Nous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, nous a rapporté Muḥammad ibn Khālid ibn ‘Athma, nous a rapporté ‘Abd Allāh ibn al-Munīb – c’est-à-dire al-Madanī – qui a dit : m’a informé Hichām ibn ‘Urwa, d’après ‘Urwa, d’après ‘Ā’icha (qu’Allah l’agrée) que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Il n’est pas permis à un musulman de bouder un autre musulman plus de trois jours. Lorsqu’il le rencontre, qu’il lui adresse le salām trois fois. S’il ne lui répond pas, il portera son péché. »*
Nous a rapporté Muḥammad ibn aṣ-Ṣabbāḥ al-Bazzāz, nous a rapporté Yazīd ibn Hārūn, nous a informé Sufyān ath-Thawrī, d’après Manṣūr, d’après Abū Ḥāzim, d’après Abū Hurayra qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Il n’est pas permis à un musulman de bouder son frère plus de trois jours. Celui qui boude plus de trois jours et meurt entrera en Enfer. »*
Nous a rapporté Ibn as-Sarḥ, nous a rapporté Ibn Wahb, d’après Ḥaywa, d’après Abū ‘Uthmān al-Walīd ibn Abī al-Walīd, d’après ‘Imrān ibn Abī Anas, d’après Abū Khirāch as-Sulamī qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Celui qui boude son frère pendant un an est comme celui qui verse son sang. »*
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Abū ‘Awāna, d’après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d’après son père, d’après Abū Hurayra que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Les portes du Paradis s’ouvrent chaque lundi et jeudi. En ces deux jours, sont pardonnés tous les serviteurs qui n’associent rien à Allah, sauf celui qui entretient une rancune envers son frère. On dit alors : "Attendez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient." »* Abū Dāwūd a dit : *« Le Prophète (ﷺ) a boudé certaines de ses épouses pendant quarante jours, et Ibn ‘Umar a boudé un de ses fils jusqu’à ce qu’il meure. »* Abū Dāwūd a ajouté : *« Lorsque la bouderie est pour Allah, elle n’entre pas dans cette catégorie. ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, quant à lui, a détourné son visage d’un homme. »*
Hadiths 4917https://sunnah.com/abudawud:4917
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ وَلاَ تَحَسَّسُوا وَلاَ تَجَسَّسُوا " .
Nous a rapporté ‘Abd Allāh ibn Maslama, d’après Mālik, d’après Abū az-Zinād, d’après al-A‘raj, d’après Abū Hurayra que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Méfiez-vous de la suspicion, car la suspicion est le plus mensonger des discours. N’espionnez pas, ne fouillez pas [les défauts d’autrui]. »*
Nous a rapporté Ar-Rabî' ibn Sulaymân Al-Mu'adhdhin, nous a rapporté Ibn Wahb, d'après Sulaymân (c'est-à-dire Ibn Bilâl), d'après Kathîr ibn Zayd, d'après Al-Walîd ibn Rabâh, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Le croyant est le miroir du croyant, et le croyant est le frère du croyant : il préserve ses biens et le protège par-derrière. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-'Alâ', nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après Al-A'mash, d'après 'Amr ibn Murra, d'après Sâlim, d'après Umm Ad-Dardâ', d'après Abû Ad-Dardâ' qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Ne voulez-vous pas que je vous informe de ce qui est meilleur que le degré du jeûne, de la prière et de l'aumône ? »* Ils dirent : « Si. » Il dit : *« Réconcilier les cœurs, car la corruption des relations est ce qui rase (la foi). »*
Nous a rapporté Nasr ibn 'Alî, nous a informé Sufyân, d'après Az-Zuhrî – et nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Ismâ'îl – et nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad ibn Shabbuwayh Al-Marwazî, nous a rapporté 'Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zuhrî, d'après Humayd ibn 'Abd Ar-Rahmân, d'après sa mère, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Ne ment pas celui qui cherche à réconcilier entre deux personnes. »* Ahmad ibn Muhammad et Musaddad ont dit : *« N'est pas menteur celui qui réconcilie entre les gens en disant du bien ou en transmettant du bien. »*
