Nous a rapporté Ibn Kathîr, qu'al-Sufyân nous a informé, d'après Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après al-Aswad, d'après 'Â'ishah, que l'époux de Barîrah était un homme libre lorsqu'elle fut affranchie, et qu'elle eut le choix. Elle dit : « Je ne voudrais pas être avec lui, même s'il me donnait telle et telle chose. »
Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Yahyâ al-Harrânî, que Muhammad – c'est-à-dire Ibn Salamah – nous a raconté, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après Abû Ja'far, d'après Abân ibn Sâlih, d'après Mujâhid, et d'après Hishâm ibn 'Urwah, d'après son père, d'après 'Â'ishah, que Barîrah fut affranchie alors qu'elle était sous l'autorité de Mughîth – un esclave des Banû Abî Ahmad. Le Messager d'Allâh (ﷺ) lui donna le choix et lui dit : « S'il se rapproche de toi, tu n'auras plus le choix. »
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et Nasr ibn 'Alî. Zuhayr a dit : Nous a rapporté 'Ubayd Allâh ibn 'Abd al-Majîd, que 'Ubayd Allâh ibn 'Abd al-Rahmân ibn Mawhab nous a raconté, d'après al-Qâsim, d'après 'Â'ishah, qu'elle voulait affranchir deux esclaves mariés. Elle interrogea le Prophète (ﷺ) à ce sujet, et il lui ordonna de commencer par l'homme avant la femme. Nasr a dit : Abû 'Alî al-Hanafî m'a informé, d'après 'Ubayd Allâh.
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shaybah, que Wakî' nous a raconté, d'après Isrâ'îl, d'après Simâk, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qu'un homme se convertit à l'islam du temps du Messager d'Allâh (ﷺ), puis sa femme se convertit après lui. Il dit : « Ô Messager d'Allâh, elle s'était déjà convertie avec moi. » Le Prophète (ﷺ) la lui rendit.
Hadiths 2239https://sunnah.com/abudawud:2239
حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ، أَخْبَرَنِي أَبُو أَحْمَدَ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ أَسْلَمَتِ امْرَأَةٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَزَوَّجَتْ فَجَاءَ زَوْجُهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي قَدْ كُنْتُ أَسْلَمْتُ وَعَلِمَتْ بِإِسْلاَمِي فَانْتَزَعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ زَوْجِهَا الآخَرِ وَرَدَّهَا إِلَى زَوْجِهَا الأَوَّلِ .
Nous a rapporté Nasr ibn 'Alî, qu'Abû Ahmad m'a informé, d'après Isrâ'îl, d'après Simâk, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Une femme se convertit à l'islam du temps du Messager d'Allâh (ﷺ) et se maria. Son premier époux vint trouver le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allâh, je m'étais déjà converti, et elle connaissait mon islam. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) la retira à son second époux et la rendit à son premier époux.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Muhammad al-Nufaylî, que Muhammad ibn Salamah nous a raconté. Et nous a rapporté Muhammad ibn 'Amr al-Râzî, que Salamah – c'est-à-dire Ibn al-Fadl – nous a raconté. Et nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî, que Yazîd nous a raconté – tous avec le même sens – d'après Ibn Ishâq, d'après Dâwûd ibn al-Husayn, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) rendit sa fille Zaynab à Abû al-'Âs selon le premier mariage, sans rien renouveler. Muhammad ibn 'Amr a dit dans son hadith : après six ans. Al-Hasan ibn 'Alî a dit : après deux ans.
Nous a rapporté Musaddad, que Hushaym nous a raconté. Et nous a rapporté Wahb ibn Baqiyyah, qu'Hushaym nous a informé, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après Humaydah ibn al-Shamardal, d'après al-Hârith ibn Qays – Musaddad a dit : Ibn 'Umayrah, et Wahb a dit : al-Asadî – qui a dit : Je me suis converti à l'islam alors que j'avais huit épouses. J'en ai parlé au Prophète (ﷺ), et le Prophète (ﷺ) dit : « Choisis-en quatre. » Abû Dâwûd a dit : Ahmad ibn Ibrâhîm nous l'a aussi rapporté, que Hushaym a raconté ce hadith en disant : Qays ibn al-Hârith au lieu de al-Hârith ibn Qays. Ahmad ibn Ibrâhîm a dit : C'est la bonne version, c'est-à-dire Qays ibn al-Hârith.
