Le mal et le remède

Chirk et grands péchés

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يُسَوَى الْفَقِيرُ بِالذَّاتِ الضَّعِيفُ بِالذَّاتِ الْعَاجِزُ بِالذَّاتِ الْمُحْتَاجُ بِالذَّاتِ، الَّذِي لَيْسَ لَهُ مِنْ ذَاتِهِ إِلَّا الْعَدَمُ، بِالْغَنِيِّ بِالذَّاتِ، الْقَادِرِ بِالذَّاتِ، الَّذِي غِنَاهُ، وَقُدْرَتُهُ وَمُلْكُهُ وَجُودُهُ، وَإِحْسَانُهُ، وَعِلْمُهُ، وَرَحْمَتُهُ، وَكَمَالُهُ الْمُطْلَقُ التَّامُّ مِنْ لَوَازِمِ ذَاتِهِ؟

فَأَيُّ ظُلْمٍ أَقْبَحُ مِنْ هَذَا؟ وَأَيُّ حُكْمٍ أَشَدُّ جَوْرًا مِنْهُ؟ حَيْثُ عَدَلَ مَنْ لَا عِدْلَ لَهُ بِخَلْقِهِ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ - ثُمَّ الَّذِينَ كَفَرُوا بِرَبِّهِمْ يَعْدِلُونَ
سُورَةُ الْأَنْعَامِ: ١
.

فَعَدَلَ الْمُشْرِكُ مَنْ خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ، بِمَنْ لَا يَمْلِكُ لِنَفْسِهِ وَلَا لِغَيْرِهِ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ فِي السَّمَاوَاتِ وَلَا فِي الْأَرْضِ، فَيَا لَكَ مِنْ عَدْلٍ تَضَمَّنَ أَكْبَرَ الظُّلْمِ وَأَقْبَحَهُ.

فَصْلٌ الشِّرْكُ فِي الْأَفْعَالِ وَالْأَقْوَالِ وَالْإِرَادَاتِ وَالنِّيَّاتِ

وَيَتْبَعُ هَذَا الشِّرْكَ الشِّرْكُ بِهِ سُبْحَانَهُ فِي الْأَفْعَالِ، وَالْأَقْوَالِ، وَالْإِرَادَاتِ، وَالنِّيَّاتِ، فَالشِّرْكُ فِي الْأَفْعَالِ كَالسُّجُودِ لِغَيْرِهِ، وَالطَّوَافِ بِغَيْرِ بَيْتِهِ، وَحَلْقِ الرَّأْسِ عُبُودِيَّةً وَخُضُوعًا لِغَيْرِهِ، وَتَقْبِيلِ الْأَحْجَارِ غَيْرِ الْحَجَرِ الْأَسْوَدِ الَّذِي هُوَ يَمِينُ اللَّهِ فِي الْأَرْضِ، وَتَقْبِيلِ الْقُبُورِ وَاسْتِلَامِهَا، وَالسُّجُودِ لَهَا، وَقَدْ لَعَنَ النَّبِيُّ ﷺ مَنِ اتَّخَذَ قُبُورَ الْأَنْبِيَاءِ وَالصَّالِحِينَ مَسَاجِدَ يُصَلِّي لِلَّهِ فِيهَا، فَكَيْفَ بِمَنِ اتَّخَذَ الْقُبُورَ أَوْثَانًا يَعْبُدُهَا مِنْ دُونِ اللَّهِ؟

