Nous avons été informés par ‘Abd Allah ibn Maslama, d’après Mâlik, d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après Fâtima bint al-Mundhir, d’après Asmâ’ bint Abî Bakr, qu’elle a dit : *« Une femme interrogea le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : “Ô Messager d’Allah, que doit faire l’une d’entre nous si du sang de menstrues souille son vêtement ?” Il répondit : “Si l’une d’entre vous est souillée par du sang de menstrues, qu’elle le frotte, puis qu’elle l’asperge d’eau, puis qu’elle prie avec.” »*
Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d’après Hammâd – et aussi par Musaddad, d’après ‘Îsâ ibn Yûnus – et par Mûsâ ibn Ismâ‘îl, d’après Hammâd – c’est-à-dire Ibn Salama –, d’après Hishâm, dans le même sens, qui a dit : *« Gratte-le, puis frotte-le avec de l’eau, puis asperge-le. »*
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahyâ (c'est-à-dire Ibn Sa'îd al-Qattân) d'après Sufyân, m'a rapporté Thâbit al-Haddâd, m'a rapporté 'Adiyy Ibn Dînâr, qui a dit : J'ai entendu Umm Qays bint Mihsan dire : J'ai interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet du sang des menstrues qui se trouve sur le vêtement. Il dit : « Frotte-le avec une côte et lave-le avec de l'eau et du sidr. »
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, tout en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Al-Nufaylī** – **Sufyān** nous a rapporté, d’après **Ibn Abī Najīḥ**, d’après **ʿAṭāʾ**, d’après **ʿĀʾisha** (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
*« Il arrivait que l’une d’entre nous (les épouses du Prophète ﷺ) possède un seul vêtement (dirʿ, c’est-à-dire une tunique ou une robe) dans lequel elle avait ses menstrues (taḥīḍ) et dans lequel elle était également atteinte par l’impureté majeure (al-janāba). Puis, elle voyait sur ce vêtement une goutte de sang, alors elle la frottait (taqṣaʿuhu) avec sa salive. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **الدِّرْعُ (al-dirʿ)** : Désigne ici un vêtement ample, souvent une tunique ou une robe portée par les femmes.
2. **تَحِيضُ (taḥīḍ)** : Les menstrues, période d’impureté mineure (ḥayḍ) pour la femme.
3. **الْجَنَابَةُ (al-janāba)** : L’état d’impureté majeure après un rapport intime ou une éjaculation, nécessitant le ghousl (bain rituel).
4. **تَقْصَعُهُ (taqṣaʿuhu)** : Verbe signifiant "frotter, essuyer vigoureusement" pour enlever une souillure.
5. **بِرِيقِهَا (bi-riqihā)** : "Avec sa salive", un moyen de purification léger dans ce contexte spécifique.
Ce hadith illustre la simplicité des conditions de pureté à l’époque du Prophète ﷺ, où les femmes pouvaient purifier localement une petite souillure sans laver tout le vêtement, surtout en cas de ressources limitées.
Qu’Allah nous permette de comprendre la Sunna avec sagesse.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) :**
Khawlah bint Yasâr vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui dit : *« Ô Messager d'Allah, je ne possède qu’un seul vêtement et je suis en période de menstrues (*hayd*) dans celui-ci. Que dois-je faire ? »*
Il (ﷺ) répondit : *« Quand tu deviens pure (*tuhr*), lave-le, puis prie avec. »*
Elle demanda : *« Et si le sang ne part pas ? »*
Il (ﷺ) dit : *« Le lavage du sang te suffit, et son trace (*atharuhu*) ne te nuira pas. »*
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**Sources et explications terminologiques :**
- **« حَيْضٌ » (hayd)** : Menstrues, période d'impureté légale pour la femme.
- **« طَهُرْتِ » (tuhr)** : État de pureté rituelle après la fin des menstrues.