Nous a rapporté Ahmad ibn Ibrâhîm, que Bakr ibn 'Abd al-Rahmân, juge de Kûfah, nous a raconté, d'après 'Îsâ ibn al-Mukhtâr, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après Humaydah ibn al-Shamardal, d'après Qays ibn al-Hârith, selon le même sens.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Ma'în, que Wahb ibn Jarîr nous a raconté, d'après son père, qui a dit : J'ai entendu Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Abû Wahb al-Jayshânî, d'après al-Dahhâk ibn Fayrûz, d'après son père, qui a dit : J'ai dit : « Ô Messager d'Allâh, je me suis converti à l'islam alors que j'ai deux sœurs sous mon autorité. » Il dit : « Répudie celle que tu veux. »
Hadiths 2244https://sunnah.com/abudawud:2244
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى الرَّازِيُّ، أَخْبَرَنَا عِيسَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ جَدِّي، رَافِعِ بْنِ سِنَانٍ أَنَّهُ أَسْلَمَ وَأَبَتِ امْرَأَتُهُ أَنْ تُسْلِمَ فَأَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتِ ابْنَتِي وَهِيَ فَطِيمٌ أَوْ شِبْهُهُ وَقَالَ رَافِعٌ ابْنَتِي . فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اقْعُدْ نَاحِيَةً " . وَقَالَ لَهَا " اقْعُدِي نَاحِيَةً " . قَالَ وَأَقْعَدَ الصَّبِيَّةَ بَيْنَهُمَا ثُمَّ قَالَ " ادْعُوَاهَا " . فَمَالَتِ الصَّبِيَّةُ إِلَى أُمِّهَا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ اهْدِهَا " . فَمَالَتِ الصَّبِيَّةُ إِلَى أَبِيهَا فَأَخَذَهَا .
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ ar-Râzî : Nous a informé 'Isâ ; Nous a rapporté 'Abd al-Hamîd ibn Ja'far : Mon père m'a informé d'après mon grand-père, Râfi' ibn Sinân, qu'il s'était converti à l'islam alors que sa femme refusait de se convertir. Elle vint donc trouver le Prophète (ﷺ) et dit : "Ma fille" – qui était en âge de sevrage ou proche de cet âge – et Râfi' dit : "Ma fille". Le Prophète (ﷺ) lui dit : "Assieds-toi d'un côté", et il lui dit à elle : "Assieds-toi de l'autre côté". Il plaça alors la fillette entre eux deux et dit : "Appelez-la". La fillette se dirigea vers sa mère, alors le Prophète (ﷺ) dit : "Ô Allah, guide-la". La fillette se tourna alors vers son père, qui la prit.
Hadiths 2245https://sunnah.com/abudawud:2245
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عُوَيْمِرَ بْنَ أَشْقَرَ الْعَجْلاَنِيَّ جَاءَ إِلَى عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ فَقَالَ لَهُ يَا عَاصِمُ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَفْعَلُ سَلْ لِي يَا عَاصِمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ . فَسَأَلَ عَاصِمٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ وَعَابَهَا حَتَّى كَبُرَ عَلَى عَاصِمٍ مَا سَمِعَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَجَعَ عَاصِمٌ إِلَى أَهْلِهِ جَاءَهُ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ لَهُ يَا عَاصِمُ مَاذَا قَالَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عَاصِمٌ لَمْ تَأْتِنِي بِخَيْرٍ قَدْ كَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسْأَلَةَ الَّتِي سَأَلْتُهُ عَنْهَا . فَقَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لاَ أَنْتَهِي حَتَّى أَسْأَلَهُ عَنْهَا . فَأَقْبَلَ عُوَيْمِرٌ حَتَّى أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ وَسَطَ النَّاسِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَفْعَلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ أُنْزِلَ فِيكَ وَفِي صَاحِبَتِكَ قُرْآنٌ فَاذْهَبْ فَأْتِ بِهَا " . قَالَ سَهْلٌ فَتَلاَعَنَا وَأَنَا مَعَ النَّاسِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا فَرَغَا قَالَ عُوَيْمِرٌ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ أَمْسَكْتُهَا . فَطَلَّقَهَا عُوَيْمِرٌ ثَلاَثًا قَبْلَ أَنْ يَأْمُرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَكَانَتْ تِلْكَ سُنَّةَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ .
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama al-Qa'nabî, d'après Mâlik, d'après Ibn Shihâb, que Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî lui a rapporté qu'Uwaymir ibn Ashqar al-'Ajlânî vint trouver 'Âsim ibn 'Adiyy et lui dit : "Ô 'Âsim, que penses-tu d'un homme qui trouve un autre homme avec sa femme : peut-il le tuer, et vous le tueriez ensuite, ou que doit-il faire ? Interroge pour moi le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet". 'Âsim interrogea donc le Messager d'Allah (ﷺ), mais celui-ci détesta les questions et les blâma, au point que cela pesa à 'Âsim d'avoir entendu cela du Messager d'Allah (ﷺ). Lorsque 'Âsim revint auprès des siens, Uwaymir vint le trouver et lui dit : "Ô 'Âsim, que t'a dit le Messager d'Allah (ﷺ) ?" 'Âsim répondit : "Tu ne m'as pas apporté de bonne nouvelle. Le Messager d'Allah (ﷺ) a détesté la question que je lui ai posée". Uwaymir dit : "Par Allah, je n'abandonnerai pas avant de l'avoir interrogé à ce sujet". Uwaymir se rendit donc auprès du Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était au milieu des gens et dit : "Ô Messager d'Allah, que penses-tu d'un homme qui trouve un autre homme avec sa femme : peut-il le tuer, et vous le tueriez ensuite, ou que doit-il faire ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Un Coran a été révélé à ton sujet et au sujet de ta compagne. Va donc la chercher". Sahl dit : Ils procédèrent à la malédiction réciproque (li'ân) et j'étais avec les gens auprès du Messager d'Allah (ﷺ). Lorsqu'ils eurent terminé, Uwaymir dit : "J'ai menti à son sujet, ô Messager d'Allah, si je la garde". Uwaymir la répudia alors trois fois avant que le Prophète (ﷺ) ne lui ordonne. Ibn Shihâb dit : Cela devint la sunna des époux ayant procédé à la malédiction réciproque.
Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Yahyâ : Nous a rapporté Muhammad – c'est-à-dire Ibn Salama – d'après Muhammad ibn Ishâq : Nous a rapporté 'Abbâs ibn Sahl, d'après son père, que le Prophète (ﷺ) dit à 'Âsim ibn 'Adiyy : "Garde la femme chez toi jusqu'à ce qu'elle accouche".
Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih : Nous a rapporté Ibn Wahb : Il m'a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî, qui dit : J'ai assisté à leur malédiction réciproque (li'ân) auprès du Prophète (ﷺ) alors que j'avais quinze ans. [...] Il dit dans le hadith : Puis elle sortit enceinte, et l'enfant était attribué à sa mère.
Nous a rapporté Muhammad ibn Ja'far al-Warakânî : Nous a informé Ibrâhîm – c'est-à-dire Ibn Sa'd – d'après az-Zuhrî, d'après Sahl ibn Sa'd, dans le récit des époux ayant procédé à la malédiction réciproque. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Observez-la : si elle met au monde un enfant aux yeux très noirs, aux fesses larges, je ne vois pas qu'il ait menti. Mais si elle met au monde un enfant rougeâtre, comme un lézard, je ne vois pas qu'il ait dit la vérité". Il dit : Elle mit au monde un enfant conforme à la description détestée.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Khâlid ad-Dimashqî : Nous a rapporté al-Firyâbî, d'après al-Awzâ'î, d'après az-Zuhrî, d'après Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî, avec ce récit. Il dit : Il était appelé – c'est-à-dire l'enfant – du nom de sa mère.
