Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Moussa ibn Ismaïl** qui nous a transmis :
**Hammâd** nous a informés, d’après **Sa’îd al-Jurayrî**, d’après **Abu al-‘Alâ’**, d’après **Mutarrif ibn ‘Abdillah**, d’après **‘Uthmân ibn Abi al-‘Âs** (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
*« J’ai dit »* – et dans une autre version rapportée par Moussa, il est mentionné : *« ‘Uthmân ibn Abi al-‘Âs (qu’Allah l’agrée) a dit : »* – *« Ô Messager d’Allah, fais de moi l’imam de mon peuple. »*
Le Prophète (ﷺ) lui répondit :
*« Tu seras leur imam. Prends en considération les plus faibles d’entre eux, et choisis un muezzin qui ne prendra pas de salaire pour son adhan. »*
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### Explications terminologiques et notes savantes :
1. **« Imam »** (إمام) : Celui qui dirige la prière en commun. Le terme désigne ici la fonction de guide spirituel et cultuel pour la communauté.
2. **« Iqtadi bi-aḍ‘afihim »** (اقتد بأضعفهم) : Littéralement *« prends pour modèle les plus faibles d’entre eux »*, c’est-à-dire adapte la durée et la difficulté des prières aux capacités des fidèles les moins endurants (malades, âgés, etc.), afin de ne pas les mettre en difficulté.
3. **« Mu’adhdhin »** (مؤذن) : Le muezzin, celui qui appelle à la prière (adhan).
4. **« Lâ ya’khudhu ‘alâ adhânihî ajran »** (لا يأخذ على أذانه أجرا) : *« Qui ne prendra pas de salaire pour son adhan »*. Cela souligne la recommandation prophétique de choisir un muezzin agissant par dévotion et non par intérêt matériel, bien que certains savants (comme l’imam ash-Shâfi’î) autorisent une rémunération si nécessaire.
Ce hadith est rapporté par **Abû Dâwûd** (n°531) et **an-Nasâ’î** (n°671), et il est jugé **authentique (ṣaḥîḥ)** par plusieurs traditionnistes. Qu’Allah nous permette de suivre ces nobles enseignements.
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl et Dâwûd ibn Shabîb (avec un sens similaire) : Ils ont dit : Nous a rapporté Hammâd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée) que Bilâl avait fait l'appel à la prière avant l'apparition de l'aube. Le Prophète (ﷺ) lui ordonna alors de revenir et de proclamer : *« Certes, le serviteur s'est endormi, certes, le serviteur s'est endormi. »* Mûsâ ajouta : Il revint et proclama : *« Certes, le serviteur s'est endormi. »* Abû Dâwûd dit : Ce hadith n'a été rapporté d'après Ayyûb que par Hammâd ibn Salama.
Nous a rapporté Ayyûb ibn Mansûr : Nous a rapporté Shu'ayb ibn Harb, d'après 'Abd al-'Azîz ibn Abî Rawwâd : Nous a informé Nâfi', d'après un muezzin de 'Umar nommé Masrûh, qui avait fait l'appel à la prière avant l'aube. 'Umar lui ordonna alors de faire de même (que Bilâl). Abû Dâwûd dit : Ce hadith a également été rapporté par Hammâd ibn Zayd, d'après 'Ubaydullah ibn 'Umar, d'après Nâfi' ou un autre, qu'un muezzin de 'Umar nommé Masrûh ou un autre avait fait de même. Il dit aussi : Al-Darâwardî l'a rapporté d'après 'Ubaydullah, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, disant qu'un muezzin de 'Umar nommé Mas'ûd avait fait de même, et cette version est plus authentique.
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb : Nous a rapporté Wakî', d'après Ja'far ibn Burqân, d'après Shaddâd, affranchi de 'Iyâd ibn 'Âmir, d'après Bilâl (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : *« Ne fais pas l'appel à la prière jusqu'à ce que l'aube te soit clairement apparue ainsi »*, et il écarta ses mains en largeur. Abû Dâwûd dit : Shaddâd, affranchi de 'Iyâd, n'a pas connu Bilâl.
