حَدَّثَنَا مُسَدَّدُ بْنُ مُسَرْهَدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ ثَابِتِ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نَاوِلِينِي الْخُمْرَةَ مِنَ الْمَسْجِدِ " . فَقُلْتُ إِنِّي حَائِضٌ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ حَيْضَتَكِ لَيْسَتْ فِي يَدِكِ " .
Nous a rapporté Musaddad ibn Musarhad, nous a rapporté Abu Mu'awiya, d'après al-A'mash, d'après Thabit ibn 'Ubayd, d'après al-Qasim, d'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) me dit : *« Passe-moi le khumra (petit tapis de prière) de la mosquée »*. Je dis : Je suis en menstrues. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Tes menstrues ne sont pas dans ta main »*.
Hadiths 263https://sunnah.com/abudawud:262
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ مُعَاذَةَ، أَنَّ امْرَأَةً، سَأَلَتْ عَائِشَةَ أَتَقْضِي الْحَائِضُ الصَّلاَةَ فَقَالَتْ أَحَرُورِيَّةٌ أَنْتِ لَقَدْ كُنَّا نَحِيضُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلاَ نَقْضِي وَلاَ نُؤْمَرُ بِالْقَضَاءِ .
Nous a rapporté Musa ibn Isma'il, nous a rapporté Wuhaib, nous a rapporté Ayyub, d'après Abu Qilaba, d'après Mu'adha, qu'une femme demanda à 'Aïcha : La femme en menstrues doit-elle rattraper les prières ? Elle répondit : Es-tu harūriyya (kharijite) ? Nous avions nos menstrues du temps du Messager d'Allah (ﷺ) et nous ne les rattrapions pas, et on ne nous ordonnait pas de les rattraper.
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Amr, nous a informé Sufyan (c'est-à-dire Ibn 'Abd al-Malik), d'après Ibn al-Mubarak, d'après Ma'mar, d'après Ayyub, d'après Mu'adha al-'Adawiyya, d'après 'Aïcha, avec ce hadith. Abu Dawud dit : Il ajouta : *« On nous ordonnait de rattraper le jeûne, mais on ne nous ordonnait pas de rattraper la prière »*.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Mousaddad**, qui a dit : **Yahya** nous a rapporté, d’après **Chou‘ba**, qui a dit : **Al-Hakam** m’a rapporté, d’après **‘Abd al-Hamid ibn ‘Abd ar-Rahman**, d’après **Miqsam**, d’après **Ibn ‘Abbas**, d’après le **Prophète ﷺ**, au sujet de celui qui a des rapports avec son épouse alors qu’elle est en état de **menstrues (ḥā’iḍ)** :
*« Qu’il fasse une aumône (sadaqa) d’un **dīnār** ou d’un demi-dīnār. »*
**Abū Dāwūd** a dit : *« Telle est la version authentique (al-riwāya as-saḥīḥa) : il a dit ‘un dīnār ou un demi-dīnār’. Parfois, Chou‘ba ne l’a pas attribué directement au Prophète ﷺ (lam yarfa‘hu). »*
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### Notes explicatives pour une compréhension savante :
1. **« ḥā’iḍ » (حائض)** : Terme islamique désignant une femme en période de menstrues, durant laquelle les rapports intimes sont interdits (*ḥarām*) selon le Coran (Sourate 2, verset 222).
2. **« Dīnār » (دينار)** : Monnaie d’or utilisée à l’époque prophétique, équivalant à environ 4,25 grammes d’or pur. Le hadith indique une expiation (*kaffāra*) sous forme d’aumône pour réparer l’acte interdit.
3. **« Lam yarfa‘hu » (لم يرفعه)** : Expression technique en science du hadith signifiant que le transmetteur (ici Chou‘ba) n’a pas explicitement attribué la parole au Prophète ﷺ, laissant planer un doute sur son caractère **marfū‘** (élevé jusqu’au Prophète).
Ce hadith est rapporté dans les **Sunan d’Abū Dāwūd** (Kitāb aṭ-Ṭahāra, n°264) et fait partie des textes fondateurs en jurisprudence islamique (*fiqh*) concernant les règles liées à la pureté rituelle.