- **« أَثَرُهُ » (atharuhu)** : La trace résiduelle du sang, qui n'annule pas la purification si le sang lui-même a été lavé.
Ce hadith est rapporté par **Abû Dâwûd** (n°366) et **at-Tirmidhî** (n°138), et il est jugé *hasan* (bon) par certains savants. Il traite des règles de purification pour la femme en période de menstrues. Qu'Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Hadiths 367https://sunnah.com/abudawud:366
حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ حَمَّادٍ الْمِصْرِيُّ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ سُوَيْدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ حُدَيْجٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ، أَنَّهُ سَأَلَ أُخْتَهُ أُمَّ حَبِيبَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَلْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي فِي الثَّوْبِ الَّذِي يُجَامِعُهَا فِيهِ فَقَالَتْ نَعَمْ إِذَا لَمْ يَرَ فِيهِ أَذًى .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, tout en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Īsā ibn Ḥammād al-Miṣrī** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit :
**Nous a rapporté al-Layth**, d’après **Yazīd ibn Abī Ḥabīb**, d’après **Suwayd ibn Qays**, d’après **Mu‘āwiyah ibn Ḥudayj**, d’après **Mu‘āwiyah ibn Abī Sufyān** – qu’Allah l’agrée – qu’il interrogea sa sœur **Umm Ḥabībah**, épouse du Prophète ﷺ, en ces termes :
*« Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait-il la prière (ṣalāt) dans le vêtement dans lequel il avait eu des rapports intimes avec elle ? »*
Elle répondit : *« Oui, lorsqu’il n’y voyait aucune impureté (adhā). »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes :**
1. **« يُصَلِّي فِي الثَّوْبِ الَّذِي يُجَامِعُهَا فِيهِ »** :
- **« يُجَامِعُهَا »** (yujāmi‘uhā) : désigne ici les rapports intimes (conjugaux) entre époux, conformément à l’usage coranique et prophétique (ex. : Coran 2:187).
- Le terme **« ثَوْب »** (thawb) peut désigner tout vêtement couvrant, mais dans ce contexte, il s’agit probablement du **izar** (pagne) ou du **ridā’** (vêtement supérieur) porté lors des rapports.
2. **« إِذَا لَمْ يَرَ فِيهِ أَذًى »** :
- **« أَذًى »** (adhā) : littéralement « nuisance » ou « impureté ». Ici, il s’agit des **traces d’impureté majeure (janābah)** ou de toute souillure visible (comme le madhy ou le maniyy, sécrétions intimes). Si le vêtement était **net (ṭāhir)**, le Prophète ﷺ pouvait y prier sans le changer.
3. **Règle jurisprudentielle (fiqh) dérivée** :
Ce hadith établit que :
- La **janābah** (état d’impureté majeure) n’invalide pas le vêtement en soi, mais seulement s’il est souillé par des traces visibles.
- Il est permis de prier dans un vêtement ayant servi aux rapports, **à condition qu’il soit exempt d’impureté** (même si l’on est en état de janābah, car le ghousl purifie le corps, pas nécessairement le vêtement).
- Cela rejoint le hadith rapporté par **‘Ā’ishah** – qu’Allah l’agrée – : *« Le Prophète ﷺ priait en état de janābah avant de faire le ghousl »* (Bukhārī et Muslim).
4. **Chaîne de transmission (sanad)** :
- Ce hadith est rapporté par **al-Tirmidhī** (n°115) et jugé **ḥasan** (bon) par les savants du hadith.
- Les narrateurs sont **fiables (thiqāt)**, bien que certains (comme Yazīd ibn Abī Ḥabīb) aient été critiqués pour des erreurs mineures, sans affecter la validité globale du hadith.
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**Source principale** : *Sunan al-Tirmidhī*, Livre de la Purification (Ṭahārah), chapitre : *« La prière dans le vêtement où l’on a eu des rapports »*.