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Â’icha (qu’Allah l’agrée) :**
*« Muhammad ibn Salama nous a rapporté, [en disant] : Ibn Wahb nous a rapporté, d’après Yahyâ ibn ‘Abdillâh ibn Sâlim ibn ‘Abdillâh ibn ‘Umar, et Sa‘îd ibn ‘Abdir-Rahmân, d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’icha (qu’Allah l’agrée), que Ibn Umm Maktûm était le muezzin du Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était aveugle. »*
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### Explications terminologiques et notes savantes :
1. **« حَدَّثَنَا » (hadathanâ)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« untel nous a rapporté »*.
2. **« مُؤَذِّنًا » (mu’adhdhinan)** : Le muezzin, celui qui appelle à la prière (*adhan*).
3. **« رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم » (Rasûlullâh ﷺ)** : Formule de bénédiction (*salawât*) après le nom du Prophète (ﷺ).
4. **« أَعْمَى » (a‘mâ)** : Aveugle, terme conservé tel quel pour respecter le texte original.
5. **Chaîne de transmission (*isnâd*)** : Préservée intégralement pour attester de l’authenticité du hadith.
Ce hadith est rapporté dans les recueils de **Sahîh Muslim** (Livre de la prière, hadith n°377) et illustre la confiance du Prophète (ﷺ) en Ibn Umm Maktûm malgré son handicap, soulignant l’importance de la piété et de la compétence sur les apparences.
Qu’Allah nous permette de tirer profit de ces enseignements.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Muhammad ibn Kathīr** – **Sufyān** nous a rapporté, d’après **Ibrāhīm ibn al-Muhājir**, d’après **Abu al-Sha‘thā’**, qui a dit :
*« Nous étions avec Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) dans la mosquée lorsqu’un homme sortit au moment où le muezzin (al-mu’adhdhin) fit l’appel à la prière de al-‘Asr. Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) dit alors : "Quant à cet homme, il a désobéi à Abu al-Qāsim (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui)." »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes** :
1. **« حَدَّثَنَا » (Haddathanā)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« Untel nous a rapporté »*.
2. **« عَلَيْهِ السَّلاَمُ » (‘alayhi al-salām)** : Expression de respect utilisée après le nom du Prophète (ﷺ), signifiant *« que la paix et le salut d’Allah soient sur lui »*.
3. **« أَبَا الْقَاسِمِ » (Abā al-Qāsim)** : Un des surnoms (kunya) du Prophète Muhammad (ﷺ), en référence à son fils al-Qāsim (mort en bas âge).
4. **« الْمُؤَذِّنُ » (al-mu’adhdhin)** : Le muezzin, celui qui appelle à la prière (adhān).
5. **« عَصَى » (‘aṣā)** : Désobéissance, terme fort indiquant une transgression d’un ordre prophétique.
Ce hadith souligne l’importance de répondre à l’appel à la prière et de ne pas quitter la mosquée avant son accomplissement, conformément à la Sunna. Qu’Allah nous permette de suivre l’exemple du Prophète (ﷺ).
Hadiths 537https://sunnah.com/abudawud:537
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا شَبَابَةُ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ سَمُرَةَ، قَالَ كَانَ بِلاَلٌ يُؤَذِّنُ ثُمَّ يُمْهِلُ فَإِذَا رَأَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَدْ خَرَجَ أَقَامَ الصَّلاَةَ .
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba : Nous a rapporté Shabâba, d'après Isrâ'îl, d'après Simâk, d'après Jâbir ibn Samura (qu'Allah l'agrée) qui dit : Bilâl faisait l'appel à la prière, puis attendait. Lorsqu'il voyait le Prophète (ﷺ) sortir, il faisait l'iqâma pour la prière.
Nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr : Nous a rapporté Sufyân, d'après Abû Yahyâ al-Qattât, d'après Mujâhid qui dit : J'étais avec Ibn 'Umar lorsqu'un homme fit le *thawb* (répétition de l'appel) pour la prière de Zuhr ou de 'Asr. Ibn 'Umar dit : *« Sors avec nous, car ceci est une innovation. »*
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm et Mûsâ ibn Ismâ'îl : Ils ont dit : Nous a rapporté Abân, d'après Yahyâ, d'après 'Abdullah ibn Abî Qatâda, d'après son père, d'après le Prophète (ﷺ) qui dit : *« Lorsque la prière est établie, ne vous levez pas jusqu'à ce que vous me voyiez. »* Abû Dâwûd dit : Ainsi l'ont rapporté Ayyûb et Hajjâj al-Sawwâf, d'après Yahyâ. Hishâm al-Dastawâ'î dit : Yahyâ m'a écrit. Mu'âwiya ibn Salâm et 'Alî ibn al-Mubârak l'ont rapporté d'après Yahyâ en ajoutant : *« jusqu'à ce que vous me voyiez, et que la sérénité soit sur vous. »*
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ : Nous a rapporté 'Îsâ, d'après Ma'mar, d'après Yahyâ, avec la même chaîne de transmission, disant : *« jusqu'à ce que vous me voyiez sortir. »* Abû Dâwûd dit : Seul Ma'mar a mentionné *« sortir »*. Ibn 'Uyayna l'a rapporté d'après Ma'mar sans cette précision.
Hadiths 541https://sunnah.com/abudawud:541
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ، قَالَ قَالَ أَبُو عَمْرٍو ح وَحَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ رُشَيْدٍ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ، - وَهَذَا لَفْظُهُ - عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ الصَّلاَةَ، كَانَتْ تُقَامُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَأْخُذُ النَّاسُ مَقَامَهُمْ قَبْلَ أَنْ يَأْخُذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté Mahmûd ibn Khâlid : Nous a rapporté al-Walîd, qui dit : Abû 'Amr a dit. Et nous a rapporté Dâwûd ibn Rushayd : Nous a rapporté al-Walîd (c'est sa version), d'après al-Awzâ'î, d'après al-Zuhrî, d'après Abî Salama, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que la prière était établie pour le Messager d'Allah (ﷺ), et les gens prenaient leur place avant que le Prophète (ﷺ) ne prenne la sienne.
Nous a rapporté Husayn ibn Mu'âdh : Nous a rapporté 'Abd al-A'lâ, d'après Humayd qui dit : J'ai interrogé Thâbit al-Bunânî au sujet d'un homme qui parle après que la prière a été établie. Il m'a rapporté d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : *« La prière fut établie, et un homme se présenta au Messager d'Allah (ﷺ) et le retint après que la prière eut été établie. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Alî ibn Suwayd ibn Manjûf al-Sadûsî : Nous a rapporté 'Awn ibn Kahmas, d'après son père Kahmas, qui dit : Nous nous sommes levés pour la prière à Minâ, alors que l'imam n'était pas encore sorti. Certains d'entre nous s'assirent. Un vieil homme de Kûfa me dit : *« Qu'est-ce qui te fait t'asseoir ? »* Je répondis : *« Ibn Burayda. »* Il dit : *« C'est de l'entêtement ! »* Puis le vieil homme me dit : *« 'Abd al-Rahmân ibn 'Awsaja m'a rapporté d'après al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée) : Nous restions longtemps debout dans les rangs du temps du Messager d'Allah (ﷺ) avant qu'il ne prononce le takbîr. »* Il dit aussi : *« Certes, Allah et Ses anges prient sur ceux qui se tiennent aux premiers rangs. Il n'est pas de pas plus aimé d'Allah que celui qui fait avancer un homme pour compléter un rang. »*
Hadiths 544https://sunnah.com/abudawud:544
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُقِيمَتِ الصَّلاَةُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَجِيٌّ فِي جَانِبِ الْمَسْجِدِ فَمَا قَامَ إِلَى الصَّلاَةِ حَتَّى نَامَ الْقَوْمُ .
