حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ بِالطُّورِ فِي الْمَغْرِبِ .
Nous a rapporté al-Qa'nabi, d'après Malik, d'après Ibn Shihab, d'après Muhammad ibn Jubayr ibn Mut'im, d'après son père, qui dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) réciter *at-Tur* (sourate 52) dans la prière du Maghrib."
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Ali, nous a rapporté 'Abd al-Razzaq, d'après Ibn Jurayj, m'a rapporté Ibn Abi Mulayka, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, d'après Marwan ibn al-Hakam, qui dit : "Zayd ibn Thabit me dit : 'Pourquoi récites-tu dans la prière du Maghrib les sourates courtes du *Mufassal* ? Pourtant, j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) réciter dans le Maghrib les deux plus longues des longues.' Je dis : 'Quelles sont les deux plus longues des longues ?' Il dit : '*Al-A'raf* (sourate 7) et l'autre est '*Al-An'am* (sourate 6).' Je demandai alors à Ibn Abi Mulayka, qui me dit de sa propre initiative : '*Al-Ma'ida* (sourate 5) et '*Al-A'raf* (sourate 7).'"
Nous a rapporté Musa ibn Isma'il, nous a rapporté Hammad, nous a informés Hisham ibn 'Urwa, que son père récitait dans la prière du Maghrib des sourates semblables à *Wa al-'Adiyat* (sourate 100). Abu Dawud dit : "Cela indique que cela est abrogé, et ceci est plus authentique."
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'id al-Sarakhsī, nous a rapporté Wahb ibn Jarir, nous a rapporté mon père, qui dit : "J'ai entendu Muhammad ibn Ishaq rapporter d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père, qu'il dit : 'Il n'y a pas une sourate du *Mufassal*, petite ou grande, sans que je n'aie entendu le Messager d'Allah (ﷺ) diriger les gens avec elle dans une prière prescrite.'"
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn Mu'adh, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Qurra, d'après al-Nazzal ibn 'Ammar, d'après Abu 'Uthman al-Nahdi, qu'il pria derrière Ibn Mas'ud la prière du Maghrib, et qu'il récita *Qul huwa Allahu ahad* (sourate 112)."
Hadiths 817https://sunnah.com/abudawud:816
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، عَنِ ابْنِ أَبِي هِلاَلٍ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْجُهَنِيِّ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ جُهَيْنَةَ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ فِي الصُّبْحِ { إِذَا زُلْزِلَتِ الأَرْضُ } فِي الرَّكْعَتَيْنِ كِلْتَيْهِمَا فَلاَ أَدْرِي أَنَسِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَمْ قَرَأَ ذَلِكَ عَمْدًا .
Nous a rapporté Ahmad ibn Salih, nous a rapporté Ibn Wahb, m'a informé 'Amr, d'après Ibn Abi Hilal, d'après Mu'adh ibn 'Abdullah al-Juhani, qu'un homme de Juhayna l'informa qu'il avait entendu le Prophète (ﷺ) réciter dans la prière du Fajr *Idha zulzilat al-ard* (sourate 99) dans les deux rak'ates. Je ne sais pas si le Messager d'Allah (ﷺ) l'avait oublié ou s'il l'avait fait exprès."
Nous a rapporté Ibrahim ibn Musa al-Razi, nous a informés 'Isa (c'est-à-dire Ibn Yunus), d'après Isma'il, d'après Asbagh, mawla de 'Amr ibn Hurayth, d'après 'Amr ibn Hurayth, qui dit : "Il me semble encore entendre la voix du Prophète (ﷺ) réciter dans la prière du Fajr : *Fa la uqsimu bi al-khunnas, al-jawari al-kunnas* (sourate 81, versets 15-16)."
Nous a rapporté Abu al-Walid al-Tayalisi, nous a rapporté Hammam, d'après Qatada, d'après Abu Nadra, d'après Abu Sa'id, qui dit : "Il nous a été ordonné de réciter la *Fatiha* du Livre et ce qui nous est facile."
