cette facilité aux gens qu'au début de l'Islam, en raison du peu de vêtements. Puis il ordonna le lavage rituel (ghusl) et interdit cela. Abû Dâwûd a dit : Il s'agit de "l'eau après l'eau" (al-mâ' min al-mâ').
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muhammad ibn Mihrān al-Bazzāz ar-Rāzī, qui a dit :**
Nous a rapporté Mubashshir al-Ḥalabī, d’après Muḥammad Abī Ghassān, d’après Abī Hāzim, d’après Sahl ibn Sa‘d, qui m’a rapporté d’après Ubayy ibn Ka‘b :
*« La fatwa selon laquelle l’eau [c’est-à-dire l’émission de sperme] ne rendait obligatoire que l’ablution mineure (al-wuḍū’) était une facilité (rukhṣa) que le Messager d’Allah (ﷺ) avait accordée au début de l’Islam. Puis, il ordonna par la suite de faire le ghousl (bain rituel complet). »*
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« الماء من الماء » (al-mā’ min al-mā’)** :
Littéralement *« l’eau [provenant] de l’eau »*, c’est-à-dire que seul l’écoulement du sperme (ou l’orgasme) rendait obligatoire une purification, initialement limitée au *wuḍū’* (ablution mineure). Cette règle fut abrogée plus tard.
2. **« رُخْصَةً » (rukhṣa)** :
Une *« facilité »* ou *« dispense légale »* accordée temporairement par la Loi islamique, avant son abrogation (*naskh*).
3. **« الاِغْتِسَالِ » (al-ightisāl)** :
Le *ghousl*, bain rituel complet obligatoire après un état de grande impureté (*janāba*), comme l’éjaculation ou les rapports intimes.
4. **Chaîne de transmission (*isnād*)** :
Le hadith est rapporté par une chaîne de narrateurs fiables, remontant à Ubayy ibn Ka‘b (compagnon du Prophète ﷺ), ce qui renforce son authenticité.
Ce hadith illustre l’évolution des prescriptions islamiques, où certaines règles initiales furent remplacées par des obligations plus strictes pour parfaire la législation (*tadarruj fī al-tashrī‘*). Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muslim ibn Ibrāhīm al-Farāhīdī, qui a dit :**
Nous ont rapporté Hišām et Šuʿba, d’après Qatāda, d’après al-Ḥasan, d’après Abū Rāfiʿ, d’après Abū Hurayra (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit :
*« Lorsque l’homme s’installe entre ses quatre membres [les deux bras et les deux jambes de la femme] et que le khitān [le gland du pénis circoncis] touche le khitān [le clitoris], alors le ġusl [le lavage rituel complet] devient obligatoire. »*
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« شُعَبِهَا الأَرْبَعِ » (šʿabihā al-arbaʿ)** : Littéralement *« ses quatre branches »*, une métaphore pour désigner les membres de la femme (bras et jambes) entre lesquels l’homme se positionne lors de l’acte intime.
2. **« الْخِتَانَ بِالْخِتَانِ » (al-khitān bi-l-khitān)** : *« Le khitān touche le khitān »*. Le terme **khitān** désigne ici :
- Pour l’homme : le gland du pénis (après circoncision, pratique obligatoire en Islam).
- Pour la femme : le clitoris (ou la partie circoncise chez certaines cultures, bien que la circoncision féminine ne soit pas une prescription islamique).
Ce contact marque le seuil rendant le **ġusl** obligatoire, même sans éjaculation.
3. **« وَجَبَ الْغُسْلُ » (wajaba al-ġusl)** : *« Le ġusl devient obligatoire »*. Le **ġusl** est le lavage rituel complet prescrit après un rapport sexuel, une éjaculation, ou la fin des menstrues/post-partum.
### Authenticité :
Ce hadith est rapporté par **Muslim** (Sahih Muslim, Livre du Hayd, n°348) et **al-Bukhārī** (Sahih al-Bukhārī, Livre du Ġusl, n°288), ce qui en fait un hadith **sahih** (authentique).
