Nous a rapporté 'Abdullah ibn Muhammad An-Nufaylî, qui a dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Salama, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après Dâwûd ibn Al-Husayn, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Lorsque fut révélée cette parole : { Si donc ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi d'eux } (5:42) et { Et si tu juges, juge alors entre eux en équité } (5:42), les Banû An-Nadîr payaient la moitié du prix du sang (diyya) lorsqu'ils tuaient un membre des Banû Qurayza, et les Banû Qurayza payaient le prix du sang complet lorsqu'ils tuaient un membre des Banû An-Nadîr. Le Messager d'Allah (ﷺ) les traita alors avec équité.
Hadiths 3592https://sunnah.com/abudawud:3592
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي عَوْنٍ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ عَمْرِو بْنِ أَخِي الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، عَنْ أُنَاسٍ، مِنْ أَهْلِ حِمْصَ مِنْ أَصْحَابِ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا أَرَادَ أَنْ يَبْعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ قَالَ " كَيْفَ تَقْضِي إِذَا عَرَضَ لَكَ قَضَاءٌ " . قَالَ أَقْضِي بِكِتَابِ اللَّهِ . قَالَ " فَإِنْ لَمْ تَجِدْ فِي كِتَابِ اللَّهِ " . قَالَ فَبِسُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ " فَإِنْ لَمْ تَجِدْ فِي سُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ فِي كِتَابِ اللَّهِ " . قَالَ أَجْتَهِدُ رَأْيِي وَلاَ آلُو . فَضَرَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَدْرَهُ وَقَالَ " الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي وَفَّقَ رَسُولَ رَسُولِ اللَّهِ لِمَا يُرْضِي رَسُولَ اللَّهِ " .
Nous a rapporté Hafs ibn 'Umar, d'après Shu'ba, d'après Abû 'Awn, d'après Al-Hârith ibn 'Amr ibn Akhî Al-Mughîra ibn Shu'ba, d'après des gens de Homs parmi les compagnons de Mu'âdh ibn Jabal, que le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu'il voulut envoyer Mu'âdh au Yémen, lui dit : "Comment jugeras-tu lorsqu'un jugement se présentera à toi ?" Il dit : "Je jugerai selon le Livre d'Allah." Il dit : "Et si tu ne trouves pas dans le Livre d'Allah ?" Il dit : "Selon la sunna du Messager d'Allah (ﷺ)." Il dit : "Et si tu ne trouves pas dans la sunna du Messager d'Allah (ﷺ) ni dans le Livre d'Allah ?" Il dit : "J'exercerai mon effort de réflexion (ijtihâd) et je ne manquerai pas." Le Messager d'Allah (ﷺ) frappa alors sa poitrine et dit : "Louange à Allah qui a guidé le messager du Messager d'Allah vers ce qui satisfait le Messager d'Allah."
Hadiths 3593https://sunnah.com/abudawud:3593
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، حَدَّثَنِي أَبُو عَوْنٍ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ عَمْرٍو، عَنْ نَاسٍ، مِنْ أَصْحَابِ مُعَاذٍ عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا بَعَثَهُ إِلَى الْيَمَنِ فَذَكَرَ مَعْنَاهُ .
Nous a rapporté Musaddad, qui a dit : Nous a rapporté Yahyâ, d'après Shu'ba, qui a dit : M'a rapporté Abû 'Awn, d'après Al-Hârith ibn 'Amr, d'après des gens parmi les compagnons de Mu'âdh, d'après Mu'âdh ibn Jabal, que le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu'il l'envoya au Yémen, mentionna un sens semblable.