Hadiths 2250https://sunnah.com/abudawud:2250
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ السَّرْحِ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْفِهْرِيِّ، وَغَيْرِهِ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، فِي هَذَا الْخَبَرِ قَالَ فَطَلَّقَهَا ثَلاَثَ تَطْلِيقَاتٍ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَنْفَذَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مَا صُنِعَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سُنَّةً . قَالَ سَهْلٌ حَضَرْتُ هَذَا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَمَضَتِ السُّنَّةُ بَعْدُ فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ أَنْ يُفَرَّقَ بَيْنَهُمَا ثُمَّ لاَ يَجْتَمِعَانِ أَبَدًا .
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Amr ibn as-Sarh : Nous a rapporté Ibn Wahb, d'après 'Iyâd ibn 'Abd Allâh al-Fihri et d'autres, d'après Ibn Shihâb, d'après Sahl ibn Sa'd, dans ce récit. Il dit : Il la répudia trois fois en présence du Messager d'Allah (ﷺ), et le Messager d'Allah (ﷺ) valida cela. Ce qui fut fait en présence du Prophète (ﷺ) devint une sunna. Sahl dit : J'ai assisté à cela auprès du Messager d'Allah (ﷺ), et la sunna fut établie par la suite pour les époux ayant procédé à la malédiction réciproque : qu'ils soient séparés et ne se réunissent plus jamais.
Hadiths 2251https://sunnah.com/abudawud:2251
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، وَوَهْبُ بْنُ بَيَانٍ، وَأَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ السَّرْحِ، وَعَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ، قَالُوا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ مُسَدَّدٌ قَالَ شَهِدْتُ الْمُتَلاَعِنَيْنِ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا ابْنُ خَمْسَ عَشْرَةَ فَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ تَلاَعَنَا . وَتَمَّ حَدِيثُ مُسَدَّدٍ . وَقَالَ الآخَرُونَ إِنَّهُ شَهِدَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَرَّقَ بَيْنَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ فَقَالَ الرَّجُلُ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ أَمْسَكْتُهَا - لَمْ يَقُلْ بَعْضُهُمْ عَلَيْهَا - قَالَ أَبُو دَاوُدَ لَمْ يُتَابِعِ ابْنَ عُيَيْنَةَ أَحَدٌ عَلَى أَنَّهُ فَرَّقَ بَيْنَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ .
Nous a rapporté Musaddad, Wahb ibn Bayân, Ahmad ibn 'Amr ibn as-Sarh et 'Amr ibn 'Uthmân : Ils nous ont rapporté Sufyân, d'après az-Zuhrî, d'après Sahl ibn Sa'd. Musaddad dit : J'ai assisté à la malédiction réciproque des deux époux à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) alors que j'avais quinze ans. Le Messager d'Allah (ﷺ) les sépara lorsqu'ils eurent procédé à la malédiction réciproque. [...] Les autres dirent : Il assista le Prophète (ﷺ) séparer les époux ayant procédé à la malédiction réciproque. L'homme dit : "J'ai menti à son sujet, ô Messager d'Allah, si je la garde". Certains d'entre eux n'ont pas mentionné "à son sujet". Abû Dâwûd dit : Personne n'a confirmé Ibn 'Uyayna sur le fait qu'il les ait séparés.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr : Nous a rapporté Ibn Abî 'Adiyy : Nous a informé Hishâm ibn Hassân : Nous a rapporté 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, que Hilâl ibn Umayyah accusa sa femme auprès du Messager d'Allah (ﷺ) d'avoir commis l'adultère avec Sharîk ibn Sahmâ'. Le Prophète (ﷺ) dit : "La preuve, ou la peine (hadd) sur ton dos". Il dit : "Ô Messager d'Allah, si l'un de nous voit un homme avec sa femme, doit-il chercher une preuve ?" Le Prophète (ﷺ) continua de dire : "La preuve, sinon la peine sur ton dos". Hilâl dit alors : "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité comme prophète, je dis la vérité, et Allah fera descendre au sujet de mon affaire ce qui disculpera mon dos de la peine". Puis furent révélés les versets : {Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes...} (Sourate 24, verset 6). Il lut jusqu'à : {des véridiques} (Sourate 24, verset 9). Le Prophète (ﷺ) se détourna, puis envoya chercher les deux époux. Ils vinrent, et Hilâl ibn Umayyah se leva pour témoigner, tandis que le Prophète (ﷺ) disait : "Allah sait que l'un de vous deux ment. Y en a-t-il un parmi vous qui se repente ?" Puis la femme se leva pour témoigner. Lorsqu'elle en fut à la cinquième déclaration, que la colère d'Allah soit sur elle si son mari disait vrai, on lui dit : "Cela est contraignant". Ibn 'Abbâs dit : Elle hésita et recula, au point que nous pensions qu'elle allait se rétracter. Elle dit alors : "Je ne déshonorerai pas mon peuple pour le restant de ce jour". Elle persista, et le Prophète (ﷺ) dit : "Observez-la : si elle met au monde un enfant aux yeux très noirs, aux fesses larges et aux jambes bien formées, il sera de Sharîk ibn Sahmâ'". Elle mit au monde un enfant conforme à cette description. Le Prophète (ﷺ) dit : "N'eût été ce qui a été décrété par le Livre d'Allah, j'aurais eu affaire à elle".
Nous a rapporté Makhlad ibn Khâlid ash-Sha'îrî : Nous a rapporté Sufyân, d'après 'Âsim ibn Kulayb, d'après son père, d'après Ibn 'Abbâs, que le Prophète (ﷺ) ordonna à un homme, lorsqu'il ordonna aux époux ayant procédé à la malédiction réciproque de le faire, de poser sa main sur sa bouche à la cinquième déclaration en disant : "Cela est contraignant".
Hadiths 2254https://sunnah.com/abudawud:2254
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ حَسَّانَ، حَدَّثَنِي عِكْرِمَةُ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ هِلاَلَ بْنَ أُمَيَّةَ، قَذَفَ امْرَأَتَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشَرِيكِ بْنِ سَحْمَاءَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْبَيِّنَةَ أَوْ حَدٌّ فِي ظَهْرِكَ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِذَا رَأَى أَحَدُنَا رَجُلاً عَلَى امْرَأَتِهِ يَلْتَمِسُ الْبَيِّنَةَ فَجَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْبَيِّنَةَ وَإِلاَّ فَحَدٌّ فِي ظَهْرِكَ " . فَقَالَ هِلاَلٌ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ نَبِيًّا إِنِّي لَصَادِقٌ وَلَيُنْزِلَنَّ اللَّهُ فِي أَمْرِي مَا يُبَرِّئُ ظَهْرِي مِنَ الْحَدِّ فَنَزَلَتْ { وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ شُهَدَاءُ إِلاَّ أَنْفُسُهُمْ } فَقَرَأَ حَتَّى بَلَغَ { مِنَ الصَّادِقِينَ } فَانْصَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ إِلَيْهِمَا فَجَاءَا فَقَامَ هِلاَلُ بْنُ أُمَيَّةَ فَشَهِدَ وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ فَهَلْ مِنْكُمَا مِنْ تَائِبٍ " . ثُمَّ قَامَتْ فَشَهِدَتْ فَلَمَّا كَانَ عِنْدَ الْخَامِسَةِ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنَ الصَّادِقِينَ وَقَالُوا لَهَا إِنَّهَا مُوجِبَةٌ . قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَتَلَكَّأَتْ وَنَكَصَتْ حَتَّى ظَنَنَّا أَنَّهَا سَتَرْجِعُ فَقَالَتْ لاَ أَفْضَحُ قَوْمِي سَائِرَ الْيَوْمِ . فَمَضَتْ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَبْصِرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَكْحَلَ الْعَيْنَيْنِ سَابِغَ الأَلْيَتَيْنِ خَدَلَّجَ السَّاقَيْنِ فَهُوَ لِشَرِيكِ بْنِ سَحْمَاءَ " . فَجَاءَتْ بِهِ كَذَلِكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْلاَ مَا مَضَى مِنْ كِتَابِ اللَّهِ لَكَانَ لِي وَلَهَا شَأْنٌ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَهَذَا مِمَّا تَفَرَّدَ بِهِ أَهْلُ الْمَدِينَةِ حَدِيثُ ابْنِ بَشَّارٍ حَدِيثُ هِلاَلٍ .
