Nous a rapporté Ar-Rabi' ibn Nafi' Abu Tawba, qui nous a rapporté de Sulayman ibn Hayyan, d'après Muhammad ibn 'Ajlan, d'après son père, d'après Abu Hurayra, qu'un homme vint se plaindre au Prophète (ﷺ) de son voisin. Il lui dit : *« Va et patiente. »* L'homme revint deux ou trois fois, et le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Va et jette tes affaires sur la route. »* Il jeta donc ses affaires sur la route. Les gens l'interrogèrent, et il leur raconta son histoire. Les gens se mirent alors à maudire son voisin : « Qu'Allah lui fasse ceci et cela ! » Son voisin vint le trouver et lui dit : « Rentre, tu ne verras plus rien de ma part que tu n'aimes. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Mutawakkil Al-'Asqalani, qui nous a rapporté de 'Abd Ar-Razzaq, qui nous a informé de Ma'mar, d'après Az-Zuhri, d'après Abu Salama, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne nuise pas à son voisin. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »*
Nous a rapporté Musaddad ibn Musarhad et Sa'id ibn Mansur, que Al-Harith ibn 'Ubayd leur a rapporté, d'après Abu 'Imran Al-Jawni, d'après Talha, d'après 'Aisha (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Je demandai : « Ô Messager d'Allah, j'ai deux voisins, auquel des deux dois-je commencer ? » Il répondit : *« À celui dont la porte est la plus proche. »* Abu Dawud a dit : Shu'ba a mentionné dans ce hadith que Talha était un homme de Quraysh.
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn al-Fudayl, d'après al-Mughîra, d'après Umm Mûsâ, d'après 'Alî (que la paix soit sur lui), qui a dit : Les dernières paroles du Messager d'Allah (ﷺ) furent : *« La prière, la prière ! Craignez Allah concernant ceux que vos mains droites possèdent. »*
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba : Nous a rapporté Jarîr, d'après al-A'mash, d'après al-Ma'rûr ibn Suwayd, qui a dit : J'ai vu Abû Dharr à al-Rabadha, portant un manteau épais, et son serviteur portait un vêtement semblable. Les gens lui dirent : « Ô Abû Dharr, si tu prenais le vêtement de ton serviteur pour le joindre au tien, cela ferait une belle tenue, et tu habillerais ton serviteur d'un autre vêtement. » Il répondit : « J'avais insulté un homme dont la mère était non-arabe, et je l'avais raillé à cause de sa mère. Il se plaignit de moi au Messager d'Allah (ﷺ), qui me dit : *« Ô Abû Dharr, il y a en toi des traces de l'ignorance préislamique. »* Puis il ajouta : *« Ils sont vos frères, qu'Allah a placés sous votre autorité. Celui qui ne s'entend pas avec son frère, qu'il le vende, et ne tourmentez pas les créatures d'Allah. »*
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté 'Îsâ ibn Yûnus : Nous a rapporté al-A'mash, d'après al-Ma'rûr ibn Suwayd, qui a dit : Nous sommes entrés chez Abû Dharr à al-Rabadha, et il portait un manteau, tout comme son serviteur. Nous lui dîmes : « Ô Abû Dharr, si tu prenais le manteau de ton serviteur pour le joindre au tien, cela ferait une belle tenue, et tu habillerais ton serviteur d'un autre vêtement. » Il répondit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Vos frères sont sous votre autorité par la volonté d'Allah. Que celui dont le frère est sous son autorité le nourrisse de ce qu'il mange, l'habille de ce qu'il porte, et ne lui impose pas une charge qui le dépasse. S'il lui impose une charge trop lourde, qu'il l'aide. »* »
Nous a rapporté Muhammad ibn al-'Alâ' : Nous a rapporté Abû Mu'âwiya, et nous a rapporté Ibn al-Muthannâ : Nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après al-A'mash, d'après Ibrâhîm al-Taymî, d'après son père, d'après Abû Mas'ûd al-Ansârî, qui a dit : Je frappais un de mes serviteurs lorsque j'entendis une voix derrière moi dire : *« Sache, ô Abû Mas'ûd ! »* (Ibn al-Muthannâ dit : deux fois) *« Allah a plus de pouvoir sur toi que tu n'en as sur lui. »* Je me retournai et vis que c'était le Prophète (ﷺ). Je dis : « Ô Messager d'Allah, il est libre pour l'amour d'Allah. » Il répondit : *« Si tu ne l'avais pas fait, le Feu t'aurait touché. »* (ou *« le Feu t'aurait atteint »*).
