Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, qui nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Wahb, qui m'a informé de la part de 'Amr et Ibn Lahî'a, d'après Bakr ibn Sawâda, d'après Wafâ' ibn Shurayh as-Sadafî, d'après Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers nous un jour alors que nous récitions. Il dit : « Louange à Allah ! Le Livre d'Allah est unique, parmi vous se trouvent le rouge, le blanc et le noir. Récitez-le avant que ne viennent des gens qui le redresseront comme on redresse une flèche, cherchant à hâter sa récompense sans en différer le mérite. »
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Uthmân ibn Abî Shaybah** qui a dit : **Nous a rapporté Wakî‘ ibn al-Jarrâh**, qui a dit : **Nous a rapporté Sufyân ath-Thawrî**, d’après **Abû Khâlid ad-Dâlânî**, d’après **Ibrâhîm as-Saksakî**, d’après **‘Abd Allâh ibn Abî Awfâ** (qu’Allâh l’agrée) qui a dit :
Un homme vint auprès du Prophète (ﷺ) et dit : *« Je ne parviens pas à retenir quoi que ce soit du Coran, enseigne-moi donc ce qui me suffira. »*
Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Dis :
سُبْحَانَ اللَّهِ (Gloire à Allâh),
وَالْحَمْدُ لِلَّهِ (Louange à Allâh),
وَلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ (Il n’y a de divinité qu’Allâh),
وَاللَّهُ أَكْبَرُ (Allâh est le Plus Grand),
وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ (Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allâh). »*
L’homme dit : *« Ô Messager d’Allâh, ceci est pour Allâh, le Puissant et Majestueux, mais qu’y a-t-il pour moi ? »*
Il (ﷺ) dit : *« Dis :
اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي (Ô Allâh, fais-moi miséricorde),
وَارْزُقْنِي (accorde-moi la subsistance),
وَعَافِنِي (et préserve-moi),
وَاهْدِنِي (et guide-moi). »*
Lorsque l’homme se leva, il fit ainsi avec sa main [en signe de plénitude]. Alors le Messager d’Allâh (ﷺ) dit : *« Quant à celui-ci, il a certes rempli sa main de bien. »*
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**Remarques terminologiques et exégétiques :**
1. **« لاَ أَسْتَطِيعُ أَنْ آخُذَ مِنَ الْقُرْآنِ شَيْئًا »** : Littéralement *« je ne peux rien prendre du Coran »*, traduit ici par *« je ne parviens pas à retenir quoi que ce soit du Coran »* pour refléter l’idée d’incapacité à mémoriser.
2. **« يُجْزِئُنِي »** : *« Ce qui me suffira »*, dans le sens de ce qui tiendra lieu de rappel coranique pour lui.
3. **« فَقَدْ مَلَأَ يَدَهُ مِنَ الْخَيْرِ »** : Expression idiomatique signifiant *« il a accumulé un grand bien »* ou *« il a saisi une abondance de bienfaits »*. La main symbolise ici la capacité à recevoir et à s’approprier les récompenses divines.
4. Les formules de dhikr (invocations) sont conservées en arabe avec leur translittération et leur traduction pour en préserver la sacralité.
Ce hadith, rapporté par **Abû Dâwûd** (1500) et **an-Nasâ’î** (924), met en lumière la miséricorde prophétique envers ceux qui peinent à mémoriser le Coran, en leur enseignant des invocations courtes mais éminemment méritoires. Qu’Allâh nous en fasse bénéficier. Âmîn.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par Abû Tawba Ar-Rabî' ibn Nâfi', qui a été informé par Abû Ishâq (c'est-à-dire Al-Fazârî), d'après Humayd, d'après Al-Hasan, d'après Jâbir ibn 'Abdillâh (qu'Allâh soit satisfait de lui), qui a dit :**
*« Nous accomplissions les prières surérogatoires (At-Tatawwu') en faisant des invocations (du'â) debout et assis, et nous glorifiions Allâh (nusabbihu) en inclinaison (rukû') et en prosternation (sujûd). »*
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### Explications terminologiques et notes savantes :
1. **التَّطَوُّعَ (At-Tatawwu')** : Désigne les actes d'adoration surérogatoires, accomplis en plus des obligations (comme les prières surérogatoires, les nawâfil).