Qu’Allah nous permette de suivre la Sunna de Son Messager ﷺ dans les moindres détails. Āmīn.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Ubaydullah ibn Mu‘ādh, qui a dit :**
Mon père m’a rapporté, d’après al-Ash‘ath, d’après Muhammad ibn Sīrīn, d’après ‘Abdullah ibn Shaqīq, d’après ‘Ā’ishah (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
*« Le Messager d’Allah (ﷺ) ne priait pas dans nos cheveux (ou : nos étoffes de laine) ni dans nos couvertures. »*
‘Ubaydullah a dit : *« Mon père a hésité [sur le terme exact]. »*
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« لاَ يُصَلِّي فِي شُعُرِنَا »** :
- **« شُعُر »** (shu‘ur) désigne les poils, la laine ou les étoffes grossières en laine non tissée. Certains savants interprètent cela comme une interdiction de prier en portant des vêtements faits de poils d'animaux (comme les manteaux des bédouins), car cela pourrait distraire ou manquer de dignité pour la prière. D'autres y voient une allusion à éviter de prier sur des surfaces inconfortables (comme des couvertures épaisses en laine).
2. **« أَوْ فِي لُحُفِنَا »** :
- **« لُحُف »** (luhuf) sont des couvertures ou des draps épais. Le Prophète (ﷺ) évitait peut-être de prier *dessus* (par humilité) ou *avec* (par souci de simplicité), selon les interprétations.
3. **« شَكَّ أَبِي »** :
- L’hésitation du transmetteur (le père de ‘Ubaydullah) montre la rigueur de la chaîne de transmission (*isnād*), où même un doute est mentionné pour préserver l’exactitude.
### Référence :
Ce hadith est rapporté par **Abū Dāwūd** (n° 641) dans le *Sunan*, dans le chapitre sur les vêtements pour la prière. Son degré d'authenticité fait l'objet de discussions parmi les savants de la science du hadith (*‘ulūm al-hadīth*), mais il est souvent cité pour illustrer la simplicité et la modestie dans l'adoration.
Si vous souhaitez des précisions sur les interprétations juridiques (*fiqh*) de ce hadith, je peux les développer. Qu’Allah nous guide vers la compréhension juste de Sa religion.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Al-Hasan ibn ‘Ali** – qu’Allah soit satisfait de lui – qui a dit :
**Nous a rapporté Sulaymān ibn Harb**, qui a dit :
**Nous a rapporté Hammād**, d’après **Hishām**, d’après **Ibn Sīrīn**, d’après **‘Ā’isha** – qu’Allah soit satisfait d’elle – que :
*« Le Prophète ﷺ ne priait pas sur nos couvertures en laine (malāḥif). »*
**Hammād** a dit :
*« J’ai entendu Sa‘īd ibn Abī Ṣadaqa dire : J’ai interrogé Muḥammad (ibn Sīrīn) à ce sujet, mais il ne m’a pas rapporté (le hadith). Il a dit : Je l’ai entendu il y a longtemps, mais je ne sais plus de qui je l’ai entendu, et je ne sais pas si je l’ai entendu d’une source sûre (thabat) ou non. Interrogez donc à son sujet. »*
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### Notes terminologiques et explications :
1. **« حَدَّثَنَا » (ḥaddathanā)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« nous a rapporté »*.
2. **« مَلاَحِفِنَا » (malāḥif)** : Pluriel de **« مِلْحَفَة » (milḥafa)**, désignant une couverture en laine épaisse ou un vêtement ample, souvent utilisé comme tapis de prière improvisé. Le hadith souligne que le Prophète ﷺ évitait de prier dessus, probablement en raison de son épaisseur ou de sa nature peu propice à la prostration (sujūd).
3. **« ثَبَتٍ » (thabat)** : Terme technique désignant une source fiable et précise dans la chaîne de transmission (isnād).
4. **« صلى الله عليه وسلم » (ṣallā Allahu ‘alayhi wa sallam)** : Formule de bénédiction et de salut sur le Prophète ﷺ, systématiquement ajoutée après son nom.