Nous a rapporté Sulaymân ibn Dâwûd Al-Mahrî, qui a dit : Nous a informé Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Sulaymân ibn Bilâl, et nous a rapporté Ahmad ibn 'Abd Al-Wâhid Ad-Dimashqî, qui a dit : Nous a rapporté Marwân – c'est-à-dire Ibn Muhammad –, qui a dit : Nous a rapporté Sulaymân ibn Bilâl, ou 'Abd Al-'Azîz ibn Muhammad – le cheikh a douté –, d'après Kathîr ibn Zayd, d'après Al-Walîd ibn Rabâh, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "La conciliation est permise entre les musulmans." Ahmad a ajouté : "Sauf une conciliation qui rend licite ce qui est illicite ou rend illicite ce qui est licite." Et Sulaymân ibn Dâwûd a ajouté : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Les musulmans sont liés par leurs conditions."
Hadiths 3595https://sunnah.com/abudawud:3595
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا كَانَ لَهُ عَلَيْهِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ فِي بَيْتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى كَشَفَ سِجْفَ حُجْرَتِهِ وَنَادَى كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ فَقَالَ " يَا كَعْبُ " . فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَأَشَارَ لَهُ بِيَدِهِ أَنْ ضَعِ الشَّطْرَ مِنْ دَيْنِكَ قَالَ كَعْبٌ قَدْ فَعَلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " قُمْ فَاقْضِهِ " .
Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, qui a dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : M'a informé 'Abdullah ibn Ka'b ibn Mâlik, que Ka'b ibn Mâlik lui a rapporté qu'il réclama à Ibn Abî Hadrad une dette qu'il avait envers lui à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) dans la mosquée. Leurs voix s'élevèrent jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ), qui était dans sa maison, les entende. Il sortit vers eux et écarta le rideau de sa chambre, puis appela Ka'b ibn Mâlik et dit : "Ô Ka'b !" Il dit : "Me voici, ô Messager d'Allah." Il lui fit signe de la main de réduire la dette de moitié. Ka'b dit : "Je l'ai fait, ô Messager d'Allah." Le Prophète (ﷺ) lui dit : "Lève-toi et paie-lui."
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'îd Al-Hamdânî et Ahmad ibn As-Sarh, qui ont dit : Nous a informé Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Mâlik ibn Anas, d'après 'Abdullah ibn Abî Bakr, que son père lui a rapporté qu'Abdullah ibn 'Amr ibn 'Uthmân ibn 'Affân lui a rapporté qu'Abd Ar-Rahmân ibn Abî 'Amra Al-Ansârî lui a rapporté que Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî lui a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne voulez-vous pas que je vous informe du meilleur des témoins ? Celui qui apporte son témoignage ou l'annonce avant qu'on ne le lui demande." 'Abdullah ibn Abî Bakr a douté de laquelle des deux expressions il a dite. Abû Dâwûd a dit : Mâlik a dit : "Celui qui annonce son témoignage sans savoir à qui il profite." Al-Hamdânî a dit : "Et il le présente à l'autorité." Ibn As-Sarh a dit : "Ou il le présente à l'imam." Et dans le hadith d'Al-Hamdânî, il y a "l'annonce". Ibn As-Sarh a dit : "Ibn Abî 'Amra" sans dire "Abd Ar-Rahmân".
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus, qui a dit : Nous a rapporté Zuhayr, qui a dit : Nous a rapporté 'Umâra ibn Ghaziyya, d'après Yahyâ ibn Râshid, qui a dit : Nous nous sommes assis auprès de 'Abdullah ibn 'Umar, qui sortit vers nous et s'assit, puis dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Celui dont l'intercession empêche l'application d'une des limites fixées par Allah s'est opposé à Allah. Celui qui plaide pour une cause injuste en le sachant reste sous la colère d'Allah jusqu'à ce qu'il y renonce. Et celui qui attribue à un croyant ce qui ne lui convient pas, Allah le fera demeurer dans la fange des damnés jusqu'à ce qu'il se rétracte de ce qu'il a dit."
