Nous a rapporté Ishâq ibn Mansûr, nous a informé 'Abd al-Razzâq, nous a informé al-Thawrî, d'après Sâlih al-Hamdânî, d'après al-Sha'bî, d'après 'Abd Khayr al-Hadramî, d'après Zayd ibn Arqam, qui a dit : On vint trouver 'Alî ibn Abî Tâlib alors qu'il était au Yémen au sujet de trois hommes qui avaient eu des rapports avec une femme lors d'une même période de pureté. Il interrogea deux d'entre eux : *« Reconnaissez-vous que cet enfant est de lui ? »* Ils répondirent : *« Non. »* Puis il interrogea les deux autres, et ils répondirent de même. Chaque fois qu'il interrogeait deux d'entre eux, ils niaient. Il tira alors au sort entre eux et attribua l'enfant à celui que le sort désigna, lui imposant les deux tiers du prix du sang. Cela fut rapporté au Prophète (ﷺ), qui rit jusqu'à ce que ses molaires apparaissent.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, Hishâm ibn 'Ammâr et Muhammad ibn al-Sabbâh, qui ont dit : Nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyaynah, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwah, d'après 'Â'ishah, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) entra un jour chez moi, le visage radieux, et dit : *« Ô 'Â'ishah, n'as-tu pas vu que Mujazziz al-Mudlijî est entré chez moi, a vu Usâmah et Zayd couverts d'une couverture, leurs têtes dissimulées mais leurs pieds apparents, et a dit : "Ces pieds font partie les uns des autres." »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf, nous a rapporté Isrâ'îl, nous a rapporté Simâk ibn Harb, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, que les Quraysh vinrent trouver une femme devineresse et lui dirent : *« Informe-nous qui, parmi nous, a l'empreinte la plus semblable à celle de l'homme de la Station (Ibrâhîm). »* Elle dit : *« Si vous traînez un vêtement sur cette plaine et marchez dessus, je vous le dirai. »* Ils traînèrent un vêtement, puis marchèrent dessus. Elle aperçut alors l'empreinte du Messager d'Allah (ﷺ) et dit : *« Celui-ci est le plus proche de lui en ressemblance. »* Puis, après cela, vingt ans passèrent – ou ce que Allah voulut – avant qu'Allah n'envoie Muhammad (ﷺ).
Nous a rapporté Hishâm ibn 'Ammâr, nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyaynah, d'après Ziyâd ibn Sa'd, d'après Hilâl ibn Abî Maymûnah, d'après Abî Maymûnah, d'après Abû Hurayrah, que le Prophète (ﷺ) donna le choix à un jeune garçon entre son père et sa mère, en disant : *« Ô jeune garçon, voici ta mère et voici ton père. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Ulayyah, d'après 'Uthmân al-Battî, d'après 'Abd al-Hamîd ibn Salamah, d'après son père, d'après son grand-père, que ses deux parents se disputèrent auprès du Prophète (ﷺ), l'un étant mécréant et l'autre musulman. Il lui donna le choix, et l'enfant se tourna vers le mécréant. Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Ô Allah, guide-le ! »* L'enfant se tourna alors vers le musulman, et le Prophète (ﷺ) le lui attribua.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Khâlid ibn Makhlad, nous a rapporté Kathîr ibn 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn 'Awf, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« La conciliation est permise entre les musulmans, sauf une conciliation qui rendrait licite ce qui est illicite ou illicite ce qui est licite. »*
Hadiths 2354https://sunnah.com/ibnmajah:2354
حَدَّثَنَا أَزْهَرُ بْنُ مَرْوَانَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَجُلاً، كَانَ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي عُقْدَتِهِ ضَعْفٌ وَكَانَ يُبَايِعُ وَأَنَّ أَهْلَهُ أَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ احْجُرْ عَلَيْهِ . فَدَعَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَنَهَاهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لاَ أَصْبِرُ عَنِ الْبَيْعِ . فَقَالَ " إِذَا بَايَعْتَ فَقُلْ هَا وَلاَ خِلاَبَةَ " .
