Nous a rapporté Abû Kâmil, nous a rapporté Yazîd – c'est-à-dire Ibn Zuray' – et nous a rapporté Ahmad ibn Manî', d'après Yahyâ ibn Zakariyyâ – et c'est sa version – d'après Dâwûd, d'après Abû Nadra, d'après Abû Sa'îd, qui a dit : Lorsque le Prophète (ﷺ) ordonna la lapidation de Mâ'iz ibn Mâlik, nous le conduisîmes à al-Baqî'. Par Allah, nous ne l'avons ni attaché ni creusé de fosse pour lui, mais il se tint debout devant nous. – Abû Kâmil dit : – Nous le lapidâmes avec des os, des mottes de terre et des tessons. Il s'enfuit, et nous le poursuivîmes jusqu'à ce qu'il atteigne le flanc de al-Harra. Il se dressa alors devant nous, et nous le lapidâmes avec les pierres de al-Harra jusqu'à ce qu'il s'immobilise. – Il dit : – Le Prophète (ﷺ) ne demanda pas pardon pour lui ni ne le maudit.
Nous a rapporté Mu'ammal ibn Hishâm, nous a rapporté Ismâ'îl, d'après al-Jurayrî, d'après Abû Nadra, qui a dit : Un homme vint trouver le Prophète (ﷺ) de manière similaire, mais pas dans son intégralité. Il dit : Ils allèrent le maudire, mais il les en empêcha. Ils allèrent demander pardon pour lui, mais il les en empêcha. Il dit : "C'est un homme qui a commis un péché, Allah en est le garant."
Hadiths 4433https://sunnah.com/abudawud:4433
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَعْلَى بْنِ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ غَيْلاَنَ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ مَرْثَدٍ، عَنِ ابْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اسْتَنْكَهَ مَاعِزًا .
Nous a rapporté Muhammad ibn Abî Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Yahyâ ibn Ya'lâ ibn al-Hârith, nous a rapporté mon père, d'après Ghaylân, d'après 'Alqama ibn Marthad, d'après Ibn Burayda, d'après son père, que le Prophète (ﷺ) interrogea Mâ'iz pour s'assurer de son état.
Nous a rapporté Ahmad ibn Ishâq al-Ahwâzî, nous a rapporté Abû Ahmad, nous a rapporté Bashîr ibn al-Muhâjir, nous a rapporté 'Abdullah ibn Burayda, d'après son père, qui a dit : Nous, compagnons du Messager d'Allah (ﷺ), discutions que la femme de Ghâmid et Mâ'iz ibn Mâlik, s'ils étaient revenus après leur aveu – ou s'ils n'étaient pas revenus après leur aveu –, le Prophète (ﷺ) ne les aurait pas recherchés. Il ne les a lapidés qu'après la quatrième fois.
Nous a rapporté 'Abda ibn 'Abdullah et Muhammad ibn Dâwûd ibn Subayh, 'Abda nous a informé, nous a rapporté Harramî ibn Hafs, nous a rapporté Muhammad ibn 'Abdullah ibn 'Ulâtha, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, que Khâlid ibn al-Lajlâj lui a rapporté que son père al-Lajlâj l'a informé qu'il était assis, travaillant au marché, lorsqu'une femme passa, portant un petit garçon. Les gens se levèrent avec elle, et je me levai parmi eux. Nous arrivâmes auprès du Prophète (ﷺ), qui disait : "Qui est le père de cet enfant avec toi ?" Elle se tut. Un jeune homme près d'elle dit : "C'est moi son père, ô Messager d'Allah." Le Prophète (ﷺ) se tourna vers elle et demanda : "Qui est le père de cet enfant avec toi ?" Le jeune homme dit : "C'est moi son père, ô Messager d'Allah." Le Messager d'Allah (ﷺ) regarda certains de ceux qui l'entouraient, les interrogeant à son sujet. Ils dirent : "Nous ne savons que du bien de lui." Le Prophète (ﷺ) lui demanda : "Es-tu marié ?" Il répondit : "Oui." Il ordonna alors qu'il soit lapidé. Nous le conduisîmes donc et creusâmes pour lui jusqu'à ce qu'il soit bien installé, puis nous le lapidâmes avec des pierres jusqu'à ce qu'il s'immobilise. Un homme vint s'enquérir de celui qui avait été lapidé. Nous le conduisîmes auprès du Prophète (ﷺ) et dîmes : "Voici quelqu'un qui vient s'enquérir de ce débauché." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Il est plus pur auprès d'Allah que le parfum du musc." Il s'avéra que c'était son père. Nous l'aidâmes à le laver, à l'ensevelir et à l'enterrer. Je ne sais pas s'il a dit : "et à prier sur lui" ou non. Ceci est le hadith de 'Abda, et il est plus complet.