Nous a rapporté 'Alî ibn Al-Husayn ibn Ibrâhîm, qui a dit : Nous a rapporté 'Umar ibn Yûnus, qui a dit : Nous a rapporté 'Âsim ibn Muhammad ibn Zayd Al-'Umarî, qui a dit : M'a rapporté Al-Muthannâ ibn Yazîd, d'après Matar Al-Warrâq, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, d'après le Prophète (ﷺ), avec un sens semblable, qui a dit : "Et celui qui aide à une dispute injuste encourt la colère d'Allah, Puissant et Majestueux."
Nous a rapporté Yahyâ ibn Mûsâ Al-Balkhî, qui a dit : Nous a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd, qui a dit : M'a rapporté Sufyân – c'est-à-dire Al-'Usfurî –, d'après son père, d'après Habîb ibn An-Nu'mân Al-Asadî, d'après Khuraym ibn Fâtik, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) accomplit la prière de l'aube, puis, lorsqu'il eut terminé, il se leva et dit : "Le faux témoignage est mis sur le même plan que l'association à Allah." Il répéta cela trois fois, puis récita : { Éloignez-vous donc de la souillure des idoles et éloignez-vous des paroles mensongères, en vouant un culte exclusif à Allah, sans rien Lui associer } (22:30-31).
Nous a rapporté Hafs ibn 'Umar, qui a dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Râshid, qui a dit : Nous a rapporté Sulaymân ibn Mûsâ, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père, que le Messager d'Allah (ﷺ) a rejeté le témoignage du traître et de la traîtresse, de celui qui nourrit de la rancune envers son frère, et a rejeté le témoignage du serviteur attaché à une famille, mais l'a accepté pour d'autres qu'eux. Abû Dâwûd a dit : "Al-Ghimr" signifie la haine et l'animosité, et "Al-Qâni'" est le serviteur attaché, comme le serviteur particulier.
Nous a rapporté Muhammad ibn Khalaf ibn Târiq Ar-Râzî, qui a dit : Nous a rapporté Zayd ibn Yahyâ ibn 'Ubayd Al-Khuzâ'î, qui a dit : Nous a rapporté Sa'îd ibn 'Abd Al-'Azîz, d'après Sulaymân ibn Mûsâ, avec la même chaîne de transmission, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le témoignage du traître et de la traîtresse, du fornicateur et de la fornicatrice, et de celui qui nourrit de la rancune envers son frère n'est pas recevable."
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'îd al-Hamdânî, qui nous a informé de la part d'Ibn Wahb, qui nous a informé de la part de Yahyâ ibn Ayyûb et Nâfi' ibn Yazîd, d'après Ibn al-Hâd, d'après Muhammad ibn 'Amr ibn 'Atâ', d'après 'Atâ' ibn Yasâr, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qu'il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Le témoignage d'un bédouin n'est pas valable contre un habitant du village. »*
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, qui nous a rapporté de la part de Hammâd ibn Zayd, d'après Ayyûb, d'après Ibn Abî Mulayka, qui m'a rapporté de 'Uqba ibn al-Hârith – et un compagnon me l'a également rapporté de sa part, et je retiens mieux le hadith de mon compagnon – qu'il a dit : *« J'ai épousé Umm Yahyâ bint Abî Ihâb, puis une femme noire est entrée chez nous et a prétendu qu'elle nous avait allaités tous les deux. Je suis donc allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai mentionné cela. Il s'est détourné de moi. Je lui ai dit : "Ô Messager d'Allah, elle ment assurément !" Il a répondu : "Comment le saurais-tu, alors qu'elle a dit ce qu'elle a dit ? Laisse-la donc." »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Abî Shu'ayb al-Harrânî, qui nous a rapporté de la part d'al-Hârith ibn 'Umayr al-Basrî – et nous a également rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté de la part d'Ismâ'îl ibn 'Ulayya, tous deux d'après Ayyûb, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après 'Ubayd ibn Abî Maryam, d'après 'Uqba ibn al-Hârith – et je l'ai entendu directement de 'Uqba, mais je retiens mieux le hadith d'après 'Ubayd – qui a mentionné le hadith dans le même sens. Abû Dâwûd a dit : *« Hammâd ibn Zayd a regardé al-Hârith ibn 'Umayr et a dit : "Celui-ci fait partie des transmetteurs dignes de confiance d'Ayyûb." »*