Nous a rapporté Azhar ibn Marwân, nous a rapporté 'Abd al-A'lâ, nous a rapporté Sa'îd, d'après Qatâdah, d'après Anas ibn Mâlik, qu'un homme, à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), avait un esprit faible et concluait des ventes. Sa famille vint trouver le Prophète (ﷺ) et dit : *« Ô Messager d'Allah, interdis-lui de commercer. »* Le Prophète (ﷺ) le fit venir et lui interdit cela. L'homme dit : *« Ô Messager d'Allah, je ne peux m'abstenir de commercer. »* Il lui dit alors : *« Lorsque tu conclus une vente, dis : "Sans tromperie", puis tu as un délai de trois nuits pour chaque marchandise que tu achètes : si tu es satisfait, garde-la ; si tu es mécontent, rends-la à son propriétaire. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, nous a rapporté 'Abd al-A'lâ, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après Muhammad ibn Yahyâ ibn Hibbân, qui a dit : C'est mon grand-père, Munqidh ibn 'Amr, qui était un homme ayant reçu un coup à la tête qui lui avait brisé la langue. Malgré cela, il ne cessait de commercer et était toujours lésé. Il vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui mentionna cela. Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Lorsque tu conclus une vente, dis : "Sans tromperie." Puis, pour toute marchandise que tu achètes, tu as un délai de trois nuits pour choisir : si tu es satisfait, garde-la ; si tu es mécontent, rends-la à son propriétaire. »*
Hadiths 2356https://sunnah.com/ibnmajah:2356
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا شَبَابَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الأَشَجِّ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ أُصِيبَ رَجُلٌ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ثِمَارٍ ابْتَاعَهَا فَكَثُرَ دَيْنُهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَصَدَّقُوا عَلَيْهِ " . فَتَصَدَّقَ النَّاسُ عَلَيْهِ فَلَمْ يَبْلُغْ ذَلِكَ وَفَاءَ دَيْنِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خُذُوا مَا وَجَدْتُمْ وَلَيْسَ لَكُمْ إِلاَّ ذَلِكَ " . يَعْنِي الْغُرَمَاءَ .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Shabâbah, nous a rapporté al-Layth ibn Sa'd, d'après Bukayr ibn 'Abd Allâh ibn al-Ashajj, d'après 'Iyâd ibn 'Abd Allâh ibn Sa'd, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : Un homme, à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), subit une perte dans des fruits qu'il avait achetés, et ses dettes s'alourdirent. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Faites l'aumône pour lui. »* Les gens firent l'aumône pour lui, mais cela ne suffit pas à couvrir sa dette. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : *« Prenez ce que vous trouvez, et vous n'aurez rien de plus. »* (Il s'adressait aux créanciers.)
Hadiths 2357https://sunnah.com/ibnmajah:2357
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُسْلِمِ بْنِ هُرْمُزٍ، عَنْ سَلَمَةَ الْمَكِّيِّ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَلَعَ مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ مِنْ غُرَمَائِهِ ثُمَّ اسْتَعْمَلَهُ عَلَى الْيَمَنِ فَقَالَ مُعَاذٌ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَخْلَصَنِي بِمَالِي ثُمَّ اسْتَعْمَلَنِي .