Nous a rapporté Hishâm ibn 'Ammâr, nous a rapporté Sadqa ibn Khâlid, et nous a rapporté Nasr ibn 'Âsim al-Anṭâkî, nous a rapporté al-Walîd, tous deux ont dit : nous a rapporté Muhammad – Hishâm a dit : Muhammad ibn 'Abdullah al-Shu'aythî – d'après Maslama ibn 'Abdullah al-Juhanî, d'après Khâlid ibn al-Lajlâj, d'après son père, d'après le Prophète (ﷺ) une partie de ce hadith.
Hadiths 4437https://sunnah.com/abudawud:4437
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا طَلْقُ بْنُ غَنَّامٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ السَّلاَمِ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَجُلاً أَتَاهُ فَأَقَرَّ عِنْدَهُ أَنَّهُ زَنَى بِامْرَأَةٍ سَمَّاهَا لَهُ فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْمَرْأَةِ فَسَأَلَهَا عَنْ ذَلِكَ فَأَنْكَرَتْ أَنْ تَكُونَ زَنَتْ فَجَلَدَهُ الْحَدَّ وَتَرَكَهَا .
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, nous a rapporté Talq ibn Ghannâm, nous a rapporté 'Abd al-Salâm ibn Hafs, nous a rapporté Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Sa'd, d'après le Prophète (ﷺ) qu'un homme vint à lui et avoua avoir commis l'adultère avec une femme qu'il nomma. Le Messager d'Allah (ﷺ) envoya chercher la femme et l'interrogea à ce sujet. Elle nia avoir commis l'adultère. Il fit donc appliquer la peine de flagellation à l'homme et la laissa.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, qui a dit : nous a rapporté, et nous a rapporté Ibn al-Sarh – même sens – qui a dit : nous a informé 'Abdullah ibn Wahb, d'après Ibn Jurayj, d'après Abû al-Zubayr, d'après Jâbir, qu'un homme commit l'adultère avec une femme. Le Prophète (ﷺ) ordonna qu'il soit flagellé. Puis on l'informa qu'il était marié, alors il ordonna qu'il soit lapidé. Abû Dâwûd a dit : Muhammad ibn Bakr al-Bursânî a rapporté ce hadith d'après Ibn Jurayj, de manière interrompue (mawqûf) à Jâbir. Abû 'Âsim l'a rapporté d'après Ibn Jurayj, de manière similaire à Ibn Wahb, sans mentionner le Prophète (ﷺ). Il a dit : Un homme commit l'adultère sans qu'on sache qu'il était marié, alors il fut flagellé. Puis on sut qu'il était marié, alors il fut lapidé.
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd al-Rahîm Abû Yahyâ al-Bazzâz, qui nous a informés d'après Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, d'après Abû al-Zubayr, d'après Jâbir, qu'un homme avait commis l'adultère avec une femme sans savoir qu'elle était *muhsan* (mariée). Il fut donc flagellé, puis on apprit qu'il était *muhsan*, alors il fut lapidé.
