M’a rapporté Wahb ibn Baqiyya, qui nous a informés d’après Khâlid, d’après Dâwûd, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) dit le jour de Badr : « Celui qui fera telle et telle chose aura telle et telle part du butin supplémentaire (nafl). » Les jeunes hommes s’avancèrent alors, tandis que les anciens restèrent près des étendards sans s’en éloigner. Lorsque Allah leur accorda la victoire, les anciens dirent : « Nous étions votre soutien ; si vous aviez été mis en déroute, vous seriez revenus vers nous. Ne prenez donc pas tout le butin en nous laissant ainsi. » Mais les jeunes refusèrent et dirent : « Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a attribué pour nous. » Allah révéla alors : *« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin est à Allah et au Messager. »* jusqu’à Ses paroles : *« comme ton Seigneur t’a fait sortir de ta demeure avec la vérité, bien qu’un groupe de croyants y fût hostile »* (Coran 8:1-5). Il dit : « Cela fut un bien pour eux. » Puis Il dit : *« Obéissez-moi, car je connais mieux que vous l’issue de cette affaire. »*
Nous a rapporté Ziyâd ibn Ayyûb, qui a dit : Nous a rapporté Hushaym, qui nous a informés d’après Dâwûd ibn Abî Hind, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) dit le jour de Badr : « Celui qui tuera un ennemi aura telle et telle chose, et celui qui fera un prisonnier aura telle et telle chose. » Puis il rapporta le hadith dans un sens similaire, et le hadith de Khâlid est plus complet.
Nous a rapporté Hârûn ibn Muhammad ibn Bakkâr ibn Bilâl, qui a dit : Nous a rapporté Yazîd ibn Khâlid ibn Mawhab al-Hamdânî, qui a dit : Nous a rapporté Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ’ida, qui m’a informé d’après Dâwûd, avec la même chaîne de transmission. Il dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) la partagea équitablement. » Le hadith de Khâlid est plus complet.
M’a rapporté Hannâd ibn al-Sarî, d’après Abû Bakr, d’après ‘Âsim, d’après Mus‘ab ibn Sa‘d, d’après son père (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Je vins auprès du Prophète (ﷺ) le jour de Badr avec une épée et lui dis : « Ô Messager d’Allah, Allah a apaisé ma poitrine aujourd’hui face à l’ennemi. Offre-moi cette épée. » Il dit : « Cette épée n’est ni à moi ni à toi. » Je partis en me disant : « On la donnera aujourd’hui à quelqu’un qui n’a pas enduré ce que j’ai enduré. » Alors que j’étais ainsi, un messager vint me dire : « Réponds à l’appel. » Je crus qu’il s’agissait de quelque chose que j’avais dit. Je vins donc, et le Prophète (ﷺ) me dit : « Tu m’as demandé cette épée alors qu’elle n’est ni à moi ni à toi, mais Allah l’a mise à ma disposition, et elle est à toi. » Puis il récita : *« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin est à Allah et au Messager. »* (Coran 8:1) jusqu’à la fin du verset. » Abû Dâwûd dit : « Dans la lecture d’Ibn Mas‘ûd, il est dit : *« Ils t’interrogent au sujet du nafl (butin supplémentaire). »*
Nous a rapporté ‘Abd al-Wahhâb ibn Najda, qui a dit : Nous a rapporté al-Walîd ibn Muslim. Et nous a rapporté Mûsâ ibn ‘Abd al-Rahmân al-Anṭâkî, qui a dit : Nous a rapporté Mubashshir. Et nous a rapporté Muhammad ibn ‘Awf al-Ṭâ’î, que al-Ḥakam ibn Nâfi‘ leur a rapporté – le sens est le même – tous d’après Shu‘ayb ibn Abî Ḥamza, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah les agrée), qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya en expédition vers Najd. Une troupe se détacha de l’armée, et les parts de l’armée furent de douze chameaux par homme. Il accorda aux membres de la troupe un chameau supplémentaire chacun, si bien que leurs parts furent de treize chameaux par homme. »
Nous a rapporté Al-Walīd ibn ʿUtba ad-Dimashqī, qui dit : Al-Walīd – c’est-à-dire Ibn Muslim – m’a raconté que j’ai mentionné ce hadith à Ibn al-Mubārak. Je lui ai dit : « Untel nous a également rapporté d’après Nāfiʿ : "Ne compare personne que tu as nommé à Mālik" – ou quelque chose de semblable – en parlant de Mālik ibn Anas. »
Hadiths 2743https://sunnah.com/abudawud:2743
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، - يَعْنِي ابْنَ سُلَيْمَانَ الْكِلاَبِيَّ - عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً إِلَى نَجْدٍ فَخَرَجْتُ مَعَهَا فَأَصَبْنَا نَعَمًا كَثِيرًا فَنَفَّلَنَا أَمِيرُنَا بَعِيرًا بَعِيرًا لِكُلِّ إِنْسَانٍ ثُمَّ قَدِمْنَا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَسَّمَ بَيْنَنَا غَنِيمَتَنَا فَأَصَابَ كُلُّ رَجُلٍ مِنَّا اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا بَعْدَ الْخُمُسِ وَمَا حَاسَبَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالَّذِي أَعْطَانَا صَاحِبُنَا وَلاَ عَابَ عَلَيْهِ بَعْدَ مَا صَنَعَ فَكَانَ لِكُلِّ رَجُلٍ مِنَّا ثَلاَثَةَ عَشَرَ بَعِيرًا بِنَفْلِهِ .