Ce hadith est rapporté dans les *Sunan* d’Abū Dāwūd (n° 650) et illustre l’attention portée par le Prophète ﷺ aux détails de la prière, notamment la pureté et la sobriété du lieu de prosternation. Qu’Allah nous permette de suivre son exemple.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muhammad ibn aṣ-Ṣabbāh ibn Sufyān** – **Sufyān** nous a rapporté, d’après **Abū Isḥāq ash-Shaybānī**, qui l’a entendu de **‘Abd Allāh ibn Shaddād**, qui le tenait de **Maymūnah** (qu’Allah l’agrée) :
Le **Prophète** (ﷺ) accomplissait la **ṣalāh** alors qu’il portait un **mirt** (vêtement en laine ou en poils), et une partie de ce vêtement était sur l’une de ses épouses, laquelle était en état de **hayḍ** (menstrues). Il priait tout en portant ce vêtement.
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **مِرْطٌ (mirt)** : Un vêtement ample, souvent en laine ou en poils, porté par les Arabes à l’époque du Prophète (ﷺ).
2. **حَائِضٌ (ḥā'iḍ)** : Femme en période de menstrues, un état d’impureté majeure (*janābah*) qui interdit certains actes d’adoration comme la prière ou le jeûne.
3. **صَلَّى (ṣallā)** : Accomplir la **ṣalāh** (prière rituelle), un pilier de l’islam.
4. **عليه الصلاة والسلام (ﷺ)** : Formule de bénédiction et de paix sur le Prophète Muhammad, à prononcer après son nom.
Ce hadith illustre la permissibilité de prier avec un vêtement partagé, même si une partie est en contact avec une personne en état de menstrues, car l’impureté (*najāsah*) ne se transmet pas par simple contact dans ce cas. Les savants (*‘ulamā’*) s’appuient sur ce récit pour des questions de pureté rituelle (*ṭahārah*).
Si tu souhaites des précisions sur un point particulier, n’hésite pas à demander.
Nous a rapporté 'Uthmân Ibn Abî Shayba, nous a rapporté Wakî' Ibn al-Jarrâh, nous a rapporté Talha Ibn Yahyâ, d'après 'Ubayd Allâh Ibn 'Abd Allâh Ibn 'Utba, d'après 'Âisha (qu'Allâh l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) priait la nuit alors que j'étais à ses côtés, en état de menstrues, et j'avais sur moi un manteau dont une partie était sur lui.
Nous a rapporté Hafs Ibn 'Umar, d'après Shu'ba, d'après al-Hakam, d'après Ibrâhîm, d'après Hammâm Ibn al-Hârith, qu'il était chez 'Âisha (qu'Allâh l'agrée) lorsqu'il eut un rêve érotique. Une servante de 'Âisha le vit alors qu'il lavait la trace de la janâba sur son vêtement ou qu'il lavait son vêtement. Elle en informa 'Âisha, qui dit : « Je me souviens que je le frottais sur le vêtement du Messager d'Allâh (ﷺ). » Abû Dâwûd a dit : Al-A'mash l'a rapporté comme l'a rapporté al-Hakam.
Nous a rapporté Mûsâ Ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Hammâd Ibn Salama, d'après Hammâd Ibn Abî Sulaymân, d'après Ibrâhîm, d'après al-Aswad, d'après 'Âisha (qu'Allâh l'agrée) qui a dit : Je frottais le maniyy du vêtement du Messager d'Allâh (ﷺ), puis il priait avec. Abû Dâwûd a dit : Mughîra, Abû Ma'shar et Wâsil l'ont confirmé.