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Mousaddad, qui a dit :**
Nous a rapporté ‘Abd al-Wārith, d’après ‘Abd al-‘Azīz ibn Ṣuhayb, d’après Anas (qu’Allah l’agrée), qui a dit :
*« L’iqāma de la prière fut prononcée alors que le Messager d’Allah (ﷺ) s’entretenait en aparté (najiyy) dans un coin de la mosquée. Il ne se leva pour la prière que lorsque les gens s’étaient endormis. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **« أُقِيمَتِ الصَّلاَةُ » (L’iqāma de la prière fut prononcée)** :
L’*iqāma* est l’appel immédiat précédant le début de la prière en commun, distinct de l’*adhān* (appel à la prière).
2. **« نَجِيٌّ » (Najiyy)** :
Terme désignant un entretien privé ou confidentiel. Ici, le Prophète (ﷺ) était en conversation intime, probablement avec un Compagnon.
3. **« نَامَ الْقَوْمُ » (Les gens s’étaient endormis)** :
Cela souligne la patience du Prophète (ﷺ), qui attendit que les fidèles soient prêts, malgré l’urgence de la prière.
Ce hadith est rapporté dans **Sahih al-Bukhari** (n°642) et illustre la miséricorde prophétique envers sa communauté.
Si vous souhaitez des précisions sur un terme ou un aspect juridique (*fiqh*), je reste à votre disposition.
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Ishâq al-Jawharî : Nous a informé Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Sâlim Abî al-Nadr, qui dit : *« Lorsque la prière était établie dans la mosquée, le Messager d'Allah (ﷺ) s'asseyait sans prier s'il voyait peu de monde, et priait s'il voyait un groupe. »*
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Ishâq : Nous a informé Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Nâfi' ibn Jubayr, d'après Abî Mas'ûd al-Zuraqî, d'après 'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée), de même.
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus : Nous a rapporté Zâ'ida, d'après al-Sâ'ib ibn Hubaysh, d'après Ma'dân ibn Abî Talha al-Ya'murî, d'après Abû al-Dardâ' (qu'Allah l'agrée) qui dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Il n'est pas trois personnes dans un village ou un désert où la prière en commun n'est pas établie, sans que le diable ne les domine. Attachez-vous donc à la communauté, car le loup ne dévore que la brebis isolée. »* Zâ'ida dit : Al-Sâ'ib expliqua que par *« communauté »*, il entendait la prière en commun.
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par ‘Uthmân ibn Abî Shayba, qui a dit : nous a rapporté Abû Mu‘âwiya, d’après al-A‘mash, d’après Abû Sâlih, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), qui a dit : le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :**
*« J’ai eu l’intention d’ordonner que l’on fasse l’appel à la prière (iqâma), puis de désigner un homme pour diriger la prière des gens, puis de partir avec des hommes munis de fagots de bois vers des gens qui ne participent pas à la prière en commun, et de brûler leurs maisons par le feu. »*
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### Explications terminologiques et contextuelles :
1. **« لَقَدْ هَمَمْتُ » (laqad hammamtu)** : « J’ai eu la ferme intention » – le terme *hamm* indique une résolution sérieuse, bien que l’acte n’ait pas été concrétisé ici.
2. **« آمُرَ بِالصَّلاَةِ فَتُقَامَ » (âmura bi-s-salâti fa-tuqâma)** : « ordonner que la prière soit établie » – *iqâma* désigne l’appel immédiat précédant la prière en groupe (*salât al-jamâ‘a*).
3. **« حُزَمٌ مِنْ حَطَبٍ » (huzam min hatab)** : « fagots de bois » – symbolisant les moyens de punition pour les négligents.
4. **« لاَ يَشْهَدُونَ الصَّلاَةَ » (lâ yashhadûna s-salâh)** : « qui ne participent pas à la prière » – littéralement « qui n’assistent pas », sous-entendu à la prière collective obligatoire pour les hommes.