Nous a rapporté Hannād, qui dit : Nous a rapporté ʿAbda – c’est-à-dire Ibn Sulaymān al-Kilābī – d’après Muḥammad ibn Isḥāq, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar, qui dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya une expédition vers Najd, et j’y participai. Nous fîmes un important butin de bétail. Notre commandant nous attribua un chameau supplémentaire par personne. Puis nous revînmes auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui partagea notre butin entre nous. Chaque homme reçut douze chameaux après le prélèvement du cinquième (al-khums). Le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous reprocha pas ce que notre commandant nous avait donné, et ne le blâma pas pour ce qu’il avait fait. Ainsi, chacun de nous reçut treize chameaux, incluant le supplément. »
Hadiths 2744https://sunnah.com/abudawud:2744
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، ح وَحَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، وَيَزِيدُ بْنُ خَالِدِ بْنِ مَوْهَبٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، - الْمَعْنَى - عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ سَرِيَّةً فِيهَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ قِبَلَ نَجْدٍ فَغَنِمُوا إِبِلاً كَثِيرَةً فَكَانَتْ سُهْمَانُهُمُ اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا وَنُفِّلُوا بَعِيرًا بَعِيرًا . زَادَ ابْنُ مَوْهَبٍ فَلَمْ يُغَيِّرْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Maslama al-Qaʿnabī, d’après Mālik, ainsi que ʿAbd Allāh ibn Maslama et Yazīd ibn Khālid ibn Mawhab, qui ont dit : Nous a rapporté al-Layth – même sens – d’après Nāfiʿ, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah (ﷺ) envoya une expédition dans laquelle se trouvait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar vers Najd. Ils firent un important butin de chameaux, et leur part fut de douze chameaux chacun, avec un chameau supplémentaire attribué en plus. Ibn Mawhab ajouta : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne modifia pas cela. »
Hadiths 2745https://sunnah.com/abudawud:2745
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَرِيَّةٍ فَبَلَغَتْ سُهْمَانُنَا اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا وَنَفَّلَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعِيرًا بَعِيرًا . قَالَ أَبُو دَاوُدَ رَوَاهُ بُرْدُ بْنُ سِنَانٍ عَنْ نَافِعٍ مِثْلَ حَدِيثِ عُبَيْدِ اللَّهِ وَرَوَاهُ أَيُّوبُ عَنْ نَافِعٍ مِثْلَهُ إِلاَّ أَنَّهُ قَالَ وَنُفِّلْنَا بَعِيرًا بَعِيرًا . لَمْ يَذْكُرِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté Musaddad, qui dit : Nous a rapporté Yaḥyā, d’après ʿUbayd Allāh, qui dit : M’a rapporté Nāfiʿ, d’après ʿAbd Allāh, qui dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya en expédition, et notre part atteignit douze chameaux. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous attribua un chameau supplémentaire chacun. » Abū Dāwūd dit : « Burd ibn Sinān l’a rapporté d’après Nāfiʿ, comme le hadith de ʿUbayd Allāh. Ayyūb l’a également rapporté d’après Nāfiʿ de la même manière, sauf qu’il dit : "On nous attribua un chameau supplémentaire chacun", sans mentionner le Prophète (ﷺ). »
Nous a rapporté ʿAbd al-Malik ibn Shuʿayb ibn al-Layth, qui dit : M’a rapporté mon père, d’après mon grand-père, ainsi que Ḥajjāj ibn Abī Yaʿqūb, qui dit : M’a rapporté Ḥujayn, qui dit : Nous a rapporté al-Layth, d’après ʿUqayl, d’après Ibn Shihāb, d’après Sālim, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah (ﷺ) attribuait parfois un supplément (nafl) à certains membres des expéditions, en plus de la part générale de l’armée, et le cinquième (al-khums) était entièrement prélevé dans ce cas.
