Nous a rapporté Yûsuf ibn Mûsâ, qui nous a rapporté Jarîr, d'après Suhayl – c'est-à-dire ibn Abî Sâlih – d'après Az-Zuhrî, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr, que Fâtima bint Abî Hubaysh lui rapporta qu'elle ordonna à Asmâ' – ou Asmâ' lui rapporta qu'elle lui ordonna de la part de Fâtima bint Abî Hubaysh – de demander au Messager d'Allah (ﷺ). Il lui ordonna de s'abstenir de prier les jours où elle avait l'habitude d'avoir ses menstrues, puis de faire le ghousl.
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus et 'Abd Allah ibn Muhammad An-Nufaylî, qui ont dit : Nous a rapporté Zuhayr, qui nous a rapporté Hishâm ibn 'Urwa, d'après 'Urwa, d'après 'Âisha, que Fâtima bint Abî Hubaysh vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : "Je suis une femme atteinte d'istihâda et je ne deviens pas pure. Dois-je délaisser la prière ?" Il dit : "Ceci n'est qu'une veine et non les menstrues. Lorsque tes menstrues arrivent, délaisse la prière, et lorsqu'elles s'achèvent, lave-toi de ce sang puis prie."
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Maslama Al-Qa'nabî, d'après Mâlik, avec la chaîne de transmission de Zuhayr et selon son sens, et dit : "Lorsque tes menstrues arrivent, délaisse la prière, et lorsqu'elles s'achèvent, lave-toi du sang et prie."
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Moussa ibn Ismaïl, qui a dit :**
Nous a rapporté Abou ‘Aqîl, d’après Bouhayya, qui a dit :
J’ai entendu une femme interroger ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée) au sujet d’une femme dont les menstrues (*hayd*) étaient perturbées et qui voyait un écoulement de sang (*istihâda*). Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a ordonné de lui dire :
*« Qu’elle observe la durée habituelle de ses menstrues, lorsqu’elles étaient régulières chaque mois. Qu’elle s’abstienne de la prière pendant ce nombre de jours, puis qu’elle cesse [de prier] pendant cette période. Ensuite, qu’elle accomplisse le ghousl (lavage rituel), qu’elle se protège avec un vêtement (*tastathfiru bi-thawb*), puis qu’elle prie. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **سَدَ حَيْضُهَا** (*sadda hayduhâ*) : Ses menstrues sont devenues irrégulières ou confuses (litt. "son flux menstruel s’est obstrué").
2. **أُهَرِيقَتْ دَمًا** (*uhriqat daman*) : Elle a un écoulement de sang en dehors des règles normales (*istihâda*, saignement irrégulier).
3. **فَلْتَعْتَدَّ بِقَدْرِ ذَلِكَ** (*falta‘tadda bi-qadri dhâlika*) : Qu’elle compte (*ta‘taddu*) la durée habituelle de ses règles.
4. **لْتَسْتَثْفِرْ بِثَوْبٍ** (*l-tastathfira bi-thawb*) : Qu’elle se protège avec un tissu (pour absorber le sang, tout en restant en état de pureté rituelle pour la prière).
5. **الاستحاضة** (*istihâda*) : Saignement vaginal en dehors des menstrues, nécessitant des règles spécifiques pour la prière et le jeûne.
Ce hadith traite des règles à suivre pour une femme en état d’*istihâda*, conformément à la jurisprudence islamique (*fiqh*). Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Nous ont rapporté Ibn Abî 'Aqîl et Muhammad ibn Salama Al-Misrî, qui ont dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, d'après 'Amr ibn Al-Hârith, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr et 'Amra, d'après 'Âisha, que Umm Habîba bint Jahsh, belle-fille du Messager d'Allah (ﷺ) et épouse de 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf, fut atteinte d'istihâda pendant sept ans. Elle demanda un avis religieux au Messager d'Allah (ﷺ), qui lui dit : "Ceci ne relève pas des menstrues, mais d'une veine. Fais le ghousl et prie."
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui nous a rapporté Muhammad ibn Abî 'Adiyy, d'après Muhammad – c'est-à-dire Ibn 'Amr – qui dit : M'a rapporté Ibn Shihâb, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr, d'après Fâtima bint Abî Hubaysh, qu'elle était atteinte d'istihâda. Le Prophète (ﷺ) lui dit : "Lorsque le sang des menstrues est noir et reconnaissable, alors abstiens-toi de prier. Mais lorsque c'est l'autre (sang), fais les ablutions et prie, car ce n'est qu'une veine."