2. **نَدْعُو (nad'û)** : Invocation (du'â), distincte des formules de glorification (tasbîh) propres aux positions rituelles.
3. **نُسَبِّحُ (nusabbihu)** : Glorification d'Allâh, souvent sous la forme *"Subhâna Rabbiya-l-'Adhîm"* (en rukû') ou *"Subhâna Rabbiya-l-A'lâ"* (en sujûd).
4. **رُكُوعًا (rukû') / سُجُودًا (sujûd)** : Positions rituelles de la prière, où le croyant se courbe puis se prosterne.
Ce hadith souligne la flexibilité dans les actes surérogatoires et la possibilité d'invoquer Allâh dans différentes postures, tout en respectant les formules de glorification spécifiques aux positions de la prière.
*Source : Sunan Ibn Mâjah (n°1373), classé hassan par certains savants.*
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par Moussa ibn Ismâ'îl** :
*« Nous a rapporté Moussa ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Hammâd, d'après Houmayd, [un récit] similaire [au précédent], mais sans mentionner les prières surérogatoires. Il a dit : Al-Hasan récitait, lors de la prière de Ẓuhr et de 'Asr – qu'il dirigeait en tant qu'imam ou qu'il accomplissait derrière un imam – uniquement la Fâtiḥa du Livre. Puis il glorifiait Allah (tasbîḥ), proclamait Sa grandeur (takbîr) et attestait de Son unicité (tahlîl), pour une durée équivalente à la récitation de [la sourate] Qâf ou [la sourate] Aḏ-Ḏâriyât. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« حَدَّثَنَا » (ḥaddathanâ)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« nous a rapporté »*.
2. **« التَّطَوُّعَ » (at-taṭawwu')** : Les prières surérogatoires (nawâfil), non obligatoires mais recommandées.
3. **« الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ » (aẓ-Ẓuhr wa al-'Aṣr)** : Les prières obligatoires de midi et de l'après-midi.
4. **« إِمَامًا أَوْ خَلْفَ إِمَامٍ » (imâman aw khalfa imâm)** : *« En tant qu'imam (dirigeant la prière) ou derrière un imam »*.
5. **« فَاتِحَةِ الْكِتَابِ » (Fâtiḥat al-Kitâb)** : La sourate *Al-Fâtiḥa*, première sourate du Coran, obligatoire dans chaque unité de prière (rak'ah).
6. **« يُسَبِّحُ وَيُكَبِّرُ وَيُهَلِّلُ » (yusabbiḥu wa yukabbiru wa yuhallil)** :
- **« يُسَبِّحُ » (tasbîḥ)** : Glorifier Allah (dire *« Subḥâna Llâh »*).
- **« يُكَبِّرُ » (takbîr)** : Proclamer la grandeur d'Allah (dire *« Allâhu Akbar »*).
- **« يُهَلِّلُ » (tahlîl)** : Attester de l'unicité d'Allah (dire *« Lâ ilâha illa Llâh »*).
7. **« ق وَالذَّارِيَاتِ » (Qâf wa aḏ-Ḏâriyât)** : Deux sourates du Coran (sourate 50 et sourate 51), utilisées ici comme référence de durée pour les invocations.
### **Remarque** :
Ce hadith illustre une pratique du *ta'abbud* (adoration) où Al-Hasan al-Baṣrî (qu'Allah lui fasse miséricorde) limitait sa récitation à *Al-Fâtiḥa* dans les prières obligatoires de Ẓuhr et 'Asr, puis prolongeait les invocations (dhikr) après la prière. Cela reflète une diversité de pratiques pieuses parmi les salafs (pieux prédécesseurs).
Qu'Allah nous guide vers ce qu'Il agrée. Âmîn.