Nous a rapporté 'Abd as-Salam ibn Muṭahhar, nous a rapporté Ja'far (c'est-à-dire Ibn Sulayman), d'après 'Ali ibn al-Hakam al-Bunani, d'après Abu al-Hasan al-Jazari, d'après Miqsam, d'après Ibn 'Abbas, qui dit : Si [l'homme] la touche au début de l'écoulement du sang, [il doit donner] un dinar, et s'il la touche à la fin de l'écoulement, un demi-dinar. Abu Dawud dit : Ibn Jurayj a dit la même chose d'après 'Abd al-Karim, d'après Miqsam.
Hadiths 267https://sunnah.com/abudawud:266
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الصَّبَّاحِ الْبَزَّازُ، حَدَّثَنَا شَرِيكٌ، عَنْ خُصَيْفٍ، عَنْ مِقْسَمٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا وَقَعَ الرَّجُلُ بِأَهْلِهِ وَهِيَ حَائِضٌ فَلْيَتَصَدَّقْ بِنِصْفِ دِينَارٍ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَكَذَا قَالَ عَلِيُّ بْنُ بَذِيمَةَ عَنْ مِقْسَمٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً وَرَوَى الأَوْزَاعِيُّ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي مَالِكٍ عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " آمُرُهُ أَنْ يَتَصَدَّقَ بِخُمْسَىْ دِينَارٍ " . وَهَذَا مُعْضَلٌ .
Nous a rapporté Muhammad ibn as-Sabbah al-Bazzaz, nous a rapporté Sharik, d'après Khusayf, d'après Miqsam, d'après Ibn 'Abbas, d'après le Prophète (ﷺ) qui dit : *« Si l'homme a un rapport avec son épouse alors qu'elle est en menstrues, qu'il fasse l'aumône d'un demi-dinar »*. Abu Dawud dit : 'Ali ibn Badhima a dit la même chose d'après Miqsam, d'après le Prophète (ﷺ) en mursal. Al-Awza'i a rapporté d'après Yazid ibn Abi Malik, d'après 'Abd al-Hamid ibn 'Abd ar-Rahman, d'après le Prophète (ﷺ) : *« Je lui ordonne de faire l'aumône de deux cinquièmes de dinar »*. Ceci est mu'dal (chaîne interrompue).
Nous a rapporté Yazid ibn Khalid ibn 'Abdullah ibn Mawhab ar-Ramli, nous a rapporté al-Layth ibn Sa'd, d'après Ibn Shihab, d'après Habib, mawla de 'Urwa, d'après Nudba, mawla de Maymuna, d'après Maymuna, que le Messager d'Allah (ﷺ) avait des rapports avec ses épouses alors qu'elles étaient en menstrues, si elles portaient un izar (pagne) couvrant jusqu'à mi-cuisses ou aux genoux, et qu'elles s'en ceignaient.
Hadiths 269https://sunnah.com/abudawud:268
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَأْمُرُ إِحْدَانَا إِذَا كَانَتْ حَائِضًا أَنْ تَتَّزِرَ ثُمَّ يُضَاجِعُهَا زَوْجُهَا وَقَالَ مَرَّةً يُبَاشِرُهَا .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrahim, nous a rapporté Shu'ba, d'après Mansur, d'après Ibrahim, d'après al-Aswad, d'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonnait à l'une d'entre nous, lorsqu'elle était en menstrues, de s'envelopper d'un izar, puis son époux la serrait contre lui. Il dit une autre fois : *« Il avait des rapports avec elle »*.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Mousaddad, qui a dit : Yahya nous a rapporté, d’après Jâbir ibn Soubh, qui a dit : J’ai entendu Khilâs al-Hajarî dire : J’ai entendu ‘Â’icha (qu’Allah l’agrée) dire :**
*« Le Messager d’Allah (ﷺ) et moi partagions la même couverture (al-shi‘âr al-wāḥid) alors que j’étais en état de menstrues (ḥā'iḍ ṭāmith). Si quelque chose de moi le touchait, il lavait l’endroit concerné sans aller au-delà, puis il priait avec ce même vêtement. Et si quelque chose de mes menstrues atteignait son vêtement, il lavait l’endroit touché sans aller au-delà, puis il priait avec. »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes :**
1. **« الشِّعَارِ الْوَاحِدِ » (al-shi‘âr al-wāḥid)** :
- Désigne une couverture ou un vêtement léger partagé entre deux personnes, souvent utilisé pour décrire l’intimité conjugale.
