Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, que nous a rapporté Sharîk, d'après al-Rukayn ibn al-Rabî', d'après Nu'aym ibn Hanzala, d'après 'Ammâr, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui a deux visages dans ce monde aura, le Jour de la Résurrection, deux langues de feu. »*
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama al-Qa'nabî, que nous a rapporté 'Abd al-'Azîz – c'est-à-dire Ibn Muhammad – d'après al-'Alâ', d'après son père, d'après Abû Hurayra, à qui l'on demanda : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que la médisance (ghîba) ? » Il répondit : *« C'est que tu mentionnes ton frère par ce qu'il déteste. »* On lui dit : « Et si ce que je dis se trouve réellement chez mon frère ? » Il répondit : *« Si ce que tu dis se trouve chez lui, tu as médit de lui. Et si ce n'est pas chez lui, tu as calomnié (bhtu). »*
Nous a rapporté Musaddad, que nous a rapporté Yahyâ, d'après Sufyân, qui a dit : 'Alî ibn al-Aqmar m'a rapporté, d'après Abû Hudhayfa, d'après 'Â'isha, qui a dit : Je dis au Prophète (ﷺ) : « Il te suffit de Safiyya, elle est comme ci et comme ça » – et Musaddad n'a pas précisé, mais elle voulait dire petite. Il répondit : *« Tu as prononcé une parole qui, si elle était mélangée à l'eau de la mer, la corromprait. »* Elle dit : Je mimai une personne devant lui, et il dit : *« Je n'aime pas imiter une personne, même si j'obtenais ceci et cela. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Awf, que nous a rapporté Abû al-Yamân, que nous a rapporté Shu'ayb, que nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Abî Husayn, que nous a rapporté Nawfal ibn Musâhiq, d'après Sa'îd ibn Zayd, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Certes, parmi les pires formes d'usure (ribâ) se trouve l'atteinte à l'honneur du musulman sans droit. »*
Nous a rapporté Ja'far ibn Musâfir, que nous a rapporté 'Amr ibn Abî Salama, qui a dit : Zuhayr nous a rapporté, d'après al-'Alâ' ibn 'Abd al-Rahmân, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Parmi les plus grands péchés capitaux se trouve le fait de porter atteinte à l'honneur d'un musulman sans droit, et parmi les péchés capitaux, le fait que deux personnes s'insultent mutuellement. »*
Nous a rapporté Ibn al-Musaffâ, que nous ont rapporté Baqiyya et Abû al-Mughîra, qui ont dit : Safwân nous a rapporté, que Râshid ibn Sa'd et 'Abd al-Rahmân ibn Jubayr ont rapporté, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Lors de mon ascension (mi'râj), je passai près d'un peuple qui avait des ongles de cuivre avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine. Je demandai : "Qui sont ceux-là, ô Jibrîl ?" Il répondit : "Ce sont ceux qui mangent la chair des gens et portent atteinte à leur honneur." »* Abû Dâwûd a dit : Yahyâ ibn 'Uthmân nous l'a rapporté d'après Baqiyya, sans mentionner Anas.
Nous a rapporté 'Outhmân ibn Abî Shayba, nous a rapporté Al-Aswad ibn 'Âmir, nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Ayyâsh, d'après Al-A'mash, d'après Sa'îd ibn 'Abdillâh ibn Jurayj, d'après Abû Barza Al-Aslamî, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Ô communauté de ceux qui ont cru par leur langue sans que la foi ne pénètre leur cœur ! Ne médisez pas des musulmans et ne recherchez pas leurs défauts, car quiconque recherche leurs défauts, Allâh recherchera ses défauts. Et quiconque Allâh recherche les défauts, Il l'humiliera dans sa propre demeure. »
Nous a rapporté Haywa ibn Shurayh Al-Misrî, nous a rapporté Baqiyya, d'après Ibn Thawbân, d'après son père, d'après Makhûl, d'après Waqqâs ibn Rabî'a, d'après Al-Mustawrid, qu'il lui a rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque nuit à un musulman en le calomniant d'une bouchée, Allâh le nourrira d'une bouchée semblable de l'Enfer. Quiconque habille un musulman d'un vêtement par calomnie, Allâh l'habillera d'un vêtement semblable de l'Enfer. Et quiconque se dresse pour un homme dans un but de ostentation et de recherche de renommée, Allâh le placera dans une position d'ostentation et de recherche de renommée le Jour de la Résurrection. »
Nous a rapporté Wâsil ibn 'Abd Al-A'lâ, nous a rapporté Asbât ibn Muhammad, d'après Hishâm ibn Sa'd, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Tout musulman est sacré pour le musulman : son sang, son honneur et ses biens. Il suffit à un homme de mal de mépriser son frère musulman. »