Hadiths 4440https://sunnah.com/abudawud:4440
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَنَّ هِشَامًا الدَّسْتَوَائِيَّ، وَأَبَانَ بْنَ يَزِيدَ، حَدَّثَاهُمُ - الْمَعْنَى، - عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَبِي الْمُهَلَّبِ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، أَنَّ امْرَأَةً، - قَالَ فِي حَدِيثِ أَبَانَ مِنْ جُهَيْنَةَ - أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ إِنَّهَا زَنَتْ وَهِيَ حُبْلَى . فَدَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَلِيًّا لَهَا فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَحْسِنْ إِلَيْهَا فَإِذَا وَضَعَتْ فَجِئْ بِهَا " . فَلَمَّا أَنْ وَضَعَتْ جَاءَ بِهَا فَأَمَرَ بِهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَشُكَّتْ عَلَيْهَا ثِيَابُهَا ثُمَّ أَمَرَ بِهَا فَرُجِمَتْ ثُمَّ أَمَرَهُمْ فَصَلَّوْا عَلَيْهَا فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ تُصَلِّي عَلَيْهَا وَقَدْ زَنَتْ قَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ تَابَتْ تَوْبَةً لَوْ قُسِّمَتْ بَيْنَ سَبْعِينَ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ لَوَسِعَتْهُمْ وَهَلْ وَجَدْتَ أَفْضَلَ مِنْ أَنْ جَادَتْ بِنَفْسِهَا " . لَمْ يَقُلْ عَنْ أَبَانَ فَشُكَّتْ عَلَيْهَا ثِيَابُهَا .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, que Hishâm al-Dastawâ'î et Abân ibn Yazîd leur ont rapporté – dans le même sens – d'après Yahyâ, d'après Abû Qilâba, d'après Abû al-Muhallab, d'après 'Imrân ibn Husayn, qu'une femme – dans le hadith d'Abân, elle était de Juhayna – vint au Prophète (ﷺ) et dit : « J'ai commis l'adultère et je suis enceinte. » Le Prophète (ﷺ) appela son tuteur et lui dit : « Traite-la avec bienveillance, et quand elle aura accouché, amène-la-moi. » Lorsqu'elle eut accouché, il la fit amener, ordonna qu'on lui serre ses vêtements, puis ordonna qu'elle soit lapidée. Ensuite, il ordonna qu'on prie sur elle. 'Umar dit : « Ô Messager d'Allah, tu pries sur elle alors qu'elle a commis l'adultère ? » Il répondit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, elle s'est repentie d'un repentir qui, s'il était partagé entre soixante-dix habitants de Médine, les couvrirait. Et trouves-tu mieux que de s'être sacrifiée ? » (Dans la version d'Abân, il n'est pas mentionné qu'on lui serra les vêtements.)
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Wazîr al-Dimashqî, que al-Walîd nous a rapporté d'après al-Awzâ'î, qui dit : « On lui serra ses vêtements », c'est-à-dire qu'on les lui attacha solidement.
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ al-Râzî, qui nous a informés d'après 'Îsâ ibn Yûnus, d'après Bashîr ibn al-Muhâjir, que 'Abd Allah ibn Burayda nous a rapporté d'après son père, qu'une femme – c'est-à-dire de Ghâmid – vint au Prophète (ﷺ) et dit : « J'ai commis la fornication. » Il dit : « Retourne. » Elle revint, puis le lendemain, elle revint et dit : « Peut-être me renvoies-tu comme tu as renvoyé Mâ'iz ibn Mâlik ? Par Allah, je suis enceinte. » Il lui dit : « Retourne. » Elle revint, puis le lendemain, il lui dit : « Retourne jusqu'à ce que tu accouches. » Elle revint après avoir accouché, apportant l'enfant, et dit : « Voici, je l'ai mis au monde. » Il lui dit : « Retourne et allaite-le jusqu'à ce que tu le sevres. » Elle revint avec l'enfant sevré, mangeant quelque chose dans sa main. Le Prophète (ﷺ) ordonna qu'on confie l'enfant à un homme parmi les musulmans, puis ordonna qu'on creuse un trou pour elle et qu'on la lapide. Khâlid faisait partie de ceux qui la lapidaient ; il la lapida avec une pierre, et une goutte de son sang tomba sur sa joue. Il l'insulta, alors le Prophète (ﷺ) lui dit : « Doucement, ô Khâlid ! Par Celui qui tient mon âme en Sa main, elle s'est repentie d'un repentir qui, si un percepteur d'impôts illicites s'était repenti ainsi, lui aurait été pardonné. » Puis il ordonna qu'on prie sur elle et qu'on l'enterre.