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, qui nous a rapporté Hammâd, d'après Ghaylân ibn Jarîr, d'après Mutarrif : J'ai prié, ainsi qu'Imrân ibn Husayn, derrière 'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée). Lorsqu'il se prosternait, il disait le takbîr ; lorsqu'il s'inclinait, il disait le takbîr ; et lorsqu'il se relevait après les deux rak'a, il disait le takbîr. Lorsque nous eûmes terminé, 'Imrân me prit par la main et dit : « Celui-ci a prié avant nous – ou : celui-ci nous a fait prier avant – la prière de Muhammad (ﷺ). »
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Dâwûd** (dans ses *Sunan*) :
Nous a rapporté **‘Amr ibn ‘Uthmân** : nous ont rapporté **son père** et **Baqiyya**, d’après **Chu‘ayb**, d’après **al-Zuhrî**, qui a dit : m’ont informé **Abû Bakr ibn ‘Abd al-Rahmân** et **Abû Salamah** que **Abû Hurayrah** (qu’Allah l’agrée) disait le *takbîr* (Allâhu Akbar) dans chaque prière, qu’elle soit obligatoire (*fard*) ou surérogatoire (*nâfilah*). Il disait le *takbîr* en se levant [pour commencer la prière], puis il disait le *takbîr* en s’inclinant (*rukû‘*), puis il disait : **« Sami‘a-llâhu liman hamidah »** (Allah entend celui qui Le loue), puis il disait : **« Rabbanâ wa laka-l-hamd »** (Ô notre Seigneur, à Toi la louange) avant de se prosterner (*sujûd*). Ensuite, il disait : **« Allâhu Akbar »** en s’abaissant pour la prosternation, puis il disait le *takbîr* en relevant la tête, puis le *takbîr* en se prosternant à nouveau, puis le *takbîr* en relevant la tête. Puis il disait le *takbîr* en se levant de la position assise après les deux premières unités de prière (*rak‘ah*). Il faisait cela dans chaque *rak‘ah* jusqu’à terminer la prière. Puis, lorsqu’il achevait la prière, il disait :
*« Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je suis parmi vous celui dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ), car telle était sa prière jusqu’à ce qu’il quitte ce monde. »*
**Abû Dâwûd** a dit : *« Cette dernière parole, Mâlik, al-Zubaydî et d’autres la rapportent d’après al-Zuhrî, d’après ‘Alî ibn al-Husayn. ‘Abd al-A‘lâ a confirmé cela d’après Ma‘mar, comme Shu‘ayb ibn Abî Hamzah, d’après al-Zuhrî. »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes** :
1. **« Takbîr » (التكبير)** : Dire **« Allâhu Akbar »** (Allah est le Plus Grand), formule essentielle dans la prière.
2. **« Sami‘a-llâhu liman hamidah » (سمع الله لمن حمده)** : Phrase prononcée en se relevant du *rukû‘*, signifiant qu’Allah exauce celui qui Le loue.
3. **« Rabbanâ wa laka-l-hamd » (ربنا ولك الحمد)** : Invocation de louange après le *rukû‘*, avant le *sujûd*.
4. **« Rak‘ah » (ركعة)** : Unité de prière composée de *qiyâm* (debout), *rukû‘* (inclinaison), *sujûd* (prosternation) et *jalsah* (assis).
5. **Chaîne de transmission (*isnâd*)** : Le hadith est rapporté par une chaîne authentique (*sahîh* ou *hasan*), avec des variantes dans les derniers transmetteurs (comme ‘Alî ibn al-Husayn au lieu d’Abû Bakr ibn ‘Abd al-Rahmân).