Nous a rapporté 'Abd Allâh Ibn Muhammad an-Nufaylî, nous a rapporté Zuhayr ; et nous a rapporté Muhammad Ibn 'Ubayd Ibn Hisâb al-Basrî, nous a rapporté Sulaym (c'est-à-dire Ibn Akhdar, le sens et le récit sont dans le hadith de Sulaym) ; ils ont dit tous deux : Nous a rapporté 'Amr Ibn Maymûn Ibn Mihrân, j'ai entendu Sulaymân Ibn Yasâr dire : J'ai entendu 'Âisha dire qu'elle lavait le maniyy du vêtement du Messager d'Allâh (ﷺ). Elle dit : Puis j'y voyais une tache ou des taches.
Hadiths 375https://sunnah.com/abudawud:374
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أُمِّ قَيْسٍ بِنْتِ مِحْصَنٍ، أَنَّهَا أَتَتْ بِابْنٍ لَهَا صَغِيرٍ لَمْ يَأْكُلِ الطَّعَامَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَجْلَسَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حِجْرِهِ فَبَالَ عَلَى ثَوْبِهِ فَدَعَا بِمَاءٍ فَنَضَحَهُ وَلَمْ يَغْسِلْهُ .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Abdullah ibn Maslama al-Qa’nabī, d’après Mālik, d’après Ibn Shihāb, d’après ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utba ibn Mas’ūd, d’après Umm Qays bint Mihsan** (qu’Allah l’agrée) :
*« Elle amena son jeune enfant, qui ne mangeait pas encore de nourriture solide, au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) le fit asseoir sur ses genoux, et l’enfant urina sur son vêtement. Il demanda alors de l’eau et en aspergea (le vêtement), sans le laver complètement. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« نضحَهُ » (naḍaḥahu)** : Le terme signifie "asperger" ou "projeter de l’eau légèrement", sans frotter ni laver de manière approfondie. Cela indique que l’urine d’un nourrisson qui ne consomme pas encore d’aliments solides est considérée comme *ṭāhir* (pure) en jurisprudence islamique, ou du moins moins impure que celle d’un adulte ou d’un enfant sevré. Les savants (comme l’imam Mālik et al-Shāfi’ī) en déduisent que seul un rinçage léger suffit.
2. **« لَمْ يَأْكُلِ الطَّعَامَ » (lam ya’kuli al-ṭa’ām)** : Littéralement "n’a pas mangé de nourriture", c’est-à-dire un nourrisson exclusivement allaité. Cela distingue le statut juridique de son urine de celle d’un enfant plus âgé.
3. **Fiqh du hadith** :
- Ce hadith est un fondement pour la règle selon laquelle l’urine d’un nourrisson garçon (non sevré) nécessite seulement un *naḍḥ* (aspersion), tandis que celle d’une fille ou d’un enfant sevré exige un lavage complet (*ghusl*). Les savants divergent sur les détails, mais la majorité s’accorde sur cette distinction.
- L’imam al-Bukhārī a classé ce hadith dans le *Ṣaḥīḥ* (authentique), sous le chapitre : *« L’urine du nourrisson garçon »*.
4. **Termes conservés** :
- **« صلى الله عليه وسلم » (ṣallā Allāhu ‘alayhi wa sallam)** : Formule de bénédiction sur le Prophète (ﷺ), systématiquement mentionnée après son nom.
- **« رضي الله عنها » (raḍiya Allāhu ‘anhā)** : Formule de satisfaction divine pour les Compagnons, ici Umm Qays.
Si vous souhaitez des précisions sur un aspect juridique ou linguistique, je reste à votre disposition. *Wa Allāhu a‘lam* (Et Allah est le plus Savant).