2. **« حَائِضٌ طَامِثٌ » (ḥā'iḍ ṭāmith)** :
- **Ḥā'iḍ** : Femme en période de menstrues (règles).
- **Ṭāmith** : Synonyme de ḥā'iḍ, renforçant l’idée d’un flux menstruel actif.
3. **« غَسَلَ مَكَانَهُ وَلَمْ يَعْدُهُ » (ghasala makānahu wa lam ya‘duh)** :
- Le Prophète (ﷺ) lavait uniquement la partie souillée, sans étendre le lavage à d’autres zones, conformément à la règle de purification minimale en cas d’impureté mineure (*najāsah*).
4. **« صَلَّى فِيهِ » (ṣallā fīh)** :
- Il accomplissait la prière avec ce vêtement après purification partielle, montrant que l’impureté menstruelle n’annule pas la validité de la prière si elle est localisée et traitée.
Ce hadith illustre la sagesse prophétique dans la gestion des impuretés légales (*najāsāt*) et la miséricorde d’Allah envers les croyants dans les détails de la pratique religieuse. Qu’Allah nous permette de suivre l’exemple du Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Maslama, nous a rapporté 'Abdullah (c'est-à-dire Ibn 'Umar ibn Ghanim), d'après 'Abd ar-Rahman (c'est-à-dire Ibn Ziyad), d'après 'Umarah ibn Ghurab, qu'une tante à lui lui rapporta qu'elle avait interrogé 'Aïcha en disant : L'une d'entre nous a ses menstrues et n'a qu'un seul lit avec son époux. Elle dit : Je vais t'informer de ce que faisait le Messager d'Allah (ﷺ) : il entra une nuit alors que j'étais en menstrues et se dirigea vers sa mosquée – Abu Dawud dit : c'est-à-dire la mosquée de sa maison – et ne revint pas jusqu'à ce que le sommeil me gagne et que le froid le fasse souffrir. Il dit : *« Approche-toi de moi »*. Je dis : Je suis en menstrues. Il dit : *« Découvre tes cuisses »*. Je découvris mes cuisses, et il posa sa joue et sa poitrine sur mes cuisses, et je me penchai sur lui jusqu'à ce qu'il se réchauffe et s'endorme.
Nous a rapporté Sa'id ibn 'Abd al-Jabbar, nous a rapporté 'Abd al-'Aziz (c'est-à-dire Ibn Muhammad), d'après Abu al-Yaman, d'après Umm Dharra, d'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) qui dit : Lorsque j'avais mes menstrues, je descendais du matelas sur la natte, et nous n'approchions pas le Messager d'Allah (ﷺ) et ne nous en approchions pas jusqu'à ce que nous soyons pures.
Hadiths 273https://sunnah.com/abudawud:272
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنْ بَعْضِ، أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا أَرَادَ مِنَ الْحَائِضِ شَيْئًا أَلْقَى عَلَى فَرْجِهَا ثَوْبًا .
Nous a rapporté Musa ibn Isma'il, nous a rapporté Hammad, d'après Ayyub, d'après 'Ikrimah, d'après l'une des épouses du Prophète (ﷺ) que le Prophète (ﷺ), lorsqu'il voulait quelque chose de la femme en menstrues, jetait un vêtement sur son sexe.