Nous a rapporté Ar-Rabî' ibn Sulaymân Al-Jîzî, nous a rapporté Abû Al-Aswad, d'après Nâfi' (c'est-à-dire Ibn Yazîd), d'après Ibn Al-Hâd, qu'Abd Al-Wahhâb ibn Abî Bakr lui a rapporté, d'après Ibn Shihâb, d'après Humayd ibn 'Abd Ar-Rahmân, d'après sa mère Umm Kulthûm bint 'Uqba, qui a dit : Je n'ai pas entendu le Messager d'Allah (ﷺ) permettre le mensonge sauf en trois cas. Le Messager d'Allah (ﷺ) disait : *« Je ne le considère pas comme menteur : l'homme qui réconcilie entre les gens en disant des paroles sans autre intention que la réconciliation, l'homme qui parle en temps de guerre, et l'homme qui parle à son épouse ou la femme qui parle à son époux. »*
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Bishr, d'après Khâlid ibn Dhakwân, d'après Ar-Rubayyi' bint Mu'awwidh ibn 'Afrâ' qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) vint me voir le matin de mon mariage et s'assit sur mon lit comme tu es assis près de moi. Des jeunes servantes se mirent à frapper du tambourin et à pleurer ceux de mes ancêtres qui avaient été tués à Badr, jusqu'à ce que l'une d'elles dise : *« Parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. »* Il dit alors : *« Laisse cela et dis ce que tu disais auparavant. »*
Hadiths 4923https://sunnah.com/abudawud:4923
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ لَعِبَتِ الْحَبَشَةُ لِقُدُومِهِ فَرَحًا بِذَلِكَ لَعِبُوا بِحِرَابِهِمْ .
Nous a rapporté Al-Hasan ibn 'Alî, nous a rapporté 'Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après Thâbit, d'après Anas, qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) arriva à Médine, les Abyssins jouèrent en son honneur par joie, manipulant leurs lances.
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Ubayd Allah Al-Ghudânî, nous a rapporté Al-Walîd ibn Muslim, nous a rapporté Sa'îd ibn 'Abd Al-'Azîz, d'après Sulaymân ibn Mûsâ, d'après Nâfi', qui a dit : Ibn 'Umar entendit un joueur de flûte – il dit – alors il mit ses doigts dans ses oreilles et s'écarta du chemin, puis il me dit : « Ô Nâfi', entends-tu quelque chose ? » Je répondis : « Non. » Il retira alors ses doigts de ses oreilles et dit : *« J'étais avec le Prophète (ﷺ) lorsqu'il entendit une chose semblable et fit de même. »* Abû 'Alî Al-Lu'lu'î a dit : J'ai entendu Abû Dâwûd dire que ce hadith est *munkar* (réprouvé).
Nous a rapporté Mahmûd ibn Khâlid, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Mut'im ibn Al-Miqdâm, qui a dit : Nous a rapporté Nâfi' : J'étais en croupe derrière Ibn 'Umar lorsqu'il passa près d'un berger qui jouait de la flûte, et il mentionna un récit semblable. Abû Dâwûd a dit : *« Sulaymân ibn Mûsâ a été intercalé entre Mut'im et Nâfi'. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Ibrâhîm, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Ja'far Ar-Raqqî, qui a dit : Nous a rapporté Abû Al-Malîh, d'après Maymûn, d'après Nâfi', qui a dit : Nous étions avec Ibn 'Umar lorsqu'il entendit le son d'un joueur de flûte, et il mentionna un récit semblable. Abû Dâwûd a dit : *« Celui-ci est encore plus *munkar* (réprouvé) que les précédents. »*
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, qui a dit : Nous a rapporté Salâm ibn Miskîn, d'après un cheikh qui avait assisté à une noce avec Abû Wâ'il : Ils se mirent à jouer et à chanter. Abû Wâ'il dénoua alors son vêtement et dit : *« J'ai entendu 'Abd Allah (ibn Mas'ûd) dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Le chant fait pousser l'hypocrisie dans le cœur.' »*