Ce hadith illustre la pratique détaillée du *takbîr* dans la prière selon la *sunnah* du Prophète (ﷺ), telle que transmise par Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée). Qu’Allah nous permette de suivre son exemple. Âmîn.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr et Ibn al-Muthannâ, qui ont dit : Nous a rapporté Abû Dâwûd, qui nous a rapporté Shu'ba, d'après al-Hasan ibn 'Imrân – Ibn Bashshâr a précisé : « le Shâmî » et Abû Dâwûd a dit : « Abû 'Abd Allâh al-'Asqalânî » – d'après Ibn 'Abd ar-Rahmân ibn Abzâ, d'après son père : Il pria avec le Messager d'Allah (ﷺ) et ne complétait pas le takbîr. Abû Dâwûd a expliqué : « Cela signifie que lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison et voulait se prosterner, il ne disait pas le takbîr, et lorsqu'il se relevait de la prosternation, il ne disait pas le takbîr. »
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Al-Hasan ibn ‘Alī et Ḥusayn ibn ‘Īsā (qu’Allah les agrée) qui ont dit :**
Nous avons été informés par Yazı̄d ibn Hārūn, qui a reçu le récit de Sharı̄k, d’après ‘Āṣim ibn Kulayb, d’après son père, d’après Wā’il ibn Ḥujr (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
*« J’ai vu le Prophète (ﷺ) lorsqu’il se prosternait (en faisant la sajda), poser ses genoux avant ses mains, et lorsqu’il se relevait, lever ses mains avant ses genoux. »*
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**Explications terminologiques et notes savantes :**
1. **« حَدَّثَنَا » (hadathanā)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« nous a rapporté »* ou *« nous a enseigné »*.
2. **« أَخْبَرَنَا » (akhbaranā)** : *« Nous a informé »*, autre terme technique de la chaîne de transmission (*isnād*).
3. **« صلى الله عليه وسلم » (salla Allāhu ‘alayhi wa sallam)** : Formule de prière sur le Prophète (ﷺ), traduite ici par *« (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) »*.
4. **« سَجَدَ » (sajada)** : *« Se prosterner »*, acte de la *sajda* dans la prière (*ṣalāh*).
5. **« نَهَضَ » (nahada)** : *« Se relever »*, ici dans le contexte de la transition entre les positions de la prière.
Ce hadith, rapporté par At-Tirmidhī et d’autres, traite de la manière de descendre en prosternation et de se relever, un point de détail dans la description de la prière prophétique. Les savants (*‘ulamā’*) en ont tiré des enseignements sur la *sunnah* des mouvements dans la *ṣalāh*.
Qu’Allah nous permette de suivre l’exemple du Prophète (ﷺ) dans nos actes d’adoration.
Nous a rapporté Muhammad ibn Ma'mar, qui nous a rapporté Hajjâj ibn Minhâl, qui nous a rapporté Hammâm, qui nous a rapporté Muhammad ibn Juhâda, d'après 'Abd al-Jabbâr ibn Wâ'il, d'après son père : Le Prophète (ﷺ) – puis il mentionna le hadith de la prière – dit : Lorsqu'il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant que ses paumes ne s'y posent. Hammâm a dit : Shaqîq nous a rapporté qu'Asim ibn Kulayb a rapporté de son père, d'après le Prophète (ﷺ), un hadith similaire. Dans l'un des deux hadiths – et je pense qu'il s'agit de celui de Muhammad ibn Juhâda – il est dit : Lorsqu'il se relevait, il se relevait sur ses genoux en s'appuyant sur sa cuisse.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :**
*« Lorsque l’un d’entre vous effectue la prosternation (sujūd), qu’il ne se pose pas à terre comme le fait le chameau. Qu’il pose plutôt ses mains avant ses genoux. »*
**[Rapporté par Sa'īd ibn Mansūr, 'Abd al-'Azīz ibn Muhammad, Muhammad ibn 'Abd Allāh ibn Hasan, Abū al-Zinād, al-A'raj, et Abū Hurayra – qu'Allah les agrée.]**
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« إِذَا سَجَدَ » (lorsqu’il effectue la prosternation)** : Le terme *sujūd* désigne l’acte d’adoration où le front, le nez, les deux mains, les deux genoux et les orteils touchent le sol, en signe d’humilité devant Allah.