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et d'autres, qui ont dit : Nous a rapporté 'Abd Al-Malik ibn 'Amr, qui nous a rapporté Zuhayr ibn Muhammad, d'après 'Abd Allah ibn Muhammad ibn 'Aqîl, d'après Ibrâhîm ibn Muhammad ibn Talha, d'après son oncle 'Imrân ibn Talha, d'après sa mère Hamna bint Jahsh, qui dit : "J'étais atteinte d'une forte istihâda. Je vins trouver le Messager d'Allah (ﷺ) pour lui demander un avis et l'informer. Je le trouvai chez ma sœur Zaynab bint Jahsh. Je dis : 'Ô Messager d'Allah, je suis une femme atteinte d'une forte istihâda. Que me conseilles-tu ? Cela m'empêche de prier et de jeûner.' Il dit : 'Je te recommande d'utiliser du coton, car cela absorbe le sang.' Elle dit : 'Il y en a plus que cela.' Il dit : 'Utilise alors un tissu.' Elle dit : 'Il y en a encore plus, car je le vois couler abondamment.' Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : 'Je vais t'ordonner deux choses, et l'une ou l'autre te suffira. Si tu es capable de les faire toutes deux, tu sauras mieux ce qui te convient.' Il lui dit : 'Ceci n'est qu'un coup parmi les coups du diable. Considère donc tes menstrues comme six ou sept jours, selon ce qu'Allah sait, puis fais le ghousl. Lorsque tu vois que tu es pure et que tu as terminé, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre nuits et leurs jours, et jeûne. Cela te suffira. Agis ainsi chaque mois, comme le font les femmes lors de leurs menstrues et de leurs périodes de pureté. Si tu es capable de retarder la prière de Dhuhr et d'avancer celle de 'Asr, de faire le ghousl et de regrouper les deux prières, puis de retarder Maghrib et d'avancer 'Ishâ', de faire le ghousl et de regrouper les deux prières, fais-le. Et fais le ghousl pour la prière de Fajr, puis jeûne si tu en es capable.' Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : 'C'est la solution qui me plaît le plus.'"
Hadiths 289https://sunnah.com/abudawud:288
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَقِيلٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ الْمُرَادِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، وَعَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ بِنْتَ جَحْشٍ خَتَنَةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَتَحْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ اسْتُحِيضَتْ سَبْعَ سِنِينَ فَاسْتَفْتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ذَلِكَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ هَذِهِ لَيْسَتْ بِالْحَيْضَةِ وَلَكِنْ هَذَا عِرْقٌ فَاغْتَسِلِي وَصَلِّي " . قَالَتْ عَائِشَةُ فَكَانَتْ تَغْتَسِلُ فِي مِرْكَنٍ فِي حُجْرَةِ أُخْتِهَا زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ حَتَّى تَعْلُوَ حُمْرَةُ الدَّمِ الْمَاءَ .
Nous ont rapporté Ibn Abî 'Aqîl et Muhammad ibn Salama Al-Murâdî, qui ont dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, d'après 'Amr ibn Al-Hârith, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr et 'Amra bint 'Abd Ar-Rahmân, d'après 'Âisha, épouse du Prophète (ﷺ), que Umm Habîba bint Jahsh, belle-fille du Messager d'Allah (ﷺ) et épouse de 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf, fut atteinte d'istihâda pendant sept ans. Elle demanda un avis religieux au Messager d'Allah (ﷺ), qui lui dit : "Ceci ne relève pas des menstrues, mais d'une veine. Fais le ghousl et prie." 'Âisha dit : "Elle faisait le ghousl dans un bassin dans la chambre de sa sœur Zaynab bint Jahsh, jusqu'à ce que la rougeur du sang domine l'eau."
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Âisha (qu’Allah l’agrée) :**
*« Ahmad ibn Ṣāliḥ nous a rapporté, [en disant] : ‘Anbasa nous a rapporté, [en disant] : Yūnus nous a rapporté, d’après Ibn Shihāb, qui a été informé par ‘Amra bint ‘Abd al-Raḥmān, d’après Umm Ḥabība (qu’Allah l’agrée), concernant ce même hadith. ‘Âisha (qu’Allah l’agrée) a dit :*
*« Elle (Umm Ḥabība) accomplissait le ghusl (lavage rituel complet) pour chaque ṣalāh (prière). »*
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### Explications terminologiques :
1. **حَدَّثَنَا** (*ḥaddathanā*) : « Nous a rapporté » (formule classique de transmission du hadith).