Nous a rapporté Hârûn ibn 'Abd Allah et Muhammad ibn Al-'Alâ', qu'Abû Usâma leur a informés, d'après Mufaddal ibn Yûnus, d'après Al-Awzâ'î, d'après Abû Yasâr Al-Qurashî, d'après Abû Hâshim, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) fut informé d'un *mukhannath* (efféminé) qui avait teint ses mains et ses pieds au henné. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Qu'a-t-il donc ? »* On lui répondit : « Ô Messager d'Allah, il imite les femmes. » Il ordonna alors de l'exiler à An-Naqî'. On dit : « Ô Messager d'Allah, ne le tuons-nous pas ? » Il répondit : *« Je suis interdit de tuer ceux qui prient. »* Abû Usâma a dit : *« An-Naqî' est une région près de Médine, et non Al-Baqî'. »*
Hadiths 4929https://sunnah.com/abudawud:4929
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ هِشَامٍ، - يَعْنِي ابْنَ عُرْوَةَ - عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أُمِّ سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا مُخَنَّثٌ وَهُوَ يَقُولُ لِعَبْدِ اللَّهِ أَخِيهَا إِنْ يَفْتَحِ اللَّهُ الطَّائِفَ غَدًا دَلَلْتُكَ عَلَى امْرَأَةٍ تُقْبِلُ بِأَرْبَعٍ وَتُدْبِرُ بِثَمَانٍ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَخْرِجُوهُمْ مِنْ بُيُوتِكُمْ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ الْمَرْأَةُ كَانَ لَهَا أَرْبَعُ عُكَنٍ فِي بَطْنِهَا .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Wakî', d'après Hishâm (c'est-à-dire Ibn 'Urwa), d'après son père, d'après Zaynab bint Umm Salama, d'après Umm Salama, que le Prophète (ﷺ) entra chez elle alors qu'un *mukhannath* était présent. Celui-ci disait à 'Abd Allah, le frère d'Umm Salama : *« Si Allah ouvre At-Tâ'if demain, je te conduirai vers une femme qui se présente avec quatre plis et se retire avec huit. »* Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Sortez-les de vos maisons. »* Abû Dâwûd a dit : *« La femme avait quatre plis sur le ventre. »*
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, nous a rapporté Hishâm, d'après Yahyâ, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, que le Prophète (ﷺ) a maudit les *mukhannathûn* (efféminés) parmi les hommes et les *mutarajjilât* (celles qui imitent les hommes) parmi les femmes, et il dit : *« Sortez-les de vos maisons »* et *« Sortez untel et untel »* (en désignant certains *mukhannathûn*).
Hadiths 4931https://sunnah.com/abudawud:4931
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كُنْتُ أَلْعَبُ بِالْبَنَاتِ فَرُبَّمَا دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي الْجَوَارِي فَإِذَا دَخَلَ خَرَجْنَ وَإِذَا خَرَجَ دَخَلْنَ .
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Hammâd, d'après Hishâm ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Â'isha, qui a dit : *« Je jouais avec des poupées, et parfois le Messager d'Allah (ﷺ) entrait chez moi alors que mes compagnes étaient présentes. Dès qu'il entrait, elles sortaient, et lorsqu'il sortait, elles revenaient. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Awf, nous a rapporté Sa'îd ibn Abî Maryam, nous a informé Yahyâ ibn Ayyûb, qui a dit : M'a rapporté 'Umâra ibn Ghaziyya, que Muhammad ibn Ibrâhîm lui a rapporté, d'après Abû Salama ibn 'Abd Ar-Rahmân, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) revint d'une expédition à Tabûk ou Khaybar, et dans mon réduit se trouvait un rideau. Un vent se leva et souleva un coin du rideau, découvrant des poupées avec lesquelles je jouais. Il dit : 'Qu'est-ce que cela, ô 'Â'isha ?' Je répondis : 'Mes filles.' Il vit parmi elles un cheval avec deux ailes en tissu et dit : 'Qu'est-ce que je vois au milieu d'elles ?' Je répondis : 'Un cheval.' Il dit : 'Et qu'a-t-il sur le dos ?' Je répondis : 'Deux ailes.' Il dit : 'Un cheval avec deux ailes ?' Je répondis : 'N'as-tu pas entendu que Salomon avait des chevaux avec des ailes ?' Elle dit : Il rit alors au point que je vis ses molaires. »*