2. **« فَلاَ يَبْرُكْ كَمَا يَبْرُكُ الْبَعِيرُ » (qu’il ne se pose pas comme le chameau)** : *Yabruk* (يَبْرُكْ) décrit la manière dont le chameau s’agenouille en posant d’abord ses genoux avant ses pattes avant. Le hadith interdit cette posture pour le musulman, car elle manque de dignité et de respect dans l’adoration.
3. **« وَلْيَضَعْ يَدَيْهِ قَبْلَ رُكْبَتَيْهِ » (qu’il pose ses mains avant ses genoux)** : Cette prescription souligne l’ordre recommandé pour descendre en prosternation, en commençant par les mains, puis les genoux, conformément à la *sunnah* prophétique.
Ce hadith est rapporté par plusieurs chaînes de transmission, dont certaines sont authentifiées par des savants comme al-Bukhārī (dans d’autres versions) et Muslim. Il fait partie des *ahādīth* relatifs aux bonnes manières (*ādāb*) de la prière.
Qu'Allah nous permette de suivre la *sunnah* de Son Messager (ﷺ) dans les moindres détails. Āmīn.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
**Rapporté par Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :**
*« L’un d’entre vous, dans sa prière, se prosterne (en posant les mains) comme le fait le chameau en s’agenouillant. »*
**Explication des termes :**
- **« يَعْمِدُ »** : *Il se dirige délibérément / il agit intentionnellement* (dans le contexte, il s’agit d’une manière incorrecte de se prosterner).
- **« يَبْرُكُ »** : *Il s’agenouille* (comme le chameau, qui pose d’abord ses pattes avant, puis ses pattes arrière, contrairement à la prosternation en islam où l’on pose d’abord les genoux, puis les mains, puis le front et le nez).
- **« الْجَمَلُ »** : *Le chameau* (animal mentionné pour illustrer une posture incorrecte en prière).
**Remarque :**
Ce hadith met en garde contre une manière de se prosterner (*sujûd*) qui ne respecte pas la sunna, car le Prophète (ﷺ) a enseigné de poser d’abord les genoux, puis les mains, puis le front et le nez sur le sol. La comparaison avec le chameau souligne l’aspect désordonné ou précipité de ce mouvement.
*(Rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, et Muslim, avec des variantes dans la chaîne de transmission.)*
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muslim (et al-Bukhārī dans une version similaire) :**
Nous a rapporté **Musaddad**, qui a dit : Nous a rapporté **Ismāʿīl** (c’est-à-dire Ibn Ibrāhīm), d’après **Ayyūb**, d’après **Abū Qilāba**, qui a dit :
*« Abū Sulaymān Mālik ibn al-Ḥuwayrith (qu’Allah l’agrée) vint à notre mosquée et déclara : "Par Allah, je vais accomplir la prière avec vous, non pas que j’aie l’intention de prier, mais pour vous montrer comment j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier." »*
Abū Qilāba ajouta :
*« Je demandai : "Comment priait-il ?" Il répondit : "Comme prie notre cheikh ici présent" – désignant ʿAmr ibn Salama, leur imam. Il mentionna qu’il (le Prophète ﷺ) s’asseyait après avoir relevé la tête de la dernière prosternation de la première rakʿa, puis se relevait [pour la seconde rakʿa]. »*
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### **Explications savantes (taʿlīqāt) :**
1. **« مَا أُرِيدُ الصَّلاَةَ »** : Mālik ibn al-Ḥuwayrith (qu’Allah l’agrée) souligne ici qu’il ne priait pas par besoin spirituel immédiat, mais pour enseigner la sunna prophétique, ce qui est une forme d’**iḥsān** (excellence) dans la transmission.
2. **« مِثْلَ صَلاَةِ شَيْخِنَا »** : La comparaison avec l’imam ʿAmr ibn Salama montre que la pratique du Prophète (ﷺ) était connue et appliquée par ses Compagnons, puis transmise aux **Tābiʿūn** (Successeurs).