2. **غُسْل** (*ghusl*) : Lavage rituel complet, obligatoire après un état d’impureté majeure (comme les rapports intimes ou les menstrues).
3. **صَلَاة** (*ṣalāh*) : Prière canonique.
4. **رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا** (*radiya Allahu ‘anhā*) : « Qu’Allah l’agrée » (formule de respect pour les compagnons, notamment les femmes du Prophète ﷺ).
Ce hadith évoque la pratique d’Umm Ḥabība (épouse du Prophète ﷺ) qui accomplissait le *ghusl* avant chaque prière, probablement par scrupule religieux (*wara’*). Certains savants y voient une preuve de la recommandation de se purifier avant chaque prière, bien que cela ne soit pas une obligation légale (*farḍ*).
Nous a rapporté Yazîd ibn Khâlid ibn 'Abd Allah ibn Mawhab Al-Hamdânî, qui m'a rapporté Al-Layth ibn Sa'd, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, d'après 'Âisha, concernant ce même hadith, et dit : "Elle faisait le ghousl pour chaque prière." Abû Dâwûd dit : Al-Qâsim ibn Mabrûr l'a rapporté d'après Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Amra, d'après 'Âisha, d'après Umm Habîba bint Jahsh. De même, Ma'mar l'a rapporté d'après Az-Zuhrî, d'après 'Amra, d'après 'Âisha.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muhammad ibn Isḥāq al-Musayyibī** – mon père m’a rapporté, d’après Ibn Abī Dhi’b, d’après Ibn Shihāb, d’après ‘Urwah et ‘Amrah bint ‘Abd al-Raḥmān, d’après ‘Ā’ishah (qu’Allah soit satisfait d’elle) :
*« Umm Ḥabībah (qu’Allah soit satisfait d’elle) fut atteinte de **istiḥāḍah** (saignement anormal en dehors des règles) pendant sept ans. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui ordonna de faire le **ghusl** (lavage rituel complet), et elle faisait le ghusl pour chaque **ṣalāh** (prière). »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **Istiḥāḍah (استحاضة)** : Saignement utérin anormal, distinct des menstrues (**ḥayḍ**) ou des lochies (**nifās**). La femme en état d’istiḥāḍah est considérée comme **ṭāhir** (pure) mais doit accomplir ses obligations religieuses avec des règles spécifiques.
2. **Ghusl (غسل)** : Ablution majeure obligatoire pour purifier le corps de certains états (comme la janâbah, les menstrues, etc.). Ici, le Prophète (ﷺ) prescrit un ghusl avant chaque prière pour Umm Ḥabībah, bien que d’autres écoles juridiques (comme les Hanafites) considèrent qu’un **wuḍū’** (ablution mineure) suffit en cas d’istiḥāḍah.
3. **Ṣalāh (صلاة)** : La prière canonique, obligation quotidienne pour tout musulman en état de pureté rituelle.
Ce hadith est rapporté dans les **Sunan d’Abū Dāwūd** (n° 287) et illustre la miséricorde prophétique envers les femmes confrontées à des situations délicates en matière de pureté légale (**ṭahārah**). Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Dâwûd** (dans ses *Sunan*) :
Nous a rapporté Hannâd ibn al-Sarî, d’après ‘Abdah, d’après Ibn Ishâq, d’après al-Zuhrî, d’après ‘Urwah, d’après ‘Â’ishah (qu’Allah l’agrée) que Umm Habîbah bint Jaḥsh fut atteinte de *istihâdah* (saignement anormal en dehors des menstrues) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Il lui ordonna alors de faire le *ghusl* (grand lavage rituel) pour chaque prière. Puis le hadith est rapporté dans son intégralité.
Abû Dâwûd a dit : Abû al-Walîd al-Ṭayâlisî l’a également rapporté, mais je ne l’ai pas entendu directement de lui, d’après Sulaymân ibn Kathîr, d’après al-Zuhrî, d’après ‘Urwah, d’après ‘Â’ishah, qui a dit : Zaynab bint Jaḥsh fut atteinte de *istihâdah*, et le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Fais le *ghusl* pour chaque prière. »* Puis le hadith est rapporté dans son intégralité.
