حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ أَبِي لُبَابَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ قَتْلِ الْجِنَّانِ الَّتِي تَكُونُ فِي الْبُيُوتِ إِلاَّ أَنْ يَكُونَ ذَا الطُّفْيَتَيْنِ وَالأَبْتَرَ فَإِنَّهُمَا يَخْطِفَانِ الْبَصَرَ وَيَطْرَحَانِ مَا فِي بُطُونِ النِّسَاءِ .
Nous a rapporté Al-Qa'nabî, d'après Mâlik, d'après Nâfi', d'après Abû Lubâbah, que le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit de tuer les serpents qui habitent les maisons, sauf celui à deux raies et l'ablationné, car ils volent la vue et font avorter ce que portent les femmes dans leurs ventres.
Nous a rapporté Muḥammad ibn 'Ubayd : Nous a rapporté Ḥammâd ibn Zayd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', qu'Ibn 'Umar trouva par la suite – c'est-à-dire après ce qu'Abû Lubâbah lui avait rapporté – un serpent dans sa maison et ordonna qu'on l'emmène, c'est-à-dire au cimetière d'Al-Baqî'.
Nous a rapporté Ibn As-Sarḥ et Aḥmad ibn Sa'îd Al-Hamdânî, qui ont dit : Nous a informé Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Usâmah, d'après Nâfi', dans ce hadith, qui a dit : Ensuite, je la revis plus tard dans sa maison.
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahyâ, d'après Muhammad ibn Abî Yahyâ, qui a dit : Mon père m'a raconté qu'il s'était rendu, avec un compagnon, auprès d'Abû Sa'îd pour lui rendre visite. En sortant de chez lui, nous avons rencontré un autre compagnon qui voulait y entrer. Nous sommes alors revenus sur nos pas et nous nous sommes assis dans la mosquée. Il vint nous informer qu'il avait entendu Abû Sa'îd al-Khudrî dire que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Les reptiles font partie des djinns. Si l'un de vous voit quelque chose dans sa maison, qu'il l'avertisse trois fois. S'il réapparaît, qu'il le tue, car c'est un démon. »*
Nous a rapporté Yazîd ibn Mawhab al-Ramlî, nous a rapporté al-Layth, d'après Ibn 'Ajlân, d'après Sayfiyy Abû Sa'îd, affranchi des Ansâr, d'après Abû al-Sâ'ib, qui a dit : Je me suis rendu auprès d'Abû Sa'îd al-Khudrî. Alors que j'étais assis chez lui, j'entendis un remuement sous son lit. Je regardai et vis un serpent. Je me levai, et Abû Sa'îd me demanda : *« Que t'arrive-t-il ? »* Je répondis : *« Il y a un serpent ici. »* Il dit : *« Que veux-tu faire ? »* Je répondis : *« Je veux le tuer. »* Il me désigna une maison dans sa demeure, en face de la sienne, et dit : *« Un cousin à moi vivait dans cette maison. Le jour de la bataille des Coalisés (al-Ahzâb), il demanda la permission d'aller voir sa famille, car il venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) la lui accorda et lui ordonna d'emporter ses armes. Il se rendit chez lui et trouva sa femme debout à la porte de la maison. Il lui fit signe avec sa lance, mais elle dit : "Ne te presse pas, attends de voir ce qui m'a fait sortir." Il entra dans la maison et vit un serpent effrayant. Il le transperça avec sa lance, puis le sortit, agité, au bout de sa lance. »* Il ajouta : *« Je ne sais lequel des deux mourut le premier, l'homme ou le serpent. »* Ses compagnons vinrent trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dirent : *« Invoque Allah pour qu'Il rende la vie à notre compagnon. »* Il dit : *« Demandez pardon pour votre compagnon. »* Puis il ajouta : *« Un groupe de djinns s'est converti à Médine. Si vous voyez l'un d'eux, avertissez-le trois fois. S'il réapparaît ensuite, tuez-le. »*
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahyâ, d'après Ibn 'Ajlân, ce même hadith en résumé : *« Qu'il l'avertisse trois fois. S'il réapparaît ensuite, qu'il le tue, car c'est un démon. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa'îd al-Hamdânî, nous a informé Ibn Wahb, qui a dit : Nous a informé Mâlik, d'après Sayfiyy, affranchi d'Ibn Aflah, qui a rapporté qu'Abû al-Sâ'ib, affranchi de Hishâm ibn Zuhra, entra chez Abû Sa'îd al-Khudrî. Il mentionna un récit similaire, plus complet : *« Avertissez-le pendant trois jours. S'il réapparaît après cela, tuez-le, car ce n'est qu'un démon. »*