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Musaddad ibn Musarhad et Ar-Rabi' ibn Nafi' Abou Touba (avec le même sens), ils ont dit :**
Nous a rapporté Abou Al-Ahwas, d'après Simak, d'après Qabous, d'après Loubaba bint Al-Harith (qu'Allah l'agrée) qui a dit :
*Al-Hussein ibn 'Ali (qu'Allah l'agrée) était dans le giron du Messager d'Allah (ﷺ). Il urina sur lui, alors je dis : "Mets un autre vêtement et donne-moi ton izar (pagne) afin que je le lave."*
Le Prophète (ﷺ) répondit :
*« On lave ce qui est souillé par l'urine de la fille, et on asperge (yunḍaḥ) ce qui est souillé par l'urine du garçon. »*
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**Remarques terminologiques et exégétiques :**
1. **« حِجْرِ رَسُولِ اللَّهِ »** : *Giron* (litt. "protection" ou "espace intime") du Prophète (ﷺ), soulignant la proximité physique et affective.
2. **« إِزَارَكَ »** : *Izar* (pagne), vêtement traditionnel couvrant la partie inférieure du corps.
3. **« يُغْسَلُ »** : *Lavage complet* (ghusl) pour l'urine de la fille, impliquant une purification approfondie.
4. **« يُنْضَحُ »** : *Aspersion* (nadaḥ), c'est-à-dire un nettoyage léger par projection d'eau, suffisant pour l'urine du garçon selon la Sunna.
5. **Authenticité** : Ce hadith est rapporté par Abou Dawoud (376) et An-Nasa'i (304), avec une chaîne de transmission discutée (hasan selon certains savants, da'if selon d'autres). Il est toutefois accepté en matière de jurisprudence (fiqh) pour les règles de purification (*istinjā'*).
**Contexte juridique** :
Ce hadith établit une distinction entre la purification requise pour l'urine des nourrissons masculins et féminins, reflétant une sagesse prophétique (*ḥikma*) liée à la nature des impuretés. Les savants (comme l'imam Ash-Shâfi'î) s'appuient dessus pour les règles de *najâsa* (impureté).
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Sa‘îd (Abû al-Samḥ)** – qu’Allah l’agrée – qui dit :
*« J’étais au service du Prophète ﷺ. Lorsqu’il voulait faire le ghousl (le bain rituel), il me disait : **"Tourne-moi ton dos."** Je lui tournais alors mon dos et je le couvrais ainsi. Un jour, on lui amena al-Ḥasan ou al-Ḥusayn – qu’Allah les agrée tous deux – qui urina sur sa poitrine. Je vins pour laver [l’endroit souillé], et il ﷺ me dit : **"On lave [complètement] l’urine de la fillette, et on asperge [seulement] celle du garçon."** »*
**‘Abbâs** (ibn ‘Abd al-‘Aẓîm al-‘Anbarî) ajoute :
*« Yaḥyâ ibn al-Walîd nous a rapporté… »*
**Abû Dâwûd** précise :
*« Il s’agit d’Abû al-Za‘râ’. »*
**Hârûn ibn Tamîm** rapporte d’après **al-Ḥasan** (al-Baṣrî) :
*« Toutes les urines sont [à traiter] de la même manière. »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes** :
1. **« وَلِّنِي قَفَاكَ » (Wallinî qafâka)** :
Littéralement *« Tourne-moi ton dos »*, une formule de pudeur du Prophète ﷺ pour préserver son *‘awra* (partie intime) lors du *ghousl*.
2. **« يُغْسَلُ مِنْ بَوْلِ الْجَارِيَةِ وَيُرَشُّ مِنْ بَوْلِ الْغُلاَمِ »** :
- **L’urine de la fillette (*jâriya*)** : On la lave entièrement (*ghusl*).
- **L’urine du garçon (*ghulâm*)** : On se contente de l’asperger (*rashsh*), sans lavage complet.
*Remarque* : Ce hadith est rapporté par **Abû Dâwûd** (n°376) et classé *ḥasan* (bon) par certains savants. D’autres, comme al-Albânî, le jugent *ḍa‘îf* (faible), mais la majorité des écoles (dont les *Hanafites* et *Mâlikites*) le suivent pour la distinction entre les deux cas.
