حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَشْعَثِ، - يَعْنِي ابْنَ سُلَيْمٍ - عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ، - رضى الله عنها - قَالَتْ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْتِفَاتِ الرَّجُلِ فِي الصَّلاَةِ فَقَالَ " إِنَّمَا هُوَ اخْتِلاَسٌ يَخْتَلِسُهُ الشَّيْطَانُ مِنْ صَلاَةِ الْعَبْدِ " .
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de Abû al-Ahwas, d'après al-Ash'ath (c'est-à-dire Ibn Sulaym), d'après son père, d'après Masrûq, d'après 'Â'isha (qu'Allah l'agrée), qui a dit : J'ai interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) au sujet du fait de se détourner dans la prière. Il dit : "C'est un larcin que le diable dérobe à la prière du serviteur."
Nous a rapporté Mu'ammal ibn al-Fadl, qui nous a rapporté de 'Îsâ, d'après Ma'mar, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, que l'on vit sur le front et sur le nez du Messager d'Allah (ﷺ) la trace de la boue, d'une prière qu'il avait accomplie avec les gens. Abû 'Alî a dit : Ce hadith n'a pas été lu par Abû Dâwûd lors de la quatrième relecture.
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de Abû Mu'âwiya, et nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté de Jarîr – et ce hadith est le sien, plus complet – d'après al-A'mash, d'après al-Musayyib ibn Râfi', d'après Tamîm ibn Tarafah at-Tâ'î, d'après Jâbir ibn Samura – 'Uthmân a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) entra dans la mosquée et y vit des gens priant en levant les mains vers le ciel – puis ils se sont accordés – et il dit : "Que certains hommes cessent de fixer leurs regards vers le ciel – Musaddad a dit : dans la prière – ou leurs regards ne leur seront pas rendus."
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de Yahyâ, d'après Sa'îd ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, qu'Anas ibn Mâlik leur a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Que signifie le comportement de certaines personnes qui lèvent leurs regards dans leur prière ?" Son propos fut sévère à ce sujet, et il dit : "Qu'ils cessent cela, ou leurs regards leur seront arrachés."
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) pria en portant un manteau rayé. Il dit ensuite : "Les rayures de ce manteau m'ont distrait. Apportez-le à Abû Jahm et amenez-moi son anbijâniyya (manteau sans rayures)."
M'a rapporté 'Ubayd Allah ibn Mu'âdh, nous a rapporté mon père, nous a rapporté 'Abd al-Rahmân – c'est-à-dire Ibn Abî al-Zinâd – qui a dit : J'ai entendu Hishâm rapporter de son père, d'après 'Â'isha (qu'Allah l'agrée), ce même récit. Elle ajouta : Il prit alors un manteau grossier appartenant à Abû Jahm. On lui dit : "Ô Messager d'Allah, le manteau rayé était meilleur que ce manteau grossier !"
Nous a rapporté al-Rabî' ibn Nâfi', nous a rapporté Mu'âwiya – c'est-à-dire Ibn Salâm – d'après Zayd, qui a entendu Abû Salâm dire : Al-Salûlî – c'est-à-dire Abû Kabsha – m'a rapporté d'après Sahl ibn al-Hanzaliyya qui a dit : On fit l'appel à la prière – c'est-à-dire la prière de l'aube – et le Messager d'Allah (ﷺ) se mit à prier tout en se tournant vers le défilé. Abû Dâwûd ajouta : Il avait envoyé un cavalier durant la nuit pour surveiller le défilé.
Hadiths 919https://sunnah.com/abudawud:917
حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُصَلِّي وَهُوَ حَامِلٌ أُمَامَةَ بِنْتَ زَيْنَبَ بِنْتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا سَجَدَ وَضَعَهَا وَإِذَا قَامَ حَمَلَهَا .
Nous a rapporté al-Qa'nabî, nous a rapporté Mâlik, d'après 'Âmir ibn 'Abd Allah ibn al-Zubayr, d'après 'Amr ibn Sulaym, d'après Abû Qatâda (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah (ﷺ) priait en portant Umâma, fille de Zaynab, fille du Messager d'Allah (ﷺ). Lorsqu'il se prosternait, il la posait, et lorsqu'il se relevait, il la portait.