Hadiths 2747https://sunnah.com/abudawud:2747
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، حَدَّثَنَا حُيَىٌّ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحُبُلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ يَوْمَ بَدْرٍ فِي ثَلاَثِمِائَةٍ وَخَمْسَةَ عَشَرَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ إِنَّهُمْ حُفَاةٌ فَاحْمِلْهُمُ اللَّهُمَّ إِنَّهُمْ عُرَاةٌ فَاكْسُهُمُ اللَّهُمَّ إِنَّهُمْ جِيَاعٌ فَأَشْبِعْهُمْ " . فَفَتَحَ اللَّهُ لَهُ يَوْمَ بَدْرٍ فَانْقَلَبُوا حِينَ انْقَلَبُوا وَمَا مِنْهُمْ رَجُلٌ إِلاَّ وَقَدْ رَجَعَ بِجَمَلٍ أَوْ جَمَلَيْنِ وَاكْتَسَوْا وَشَبِعُوا .
Nous a rapporté Aḥmad ibn Ṣāliḥ, qui dit : Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Wahb, qui dit : M’a rapporté Ḥuyayy, d’après Abū ʿAbd ar-Raḥmān al-Ḥubulī, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, que le Messager d’Allah (ﷺ) partit pour Badr avec trois cent quinze hommes. Il dit : « Ô Allah, ils sont pieds nus, fais-les chevaucher ! Ô Allah, ils sont nus, habille-les ! Ô Allah, ils ont faim, rassasie-les ! » Allah lui accorda la victoire à Badr. Lorsqu’ils revinrent, chacun d’eux ramenait un ou deux chameaux, et ils étaient vêtus et rassasiés.
Hadiths 2748https://sunnah.com/abudawud:2748
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ يَزِيدَ بْنِ جَابِرٍ الشَّامِيِّ، عَنْ مَكْحُولٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ جَارِيَةَ التَّمِيمِيِّ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ مَسْلَمَةَ الْفِهْرِيِّ، أَنَّهُ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُنَفِّلُ الثُّلُثَ بَعْدَ الْخُمُسِ .
Nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, qui dit : Nous a informé Sufyān, d’après Yazīd ibn Yazīd ibn Jābir ash-Shāmī, d’après Makḥūl, d’après Ziyād ibn Jāriya at-Tamīmī, d’après Ḥabīb ibn Maslama al-Fihrī, qu’il dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) attribuait un tiers (du butin) en supplément après le cinquième (al-khums). »
Nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar ibn Maysara al-Jushamī, qui dit : Nous a rapporté ʿAbd ar-Raḥmān ibn Mahdī, d’après Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ, d’après al-ʿAlā’ ibn al-Ḥārith, d’après Makḥūl, d’après Ibn Jāriya, d’après Ḥabīb ibn Maslama, que le Messager d’Allah (ﷺ) attribuait un quart (du butin) en supplément après le cinquième (al-khums), et un tiers après le cinquième lorsqu’il revenait (de l’expédition).
Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Aḥmad ibn Bashīr ibn Dhakwān et Maḥmūd ibn Khālid ad-Dimashqīyān – même sens –, qui ont dit : Nous a rapporté Marwān ibn Muḥammad, qui dit : Nous a rapporté Yaḥyā ibn Ḥamza, qui dit : J’ai entendu Abū Wahb dire : J’ai entendu Makḥūl dire : « J’étais un esclave en Égypte, appartenant à une femme des Banū Hudhayl. Elle m’affranchit, et je ne quittai pas l’Égypte sans avoir acquis toute la science qui s’y trouvait, à ce qu’il me semble. Puis je me rendis au Hijāz, et je n’en partis qu’après avoir acquis toute la science qui s’y trouvait. Ensuite, je me rendis en Irak, et je n’en partis qu’après avoir acquis toute la science qui s’y trouvait. Enfin, je vins en Syrie et la parcourus entièrement, interrogeant sur le supplément (nafl), sans trouver personne qui m’informe à ce sujet, jusqu’à ce que je rencontre un cheikh nommé Ziyād ibn Jāriya at-Tamīmī. Je lui demandai : "As-tu entendu quelque chose au sujet du supplément ?" Il répondit : "Oui, j’ai entendu Ḥabīb ibn Maslama al-Fihrī dire : J’ai vu le Prophète (ﷺ) attribuer un quart en supplément au départ, et un tiers au retour." »
Nous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd, qui dit : Nous a rapporté Ibn Abī ʿAdī, d’après Ibn Isḥāq – c’est-à-dire Muḥammad – en partie de ce hadith. Et nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar ibn Maysara, qui dit : M’a rapporté Hushaym, d’après Yaḥyā ibn Saʿīd, tous deux d’après ʿAmr ibn Shuʿayb, d’après son père, d’après son grand-père, que le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Les musulmans sont égaux en ce qui concerne leur sang. Le plus humble d’entre eux peut accorder sa protection, et le plus éloigné peut la garantir pour eux. Ils forment une seule main contre les autres. Leur fort protège leur faible, et leur rapide soutient leur lent. Un croyant ne peut être tué en représailles d’un mécréant, ni un homme lié par un pacte pendant la durée de son pacte. » Ibn Isḥāq n’a pas mentionné la loi du talion ni l’égalité des sangs.
Hadiths 2752https://sunnah.com/abudawud:2752
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ، حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَغَارَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عُيَيْنَةَ عَلَى إِبِلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَتَلَ رَاعِيَهَا وَخَرَجَ يَطْرُدُهَا هُوَ وَأُنَاسٌ مَعَهُ فِي خَيْلٍ فَجَعَلْتُ وَجْهِي قِبَلَ الْمَدِينَةِ ثُمَّ نَادَيْتُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ يَا صَبَاحَاهُ . ثُمَّ اتَّبَعْتُ الْقَوْمَ فَجَعَلْتُ أَرْمِي وَأَعْقِرُهُمْ فَإِذَا رَجَعَ إِلَىَّ فَارِسٌ جَلَسْتُ فِي أَصْلِ شَجَرَةٍ حَتَّى مَا خَلَقَ اللَّهُ شَيْئًا مِنْ ظَهْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ جَعَلْتُهُ وَرَاءَ ظَهْرِي وَحَتَّى أَلْقَوْا أَكْثَرَ مِنْ ثَلاَثِينَ رُمْحًا وَثَلاَثِينَ بُرْدَةً يَسْتَخِفُّونَ مِنْهَا ثُمَّ أَتَاهُمْ عُيَيْنَةُ مَدَدًا فَقَالَ لِيَقُمْ إِلَيْهِ نَفَرٌ مِنْكُمْ . فَقَامَ إِلَىَّ أَرْبَعَةٌ مِنْهُمْ فَصَعِدُوا الْجَبَلَ فَلَمَّا أَسْمَعْتُهُمْ قُلْتُ أَتَعْرِفُونِي قَالُوا وَمَنْ أَنْتَ قُلْتُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ وَالَّذِي كَرَّمَ وَجْهَ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم لاَ يَطْلُبُنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ فَيُدْرِكُنِي وَلاَ أَطْلُبُهُ فَيَفُوتُنِي . فَمَا بَرِحْتُ حَتَّى نَظَرْتُ إِلَى فَوَارِسِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَخَلَّلُونَ الشَّجَرَ أَوَّلُهُمُ الأَخْرَمُ الأَسَدِيُّ فَيَلْحَقُ بِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عُيَيْنَةَ وَيَعْطِفُ عَلَيْهِ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَاخْتَلَفَا طَعْنَتَيْنِ فَعَقَرَ الأَخْرَمُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ وَطَعَنَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَقَتَلَهُ فَتَحَوَّلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ عَلَى فَرَسِ الأَخْرَمِ فَيَلْحَقُ أَبُو قَتَادَةَ بِعَبْدِ الرَّحْمَنِ فَاخْتَلَفَا طَعْنَتَيْنِ فَعَقَرَ بِأَبِي قَتَادَةَ وَقَتَلَهُ أَبُو قَتَادَةَ فَتَحَوَّلَ أَبُو قَتَادَةَ عَلَى فَرَسِ الأَخْرَمِ ثُمَّ جِئْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى الْمَاءِ الَّذِي جَلَّيْتُهُمْ عَنْهُ ذُو قَرَدٍ فَإِذَا نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي خَمْسِمِائَةٍ فَأَعْطَانِي سَهْمَ الْفَارِسِ وَالرَّاجِلِ .