Nous a rapporté 'Abdullâh ibn Muhammad ibn Asmâ ibn 'Ubayd, nous a rapporté Ibn Al-Mubârak, d'après Yahyâ ibn Ayyûb, d'après 'Abdullâh ibn Sulaymân, d'après Ismâ'îl ibn Yahyâ Al-Ma'âfirî, d'après Sahl ibn Mu'âdh ibn Anas Al-Juhanî, d'après son père, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Quiconque protège un croyant d'un hypocrite... » – il a dit : « Je pense qu'il a dit : Allâh enverra un ange pour protéger sa chair le Jour de la Résurrection du feu de l'Enfer. Et quiconque accuse un musulman de quelque chose pour le déshonorer, Allâh le retiendra sur le pont de l'Enfer jusqu'à ce qu'il se rachète de ce qu'il a dit. »
Nous a rapporté Ishâq ibn As-Sabbâh, nous a rapporté Ibn Abî Maryam, nous a informé Al-Layth, qui a dit : m'a rapporté Yahyâ ibn Sulaym, qu'il a entendu Ismâ'îl ibn Bashîr dire : J'ai entendu Jâbir ibn 'Abdillâh et Abû Talha ibn Sahl Al-Ansârî dire que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Il n'est pas d'homme qui abandonne un musulman dans un endroit où son honneur est bafoué et où sa dignité est diminuée, sans qu'Allâh ne l'abandonne dans un lieu où il aimerait être secouru. Et il n'est pas d'homme qui secoure un musulman dans un endroit où sa dignité est diminuée et où son honneur est bafoué, sans qu'Allâh ne le secoure dans un lieu où il aimerait être secouru. » Yahyâ a dit : me l'ont également rapporté 'Ubaydullâh ibn 'Abdillâh ibn 'Umar et 'Uqba ibn Shaddâd. Abû Dâwûd a dit : Ce Yahyâ ibn Sulaym est Ibn Zayd, affranchi du Prophète (ﷺ), et Ismâ'îl ibn Bashîr est l'affranchi de Banû Maghâla. Il a aussi été dit 'Utba ibn Shaddâd à la place de 'Uqba.
Hadiths 4885https://sunnah.com/abudawud:4885
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ نَصْرٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ عَبْدِ الْوَارِثِ، مِنْ كِتَابِهِ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، حَدَّثَنَا الْجُرَيْرِيُّ، عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الْجُشَمِيِّ، قَالَ حَدَّثَنَا جُنْدُبٌ، قَالَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَأَنَاخَ رَاحِلَتَهُ ثُمَّ عَقَلَهَا ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَصَلَّى خَلْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا سَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَتَى رَاحِلَتَهُ فَأَطْلَقَهَا ثُمَّ رَكِبَ ثُمَّ نَادَى اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي وَمُحَمَّدًا وَلاَ تُشْرِكْ فِي رَحْمَتِنَا أَحَدًا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَتَقُولُونَ هُوَ أَضَلُّ أَمْ بَعِيرُهُ أَلَمْ تَسْمَعُوا إِلَى مَا قَالَ " . قَالُوا بَلَى .
Nous a rapporté 'Alî ibn Nasr, nous a informé 'Abd As-Samad ibn 'Abd Al-Wârith, d'après son livre, qui a dit : m'a rapporté mon père, nous a rapporté Al-Jurayrî, d'après Abû 'Abdillâh Al-Jushamî, qui a dit : nous a rapporté Jundub, qui a dit : Un bédouin vint, fit s'agenouiller sa monture, l'attacha, puis entra dans la mosquée et pria derrière le Messager d'Allâh (ﷺ). Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) salua, le bédouin alla vers sa monture, la détacha, puis monta et s'écria : « Ô Allâh, fais-moi miséricorde ainsi qu'à Muhammad, et n'associe personne à Ta miséricorde. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit alors : « Dites-vous qu'il est plus égaré que sa monture ? N'avez-vous pas entendu ce qu'il a dit ? » Ils répondirent : « Si. »
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd, nous a rapporté Ibn Thawr, d'après Ma'mar, d'après Qatâda, qui a dit : « L'un d'entre vous ne peut-il être comme Abû Daygham – ou Damdam, Ibn 'Ubayd a eu un doute – qui, lorsqu'il se levait le matin, disait : "Ô Allâh, j'ai fait don de mon honneur à Tes serviteurs." »
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Hammâd, d'après Thâbit, d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Ajlân, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « L'un d'entre vous ne peut-il être comme Abû Damdam ? » Ils dirent : « Et qui est Abû Damdam ? » Il dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés. » Selon le même sens, il dit : « Mon honneur est pour celui qui m'insulte. » Abû Dâwûd a dit : Hâshim ibn Al-Qâsim l'a rapporté d'après Muhammad ibn 'Abdillâh Al-'Ammî, d'après Thâbit, qui a dit : nous a rapporté Anas, d'après le Prophète (ﷺ), selon le même sens. Abû Dâwûd a dit : Le hadith de Hammâd est plus authentique.