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, que Wakî' ibn al-Jarrâh nous a rapporté d'après Zakariyyâ Abû 'Imrân, qui dit avoir entendu un cheikh rapporter d'après Ibn Abî Bakra, d'après son père, que le Prophète (ﷺ) lapida une femme et qu'on creusa pour elle jusqu'à la poitrine. Abû Dâwûd dit : Un homme m'a expliqué d'après 'Uthmân. Abû Dâwûd dit : Al-Ghassânî a dit que Juhayna, Ghâmid et Bâriq sont une seule tribu.
Abû Dâwûd dit : On m'a rapporté d'après 'Abd al-Samad ibn 'Abd al-Wârith, que Zakariyyâ ibn Sulaym nous a rapporté avec sa chaîne de transmission, semblable à ce qui précède, en ajoutant : Puis il la lapida avec une pierre de la taille d'un pois chiche et dit : « Lapidez, mais évitez le visage. » Quand elle fut morte, il la fit sortir, pria sur elle et parla de son repentir comme dans le hadith de Burayda.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Maslama al-Qa'nabî, d'après Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn 'Utba ibn Mas'ûd, d'après Abû Hurayra et Zayd ibn Khâlid al-Juhanî, qu'ils lui rapportèrent que deux hommes se disputèrent auprès du Messager d'Allah (ﷺ). L'un d'eux dit : « Ô Messager d'Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah. » L'autre, qui était plus savant, dit : « Oui, ô Messager d'Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah et permets-moi de parler. » Il dit : « Parle. » Il dit : « Mon fils était *‘asîf* (serviteur salarié) chez cet homme – et *‘asîf* signifie l'ouvrier – et il a commis l'adultère avec son épouse. On m'a informé que la peine pour mon fils était la lapidation, alors j'ai racheté sa peine avec cent brebis et une servante. Ensuite, j'ai interrogé les gens de science, et ils m'ont informé que la peine pour mon fils était cent coups de fouet et un exil d'un an, et que la lapidation était pour son épouse. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je jugerai entre vous deux selon le Livre d'Allah. Quant à tes brebis et ta servante, elles te seront rendues. » Il fit fouetter son fils de cent coups et l'exila pour un an. Puis il ordonna à Unays al-Aslamî d'aller trouver l'épouse de l'autre homme, et si elle avouait, de la lapider. Elle avoua, et il la lapida.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Maslama, qui dit : J'ai lu à Mâlik ibn Anas, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, qu'il dit : Les Juifs vinrent au Prophète (ﷺ) et lui mentionnèrent qu'un homme et une femme parmi eux avaient commis l'adultère. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : « Que trouvez-vous dans la Torah concernant la peine de l'adultère ? » Ils dirent : « Nous les exposons à la honte et les flagellons. » 'Abd Allah ibn Salâm dit : « Vous mentez, la Torah prescrit la lapidation. » Ils apportèrent la Torah et l'ouvrirent. L'un d'eux plaça sa main sur le verset de la lapidation, puis lut ce qui le précédait et ce qui le suivait. 'Abd Allah ibn Salâm lui dit : « Lève ta main. » Il la leva, et le verset de la lapidation apparut. Ils dirent : « Il dit vrai, ô Muhammad, la Torah contient le verset de la lapidation. » Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna qu'ils soient lapidés. 'Abd Allah ibn 'Umar dit : Je vis l'homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres.