Nous a rapporté Abû Kâmil : Nous a rapporté 'Abd al-Wâhid, d'après al-A'mash, avec la même chaîne de transmission et un sens similaire. Il dit : Je frappais un de mes serviteurs noirs avec un fouet, sans mentionner l'affranchissement.
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Amr al-Râzî : Nous a rapporté Jarîr, d'après Mansûr, d'après Mujâhid, d'après Muwarriq, d'après Abû Dharr, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui de vos serviteurs qui s'entend bien avec vous, nourrissez-le de ce que vous mangez et habillez-le de ce que vous portez. Quant à celui qui ne s'entend pas avec vous, vendez-le et ne tourmentez pas les créatures d'Allah. »*
Hadiths 5162https://sunnah.com/abudawud:5162
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ زُفَرَ، عَنْ بَعْضِ بَنِي رَافِعِ بْنِ مَكِيثٍ، عَنْ رَافِعِ بْنِ مَكِيثٍ، وَكَانَ، مِمَّنْ شَهِدَ الْحُدَيْبِيَةَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " حُسْنُ الْمَلَكَةِ نَمَاءٌ وَسُوءُ الْخُلُقِ شُؤْمٌ " .
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ : Nous a informé 'Abd al-Razzâq : Nous a informé Ma'mar, d'après 'Uthmân ibn Zufar, d'après certains des fils de Râfi' ibn Makîth, d'après Râfi' ibn Makîth – qui était parmi ceux qui avaient participé à al-Hudaybiya avec le Prophète (ﷺ) – que le Prophète (ﷺ) a dit : *« La bonne conduite envers les serviteurs est source de prospérité, et la mauvaise moralité est source de malheur. »*
Hadiths 5163https://sunnah.com/abudawud:5163
حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُصَفَّى، حَدَّثَنَا بَقِيَّةُ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ زُفَرَ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدِ بْنِ رَافِعِ بْنِ مَكِيثٍ، عَنْ عَمِّهِ الْحَارِثِ بْنِ رَافِعِ بْنِ مَكِيثٍ، وَكَانَ، رَافِعٌ مِنْ جُهَيْنَةَ قَدْ شَهِدَ الْحُدَيْبِيَةَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " حُسْنُ الْمَلَكَةِ نَمَاءٌ وَسُوءُ الْخُلُقِ شُؤْمٌ " .
Nous a rapporté Ibn al-Musaffâ : Nous a rapporté Baqiyya : Nous a rapporté 'Uthmân ibn Zufar, qui a dit : M'a rapporté Muhammad ibn Khâlid ibn Râfi' ibn Makîth, d'après son oncle al-Hârith ibn Râfi' ibn Makîth – Râfi' étant de Juhayna et ayant participé à al-Hudaybiya avec le Messager d'Allah (ﷺ) – d'après le Messager d'Allah (ﷺ), qui a dit : *« La bonne conduite envers les serviteurs est source de prospérité, et la mauvaise moralité est source de malheur. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'îd al-Hamdânî et Ahmad ibn 'Amr ibn al-Sarh – ce hadith est celui d'al-Hamdânî et il est plus complet – qui ont dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Abû Hâni' al-Khawlânî, d'après al-'Abbâs ibn Julayd al-Hajrî, qui a dit : J'ai entendu 'Abd Allâh ibn 'Amr dire : Un homme vint au Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, combien de fois devons-nous pardonner à notre serviteur ? » Il resta silencieux, puis l'homme répéta sa question, et il resta silencieux. À la troisième fois, il dit : *« Pardonnez-lui soixante-dix fois par jour. »*
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ al-Râzî : Il nous a informé, et nous a rapporté Mu'ammal ibn al-Fadl al-Harrânî : Il nous a informé 'Îsâ : Nous a rapporté Fudayl – c'est-à-dire Ibn Ghazwân – d'après Ibn Abî Nu'm, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Prophète de la repentance (ﷺ) m'a rapporté : *« Celui qui accuse son serviteur d'une faute dont il est innocent sera fouetté le Jour de la Résurrection, à moins qu'il ne soit innocent de ce dont il l'a accusé. »* Mu'ammal a dit : Nous a rapporté 'Îsâ, d'après al-Fudayl, c'est-à-dire Ibn Ghazwân.