3. **« قَعَدَ ثُمَّ قَامَ »** : Ce détail décrit la **position assise entre les deux rakʿāt** (al-jalsa bayna al-sajdatayn), une sunna confirmée par d’autres hadiths (ex. : rapporté par al-Bukhārī, 823).
Ce hadith est une preuve de l’importance de suivre la **ṣalāt** du Prophète (ﷺ) dans ses moindres détails, y compris les mouvements et les postures.
**Source :** *Ṣaḥīḥ al-Bukhārī* (824), *Ṣaḥīḥ Muslim* (413).
Nous a rapporté Ziyâd ibn Ayyûb, qui nous a rapporté Ismâ'îl, d'après Ayyûb, d'après Abû Qilâba : Abû Sulaymân Mâlik ibn al-Huwayrith vint à notre mosquée et dit : « Par Allah, je prie alors que je n'ai pas l'intention de prier, mais je veux vous montrer comment j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) prier. » Il dit : Il s'assit lors de la première rak'a après s'être relevé de la dernière prosternation.
Hadiths 845https://sunnah.com/abudawud:844
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ مَالِكِ بْنِ الْحُوَيْرِثِ، أَنَّهُ رَأَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم إِذَا كَانَ فِي وِتْرٍ مِنْ صَلاَتِهِ لَمْ يَنْهَضْ حَتَّى يَسْتَوِيَ قَاعِدًا .
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté Hushaym, d'après Khâlid, d'après Abû Qilâba, d'après Mâlik ibn al-Huwayrith : Il vit le Prophète (ﷺ) lorsqu'il était dans une rak'a impaire de sa prière ne pas se relever avant de s'être bien assis.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Ma'în, qui nous a rapporté Hajjâj ibn Muhammad, d'après Ibn Jurayj, qui m'a informé de la part d'Abû az-Zubayr : Il entendit Tâwûs dire : Nous avons interrogé Ibn 'Abbâs au sujet de l'accroupissement sur les pieds lors de la prosternation. Il répondit : « C'est la sunna. » Nous dîmes : « Nous le trouvons rude pour l'homme. » Ibn 'Abbâs répondit : « C'est la sunna de ton Prophète (ﷺ). »
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Îsâ, qui nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Numayr, Abû Mu'âwiya, Wakî' et Muhammad ibn 'Ubayd, tous d'après al-A'mash, d'après 'Ubayd ibn al-Hasan : J'ai entendu 'Abd Allâh ibn Abî Awfâ dire : Le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison, disait : *« Sami'a Allâhu liman hamidah, Allâhumma Rabbanâ laka al-hamd mil'a as-samâwâti wa mil'a al-ardi wa mil'a mâ shi'ta min shay'in ba'd »* (« Allah entend celui qui Le loue. Ô notre Seigneur, à Toi la louange, remplissant les cieux, la terre et ce que Tu veux après cela. »). Abû Dâwûd a dit : Sufyân ath-Thawrî et Shu'ba ibn al-Hajjâj ont rapporté ce hadith d'après 'Ubayd Abî al-Hasan sans mentionner « après l'inclinaison ». Sufyân a dit : Nous avons rencontré le cheikh 'Ubayd Abî al-Hasan par la suite, et il n'a pas mentionné « après l'inclinaison ». Abû Dâwûd a dit : Shu'ba l'a rapporté d'après Abî 'Isma, d'après al-A'mash, d'après 'Ubayd, en disant : « après l'inclinaison ».
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abū Saʿīd al-Khudrī (qu'Allah l'agrée) :**
Le Messager d'Allah (ﷺ) disait, lorsqu'il prononçait *"Samiʿa Llāhu liman ḥamidah"* (Allah entend celui qui Le loue) :
*« Allāhumma Rabbanā, laka-l-ḥamdu mil’a-s-samā’ »*
(Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, [aussi vaste] que le remplissage des cieux).