Hadiths 4447https://sunnah.com/abudawud:4447
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ زِيَادٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ، قَالَ مَرُّوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَهُودِيٍّ قَدْ حُمِّمَ وَجْهُهُ وَهُوَ يُطَافُ بِهِ فَنَاشَدَهُمْ مَا حَدُّ الزَّانِي فِي كِتَابِهِمْ قَالَ فَأَحَالُوهُ عَلَى رَجُلٍ مِنْهُمْ فَنَشَدَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا حَدُّ الزَّانِي فِي كِتَابِكُمْ " . فَقَالَ الرَّجْمُ وَلَكِنْ ظَهَرَ الزِّنَا فِي أَشْرَافِنَا فَكَرِهْنَا أَنْ يُتْرَكَ الشَّرِيفُ وَيُقَامَ عَلَى مَنْ دُونَهُ فَوَضَعْنَا هَذَا عَنَّا . فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَوَّلُ مَنْ أَحْيَا مَا أَمَاتُوا مِنْ كِتَابِكَ " .
Nous a rapporté Musaddad, que 'Abd al-Wâhid ibn Ziyâd nous a rapporté d'après al-A'mash, d'après 'Abd Allah ibn Murra, d'après al-Barâ' ibn 'Âzib, qu'ils passèrent près du Messager d'Allah (ﷺ) avec un Juif dont le visage était noirci de charbon et qu'on faisait tourner. Ils lui demandèrent quelle était la peine de l'adultère dans leur Livre. Ils le renvoyèrent à l'un d'eux, et le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Quelle est la peine de l'adultère dans votre Livre ? » Il dit : « La lapidation, mais l'adultère s'est répandu parmi nos notables, et nous avons répugné à laisser le notable sans châtiment et à l'appliquer à ceux qui sont en dessous de lui. Nous avons donc institué cette peine à la place. » Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna qu'il soit lapidé, puis dit : « Ô Allah, je suis le premier à faire revivre ce que Tu as prescrit dans Ton Livre qu'ils avaient aboli. »
Nous a rapporté Muhammad ibn al-'Alâ', que Abû Mu'âwiya nous a rapporté d'après al-A'mash, d'après 'Abd Allah ibn Murra, d'après al-Barâ' ibn 'Âzib, qu'on fit passer près du Messager d'Allah (ﷺ) un Juif au visage noirci et flagellé. Il les appela et leur dit : « Est-ce ainsi que vous trouvez la peine de l'adultère ? » Ils dirent : « Oui. » Il appela l'un de leurs savants et lui dit : « Je t'adjure par Allah qui a révélé la Torah à Moïse, est-ce ainsi que vous trouvez la peine de l'adultère dans votre Livre ? » Il dit : « Non, par Allah, et si Tu ne m'avais pas adjuré ainsi, je ne te l'aurais pas révélé. Nous trouvons dans notre Livre que la peine de l'adultère est la lapidation, mais il s'est multiplié parmi nos notables. Quand nous prenions un notable, nous le laissions, et quand nous prenions un homme du peuple, nous appliquions la peine. Nous avons dit : Venez, unissons-nous sur une peine que nous appliquerons au notable et au simple. Nous nous sommes mis d'accord sur le noircissement du visage et la flagellation, et nous avons abandonné la lapidation. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Ô Allah, je suis le premier à faire revivre Ton ordre qu'ils avaient aboli. » Il ordonna qu'il soit lapidé. Puis Allah le Très-Haut révéla : *« Ô Messager, que ne t'affligent pas ceux qui se précipitent dans la mécréance... »* jusqu'à *« ... ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a révélé, les voilà les mécréants »* (Sourate 5, versets 41-44), au sujet des Juifs. Al-A'mash dit : Ces versets concernent tous les mécréants.