Nous a rapporté Sa'îd ibn Sulaymân, d'après 'Alî ibn Hâshim, nous a rapporté Ibn Abî Laylâ, d'après Thâbit al-Bunânî, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Abî Laylâ, d'après son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) fut interrogé au sujet des serpents des maisons. Il dit : *« Lorsque vous en voyez dans vos demeures, dites : "Je vous adjure par l'alliance que Noé a prise avec vous, je vous adjure par l'alliance que Salomon a prise avec vous, de ne pas nous nuire." S'ils réapparaissent, tuez-les. »*
Nous a rapporté 'Amr ibn 'Awn, nous a informé Abû 'Awâna, d'après Mughîra, d'après Ibrâhîm, d'après Ibn Mas'ûd, qui a dit : *« Tuez tous les serpents, sauf le jann blanc qui ressemble à une tige d'argent. »* Abû Dâwûd a dit : Quelqu'un m'a rapporté que le jann ne plie pas en marchant. Si cela est exact, ce serait un signe distinctif, si Allah le veut.
Hadiths 5262https://sunnah.com/abudawud:5262
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِقَتْلِ الْوَزَغِ وَسَمَّاهُ فُوَيْسِقًا .
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal, nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, nous a rapporté Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Âmir ibn Sa'd, d'après son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné de tuer le lézard et l'a appelé *« fuwaysiq »* (petit malfaisant).
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Sabbâh al-Bazzâz, nous a rapporté Ismâ'îl ibn Zakariyyâ, d'après Suhayl, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui tue un lézard d'un premier coup aura tant et tant de bonnes actions. Celui qui le tue au deuxième coup en aura tant et tant, moins que le premier. Celui qui le tue au troisième coup en aura tant et tant, moins que le deuxième. »*
Hadiths 5264https://sunnah.com/abudawud:5264
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الصَّبَّاحِ الْبَزَّازُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ زَكَرِيَّا، عَنْ سُهَيْلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، أَوْ أُخْتِي عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ " فِي أَوَّلِ ضَرْبَةٍ سَبْعِينَ حَسَنَةً " .
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Sabbâh al-Bazzâz, nous a rapporté Ismâ'îl ibn Zakariyyâ, d'après Suhayl, qui a dit : Mon frère (ou ma sœur) m'a rapporté d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ), qu'il a dit : *« Au premier coup, soixante-dix bonnes actions. »*
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, d'après al-Mughîra – c'est-à-dire Ibn 'Abd al-Rahmân –, d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Un prophète parmi les prophètes s'était installé sous un arbre, lorsqu'une fourmi le piqua. Il ordonna qu'on emporte ses affaires de dessous l'arbre, puis il ordonna qu'on brûle la fourmilière. Allah lui révéla alors : "Pourquoi n'as-tu pas épargné une seule fourmi ?" »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Wahb, nous a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après Abû Salama ibn 'Abd al-Rahmân et Sa'îd ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Une fourmi piqua un prophète parmi les prophètes, qui ordonna de brûler le village des fourmis. Allah lui révéla : "Parce qu'une fourmi t'a piqué, tu as détruit une communauté parmi les communautés qui glorifient Allah." »*
Hadiths 5267https://sunnah.com/abudawud:5267
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ قَتْلِ أَرْبَعٍ مِنَ الدَّوَابِّ النَّمْلَةُ وَالنَّحْلَةُ وَالْهُدْهُدُ وَالصُّرَدُ .