Hadiths 920https://sunnah.com/abudawud:918
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، - يَعْنِي ابْنَ سَعِيدٍ - حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا قَتَادَةَ، يَقُولُ بَيْنَا نَحْنُ فِي الْمَسْجِدِ جُلُوسٌ خَرَجَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَحْمِلُ أُمَامَةَ بِنْتَ أَبِي الْعَاصِ بْنِ الرَّبِيعِ وَأُمُّهَا زَيْنَبُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهِيَ صَبِيَّةٌ يَحْمِلُهَا عَلَى عَاتِقِهِ فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهِيَ عَلَى عَاتِقِهِ يَضَعُهَا إِذَا رَكَعَ وَيُعِيدُهَا إِذَا قَامَ حَتَّى قَضَى صَلاَتَهُ يَفْعَلُ ذَلِكَ بِهَا .
Nous a rapporté Qutayba – c'est-à-dire Ibn Sa'îd – nous a rapporté al-Layth, d'après Sa'îd ibn Abî Sa'îd, d'après 'Amr ibn Sulaym al-Zuraqî, qui a entendu Abû Qatâda dire : Alors que nous étions assis dans la mosquée, le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers nous en portant Umâma, fille d'Abî al-'Âs ibn al-Rabî', dont la mère était Zaynab, fille du Messager d'Allah (ﷺ). C'était une petite fille qu'il portait sur son épaule. Le Messager d'Allah (ﷺ) pria ainsi, la posant lorsqu'il se prosternait et la reprenant lorsqu'il se relevait, jusqu'à terminer sa prière en agissant de la sorte avec elle.
Nous a rapporté Muhammad ibn Salama al-Murâdî, nous a rapporté Ibn Wahb, d'après Makhrama, d'après son père, d'après 'Amr ibn Sulaym al-Zuraqî, qui a dit : J'ai entendu Abû Qatâda al-Ansârî (qu'Allah l'agrée) dire : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) diriger la prière des gens alors qu'Umâma, fille d'Abî al-'Âs, était sur son cou. Lorsqu'il se prosternait, il la posait. Abû Dâwûd ajouta : Makhrama n'a entendu de son père qu'un seul hadith.
Hadiths 922https://sunnah.com/abudawud:920
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ خَلَفٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - يَعْنِي ابْنَ إِسْحَاقَ - عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، صَاحِبِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ نَنْتَظِرُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلصَّلاَةِ فِي الظُّهْرِ أَوِ الْعَصْرِ وَقَدْ دَعَاهُ بِلاَلٌ لِلصَّلاَةِ إِذْ خَرَجَ إِلَيْنَا وَأُمَامَةُ بِنْتُ أَبِي الْعَاصِ بِنْتُ ابْنَتِهِ عَلَى عُنُقِهِ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مُصَلاَّهُ وَقُمْنَا خَلْفَهُ وَهِيَ فِي مَكَانِهَا الَّذِي هِيَ فِيهِ قَالَ فَكَبَّرَ فَكَبَّرْنَا قَالَ حَتَّى إِذَا أَرَادَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَرْكَعَ أَخَذَهَا فَوَضَعَهَا ثُمَّ رَكَعَ وَسَجَدَ حَتَّى إِذَا فَرَغَ مِنْ سُجُودِهِ ثُمَّ قَامَ أَخَذَهَا فَرَدَّهَا فِي مَكَانِهَا فَمَا زَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُ بِهَا ذَلِكَ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ حَتَّى فَرَغَ مِنْ صَلاَتِهِ .
Nous a rapporté Yahyâ ibn Khalaf, nous a rapporté 'Abd al-A'lâ, nous a rapporté Muhammad – c'est-à-dire Ibn Ishâq – d'après Sa'îd ibn Abî Sa'îd al-Maqburî, d'après 'Amr ibn Sulaym al-Zuraqî, d'après Abû Qatâda, compagnon du Messager d'Allah (ﷺ), qui a dit : Alors que nous attendions le Messager d'Allah (ﷺ) pour la prière de midi ou de l'après-midi, et que Bilâl l'avait appelé à la prière, il sortit vers nous avec Umâma, fille d'Abî al-'Âs, fille de sa fille, sur son cou. Le Messager d'Allah (ﷺ) se tint à sa place de prière et nous nous mîmes derrière lui, tandis qu'elle restait à l'endroit où elle se trouvait. Il dit le takbîr et nous fîmes de même. Puis, lorsqu'il voulut se prosterner, il la prit et la posa. Il se prosterna et se releva, puis lorsqu'il eut terminé sa prosternation, il la reprit et la remit à sa place. Le Messager d'Allah (ﷺ) continua ainsi avec elle à chaque rak'a jusqu'à terminer sa prière.