Nous a rapporté Ziyâd ibn Ayyûb, qui nous a rapporté de la part de Hushaym, qui nous a informé de la part de Zakariyyâ, d'après al-Sha'bî, qu'un homme parmi les musulmans était sur le point de mourir à Daqûqâ' (cette localité) et ne trouvait aucun musulman pour témoigner de son testament. Il prit donc deux hommes parmi les gens du Livre comme témoins. Ceux-ci arrivèrent à Kûfa et se rendirent auprès d'Abû Mûsâ al-Ash'arî, lui rapportant l'affaire et lui présentant le legs et le testament. Al-Ash'arî dit : *« C'est une situation qui ne s'est pas produite depuis l'époque du Messager d'Allah (ﷺ). »* Puis il leur fit prêter serment après la prière de l'après-midi, au nom d'Allah, qu'ils n'avaient pas trahi, ni menti, ni altéré, ni caché, ni changé, et que c'était bien là le testament et le legs de l'homme. Il accepta alors leur témoignage.
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî, qui nous a rapporté de la part de Yahyâ ibn Âdam, qui nous a rapporté de la part d'Ibn Abî Zâ'ida, d'après Muhammad ibn Abî al-Qâsim, d'après 'Abd al-Malik ibn Sa'îd ibn Jubayr, d'après son père, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée) qui a dit : *« Un homme des Banû Sahm partit en voyage avec Tamîm al-Dârî et 'Adî ibn Baddâ'. Le Sahmî mourut dans une terre où il n'y avait aucun musulman. Lorsqu'ils revinrent avec son héritage, ils constatèrent la disparition d'une coupe en argent incrustée d'or. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur fit prêter serment. Plus tard, la coupe fut retrouvée à La Mecque. Ils dirent : "Nous l'avons achetée à Tamîm et 'Adî." Deux hommes parmi les héritiers du Sahmî se levèrent alors et jurèrent : "Notre témoignage est plus véridique que le leur, et cette coupe appartenait bien à notre compagnon." »* Ibn 'Abbâs ajouta : *« C'est à leur sujet que fut révélée la parole d'Allah : {Ô vous qui avez cru ! Quand la mort se présente à l'un de vous...} (Coran, 5:106) »*
Hadiths 3607https://sunnah.com/abudawud:3607
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ فَارِسٍ، أَنَّ الْحَكَمَ بْنَ نَافِعٍ، حَدَّثَهُمْ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ خُزَيْمَةَ، أَنَّ عَمَّهُ، حَدَّثَهُ وَهُوَ، مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ابْتَاعَ فَرَسًا مِنْ أَعْرَابِيٍّ فَاسْتَتْبَعَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِيَقْضِيَهُ ثَمَنَ فَرَسِهِ فَأَسْرَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَشْىَ وَأَبْطَأَ الأَعْرَابِيُّ فَطَفِقَ رِجَالٌ يَعْتَرِضُونَ الأَعْرَابِيَّ فَيُسَاوِمُونَهُ بِالْفَرَسِ وَلاَ يَشْعُرُونَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ابْتَاعَهُ فَنَادَى الأَعْرَابِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنْ كُنْتَ مُبْتَاعًا هَذَا الْفَرَسَ وَإِلاَّ بِعْتُهُ . فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حِينَ سَمِعَ نِدَاءَ الأَعْرَابِيِّ فَقَالَ " أَوَلَيْسَ قَدِ ابْتَعْتُهُ مِنْكَ " . فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ لاَ وَاللَّهِ مَا بِعْتُكَهُ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بَلَى