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî : Nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn : Nous a rapporté 'Abbâd ibn Mansûr, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui dit : Hilâl ibn Umayyah, l'un des trois dont Allah a accepté le repentir, vint de sa terre un soir et trouva un homme chez sa femme. Il vit de ses yeux et entendit de ses oreilles, mais ne le provoqua pas jusqu'au matin. Puis il se rendit auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et dit : "Ô Messager d'Allah, je suis venu chez ma femme hier soir et j'ai trouvé un homme chez elle. J'ai vu de mes yeux et entendu de mes oreilles". Le Messager d'Allah (ﷺ) n'aima pas ce qu'il lui rapporta et cela lui pesa. Puis furent révélés les versets : {Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes...} (Sourate 24, versets 6-7). Le Prophète (ﷺ) en fut soulagé et dit : "Réjouis-toi, ô Hilâl, Allah le Très-Haut t'a accordé une issue et une délivrance". Hilâl dit : "J'espérais cela de mon Seigneur". Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Envoyez la chercher". Elle vint, et le Messager d'Allah (ﷺ) leur récita les versets, leur rappela et leur expliqua que le châtiment de l'au-delà est plus sévère que celui de ce monde. Hilâl dit : "Par Allah, j'ai dit la vérité à son sujet". Elle dit : "Il a menti". Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Procédez à la malédiction réciproque entre eux". On dit à Hilâl : "Témoigne". Il témoigna quatre fois par Allah qu'il était du nombre des véridiques. Lorsqu'il en fut à la cinquième déclaration, on lui dit : "Ô Hilâl, crains Allah, car le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà, et cette déclaration est contraignante et entraîne le châtiment". Il dit : "Par Allah, Allah ne me châtiera pas pour cela, comme Il ne m'a pas fait subir la flagellation pour cela". Il fit la cinquième déclaration : que la malédiction d'Allah soit sur lui s'il était du nombre des menteurs. Puis on dit à la femme : "Témoigne". Elle témoigna quatre fois par Allah qu'il était du nombre des menteurs. Lorsqu'elle en fut à la cinquième déclaration, on lui dit : "Crains Allah, car le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà, et cette déclaration est contraignante et entraîne le châtiment". Elle hésita un moment, puis dit : "Par Allah, je ne déshonorerai pas mon peuple". Elle fit la cinquième déclaration : que la colère d'Allah soit sur elle s'il était du nombre des véridiques. Le Messager d'Allah (ﷺ) les sépara et décréta que l'enfant ne serait pas attribué au père, qu'elle ne serait pas accusée et que son enfant ne serait pas accusé. Quiconque l'accuserait ou accuserait son enfant subirait la peine (hadd). Il décréta qu'il n'y aurait plus de logement ni de subsistance pour elle de sa part, car ils se séparaient sans divorce ni décès. Il dit : "Si elle met au monde un enfant aux yeux noirs, aux fesses larges, aux jambes bien formées, il sera de Hilâl. Mais si elle met au monde un enfant rougeâtre, aux cheveux crépus, aux jambes bien formées et aux fesses larges, il sera de celui dont elle a été accusée". Elle mit au monde un enfant conforme à cette dernière description. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "N'eût été les serments, j'aurais eu affaire à elle". 'Ikrimah dit : Après cela, il fut gouverneur sur Mudar, et l'enfant n'était pas attribué à un père.