5. **« فَأُحَرِّقَ عَلَيْهِمْ بُيُوتَهُمْ » (fa-uḥarriqa ‘alayhim buyûtahum)** : « et de brûler leurs maisons » – une menace dissuasive pour souligner l’importance de la prière en groupe, sans que cela ne soit appliqué (comme l’indique d’autres versions du hadith).
Ce hadith met en exergue la gravité de délaisser la prière collective (*jamâ‘a*), pilier de la cohésion communautaire en Islam. La sévérité du propos reflète l’importance de cet acte d’adoration, sans pour autant légitimer une application littérale de la peine (comme l’expliquent les savants, dont Ibn Hajar dans *Fath al-Bârî*).
Qu’Allah nous préserve de la négligence dans les obligations.
Nous a rapporté al-Nufaylî : Nous a rapporté Abû al-Malîh : J'ai entendu Yazîd ibn Yazîd me rapporter, d'après Yazîd ibn al-Asamm, qu'il a entendu Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« J'ai eu l'intention d'ordonner à mes jeunes gens de rassembler des fagots, puis d'aller vers des gens qui prient dans leurs maisons sans excuse, et d'y mettre le feu. »* Je dis à Yazîd ibn al-Asamm : *« Ô Abû 'Awf, parlait-il de la prière du vendredi ou d'une autre ? »* Il répondit : *« Mes oreilles sont devenues sourdes si je n'ai pas entendu Abû Hurayra rapporter cela du Messager d'Allah (ﷺ) sans mentionner le vendredi ni autre chose. »*
Hadiths 550https://sunnah.com/abudawud:550
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ عَبَّادٍ الأَزْدِيُّ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنِ الْمَسْعُودِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الأَقْمَرِ، عَنْ أَبِي الأَحْوَصِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ حَافِظُوا عَلَى هَؤُلاَءِ الصَّلَوَاتِ الْخَمْسِ حَيْثُ يُنَادَى بِهِنَّ فَإِنَّهُنَّ مِنْ سُنَنِ الْهُدَى وَإِنَّ اللَّهَ شَرَعَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم سُنَنَ الْهُدَى وَلَقَدْ رَأَيْتُنَا وَمَا يَتَخَلَّفُ عَنْهَا إِلاَّ مُنَافِقٌ بَيِّنُ النِّفَاقِ وَلَقَدْ رَأَيْتُنَا وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيُهَادَى بَيْنَ الرَّجُلَيْنِ حَتَّى يُقَامَ فِي الصَّفِّ وَمَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ وَلَهُ مَسْجِدٌ فِي بَيْتِهِ وَلَوْ صَلَّيْتُمْ فِي بُيُوتِكُمْ وَتَرَكْتُمْ مَسَاجِدَكُمْ تَرَكْتُمْ سُنَّةَ نَبِيِّكُمْ صلى الله عليه وسلم وَلَوْ تَرَكْتُمْ سُنَّةَ نَبِيِّكُمْ صلى الله عليه وسلم لَكَفَرْتُمْ .
Nous a rapporté Hârûn ibn 'Abbâd al-Azdî : Nous a rapporté Wakî', d'après al-Mas'ûdî, d'après 'Alî ibn al-Aqmar, d'après Abî al-Ahwas, d'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) qui dit : *« Soyez assidus à ces cinq prières, là où l'on fait l'appel pour elles, car elles font partie des voies de la guidée. Allah a prescrit à Son Prophète (ﷺ) les voies de la guidée. Nous avons vu que seul un hypocrite notoire s'en détournait. Nous avons vu que l'on portait un homme entre deux personnes pour le mettre dans le rang. Chacun d'entre vous a une mosquée dans sa maison, mais si vous priez dans vos maisons et délaissez vos mosquées, vous délaissez la sunna de votre Prophète (ﷺ). Si vous délaissez la sunna de votre Prophète (ﷺ), vous tomberez dans la mécréance. »*