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Abû 'Âsim, nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Muslim ibn Hurmuz, d'après Salamah al-Makkî, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh, que le Messager d'Allah (ﷺ) libéra Mu'âdh ibn Jabal de ses créanciers, puis le nomma gouverneur du Yémen. Mu'âdh dit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a libéré de mes dettes, puis m'a nommé gouverneur. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyaynah – et nous a rapporté Muhammad ibn Rumh, nous a informé al-Layth ibn Sa'd, tous deux d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Abû Bakr ibn Muhammad ibn 'Amr ibn Hazm, d'après 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, d'après Abû Bakr ibn 'Abd al-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm, d'après Abû Hurayrah, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui retrouve son bien en nature chez un homme en faillite a plus de droit sur ce bien que les autres créanciers. »*
Nous a rapporté Hishâm ibn 'Ammâr, nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, d'après Mûsâ ibn 'Uqbah, d'après al-Zuhrî, d'après Abû Bakr ibn 'Abd al-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm, d'après Abû Hurayrah, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Si un homme vend une marchandise et la retrouve en nature chez un homme en faillite sans avoir perçu le moindre paiement, elle lui revient. S'il a perçu une partie du prix, il est alors au même rang que les autres créanciers. »*
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn al-Mundhir al-Hizâmî et 'Abd al-Rahmân ibn Ibrâhîm al-Dimashqî, qui ont dit : Nous a rapporté Ibn Abî Fudayk, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Abû al-Mu'tamir ibn 'Amr ibn Râfi', d'après Ibn Khaldah al-Zuraqî, qui était juge à Médine, qui a dit : Nous vînmes trouver Abû Hurayrah au sujet d'un de nos compagnons en faillite. Il dit : *« Voici ce sur quoi le Prophète (ﷺ) a jugé : "Si un homme meurt ou fait faillite, le propriétaire de la marchandise a plus de droit sur son bien s'il le retrouve en nature." »*
Nous a rapporté 'Amr ibn 'Uthmân ibn Sa'îd ibn Kathîr ibn Dînâr al-Himsi, nous a rapporté al-Yamân ibn 'Adiyy, nous a rapporté al-Zubaidî, Muhammad ibn 'Abd ar-Rahmân, d'après az-Zuhrî, d'après Abû Salamah, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Tout homme qui meurt alors qu'il détient un bien appartenant à autrui, qu'il en ait réclamé une partie ou non, ce bien sera traité comme celui des créanciers (c'est-à-dire partagé entre eux). »
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shaybah et 'Amr ibn Râfi', ils ont dit : Nous a rapporté Jarîr, d'après Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après 'Ubaydah as-Salmânî qui a dit : 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) a dit : On demanda au Messager d'Allah (ﷺ) : « Qui sont les meilleurs des hommes ? » Il répondit : « Ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Ensuite viendront des gens dont le témoignage de l'un précédera son serment, et son serment précédera son témoignage. »
Nous a rapporté 'Abdullah ibn al-Jarrâh, nous a rapporté Jarîr, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) nous a fait un sermon à al-Jâbiyah et a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé parmi nous comme je me lève parmi vous et a dit : « Prenez garde à bien me respecter dans mes Compagnons, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Ensuite, le mensonge se répandra au point qu'un homme témoignera sans qu'on le lui demande, et jurera sans qu'on le lui demande. »
Nous a rapporté 'Alî ibn Muhammad et Muhammad ibn 'Abd ar-Rahmân al-Ju'fî, ils ont dit : Nous a rapporté Zayd ibn al-Hubâb al-'Uklî, m'a informé Ubayy ibn 'Abbâs ibn Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî, nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Amr ibn Hazm, nous a rapporté Muhammad ibn 'Abdullah ibn 'Amr ibn 'Uthmân ibn 'Affân, nous a rapporté Khârijah ibn Zayd ibn Thâbit, m'a informé 'Abd ar-Rahmân ibn Abî 'Amrah al-Ansârî qu'il a entendu Zayd ibn Khâlid al-Juhanî (qu'Allah l'agrée) dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Le meilleur des témoins est celui qui apporte son témoignage avant qu'on ne le lui demande. »
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn Yûsuf al-Jubayrî et Jamîl ibn al-Hasan al-'Atakî, ils ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Marwân al-'Ijlî, nous a rapporté 'Abd al-Malik ibn Abî Nadrah, d'après son père, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Il a récité ce verset : *« Ô vous qui avez cru ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée... »* jusqu'à *« ...si vous vous faites mutuellement confiance »* (Coran 2:282), puis il a dit : « Ce verset a abrogé ce qui le précédait. »
Nous a rapporté Ayyûb ibn Muhammad ar-Raqqî, nous a rapporté Ma'mar ibn Sulaymân, et nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, ils ont dit : Nous a rapporté Hajjâj ibn Arṭâh, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le témoignage d'un traître ou d'une traîtresse n'est pas valable, ni celui d'un homme puni pour un hadd en Islam, ni celui d'une personne nourrissant de la rancœur envers son frère. »
Nous a rapporté Harmalah ibn Yahyâ, nous a rapporté 'Abdullah ibn Wahb, m'a informé Nâfi' ibn Yazîd, d'après Ibn al-Hâd, d'après Muhammad ibn 'Amr ibn 'Aṭâ', d'après 'Aṭâ' ibn Yasâr, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qu'il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Le témoignage d'un bédouin contre un citadin n'est pas valable. »