**Mu’ammal a ajouté :**
*« Mil’a-s-samāwāti wa mil’a-l-arḍi wa mil’a mā shi’ta min shay’in baʿdu, Ahl al-thanā’i wa-l-majd, aḥaqqu mā qāla-l-ʿabd, wa kullunā laka ʿabd, lā māniʿa limā aʿṭayt »*
([Aussi vaste] que le remplissage des cieux et de la terre, et le remplissage de ce que Tu voudras après cela. [Tu es] Digne de toute louange et de toute gloire. Ce sont les paroles les plus véridiques qu’un serviteur puisse dire, et nous sommes tous Tes serviteurs. Nul ne peut retenir ce que Tu as donné).
**Maḥmūd a ajouté :**
*« Wa lā muʿṭiya limā manaʿt »*
(Et nul ne peut donner ce que Tu as retenu).
**Puis ils se sont accordés sur :**
*« Wa lā yanfaʿu dhā-l-jaddi minka-l-jaddu »*
(Et la fortune [ou la puissance] ne profite en rien à celui qui en jouit, face à Ta grandeur).
**Bishr a rapporté :**
*« Rabbanā, laka-l-ḥamd »*
(Notre Seigneur, à Toi la louange).
**Maḥmūd n’a pas mentionné *« Allāhumma »*, mais a dit :**
*« Rabbanā wa laka-l-ḥamd »*
(Notre Seigneur, et à Toi la louange).
---
**Remarques terminologiques :**
- *« Samiʿa Llāhu liman ḥamidah »* : Formule prononcée par l’imam lors de la prière, en se relevant de l’inclinaison (*rukūʿ*).
- *« Ahl al-thanā’i wa-l-majd »* : Épithètes divines signifiant « Digne de toute louange et de toute majesté ».
- *« Dhā-l-jadd »* : Peut désigner la fortune, la puissance ou la noblesse, selon les interprétations.
Ce hadith est rapporté dans les recueils authentiques (notamment *Ṣaḥīḥ Muslim*), et ces invocations sont recommandées lors de la prière. Qu'Allah nous permette de les réciter avec présence du cœur.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :**
*« Lorsque l'imam dit : سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ (Sami‘a-llâhu liman hamidah – "Qu'Allah entende celui qui Le loue"), dites alors : اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ (Allâhumma Rabbanâ laka-l-hamd – "Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange"). En effet, celui dont les paroles coïncident avec celles des anges, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. »*
**[Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim]**
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ** : Formule prononcée par l'imam lors de la prière (salât), notamment en se relevant de l'inclinaison (ruku‘).
2. **اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ** : Invocation de louange recommandée pour le fidèle (ma’mûm) ou celui qui prie seul, en réponse à la formule de l'imam.
3. **وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلاَئِكَةِ** : La concordance avec les anges souligne la perfection de cette adoration, car les anges glorifient Allah sans cesse.
4. **غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ** : Le pardon ici concerne les petits péchés (saghâ’ir), sous réserve de ne pas commettre de grands péchés (kabâ’ir) sans repentir.
Ce hadith met en lumière l'importance de la réponse du fidèle dans la prière collective et son lien avec la miséricorde divine. Qu'Allah nous compte parmi ceux qui L'adorent avec science et humilité. Âmîn.
Nous a rapporté Bishr ibn 'Ammâr, qui nous a rapporté Asbât, d'après Mutarrif, d'après 'Âmir : Les fidèles ne disent pas derrière l'imam *« Sami'a Allâhu liman hamidah »*, mais ils disent *« Rabbanâ laka al-hamd »*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Mas'ûd, qui nous a rapporté Zayd ibn al-Hubâb, qui nous a rapporté Kâmil Abû al-'Alâ', qui nous a rapporté Habîb ibn Abî Thâbit, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée) : Le Prophète (ﷺ) disait entre les deux prosternations : *« Allâhumma-ghfir lî, warhamnî, wa 'âfinî, wahdinî, warzuqnî »* (« Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, accorde-moi la bonne santé, guide-moi et pourvois à ma subsistance. »)