Nous a rapporté Hārūn ibn ʿAbd Allāh, qui dit : Nous a rapporté Hāshim ibn al-Qāsim, qui dit : Nous a rapporté ʿIkrimah, qui dit : M’a rapporté Iyās ibn Salama, d’après son père, qui dit : « ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿUyayna attaqua les chameaux du Messager d’Allah (ﷺ), tua leur berger et s’enfuit avec eux, accompagné d’hommes à cheval. Je me dirigeai vers Médine et criai trois fois : "Ô danger !" Puis je poursuivis les hommes, les frappant de mes flèches et blessant leurs montures. Chaque fois qu’un cavalier revenait vers moi, je m’asseyais au pied d’un arbre, jusqu’à ce que je place tout ce qui appartenait au Prophète (ﷺ) derrière moi. Ils abandonnèrent plus de trente lances et trente manteaux pour s’alléger. Puis ʿUyayna vint à leur secours et dit : "Que quelques-uns d’entre vous se lèvent contre lui !" Quatre hommes se levèrent contre moi et montèrent sur la montagne. Quand je les entendis, je dis : "Me reconnaissez-vous ?" Ils répondirent : "Qui es-tu ?" Je dis : "Je suis le fils d’al-Akwaʿ. Par Celui qui a honoré le visage de Muḥammad (ﷺ), aucun d’entre vous ne me poursuivra sans que je l’attrape, et je n’en poursuivrai aucun sans qu’il me échappe." Je restai ainsi jusqu’à ce que j’aperçoive les cavaliers du Messager d’Allah (ﷺ) se faufiler entre les arbres, menés par al-Akhram al-Asadī. Il rattrapa ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿUyayna, et ce dernier se tourna vers lui. Ils échangèrent deux coups de lance, et al-Akhram blessa ʿAbd ar-Raḥmān, qui le tua. ʿAbd ar-Raḥmān prit alors le cheval d’al-Akhram. Abū Qatāda le rattrapa, et ils échangèrent deux coups de lance. Abū Qatāda blessa ʿAbd ar-Raḥmān, qui le tua. Abū Qatāda prit alors le cheval d’al-Akhram. Puis je vins auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui se trouvait près de l’eau de Dhū Qarad, d’où je les avais chassés. Le Prophète (ﷺ) était avec cinq cents hommes. Il me donna la part du cavalier et celle du fantassin. »
Nous a rapporté Abū Ṣāliḥ, Maḥbūb ibn Mūsā, qui dit : Nous a informé Abū Isḥāq al-Fazārī, d’après ʿĀṣim ibn Kulayb, d’après Abū al-Juwayriya al-Jarmī, qui dit : « Lors d’une expédition en terre des Rūm, à l’époque de Muʿāwiya, alors qu’un homme des compagnons du Prophète (ﷺ), des Banū Sulaym nommé Maʿn ibn Yazīd, était notre chef, je trouvai une jarre rouge contenant des dinars. Je la lui apportai, et il la partagea entre les musulmans, me donnant une part égale à celle des autres. Puis il dit : "Si je n’avais pas entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Il n’y a pas de supplément (nafl) avant le prélèvement du cinquième (al-khums)', je t’en aurais donné davantage." Puis il me proposa une partie de sa propre part, mais je refusai. »
Nous a rapporté al-Walīd ibn ʿUtba, qui dit : Nous a rapporté al-Walīd, qui dit : Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn al-ʿAlā’, qu’il entendit Abū Salām al-Aswad dire : J’ai entendu ʿAmr ibn ʿAbasa dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) pria avec nous en direction d’un chameau pris comme butin. Lorsqu’il salua, il prit un poil du flanc du chameau et dit : "Il ne m’est pas permis de prendre de vos butins l’équivalent de ceci, sauf le cinquième (al-khums), et ce cinquième vous est rendu." »
Nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Maslama al-Qaʿnabī, d’après Mālik, d’après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d’après Ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Le traître aura un étendard planté pour lui le Jour de la Résurrection, et il sera dit : "Voici la trahison d’Untel fils d’Untel." »