Hadiths 274https://sunnah.com/abudawud:273
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَسْوَدِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، - رضى الله عنها - قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَأْمُرُنَا فِي فَوْحِ حَيْضِنَا أَنْ نَتَّزِرَ ثُمَّ يُبَاشِرُنَا وَأَيُّكُمْ يَمْلِكُ إِرْبَهُ كَمَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَمْلِكُ إِرْبَهُ .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Uthmân ibn Abî Shayba** – qu’Allah l’agrée – qui a dit : **nous a rapporté Jarîr**, d’après **al-Shaybânî**, d’après **‘Abd al-Rahmân ibn al-Aswad**, d’après **son père**, d’après **‘Âisha** – qu’Allah l’agrée – qui a dit :
*« Le Messager d’Allah ﷺ nous ordonnait, lors des jours de forte menstruation (fawḥ ḥayḍinā), de nous ceindre d’un izâr (vêtement couvrant le bas du corps), puis il nous embrassait (yubāshirunā) [intimement]. Et qui parmi vous pourrait maîtriser son désir (irbah) comme le Messager d’Allah ﷺ maîtrisait le sien ? »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« فَوْحِ حَيْضِنَا » (fawḥ ḥayḍinā)** :
- Littéralement : *« l’intensité de nos menstrues »*. Cela désigne les jours où le flux menstruel est le plus abondant, généralement au début des règles. À cette période, les rapports intimes sont interdits, mais le hadith montre que le Prophète ﷺ maintenait une proximité physique avec ses épouses tout en respectant les limites légales.
2. **« نَتَّزِرَ » (nattazira)** :
- Forme verbale dérivée de **« izâr »** (إزار), un vêtement couvrant le bas du corps (comme un pagne ou un linge). Les femmes se ceignaient pour éviter tout écoulement de sang pendant les moments d’intimité non sexuelle.
3. **« يُبَاشِرُنَا » (yubāshirunā)** :
- Verbe **« باشر » (bāshara)** : désigne ici un contact physique intime *sans rapport sexuel* (comme des caresses ou un rapprochement corporel). Le Prophète ﷺ évitait la pénétration pendant les menstrues, conformément au Coran (Sourate 2, verset 222), mais maintenait une affection conjugale.
4. **« إِرْبَهُ » (irbah)** :
- Terme coranique (Sourate 23, verset 5) signifiant *« désir charnel »* ou *« besoin instinctif »*. Le hadith souligne la maîtrise exceptionnelle du Prophète ﷺ sur ses passions, un modèle pour les croyants.
5. **« يَمْلِكُ إِرْبَهُ » (yamliku irbahu)** :
- *« Maîtriser son désir »* : une qualité spirituelle (taqwā) et une preuve de la perfection morale du Prophète ﷺ.
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**Source** : Ce hadith est rapporté par **al-Bukhârî** (n°302) et **Muslim** (n°293) dans leurs *Sahîh*. Il illustre la sagesse prophétique dans la gestion des relations conjugales pendant les menstrues, combinant respect des limites divines et tendresse maritale.
Si vous souhaitez des précisions sur un terme ou un aspect juridique (fiqh), n’hésitez pas à demander.
Hadiths 275https://sunnah.com/abudawud:274
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ امْرَأَةً كَانَتْ تُهَرَاقُ الدِّمَاءَ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَفْتَتْ لَهَا أُمُّ سَلَمَةَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لِتَنْظُرْ عِدَّةَ اللَّيَالِي وَالأَيَّامِ الَّتِي كَانَتْ تَحِيضُهُنَّ مِنَ الشَّهْرِ قَبْلَ أَنْ يُصِيبَهَا الَّذِي أَصَابَهَا فَلْتَتْرُكِ الصَّلاَةَ قَدْرَ ذَلِكَ مِنَ الشَّهْرِ فَإِذَا خَلَّفَتْ ذَلِكَ فَلْتَغْتَسِلْ ثُمَّ لْتَسْتَثْفِرْ بِثَوْبٍ ثُمَّ لْتُصَلِّ فِيهِ " .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Abdullah ibn Maslama, d’après Malik, d’après Nafi’, d’après Soulayman ibn Yasar, d’après Oumm Salama, épouse du Prophète (ﷺ) :**
Une femme avait des saignements continus (*istihâda*) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Oumm Salama (qu’Allah l’agrée) interrogea pour elle le Messager d’Allah (ﷺ), qui dit :
*« Qu’elle observe le nombre de nuits et de jours correspondant à ses périodes habituelles de menstrues (*hayd*) dans le mois, avant que ne lui survienne ce qui lui est arrivé. Qu’elle s’abstienne alors de la prière pendant cette période du mois. Puis, lorsqu’elle aura dépassé cette période, qu’elle accomplisse le ghousl (lavage rituel), qu’elle utilise un linge (*istithfâr*) [pour absorber le sang], et qu’elle prie ensuite. »*
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**Explications terminologiques et contextuelles :**
- **Istihâda (إستحاضة)** : Saignement vaginal anormal en dehors des règles, nécessitant des règles spécifiques pour la purification.