### Note jurisprudentielle :
Ce hadith est un fondement pour les savants (*fuqahā’*) pour déterminer l’obligation du **ġusl** après un rapport, même sans éjaculation. Les écoles juridiques sunnites (Hanafite, Malikite, Shafi’ite, Hanbalite) s’accordent sur ce point.
Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, qui nous a rapporté d'après Ibn Wahb, qui nous a informé d'après 'Amr, d'après Ibn Shihâb, d'après Abû Salamah ibn 'Abd ar-Rahmân, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : "L'eau (le ghusl) n'est obligatoire qu'après l'émission de sperme (al-mâ')." Abû Salamah agissait ainsi.
Hadiths 219https://sunnah.com/abudawud:218
حَدَّثَنَا مُسَدَّدُ بْنُ مُسَرْهَدٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ الطَّوِيلُ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَافَ ذَاتَ يَوْمٍ عَلَى نِسَائِهِ فِي غُسْلٍ وَاحِدٍ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَهَكَذَا رَوَاهُ هِشَامُ بْنُ زَيْدٍ عَنْ أَنَسٍ وَمَعْمَرٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ وَصَالِحُ بْنُ أَبِي الأَخْضَرِ عَنِ الزُّهْرِيِّ كُلُّهُمْ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté Musaddad ibn Musarhad, qui nous a rapporté d'après Ismâ'îl, qui nous a rapporté d'après Humayd at-Tawîl, d'après Anas, que le Messager d'Allâh (ﷺ) fit un jour le tour de ses épouses en un seul lavage rituel (ghusl). Abû Dâwûd a dit : Hishâm ibn Zayd l'a rapporté ainsi d'après Anas, ainsi que Ma'mar d'après Qatâdah d'après Anas, et Sâlih ibn Abî al-Akhdar d'après az-Zuhrî, tous d'après Anas, d'après le Prophète (ﷺ).
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abou Daoud** (dans ses *Sunan*) :
Nous a rapporté **Moussa ibn Isma'il**, qui a dit : nous a rapporté **Hammad**, d'après **'Abd ar-Rahman ibn Abi Rafi'**, d'après sa tante **Salma**, d'après **Abi Rafi'** que le Prophète (ﷺ) fit un jour le tour de ses épouses, se lavant (*yaghtasilu*) chez l'une puis chez l'autre.
Je lui dis alors : *« Ô Messager d'Allah, ne pourrais-tu pas faire un seul lavage (*ghusl*) ? »*
Il répondit (ﷺ) : *« Cela est plus pur (*azkā*), plus agréable (*aṭyab*) et plus purifiant (*aṭhhar*). »*
**Abou Daoud** a dit : *« Le hadith de Anas est plus authentique que celui-ci. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« يَغْتَسِلُ » (yaghtasilu)** : Désigne ici le lavage rituel (*ghusl*) après les rapports intimes, mais le Prophète (ﷺ) le faisait séparément pour chaque épouse par scrupule et pour multiplier les récompenses.
2. **« أَزْكَى وَأَطْيَبُ وَأَطْهَرُ »** :
- *Azkā* : Plus pur spirituellement (lié à la *zakāt* et à la croissance des bonnes actions).
- *Aṭyab* : Plus agréable, meilleur en termes de récompense divine.
- *Aṭhhar* : Plus purifiant physiquement et rituellement.
3. **Remarque d'Abou Daoud** : Il souligne que le hadith rapporté par **Anas ibn Malik** (dans *Sahih al-Bukhari* et *Muslim*) sur le même sujet est plus solide (*sahih*) que cette version.
Ce hadith illustre la **scrupulosité prophétique** (*wara'*) dans les actes d'adoration, même dans les détails intimes du couple. Qu'Allah bénisse et salue notre Prophète Muhammad (ﷺ).
Nous a rapporté 'Amr ibn 'Awn, qui nous a rapporté d'après Hafs ibn Ghiyâth, d'après 'Âsim al-Ahwal, d'après Abû al-Mutawakkil, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : "Lorsque l'un de vous a des rapports avec son épouse puis souhaite recommencer, qu'il fasse une ablution entre les deux."