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté Fudayl ibn 'Iyâd, d'après Husayn, d'après Hilâl ibn Yasâf, qui a dit : Nous étions descendus chez Suwayd ibn Muqarrin, et parmi nous se trouvait un vieil homme au caractère vif. Il avait avec lui une jeune servante qu'il gifla. Je n'avais jamais vu Suwayd aussi en colère que ce jour-là. Il dit : « Tu n'as trouvé d'autre solution que de frapper son visage ? J'ai vu que nous étions sept frères, fils de Muqarrin, et nous n'avions qu'une seule servante. Le plus jeune d'entre nous la gifla, et le Prophète (ﷺ) nous ordonna de l'affranchir. »
Hadiths 5167https://sunnah.com/abudawud:5167
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي سَلَمَةُ بْنُ كُهَيْلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي مُعَاوِيَةُ بْنُ سُوَيْدِ بْنِ مُقَرِّنٍ، قَالَ لَطَمْتُ مَوْلًى لَنَا فَدَعَاهُ أَبِي وَدَعَانِي فَقَالَ اقْتَصَّ مِنْهُ فَإِنَّا مَعْشَرَ بَنِي مُقَرِّنٍ كُنَّا سَبْعَةً عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَلَيْسَ لَنَا إِلاَّ خَادِمٌ . فَلَطَمَهَا رَجُلٌ مِنَّا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَعْتِقُوهَا " . قَالُوا إِنَّهُ لَيْسَ لَنَا خَادِمٌ غَيْرَهَا . قَالَ " فَلْتَخْدُمْهُمْ حَتَّى يَسْتَغْنُوا فَإِذَا اسْتَغْنَوْا فَلْيُعْتِقُوهَا " .
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté Yahyâ, d'après Sufyân, qui a dit : M'a rapporté Salamâ ibn Kuhayl, qui a dit : M'a rapporté Mu'âwiya ibn Suwayd ibn Muqarrin, qui a dit : J'ai giflé un de nos affranchis, et mon père m'appela ainsi que lui, puis dit : « Prends ta revanche sur lui, car nous, les Banû Muqarrin, étions sept à l'époque du Prophète (ﷺ), et nous n'avions qu'une seule servante. L'un d'entre nous la gifla, et le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Affranchissez-la. »* Ils dirent : « Nous n'avons pas d'autre serviteur qu'elle. » Il dit : *« Qu'elle les serve jusqu'à ce qu'ils n'aient plus besoin d'elle, puis qu'ils l'affranchissent. »*
Nous a rapporté Musaddad et Abû Kâmil, qui ont dit : Nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Firâs, d'après Abû Sâlih Dhakwân, d'après Zâdhân, qui a dit : Je vins trouver Ibn 'Umar alors qu'il venait d'affranchir un de ses serviteurs. Il prit un bâton ou quelque chose de la terre et dit : « Je n'ai pas plus de récompense que la valeur de ceci. J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Celui qui gifle son serviteur ou le frappe, son expiation est de l'affranchir. »*
Hadiths 5169https://sunnah.com/abudawud:5169
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا نَصَحَ لِسَيِّدِهِ وَأَحْسَنَ عِبَادَةَ اللَّهِ فَلَهُ أَجْرُهُ مَرَّتَيْنِ " .
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama al-Qa'nabî, d'après Mâlik, d'après Nâfi', d'après 'Abd Allâh ibn 'Umar, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Lorsque le serviteur conseille sincèrement son maître et adore Allah de la meilleure manière, il aura une double récompense. »*
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî : Nous a rapporté Zayd ibn al-Hubâb, d'après 'Ammâr ibn Ruzayq, d'après 'Abd Allâh ibn 'Îsâ, d'après 'Ikrimâ, d'après Yahyâ ibn Ya'mar, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui pousse à la trahison l'épouse d'un homme ou son serviteur ne fait pas partie des nôtres. »*
Hadiths 5171https://sunnah.com/abudawud:5171
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَجُلاً، اطَّلَعَ مِنْ بَعْضِ حُجَرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَامَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمِشْقَصٍ أَوْ مَشَاقِصَ - قَالَ - فَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْتِلُهُ لِيَطْعُنَهُ .
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd : Nous a rapporté Hammâd, d'après 'Ubayd Allâh ibn Abî Bakr, d'après Anas ibn Mâlik, qu'un homme épia par une des chambres du Prophète (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva vers lui avec une flèche ou des flèches – il dit : Je crois voir le Messager d'Allah (ﷺ) le guetter pour le frapper.
Hadiths 5172https://sunnah.com/abudawud:5172
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنِ اطَّلَعَ فِي دَارِ قَوْمٍ بِغَيْرِ إِذْنِهِمْ فَفَقَأُوا عَيْنَهُ فَقَدْ هَدَرَتْ عَيْنُهُ " .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl : Nous a rapporté Hammâd, d'après Suhayl, d'après son père, qui a dit : Nous a rapporté Abû Hurayra qu'il avait entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Si quelqu'un regarde dans la maison d'un peuple sans leur permission et qu'ils crèvent son œil, son œil sera sans valeur. »*