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ ar-Râzî, qui nous a informé de la part de 'Îsâ, d'après Ja'far ibn Maymûn al-Basrî, qui nous a rapporté d'après Abû 'Uthmân an-Nahdî, qui m'a rapporté d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : « Sors et proclame dans Médine qu'il n'y a pas de prière valide sans récitation du Coran, ne serait-ce que par la Fâtiha, et ce qui s'y ajoute. »
Hadiths 821https://sunnah.com/abudawud:820
حَدَّثَنَا ابْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا جَعْفَرٌ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ أَمَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ أُنَادِيَ أَنَّهُ لاَ صَلاَةَ إِلاَّ بِقِرَاءَةِ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ فَمَا زَادَ .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
**« Nous a rapporté Ibn Bachchâr, qui a dit : Nous a rapporté Yahyâ, qui a dit : Nous a rapporté Ja'far, d'après Abû 'Uthmân, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), qui a dit :**
*Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a ordonné d'annoncer que* **il n'y a pas de prière valide** *sans la récitation de* **la Fâtiha du Livre** *(Sourate Al-Fâtiha), et ce qui s'y ajoute.** »*
*(Rapporté par At-Tirmidhî et d'autres, avec une chaîne de transmission authentifiée par certains savants.)*
### Explications terminologiques :
- **« لا صلاة » (lâ salâh)** : Littéralement *« pas de prière »*, signifiant ici *« pas de prière valide »* ou *« pas de prière accomplie correctement »*.
- **« فاتحة الكتاب » (Fâtihat al-Kitâb)** : *« L'ouverture du Livre »*, c'est-à-dire la sourate Al-Fâtiha (premier chapitre du Coran).
- **« فما زاد » (famâ zâda)** : *« Et ce qui s'y ajoute »*, c'est-à-dire toute autre sourate ou versets après Al-Fâtiha.
Ce hadith souligne l'obligation de réciter Al-Fâtiha dans chaque unité (*rak'ah*) de la prière, conformément à la majorité des écoles juridiques islamiques. Qu'Allah nous permette d'accomplir nos prières avec perfection.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Al-Qa'nabi, d'après Malik, d'après Al-'Ala ibn 'Abd Ar-Rahman, qu'il a entendu Abu As-Sa'ib, le client (mawla) de Hicham ibn Zuhra, dire :**
J'ai entendu Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) rapporter que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :
*« Celui qui accomplit une prière (salat) sans y réciter la Mère du Coran (Umm Al-Qur'an, c'est-à-dire la sourate Al-Fatiha), sa prière est incomplète (khidaj), elle est incomplète, elle est incomplète, elle n'est pas parfaite. »*
Abu As-Sa'ib dit : Je dis alors : *« Ô Abu Hurayra, il m'arrive parfois d'être derrière l'imam (dans la prière en congrégation). »*
Il me pressa le bras et dit : *« Récite-la en toi-même, ô Persan, car j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Allah le Très-Haut a dit : 'J'ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés : une moitié pour Moi et une moitié pour Mon serviteur, et Mon serviteur obtiendra ce qu'il demande.' »*
Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :
*« Récitez ! »* Puis il expliqua :
*« Le serviteur dit : {Al-hamdu lillahi rabbil 'alamin} (Louange à Allah, Seigneur de l'univers). Allah le Très-Haut dit : 'Mon serviteur M'a loué.'*
*Le serviteur dit : {Ar-Rahmani ar-Rahim} (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux). Allah le Très-Haut dit : 'Mon serviteur a fait Mon éloge.'*
*Le serviteur dit : {Maliki yawmi ad-din} (Maître du Jour de la rétribution). Allah le Très-Haut dit : 'Mon serviteur M'a glorifié.'*
*Le serviteur dit : {Iyyaka na'budu wa iyyaka nasta'in} (C'est Toi que nous adorons, c'est Toi dont nous implorons le secours). Allah dit : 'Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur obtiendra ce qu'il demande.'*
*Le serviteur dit : {Ihdina as-sirata al-mustaqim, sirata alladhina an'amta 'alayhim, ghayri al-maghdubi 'alayhim wa la ad-dallin} (Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés). Allah dit : 'Voilà pour Mon serviteur, et Mon serviteur obtiendra ce qu'il demande.' »*
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**Remarques terminologiques et exégétiques :**
1. **« Khidaj » (خِدَاج)** : Terme arabe signifiant « incomplet » ou « avorté », utilisé ici pour indiquer que la prière sans Al-Fatiha est déficiente et non valide selon la majorité des savants.