Nous a rapporté Ahmad ibn Hanbal, nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, nous a rapporté Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn 'Utba, d'après Ibn 'Abbâs, que le Prophète (ﷺ) a interdit de tuer quatre animaux : la fourmi, l'abeille, la huppe et la pie-grièche.
Nous a rapporté Abû Sâlih, Mahbûb ibn Mûsâ, nous a informé Abû Ishâq al-Fazârî, d'après Abû Ishâq al-Shaybânî, d'après Ibn Sa'd – Abû Dâwûd a précisé qu'il s'agit d'al-Hasan ibn Sa'd –, d'après 'Abd al-Rahmân ibn 'Abd Allâh, d'après son père, qui a dit : Nous étions en voyage avec le Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'il s'éloigna pour un besoin. Nous vîmes une huppe avec ses deux oisillons. Nous prîmes les deux oisillons, et la huppe vint en battant des ailes. Le Prophète (ﷺ) arriva et dit : *« Qui a affligé cette mère en lui prenant ses petits ? Rendez-lui ses petits. »* Il vit aussi un village de fourmis que nous avions brûlé et demanda : *« Qui a brûlé ceci ? »* Nous répondîmes : *« Nous. »* Il dit : *« Il n'appartient qu'au Seigneur du Feu de châtier par le feu. »*
Hadiths 5269https://sunnah.com/abudawud:5269
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ خَالِدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عُثْمَانَ، أَنَّ طَبِيبًا، سَأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ضِفْدَعٍ يَجْعَلُهَا فِي دَوَاءٍ فَنَهَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ قَتْلِهَا .
Nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr, nous a informé Sufyân, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Sa'îd ibn Khâlid, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab, d'après 'Abd al-Rahmân ibn 'Uthmân, qu'un médecin interrogea le Prophète (ﷺ) au sujet d'une grenouille qu'il mettait dans un remède. Le Prophète (ﷺ) lui interdit de la tuer.
Nous a rapporté Hafs ibn 'Umar, nous a rapporté Shu'ba, d'après Qatâda, d'après 'Uqba ibn Suhbân, d'après 'Abd Allâh ibn Mughaffal, que le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit le jet de cailloux (khadhf). Il dit : *« Cela ne permet pas de chasser le gibier, ni de blesser un ennemi, mais cela peut crever un œil ou casser une dent. »*
Nous a rapporté Sulaymân ibn 'Abd al-Rahmân al-Dimashqî et 'Abd al-Wahhâb ibn 'Abd al-Rahîm al-Ashja'î, qui ont dit : Nous a rapporté Marwân, nous a rapporté Muhammad ibn Hassân – 'Abd al-Wahhâb a précisé qu'il était de Kûfa –, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Umm 'Atiyya al-Ansâriyya, qu'une femme pratiquait la circoncision à Médine. Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Ne coupe pas trop, car cela est plus agréable pour la femme et plus apprécié par le mari. »* Abû Dâwûd a dit : Ce hadith a été rapporté d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Amr, d'après 'Abd al-Malik, avec un sens et une chaîne similaires. Il a ajouté : Il n'est pas solide, et il a aussi été rapporté de manière mursala. Abû Dâwûd a dit : Muhammad ibn Hassân est inconnu, et ce hadith est faible.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz – c'est-à-dire Ibn Muhammad –, d'après Abî al-Yamân, d'après Shaddâd ibn Abî 'Amr ibn Himâs, d'après son père, d'après Hamza ibn Abî Usayd al-Ansârî, d'après son père, qu'il entendit le Messager d'Allah (ﷺ) dire alors qu'il sortait de la mosquée et que les hommes se mêlaient aux femmes sur le chemin : *« Ô femmes, restez en arrière, car il ne vous appartient pas de marcher au milieu de la route. Restez sur les côtés. »* Ainsi, la femme se collait au mur, au point que son vêtement s'y accrochait à cause de sa proximité.