3. **Opinion d’al-Ḥasan al-Baṣrî** :
Il considère que toutes les urines (garçon/fille) sont *najis* (impures) et doivent être lavées de la même manière, sans distinction. Cette opinion est adoptée par l’école *Ḥanbalite* et certains *Shâfi‘ites*.
4. **Fiqh du hadith** :
- **École *Ḥanafite*** : L’urine du garçon non sevré est purifiée par aspersion, celle de la fillette par lavage.
- **École *Shâfi‘ite*** : Même règle, mais certains (comme al-Râfi‘î) étendent l’aspersion aux filles si l’urine est peu abondante.
- **École *Mâlikite*** : L’urine du garçon est lavée comme celle de la fille, sauf si elle est projetée (alors aspersion).
- **École *Ḥanbalite*** : Toutes les urines sont traitées de la même manière (lavage).
Qu’Allah nous guide vers la compréhension juste de Sa religion. *Wa Allâhu a‘lam*.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
**Hadith rapporté par Muslim (et d'autres) :**
*« Nous a rapporté Musaddad, qui a dit : Nous a rapporté Yaḥyā, d’après Ibn Abī ‘Arūbah, d’après Qatādah, d’après Abī Ḥarb ibn Abī al-Aswad, d’après son père, d’après ‘Alī (qu’Allah l’agrée) qui a dit :*
*« On lave (yughsal) ce qui est souillé par l’urine de la petite fille (al-jāriyah), et on asperge (yunḍaḥ) ce qui est souillé par l’urine du petit garçon (al-ghulām), tant qu’il n’a pas encore mangé (de nourriture solide). »* »*
### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« يُغْسَلُ » (yughsal)** : Laver complètement (purification par le lavage).
2. **« يُنْضَحُ » (yunḍaḥ)** : Asperger d’eau (purification légère, sans frottement).
3. **« الْجَارِيَةِ » (al-jāriyah)** : Petite fille (avant l’âge de discernement).
4. **« الْغُلاَمِ » (al-ghulām)** : Petit garçon (avant l’âge de discernement).
5. **« مَا لَمْ يَطْعَمْ » (mā lam yaṭ‘am)** : Tant qu’il n’a pas encore consommé de nourriture solide (allaitement exclusif).
Ce hadith, rapporté par **Al-Bukhārī (221)** et **Muslim (287)**, établit une distinction dans la purification des impuretés (*najāsah*) selon le sexe et l’alimentation de l’enfant en bas âge. Les savants (*fuqahā’*) en ont déduit des règles de purification spécifiques pour les nourrissons.
Si vous souhaitez des précisions sur les avis juridiques (*fatāwā*) dérivés de ce hadith, je peux les développer. Qu’Allah nous guide vers la compréhension juste de Sa religion.
Nous a rapporté Ibn al-Muthannâ, nous a rapporté Mu'âdh Ibn Hishâm, m'a rapporté mon père, d'après Qatâda, d'après Abî Harb Ibn Abî al-Aswad, d'après son père, d'après 'Alî Ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a dit – et il mentionna le sens sans dire : « tant qu'ils n'ont pas goûté à la nourriture » –. Qatâda ajouta : Ceci concerne le cas où ils n'ont pas goûté à la nourriture ; s'ils en ont goûté, qu'ils se lavent tous deux.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par 'Abdullah ibn 'Amr ibn Abî al-Hajjâj, Abû Ma'mar, qui a dit :**
Nous a rapporté 'Abd al-Wârith, d'après Yûnus, d'après al-Hasan, d'après sa mère, qu'elle avait vu Umm Salama (qu'Allah l'agrée) verser de l'eau sur l'urine du garçon tant qu'il n'avait pas encore mangé [de nourriture solide]. Mais lorsqu'il commençait à manger, elle lavait [l'endroit souillé]. Quant à l'urine de la fillette, elle la lavait [dans tous les cas].