2. **« Umm Al-Qur'an » (أُمُّ الْقُرْآنِ)** : Littéralement « la Mère du Coran », un autre nom de la sourate Al-Fatiha, soulignant son importance centrale.
3. **« Mawla » (مَوْلَى)** : Terme polysémique désignant ici un client ou affranchi, lié à une tribu par alliance.
4. **Dialogue entre Allah et le serviteur** : Ce hadith illustre le caractère interactif de la récitation d'Al-Fatiha, où chaque verset appelle une réponse divine, conformément à la tradition exégétique (*tafsir*).
Ce hadith est rapporté dans **Sahih Muslim (395)** et souligne l'obligation de réciter Al-Fatiha dans chaque unité de prière (*rak'a*), même derrière l'imam. Qu'Allah nous permette de parfaire nos actes d'adoration.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd et Ibn as-Sarh, qui ont dit : Nous a rapporté Sufyân, d'après az-Zuhrî, d'après Mahmûd ibn ar-Rabî', d'après 'Ubâda ibn as-Sâmit, qui le rapporte du Prophète (ﷺ) : « Il n'y a pas de prière pour celui qui ne récite pas la Fâtiha du Livre, et plus encore. » Sufyân a précisé : « Pour celui qui prie seul. »
Hadiths 824https://sunnah.com/abudawud:823
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ النُّفَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ مَكْحُولٍ، عَنْ مَحْمُودِ بْنِ الرَّبِيعِ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، قَالَ كُنَّا خَلْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي صَلاَةِ الْفَجْرِ فَقَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَثَقُلَتْ عَلَيْهِ الْقِرَاءَةُ فَلَمَّا فَرَغَ قَالَ " لَعَلَّكُمْ تَقْرَءُونَ خَلْفَ إِمَامِكُمْ " . قُلْنَا نَعَمْ هَذَا يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ " لاَ تَفْعَلُوا إِلاَّ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ فَإِنَّهُ لاَ صَلاَةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِهَا " .
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Ubâdah ibn As-Sâmit (qu’Allah l’agrée) qui a dit :**
Nous étions derrière le Messager d’Allah (ﷺ) lors de la prière de l’aube (*salât al-fajr*), et le Messager d’Allah (ﷺ) récita [les versets], mais la récitation lui devint difficile. Lorsqu’il eut terminé, il dit :
*« Il se peut que vous récitiez derrière votre imam ? »*
Nous répondîmes : *« Oui, ô Messager d’Allah. »*
Il dit alors :
*« Ne faites pas cela, sauf avec la Fâtiha du Livre (*Fâtihat al-Kitâb*), car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas. »*
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**Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **« ثَقُلَتْ عَلَيْهِ الْقِرَاءَةُ »** : Littéralement *« la récitation lui devint lourde »*, ce qui peut signifier qu’il éprouvait une difficulté passagère (fatigue, émotion, etc.) ou que les versets étaient longs.
2. **« لاَ صَلاَةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِهَا »** : Une formule classique dans les hadiths pour souligner l’obligation de la *Fâtiha* dans la prière, sans nier la validité formelle de la prière (selon l’avis majoritaire des savants), mais pour insister sur son caractère indispensable.
3. **Contexte juridique** : Ce hadith est un fondement pour l’obligation de réciter la *Fâtiha* dans chaque unité de prière (*rak‘ah*), même derrière l’imam (selon l’école chaféite et hanbalite, contrairement à l’avis hanafite et malikite qui dispensent le fidèle en prière collective).