Hadiths 923https://sunnah.com/abudawud:921
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ ضَمْضَمِ بْنِ جَوْسٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اقْتُلُوا الأَسْوَدَيْنِ فِي الصَّلاَةِ الْحَيَّةَ وَالْعَقْرَبَ " .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, nous a rapporté 'Alî ibn al-Mubârak, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Damdam ibn Jawwas, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Tuez les deux noirs durant la prière : le serpent et le scorpion."
Nous a rapporté Ahmad ibn Hanbal et Musaddad – et voici la version de ce dernier – qui a dit : Nous a rapporté Bishr – c'est-à-dire Ibn al-Mufaddal – nous a rapporté Burd, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, d'après 'Â'isha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) – Ahmad a dit : priait alors que la porte était fermée. Je vins et demandai à entrer – Ahmad a dit : Il marcha et m'ouvrit, puis retourna à sa place de prière. Il mentionna que la porte était dans la direction de la qibla.
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd Allah ibn Numayr, nous a rapporté Ibn Fudayl, d'après al-A'mash, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama, d'après 'Abd Allah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Nous saluions le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était en prière, et il nous répondait. Puis, lorsque nous revînmes de chez al-Najâshî, nous le saluâmes, mais il ne nous répondit pas et dit : "Certes, la prière est une occupation."
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Abân, nous a rapporté 'Âsim, d'après Abû Wâ'il, d'après 'Abd Allah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Nous saluions durant la prière et nous parlions de nos besoins. Je vins trouver le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il priait et le saluai, mais il ne me répondit pas. Cela me causa une grande peine. Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) eut terminé sa prière, il dit : "Allah instaure dans Son commandement ce qu'Il veut. Certes, Allah, Puissant et Majestueux, a instauré qu'on ne parle pas durant la prière." Puis il me rendit mon salut.
Nous a rapporté Yazîd ibn Khâlid ibn Mawhab et Qutayba ibn Sa'îd, que al-Layth leur a rapporté, d'après Bukayr, d'après Nâbil, le propriétaire du manteau, d'après Ibn 'Umar, d'après Suhayb (qu'Allah les agrée) qui a dit : Je passai près du Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il priait et le saluai, et il me répondit par un signe. Il dit – et je ne crois pas qu'il ait dit autre chose – : "par un signe de son doigt." Voici la version du hadith de Qutayba.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Muhammad al-Nufaylî, nous a rapporté Zuhayr, nous a rapporté Abû al-Zubayr, d'après Jâbir (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Prophète d'Allah (ﷺ) m'envoya en mission chez les Banû al-Mustaliq. Je vins le trouver alors qu'il priait sur sa monture. Je lui parlai, et il me fit signe ainsi avec sa main. Je lui parlai à nouveau, et il me fit signe ainsi avec sa main. Je l'entendais réciter et incliner la tête. Lorsqu'il eut terminé, il dit : "Qu'as-tu fait de la mission pour laquelle je t'ai envoyé ? Rien ne m'a empêché de te répondre si ce n'est que j'étais en prière."
Nous a rapporté al-Husayn ibn 'Îsâ al-Khurâsânî al-Dâmaghânî, nous a rapporté Ja'far ibn 'Awn, nous a rapporté Hishâm ibn Sa'd, nous a rapporté Nâfi' qui a dit : J'ai entendu 'Abd Allah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers Qubâ' pour y prier. Les Ansâr vinrent le saluer alors qu'il priait. Je dis à Bilâl : "Comment as-tu vu le Messager d'Allah (ﷺ) leur répondre lorsqu'ils le saluaient pendant qu'il priait ?" Il dit : "Il faisait ainsi" – et il étendit sa paume, la tournant vers le bas et le dos vers le haut. Ja'far ibn 'Awn fit de même avec sa main.
Nous a rapporté Ahmad ibn Hanbal, nous a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn Mahdî, d'après Sufyân, d'après Abû Mâlik al-Ashja'î, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : "Il n'y a pas de tromperie dans la prière ni dans le salut." Ahmad ajouta : "Je pense qu'il voulait dire qu'on ne doit pas saluer ni répondre au salut, et que l'homme ne doit pas tromper sa prière en s'en allant alors qu'il doute de sa validité."
Nous a rapporté Muhammad ibn al-'Alâ', nous a informé Mu'âwiya ibn Hishâm, d'après Sufyân, d'après Abû Mâlik, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit – je pense qu'il l'a attribué au Prophète (ﷺ) – : "Il n'y a pas de tromperie dans le salut ni dans la prière." Abû Dâwûd ajouta : Ibn Fudayl l'a rapporté avec les mêmes termes que Ibn Mahdî, mais sans l'attribuer au Prophète (ﷺ).