قَدِ ابْتَعْتُهُ مِنْكَ " . فَطَفِقَ الأَعْرَابِيُّ يَقُولُ هَلُمَّ شَهِيدًا . فَقَالَ خُزَيْمَةُ بْنُ ثَابِتٍ أَنَا أَشْهَدُ أَنَّكَ قَدْ بَايَعْتَهُ . فَأَقْبَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى خُزَيْمَةَ فَقَالَ " بِمَ تَشْهَدُ " . فَقَالَ بِتَصْدِيقِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَهَادَةَ خُزَيْمَةَ بِشَهَادَةِ رَجُلَيْنِ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ ibn Fâris, que al-Hakam ibn Nâfi' leur a rapporté, qui nous a informé de la part de Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, d'après 'Umâra ibn Khuzayma, que son oncle – qui était parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) – lui a rapporté que le Prophète (ﷺ) acheta un cheval à un bédouin. Le Prophète (ﷺ) l'invita à le suivre pour lui payer le prix de son cheval. Le Messager d'Allah (ﷺ) marchait rapidement, tandis que le bédouin traînait. Des hommes interpellèrent alors le bédouin pour marchander le cheval, sans savoir que le Prophète (ﷺ) l'avait déjà acheté. Le bédouin appela le Messager d'Allah (ﷺ) en disant : *« Si tu veux acheter ce cheval, fais-le, sinon je le vendrai à un autre. »* Le Prophète (ﷺ) se leva lorsqu'il entendit l'appel du bédouin et dit : *« Ne l'ai-je pas déjà acheté de toi ? »* Le bédouin répondit : *« Non, par Allah, je ne te l'ai pas vendu. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Si, je te l'ai bel et bien acheté. »* Le bédouin se mit alors à dire : *« Amenez un témoin. »* Khuzayma ibn Thâbit dit : *« Moi, je témoigne que tu l'as acheté. »* Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Khuzayma et lui demanda : *« Sur quoi témoignes-tu ? »* Il répondit : *« Sur ta véracité, ô Messager d'Allah. »* Le Messager d'Allah (ﷺ) fit alors du témoignage de Khuzayma l'équivalent de celui de deux hommes.
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba et al-Hasan ibn 'Alî, que Zayd ibn al-Hubâb leur a rapporté, qui nous a rapporté de la part de Sayf al-Makkî – 'Uthmân a précisé : Sayf ibn Sulaymân – d'après Qays ibn Sa'd, d'après 'Amr ibn Dînâr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) a rendu un jugement sur la base d'un serment accompagné d'un témoin.
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ et Salama ibn Shabîb, qui ont dit : Nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, qui nous a informé de la part de Muhammad ibn Muslim, d'après 'Amr ibn Dînâr, avec la même chaîne de transmission et le même sens. Salama a ajouté dans son hadith : *« 'Amr a dit : "Dans les affaires de droits." »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Abî Bakr Abû Mus'ab al-Zuhrî, qui nous a rapporté de la part d'al-Darâwardî, d'après Rabî'a ibn Abî 'Abd al-Rahmân, d'après Suhayl ibn Abî Sâlih, d'après son père, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a rendu un jugement sur la base d'un serment accompagné d'un témoin. Abû Dâwûd a dit : *« Al-Rabî' ibn Sulaymân al-Mu'adhdhin m'a ajouté dans ce hadith qu'il a dit : "Al-Shâfi'î m'a informé de la part de 'Abd al-'Azîz." Il a mentionné que j'en ai parlé à Suhayl, qui a dit : "Rabî'a – qui est digne de confiance à mes yeux – m'a informé que je le lui avais rapporté, mais je ne m'en souviens plus." 'Abd al-'Azîz a dit : "Suhayl avait été atteint d'une maladie qui avait affecté une partie de son esprit et lui avait fait oublier une partie de ses hadiths. Par la suite, Suhayl rapportait ce hadith d'après Rabî'a, d'après lui, d'après son père." »*