Si vous souhaitez des précisions sur un terme ou une règle dérivée de ce hadith, je reste à votre disposition. *Wa Allâhu a‘lam*.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Al-Rabi’ ibn Sulayman Al-Azdi** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : **Nous a rapporté ‘Abdullah ibn Yusuf** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : **Nous a rapporté Al-Haytham ibn Humayd** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : **M’a informé Zayd ibn Waqid**, d’après **Makḥūl**, d’après **Nāfi’ ibn Maḥmūd ibn Al-Rabī’ Al-Anṣārī** – qu’Allah leur fasse miséricorde – qui a dit :
Nāfi’ a dit : **‘Ubādah ibn Al-Ṣāmit** – qu’Allah l’agrée – tarda à venir pour la **ṣalāt al-ṣubḥ** (prière de l’aube). **Abū Nu’aym**, le **mu’adhdhin** (celui qui appelle à la prière), établit alors la prière, et Abū Nu’aym dirigea les gens dans la ṣalāt. **‘Ubādah** arriva alors, et j’étais avec lui, jusqu’à ce que nous nous alignions derrière Abū Nu’aym, tandis que ce dernier **récitait à voix haute (jahr)**. **‘Ubādah** se mit alors à réciter **Umm al-Qur’ān** (la Mère du Coran, c’est-à-dire **Al-Fātiḥah**).
Lorsque la prière fut terminée, je dis à **‘Ubādah** : *« Je t’ai entendu réciter Umm al-Qur’ān alors qu’Abū Nu’aym récitait à voix haute. »* Il répondit : *« Oui. Le Messager d’Allah ﷺ a dirigé pour nous certaines prières dans lesquelles on récite à voix haute, et il lui est arrivé que sa récitation se trouble (ou qu’il hésite). Lorsqu’il eut terminé, il se tourna vers nous et dit : **« Lisez-vous lorsque je récite à voix haute ? »** Certains d’entre nous répondirent : *« Nous faisons cela. »* Il dit alors : **« Ne faites pas cela ! Je dis : pourquoi me dispute-t-on le Coran ? Ne récitez rien du Coran lorsque je récite à voix haute, sauf Umm al-Qur’ān. »** »*
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### **Explications et terminologie islamique conservée :**
1. **Ṣalāt al-ṣubḥ** : La prière de l’aube (Fajr).
2. **Mu’adhdhin** : Celui qui appelle à la prière (l’appel est l’**adhān**).
3. **Jahr** : Récitation à voix haute (dans les prières du **Fajr**, **Maghrib** et **‘Ishā’**).
4. **Umm al-Qur’ān** : **Al-Fātiḥah**, la première sourate du Coran, obligatoire dans chaque unité de prière (**rak‘ah**).
5. **« Pourquoi me dispute-t-on le Coran ? »** : Expression métaphorique signifiant que le Prophète ﷺ ne voulait pas que sa récitation soit perturbée par celle des fidèles derrière lui.
Ce hadith est rapporté par **Abū Dāwūd** (n° 826) et **Al-Tirmidhī** (n° 312), et il est **ḥasan** (bon) selon certains savants. Il établit la règle selon laquelle, lorsque l’imam récite à voix haute, les fidèles ne doivent réciter que **Al-Fātiḥah** et non d’autres sourates.
Qu’Allah nous permette de suivre la **Sunnah** du Prophète ﷺ dans nos actes d’adoration. **Āmīn.**
Nous a rapporté 'Alî ibn Sahl ar-Ramlî, qui nous a rapporté al-Walîd, d'après Ibn Jâbir, Sa'îd ibn 'Abd al-'Azîz et 'Abd Allâh ibn al-'Alâ', d'après Makhûl, d'après 'Ubâda, selon une version similaire au hadith de ar-Rabî' ibn Sulaymân. Ils ont dit : Makhûl récitait dans la prière du Maghrib, de al-'Ishâ' et de as-Subh la Fâtiha du Livre dans chaque rak'a en silence. Makhûl a dit : « Récite-la dans les prières où l'imam élève la voix, lorsqu'il récite la Fâtiha et qu'il fait une pause silencieuse. S'il ne fait pas de pause, récite-la avant lui, avec lui et après lui, mais ne l'omets en aucun cas. »
Hadiths 827https://sunnah.com/abudawud:826
حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ أُكَيْمَةَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم انْصَرَفَ مِنْ صَلاَةٍ جَهَرَ فِيهَا بِالْقِرَاءَةِ فَقَالَ " هَلْ قَرَأَ مَعِي أَحَدٌ مِنْكُمْ آنِفًا " . فَقَالَ رَجُلٌ نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ " إِنِّي أَقُولُ مَا لِي أُنَازَعُ الْقُرْآنَ " . قَالَ فَانْتَهَى النَّاسُ عَنِ الْقِرَاءَةِ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا جَهَرَ فِيهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْقِرَاءَةِ مِنَ الصَّلَوَاتِ حِينَ سَمِعُوا ذَلِكَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ أَبُو دَاوُدَ رَوَى حَدِيثَ ابْنِ أُكَيْمَةَ هَذَا مَعْمَرٌ وَيُونُسُ وَأُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَلَى مَعْنَى مَالِكٍ .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) :**
Le Messager d'Allah (ﷺ) acheva une prière dans laquelle il avait récité à voix haute. Il dit alors :
*« Quelqu’un parmi vous a-t-il récité avec moi tout à l’heure ? »*
Un homme répondit : *« Oui, ô Messager d’Allah. »*
Il (ﷺ) dit : *« Je me disais : pourquoi me dispute-t-on le Coran ? »*
[Abû Hurayra] dit : Les gens cessèrent alors de réciter avec le Messager d’Allah (ﷺ) dans les prières où le Prophète (ﷺ) élevait la voix en récitation, lorsqu’ils entendirent cela de sa part.