Abû Dâwûd a dit : ‘Abd al-Ṣamad l’a rapporté d’après Sulaymân ibn Kathîr en disant : *« Fais les ablutions (*wudû’*) pour chaque prière. »* Abû Dâwûd a dit : Ceci est une erreur de la part de ‘Abd al-Ṣamad, et l’avis correct est celui d’Abû al-Walîd.
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **Istihâdah (استحاضة)** : Saignement utérin anormal en dehors des règles (*hayd*) ou des lochies (*nifâs*), nécessitant des règles spécifiques en matière de purification.
2. **Ghusl (غسل)** : Grand lavage rituel obligatoire pour certaines impuretés majeures (comme la fin des menstrues ou des rapports intimes).
3. **Wudû’ (وضوء)** : Ablutions mineures, requises avant la prière en cas d’impuretés légères.
4. **Sunan Abî Dâwûd** : Un des six recueils canoniques de hadiths (*al-Kutub al-Sittah*), compilé par l’imam Abû Dâwûd.
Ce hadith traite de la conduite à tenir pour une femme en état d’*istihâdah*, où le Prophète (ﷺ) a ordonné le *ghusl* pour chaque prière, bien que certains narrateurs aient mentionné le *wudû’* (ablutions) par erreur, comme le souligne Abû Dâwûd.
Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn 'Amr ibn Abî Al-Hajjâj Abû Ma'mar, qui nous a rapporté 'Abd Al-Wârith, d'après Al-Husayn, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, qui dit : Zaynab bint Abî Salama m'informa qu'une femme avait des pertes de sang et qu'elle était sous l'autorité de 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui ordonna de faire le ghousl pour chaque prière et de prier. Il m'informa aussi que Umm Bakr lui rapporta qu'‘Âisha dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) dit au sujet de la femme qui voit ce qui la trouble après la purification : "Ce n'est qu'une veine" – ou dit : "des veines."
Hadiths 295https://sunnah.com/abudawud:294
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتِ اسْتُحِيضَتِ امْرَأَةٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأُمِرَتْ أَنْ تُعَجِّلَ الْعَصْرَ وَتُؤَخِّرَ الظُّهْرَ وَتَغْتَسِلَ لَهُمَا غُسْلاً . وَأَنْ تُؤَخِّرَ الْمَغْرِبَ وَتُعَجِّلَ الْعِشَاءَ وَتَغْتَسِلَ لَهُمَا غُسْلاً وَتَغْتَسِلَ لِصَلاَةِ الصُّبْحِ غُسْلاً . فَقُلْتُ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ أَعَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لاَ أُحَدِّثُكَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِشَىْءٍ .
Nous a rapporté 'Ubayd Allah ibn Mu'âdh, qui nous a rapporté son père, qui nous a rapporté Shu'ba, d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Al-Qâsim, d'après son père, d'après 'Âisha, qui dit : Une femme fut atteinte d'istihâda à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ). Il lui fut ordonné d'avancer la prière de 'Asr et de retarder celle de Dhuhr, et de faire un seul ghousl pour les deux. De retarder Maghrib et d'avancer 'Ishâ', et de faire un seul ghousl pour les deux, et de faire un ghousl pour la prière de Subh. Je dis à 'Abd Ar-Rahmân : "Est-ce du Prophète (ﷺ) ?" Il dit : "Je ne te rapporte rien du Prophète (ﷺ)."
Nous a rapporté 'Abd Al-'Azîz ibn Yahyâ, qui nous a rapporté Muhammad ibn Salama, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Al-Qâsim, d'après son père, d'après 'Âisha, que Sahla bint Suhayl fut atteinte d'istihâda. Elle vint trouver le Prophète (ﷺ), qui lui ordonna de faire le ghousl pour chaque prière. Mais comme cela lui devint difficile, il lui ordonna de regrouper Dhuhr et 'Asr avec un seul ghousl, Maghrib et 'Ishâ' avec un seul ghousl, et de faire le ghousl pour Subh.