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **"تَصُبُّ الْمَاءَ عَلَى بَوْلِ الْغُلاَمِ"** : Littéralement "verser de l'eau sur l'urine du garçon". Cela fait référence à la pratique de purification (*istinjâ'* ou *istibrâ'*) en islam, où l'on nettoie l'endroit souillé par l'urine. Pour un garçon en bas âge qui n'a pas encore été sevré (c'est-à-dire qui ne consomme pas encore de nourriture solide), il suffit de verser de l'eau sur l'urine sans nécessiter un lavage complet, selon ce hadith.
2. **"مَا لَمْ يَطْعَمْ"** : "Tant qu'il n'a pas mangé [de nourriture solide]". Le terme *ta'âm* (طعام) désigne ici la nourriture solide, marquant le passage du nourrisson à une alimentation diversifiée. Avant ce stade, l'urine du garçon est considérée comme moins impure (*najâsa*), d'où la facilité de purification.
3. **"فَإِذَا طَعِمَ غَسَلَتْهُ"** : "Mais lorsqu'il commençait à manger, elle lavait [l'endroit]". Une fois que l'enfant consomme des aliments solides, son urine est traitée comme celle d'un adulte, nécessitant un lavage complet.
4. **"وَتَغْسِلُ بَوْلَ الْجَارِيَةِ"** : "Quant à l'urine de la fillette, elle la lavait". Contrairement au garçon, l'urine de la fillette, même en bas âge, doit être lavée, selon ce hadith. Cela fait partie des règles de purification spécifiques mentionnées dans la jurisprudence islamique (*fiqh*).
### Référence :
Ce hadith est rapporté par **al-Tirmidhî** (n°610) dans son *Sunan*, et il est classé comme *hasan* (bon). Il est également mentionné dans d'autres recueils, comme celui d'**Abû Dâwûd** (n°376). Il sert de base à des règles de purification en jurisprudence islamique, notamment dans l'école (*madhhab*) shafi'ite et hanbalite.
Qu'Allah nous accorde la compréhension correcte de Sa religion. Âmîn.
Hadiths 381https://sunnah.com/abudawud:380
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ السَّرْحِ، وَابْنُ، عَبْدَةَ - فِي آخَرِينَ وَهَذَا لَفْظُ ابْنِ عَبْدَةَ - أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا، دَخَلَ الْمَسْجِدَ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَالِسٌ فَصَلَّى - قَالَ ابْنُ عَبْدَةَ - رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي وَمُحَمَّدًا وَلاَ تَرْحَمْ مَعَنَا أَحَدًا . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ تَحَجَّرْتَ وَاسِعًا " . ثُمَّ لَمْ يَلْبَثْ أَنْ بَالَ فِي نَاحِيةِ الْمَسْجِدِ فَأَسْرَعَ النَّاسُ إِلَيْهِ فَنَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " إِنَّمَا بُعِثْتُمْ مُيَسِّرِينَ وَلَمْ تُبْعَثُوا مُعَسِّرِينَ صُبُّوا عَلَيْهِ سَجْلاً مِنْ مَاءٍ " . أَوْ قَالَ " ذَنُوبًا مِنْ مَاءٍ " .
Nous a rapporté Ahmad Ibn 'Amr Ibn as-Sarh et Ibn 'Abda – parmi d'autres, et voici la version d'Ibn 'Abda – nous a informé Sufyân, d'après az-Zuhrî, d'après Sa'îd Ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, qu'un bédouin entra dans la mosquée alors que le Messager d'Allâh (ﷺ) était assis. Il pria – Ibn 'Abda dit : deux rak'ât – puis dit : « Ô Allâh, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d'autre avec nous. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu as restreint ce qui est vaste. » Peu après, il urina dans un coin de la mosquée. Les gens se précipitèrent vers lui, mais le Prophète (ﷺ) les en empêcha et dit : « Vous avez été envoyés pour faciliter, non pour compliquer. Versez sur cela un seau d'eau » – ou dit : « un récipient d'eau ».