**Abû Dâwûd** a dit : Ce hadith d’Ibn Ukayma a été rapporté par Ma‘mar, Yûnus et Usâma ibn Zayd, d’après al-Zuhrî, selon le même sens que Mâlik.
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### **Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **« جَهَرَ فِيهَا بِالْقِرَاءَةِ »** : *Il a élevé la voix dans la récitation* – Cela désigne les prières où la récitation est audible (comme les deux premières rak‘ât de la prière du Fajr, du Maghrib et de l‘Ishâ’).
2. **« أُنَازَعُ الْقُرْآنَ »** : *On me dispute le Coran* – Une expression métaphorique signifiant que la récitation simultanée perturbe la concentration du Prophète (ﷺ) ou l’ordre de la prière.
3. **« انْتَهَى النَّاسُ »** : *Les gens cessèrent* – Cela indique que les Compagnons (qu’Allah les agrée) ont déduit de ce hadith l’interdiction de réciter derrière l’imam dans les prières à voix haute (*jahriyya*), conformément à l’avis majoritaire des savants (dont l’imam Mâlik, al-Shâfi‘î et Ahmad).
Ce hadith est rapporté dans les *Sunan* d’Abû Dâwûd (n° 826) et authentifié par plusieurs savants, dont al-Albânî. Qu’Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Dâwûd** (dans ses *Sunan*) :
Nous avons été rapporté par **Musaddad**, **Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî**, **Muhammad ibn Ahmad ibn Abî Khalaf**, **‘Abd Allah ibn Muhammad az-Zuhrî** et **Ibn as-Sarh**, qui ont dit : Nous a rapporté **Sufyân** (ibn ‘Uyayna), d’après **az-Zuhrî**, qui a dit : J’ai entendu **Ibn Ukayma** rapporter à **Sa‘îd ibn al-Musayyab** qu’il a entendu **Abû Hurayra** (qu’Allah l’agrée) dire :
*« Le Messager d’Allah (ﷺ) nous dirigea dans une prière – nous pensions qu’il s’agissait de la prière de l’aube (as-Subh) – »* [jusqu’à ses paroles] : *« Pourquoi me dispute-t-on le Coran ? »* (mâ lî unâza‘u al-Qur’ân).
**Abû Dâwûd** a dit : **Musaddad** a mentionné dans sa version que **Ma‘mar** a dit : *« Les gens cessèrent alors de réciter [le Coran à voix haute] dans les prières où le Messager d’Allah (ﷺ) élevait la voix. »*
**Ibn as-Sarh** a rapporté dans sa version que **Ma‘mar** a dit, d’après **az-Zuhrî**, qu’**Abû Hurayra** a dit : *« Les gens cessèrent [de réciter]. »*
**‘Abd Allah ibn Muhammad az-Zuhrî** a précisé parmi eux que **Sufyân** a dit : *« Az-Zuhrî prononça un mot que je n’ai pas entendu, puis Ma‘mar dit : Il a dit : ‘Les gens cessèrent.’ »*
**Abû Dâwûd** a ajouté : Ce hadith a également été rapporté par **‘Abd ar-Rahmân ibn Ishâq**, d’après **az-Zuhrî**, et sa version s’arrête aux paroles : *« Pourquoi me dispute-t-on le Coran ? »*
Il a aussi été rapporté par **al-Awzâ‘î**, d’après **az-Zuhrî**, qui a dit : *« Les musulmans tirèrent enseignement de cela et ne récitaient plus [à voix haute] avec lui (ﷺ) dans les prières où il élevait la voix. »*
**Abû Dâwûd** a dit : J’ai entendu **Muhammad ibn Yahyâ ibn Fâris** dire que la phrase *« Les gens cessèrent »* fait partie des propos d’**az-Zuhrî**.