Nous a rapporté Wahb ibn Baqiyya, qui nous a informé Khâlid, d'après Suhayl – c'est-à-dire ibn Abî Sâlih – d'après Az-Zuhrî, d'après 'Urwa ibn Az-Zubayr, d'après Asmâ' bint 'Umays, qui dit : Je dis : "Ô Messager d'Allah, Fâtima bint Abî Hubaysh est atteinte d'istihâda depuis tel et tel temps et n'a pas prié." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Gloire à Allah ! Ceci vient de Satan. Qu'elle s'assoie dans un bassin. Lorsqu'elle voit une couleur jaunâtre au-dessus de l'eau, qu'elle fasse un seul ghousl pour Dhuhr et 'Asr, un seul ghousl pour Maghrib et 'Ishâ', et un seul ghousl pour Fajr, et qu'elle fasse les ablutions entre ces moments."
Nous a rapporté Muhammad ibn Ja'far ibn Ziyâd, qui nous a informé, et nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté Sharîk, d'après Abî Al-Yaqzân, d'après 'Adî ibn Thâbit, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (ﷺ), au sujet de la femme atteinte d'istihâda : "Qu'elle délaisse la prière pendant les jours de ses menstrues, puis qu'elle fasse le ghousl et prie. Les ablutions sont requises pour chaque prière." Abû Dâwûd dit : 'Uthmân ajouta : "Qu'elle jeûne et prie."
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté Wakî', d'après Al-A'mash, d'après Habîb ibn Abî Thâbit, d'après 'Urwa, d'après 'Âisha, qui dit : Fâtima bint Abî Hubaysh vint trouver le Prophète (ﷺ). Il mentionna son récit et dit : "Puis fais le ghousl, fais les ablutions pour chaque prière et prie."
Nous a rapporté Ahmad ibn Sinân al-Qaṭṭân al-Wâsiṭî, nous a rapporté Yazîd, d'après Ayyûb ibn Abî Miskîn, d'après al-Ḥajjâj, d'après Umm Kulthûm, d'après 'Â'isha, concernant la femme en état d'*istihâḍa* (saignement irrégulier) : elle se lave – c'est-à-dire une seule fois – puis fait ses ablutions jusqu'aux jours de ses périodes menstruelles.
Nous a rapporté Ahmad ibn Sinân al-Qaṭṭân al-Wâsiṭî, nous a rapporté Yazîd, d'après Ayyûb Abî al-'Alâ', d'après Ibn Shubruma, d'après la femme de Masrûq, d'après 'Â'isha, d'après le Prophète (ﷺ), de même [contenu]. Abû Dâwûd a dit : « Le hadith de 'Adî ibn Thâbit, d'al-A'mash, d'après Ḥabîb, et d'Ayyûb Abî al-'Alâ' sont tous faibles et ne sont pas authentiques. Le hadith d'al-A'mash d'après Ḥabîb est affaibli par ce hadith, car Ḥafṣ ibn Ghiyâth l'a rapporté d'al-A'mash en *mawqûf* [attribué à un *sahâbî*], et Ḥafṣ ibn Ghiyâth a nié que le hadith de Ḥabîb soit *marfû'* [attribué au Prophète]. Asbâṭ l'a également rapporté d'al-A'mash en *mawqûf*, d'après 'Â'isha. Abû Dâwûd a dit : « Ibn Dâwûd l'a rapporté d'al-A'mash en *marfû'* pour son début, mais a nié qu'il mentionne les ablutions à chaque prière. Cela montre la faiblesse du hadith de Ḥabîb, car la version d'al-Zuhrî d'après 'Urwa d'après 'Â'isha dit : « Elle se lavait à chaque prière. » Dans le hadith de la femme en *istihâḍa*, Abû al-Yaqẓân a rapporté d'après 'Adî ibn Thâbit, d'après son père, d'après 'Alî (qu'Allah soit satisfait de lui), et 'Ammâr, le client des Banû Hâshim, d'après Ibn 'Abbâs. 'Abd al-Malik ibn Maysara, Bayân, al-Mughîra, Firâs et Mujâlid ont rapporté d'après al-Sha'bî, d'après le hadith de Qamîra d'après 'Â'isha : « Fais tes ablutions à chaque prière. » La version de Dâwûd et 'Âṣim d'après al-Sha'bî, d'après Qamîra d'après 'Â'isha dit : « Elle se lave une fois par jour. » Hishâm ibn 'Urwa a rapporté d'après son père : « La femme en *istihâḍa* fait ses ablutions à chaque prière. » Tous ces hadiths sont faibles, sauf celui de Qamîra, celui de 'Ammâr le client des Banû Hâshim, et celui de Hishâm ibn 'Urwa d'après son père. Ce qui est connu d'après Ibn 'Abbâs est le bain. »