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'îd al-Hamdânî, que Ibn Wahb nous a rapporté, que Hishâm ibn Sa'd nous a rapporté, que Zayd ibn Aslam lui a rapporté d'après Ibn 'Umar, qui dit : Un groupe de Juifs vint et invita le Messager d'Allah (ﷺ) à al-Quff. Il se rendit auprès d'eux dans la maison de l'étude (*bayt al-midrâs*). Ils dirent : « Ô Abû al-Qâsim, un homme parmi nous a commis l'adultère avec une femme, juge entre eux. » Ils placèrent un coussin pour le Messager d'Allah (ﷺ), qui s'assit dessus, puis dit : « Apportez-moi la Torah. » On la lui apporta, il retira le coussin de sous lui et posa la Torah dessus, puis dit : « J'ai foi en toi et en Celui qui t'a révélée. » Puis il dit : « Amenez-moi le plus savant d'entre vous. » On lui amena un jeune homme, puis il mentionna l'histoire de la lapidation, semblable au hadith de Mâlik d'après Nâfi'.
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, que 'Abd al-Razzâq nous a rapporté, que Ma'mar nous a informés d'après al-Zuhrî, qui dit : Un homme de Muzayna nous a rapporté. (Et Ahmad ibn Sâlih nous a rapporté que 'Anbasa nous a rapporté que Yûnus a dit : Muhammad ibn Muslim a dit : J'ai entendu un homme de Muzayna, qui suivait la science et la retenait – puis ils se rejoignent – alors que nous étions chez Sa'îd ibn al-Musayyab, qui nous a rapporté d'après Abû Hurayra – et voici le hadith de Ma'mar, qui est plus complet – : Un homme et une femme des Juifs avaient commis l'adultère. Certains dirent aux autres : « Allons voir ce Prophète, car il est un Prophète envoyé avec l'allègement. S'il nous donne une sentence autre que la lapidation, nous l'accepterons et nous en servirons comme argument auprès d'Allah, en disant : C'est la sentence d'un Prophète parmi Tes Prophètes. » Ils vinrent donc au Prophète (ﷺ) alors qu'il était assis dans la mosquée parmi ses Compagnons et dirent : « Ô Abû al-Qâsim, que penses-tu d'un homme et d'une femme qui ont commis l'adultère ? » Il ne leur répondit pas un mot jusqu'à ce qu'il se rende à leur maison d'étude. Il se tint à la porte et dit : « Je vous adjure par Allah qui a révélé la Torah à Moïse, que trouvez-vous dans la Torah comme peine pour celui qui commet l'adultère après avoir été marié ? » Ils dirent : « On lui noircit le visage, on le promène et on le flagelle. » (La *tajbiya* consiste à faire monter les deux adultères sur un âne, dos à dos, et à les faire tourner.) Un jeune homme parmi eux se tut. Quand le Prophète (ﷺ) le vit silencieux, il insista dans son adjuration. Il dit : « Ô Allah, puisque Tu nous adjures, nous trouvons dans la Torah la lapidation. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Quel fut donc le premier relâchement dans l'ordre d'Allah ? » Il dit : « Un proche parent d'un de nos rois commit l'adultère, et on reporta sa lapidation. Puis un homme d'une famille modeste commit l'adultère, et on voulut le lapider. Sa famille s'y opposa et dit : "On ne lapidera pas notre homme tant que tu n'auras pas amené ton homme pour le lapider." Ils se mirent d'accord sur cette peine entre eux. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Je juge donc selon ce qui est dans la Torah. » Il ordonna qu'ils soient lapidés. Al-Zuhrî dit : Il nous est parvenu que ce verset fut révélé à leur sujet : *« Nous avons fait descendre la Torah, où se trouvent guidance et lumière. Les Prophètes qui se sont soumis jugeaient d'après elle... »* (Sourate 5, verset 44), car le Prophète (ﷺ) était parmi eux.