- **Hayd (حيض)** : Menstrues, période durant laquelle la femme est en état d’impureté majeure (*janâba*).
- **Ghousl (غسل)** : Lavage rituel complet pour se purifier.
- **Istithfâr (استثفار)** : Utilisation d’un linge ou d’une protection pour contenir le sang, afin de préserver la pureté pendant la prière.
Ce hadith est rapporté dans le *Sahih Muslim* (n°333) et établit la règle pour les femmes en état d’*istihâda*. Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, ainsi que Yazîd ibn Khâlid ibn Yazîd ibn 'Abd Allah ibn Mawhab, qui ont dit : Nous a rapporté Al-Layth, d'après Nâfi', d'après Sulaymân ibn Yasâr, qu'un homme l'informa de la part de Umm Salama, qu'une femme avait des pertes de sang (istihâda). Il en mentionna le sens et dit : "Lorsque cela cesse et que l'heure de la prière arrive, qu'elle fasse le ghousl."
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Maslama, qui nous a rapporté d'après Anas – c'est-à-dire ibn 'Iyâd – d'après 'Ubayd Allah, d'après Nâfi', d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après un homme des Ansâr, qu'une femme avait des pertes de sang. Il mentionna le sens du hadith d'Al-Layth et dit : "Lorsque cela cesse et que l'heure de la prière arrive, qu'elle fasse le ghousl."
Nous a rapporté Ya'qûb ibn Ibrâhîm, qui nous a rapporté 'Abd Ar-Rahmân ibn Mahdî, qui nous a rapporté Sakhr ibn Juwayriya, d'après Nâfi', avec la chaîne de transmission d'Al-Layth et selon son sens, et dit : "Qu'elle délaisse la prière pendant ce temps, puis lorsque l'heure de la prière arrive, qu'elle fasse le ghousl, qu'elle se protège avec un vêtement et qu'elle prie."
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté Wuhaib, qui nous a rapporté Ayyûb, d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après Umm Salama, concernant cette même histoire, et dit : "Qu'elle délaisse la prière, qu'elle fasse le ghousl en dehors de ces jours, qu'elle se protège avec un vêtement et qu'elle prie." Abû Dâwûd dit : Hammâd ibn Zayd a nommé la femme qui avait l'istihâda dans ce hadith, disant qu'il s'agissait de Fâtima bint Abî Hubaysh.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, qui nous a rapporté Al-Layth, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Ja'far, d'après 'Irâk, d'après 'Urwa, d'après 'Âisha, qu'elle dit : Umm Habîba interrogea le Prophète (ﷺ) au sujet du sang. 'Âisha dit : "Je vis son bassin rempli de sang." Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : "Attends le temps que durait habituellement tes menstrues, puis fais le ghousl."
Hadiths 281https://sunnah.com/abudawud:280
حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ حَمَّادٍ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ الْمُنْذِرِ بْنِ الْمُغِيرَةِ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ أَبِي حُبَيْشٍ، حَدَّثَتْهُ أَنَّهَا، سَأَلَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَشَكَتْ إِلَيْهِ الدَّمَ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا ذَلِكَ عِرْقٌ فَانْظُرِي إِذَا أَتَى قُرْؤُكِ فَلاَ تُصَلِّي فَإِذَا مَرَّ قُرْؤُكِ فَتَطَهَّرِي ثُمَّ صَلِّي مَا بَيْنَ الْقُرْءِ إِلَى الْقُرْءِ " .
Nous a rapporté 'Îsâ ibn Hammâd, qui nous a informé Al-Layth, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Bukayr ibn 'Abd Allah, d'après Al-Mundhir ibn Al-Mughîra, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr, que Fâtima bint Abî Hubaysh lui rapporta qu'elle interrogea le Messager d'Allah (ﷺ) et se plaignit à lui du sang. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : "Ceci n'est qu'une veine. Observe donc : lorsque tes menstrues arrivent, ne prie pas, et lorsqu'elles s'achèvent, purifie-toi puis prie entre les deux périodes de menstrues."