Hadiths 4888https://sunnah.com/abudawud:4888
حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ مُحَمَّدٍ الرَّمْلِيُّ، وَابْنُ، عَوْفٍ - وَهَذَا لَفْظُهُ - قَالاَ حَدَّثَنَا الْفِرْيَابِيُّ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ ثَوْرٍ، عَنْ رَاشِدِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّكَ إِنِ اتَّبَعْتَ عَوْرَاتِ النَّاسِ أَفْسَدْتَهُمْ أَوْ كِدْتَ أَنْ تُفْسِدَهُمْ " . فَقَالَ أَبُو الدَّرْدَاءِ كَلِمَةٌ سَمِعَهَا مُعَاوِيَةُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفَعَهُ اللَّهُ تَعَالَى بِهَا .
Nous a rapporté 'Îsâ ibn Muhammad Ar-Ramlî et Ibn 'Awf – et voici ses termes –, ils ont dit : nous a rapporté Al-Firyâbî, d'après Sufyân, d'après Thawr, d'après Râshid ibn Sa'd, d'après Mu'âwiya, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allâh (ﷺ) dire : « Si tu suis les défauts des gens, tu les corrompras ou tu seras sur le point de les corrompre. » Abû Ad-Dardâ' dit alors : « Une parole que Mu'âwiya a entendue du Messager d'Allâh (ﷺ) et dont Allâh le Très-Haut lui a fait profiter. »
Nous a rapporté Sa'îd ibn 'Amr Al-Hadramî, nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, nous a rapporté Damdam ibn Zur'a, d'après Shurayh ibn 'Ubayd, d'après Jubayr ibn Nufayr, Kathîr ibn Murra, 'Amr ibn Al-Aswad, Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib et Abû Umâma, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Certes, lorsque le gouverneur cherche à semer le doute parmi les gens, il les corrompt. »
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après Al-A'mash, d'après Zayd ibn Wahb, qui a dit : On vint voir Ibn Mas'ûd et on lui dit : « Voici untel, sa barbe dégoutte de vin. » 'Abdullâh dit alors : « Nous avons été interdits de nous livrer à l'espionnage, mais si quelque chose nous apparaît clairement, nous agissons en conséquence. »
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, nous a rapporté 'Abdullâh ibn Al-Mubârak, d'après Ibrâhîm ibn Nashît, d'après Ka'b ibn 'Alqama, d'après Abû Al-Haytham, d'après 'Uqba ibn 'Âmir, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Quiconque voit un défaut et le couvre est comme celui qui sauve une fille enterrée vivante. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté Ibn Abî Maryam, nous a informé Al-Layth, qui a dit : m'a rapporté Ibrâhîm ibn Nashît, d'après Ka'b ibn 'Alqama, qu'il a entendu Abû Al-Haytham mentionner qu'il a entendu Dukhayn, le scribe de 'Uqba ibn 'Âmir, dire : Nous avions des voisins qui buvaient du vin, alors je les ai réprimandés, mais ils n'ont pas cessé. Je dis alors à 'Uqba ibn 'Âmir : « Ces voisins boivent du vin et je les ai réprimandés, mais ils n'ont pas cessé. Je vais donc appeler les gardes. » Il me dit : « Laisse-les. » Je revins ensuite voir 'Uqba une seconde fois et lui dis : « Nos voisins refusent de cesser de boire du vin, et je vais appeler les gardes. » Il dit : « Malheur à toi, laisse-les. J'ai entendu le Messager d'Allâh (ﷺ) » – puis il mentionna le sens du hadith de Muslim. Abû Dâwûd a dit : Hâshim ibn Al-Qâsim a rapporté d'après Al-Layth dans ce hadith : « Ne fais pas cela, mais exhorte-les et menace-les. »