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« صلى بنا رسول الله صلى الله عليه وسلم »** : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) nous dirigea dans une prière »* – Formule classique pour désigner l’imamat du Prophète (ﷺ).
2. **« صلاة نظن أنها الصبح »** : *« Une prière que nous pensions être celle de l’aube (as-Subh) »* – La prière du *Fajr* (aube) est concernée par la récitation à voix haute (*jahriyya*).
3. **« ما لي أنازع القرآن »** : *« Pourquoi me dispute-t-on le Coran ? »* – Allusion à l’interdiction de réciter à voix haute derrière l’imam dans les prières où il récite lui-même à haute voix (comme le *Fajr*, la première et deuxième rak‘a du *Maghrib* et de l‘*‘Ishâ’*).
4. **« فانتهى الناس »** : *« Les gens cessèrent »* – Les Compagnons (qu’Allah les agrée) arrêtèrent de réciter derrière l’imam après cette recommandation prophétique.
5. **« فيما جهر به »** : *« Dans les prières où il (ﷺ) élevait la voix »* – Les prières *jahriyya* (à récitation audible).
Ce hadith est un fondement pour la règle de **l’interdiction de réciter derrière l’imam dans les prières à voix haute** (*jahriyya*), conformément à l’avis majoritaire des savants (dont l’école shafi‘ite et hanbalite). Les malikites et hanafites autorisent une récitation discrète dans certaines conditions.
Qu’Allah nous guide vers la compréhension authentique de Sa religion.
Nous a rapporté Abû al-Walîd at-Tayâlisî, qui nous a rapporté Shu'ba, ainsi que Muhammad ibn Kathîr al-'Abdî, qui nous a informé de la part de Shu'ba – même sens – d'après Qatâda, d'après Zurâra, d'après 'Imrân ibn Husayn : Le Prophète (ﷺ) priait az-Zuhr lorsqu'un homme vint et récita derrière lui : *« Sabbihi isma rabbika al-A'lâ »* (Sourate 87). Lorsqu'il eut terminé, il demanda : « Lequel d'entre vous a récité ? » Ils répondirent : « Un homme. » Il dit : « J'ai su que l'un d'entre vous me l'a fait hésiter. » Abû Dâwûd a dit : Abû al-Walîd a mentionné dans son hadith que Shu'ba dit à Qatâda : « N'est-ce pas que Sa'îd a dit : 'Faites silence pour écouter le Coran' ? » Il répondit : « Cela s'applique lorsque l'imam élève la voix. » Ibn Kathîr a dit dans son hadith : « J'ai dit à Qatâda : Il semble qu'il l'ait désapprouvé. » Il répondit : « S'il l'avait désapprouvé, il l'aurait interdit. »
Nous a rapporté Ibn al-Muthannâ, qui nous a rapporté Ibn Abî 'Adiyy, d'après Sa'îd, d'après Qatâda, d'après Zurâra, d'après 'Imrân ibn Husayn : Le Prophète d'Allah (ﷺ) pria avec eux az-Zuhr. Lorsqu'il se retourna, il demanda : « Lequel d'entre vous a récité *« Sabbihi isma rabbika al-A'lâ »* ? » Un homme répondit : « Moi. » Il dit : « J'ai su que l'un d'entre vous me l'a fait hésiter. »
Nous a rapporté Wahb ibn Baqiyya, qui nous a informé de la part de Khâlid, d'après Humayd al-A'raj, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh (qu'Allah les agrée) : Le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers nous alors que nous récitions le Coran, parmi nous des Bédouins et des non-Arabes. Il dit : « Récitez, car tout cela est bon. Mais viendront des gens qui le redresseront comme on redresse une flèche, cherchant à hâter sa récompense sans en différer le mérite. »