فَفِي الصَّحِيحَيْنِ عَنْهُ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «لَعَنَ اللَّهُ الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ» .
وَفِي الصَّحِيحِ عَنْهُ: «إِنَّ شِرَارَ النَّاسِ مَنْ تُدْرِكُهُمُ السَّاعَةُ وَهُمْ أَحْيَاءُ، وَالَّذِينَ يَتَّخِذُونَ الْقُبُورَ مَسَاجِدَ» .
وَفِي الصَّحِيحِ أَيْضًا عَنْهُ: «إِنَّ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَانُوا يَتَّخِذُونَ الْقُبُورَ مَسَاجِدَ، أَلَا فَلَا تَتَّخِذُوا الْقُبُورَ مَسَاجِدَ، فَإِنِّي أَنْهَاكُمْ عَنْ ذَلِكَ» .
وَفِي مُسْنَدِ الْإِمَامِ أَحْمَدَ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - وَصَحِيحِ ابْنِ حِبَّانَ عَنْهُ ﷺ: «لَعَنَ اللَّهُ زَوَّارَاتِ الْقُبُورِ، وَالْمُتَّخِذِينَ عَلَيْهَا الْمَسَاجِدَ وَالسُّرُجَ» .
وَقَالَ: «اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ» .

Traduction

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Le pauvre par essence, le faible par essence, l’incapable par essence, le nécessiteux par essence – celui dont l’être même n’est que néant – est-il mis sur un pied d’égalité avec le Riche par essence, le Puissant par essence, dont la richesse, la puissance, la souveraineté, la générosité, la bienfaisance, la science, la miséricorde et la perfection absolue et totale sont des attributs inhérents à Son essence ?

Quel injustice est plus odieuse que celle-ci ? Et quel jugement est plus inique que celui qui assimile Celui qui n’a point d’égal à Ses créatures, comme l’a dit le Très-Haut : « Louange à Allah qui a créé les cieux et la terre, et établi les ténèbres et la lumière. Pourtant, ceux qui ont mécru donnent des égaux à leur Seigneur ! » [Sourate Al-An‘âm : 1].

Ainsi, le polythéiste met sur le même plan Celui qui a créé les cieux et la terre, et établi les ténèbres et la lumière, avec celui qui ne possède, pour lui-même ni pour autrui, fût-ce le poids d’un atome dans les cieux ou sur la terre ! Ô quelle équité qui recèle la pire et la plus hideuse des injustices !

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Chapitre : Le polythéisme dans les actes, les paroles, les volontés et les intentions

Ce polythéisme s’accompagne du polythéisme envers Lui – exalté soit-Il – dans les actes, les paroles, les volontés et les intentions.

Le polythéisme dans les actes comprend : - la prosternation devant un autre que Lui, - les circumambulations autour d’un autre que Sa Maison, - le rasage de la tête en signe d’adoration et de soumission à un autre que Lui, - le baiser des pierres autres que la Pierre Noire, qui est la « main droite d’Allah sur terre », - le baiser des tombes et leur toucher rituel, - la prosternation devant elles.

Or, le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a maudit ceux qui prennent les tombes des prophètes et des pieux comme mosquées pour y prier Allah. Que dire alors de ceux qui prennent les tombes pour idoles et les adorent en dehors d’Allah ?

Dans les deux Sahîh (Al-Bukhârî et Muslim), il est rapporté qu’il – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit :

« Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées. »

Dans le Sahîh, il est rapporté :

« Les pires des hommes sont ceux que l’Heure surprendra vivants, ainsi que ceux qui prennent les tombes comme mosquées. »

Et dans un autre hadith authentique :

« Ceux qui vous ont précédés prenaient les tombes comme mosquées. Eh bien ! Ne prenez pas les tombes comme mosquées, car je vous l’interdis. »

Dans le Musnad de l’imam Ahmad – qu’Allah lui fasse miséricorde – et le Sahîh d’Ibn Hibbân, il est rapporté qu’il – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit :

« Qu’Allah maudisse les visiteuses de tombes, ceux qui y érigent des mosquées et y allument des lampes. »

Et il a dit :

« La colère d’Allah s’est intensifiée contre un peuple qui a pris les tombes de ses prophètes comme mosquées. »

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وَقَالَ: «إِنَّ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ، كَانَ إِذَا مَاتَ فِيهِمُ الرَّجُلُ الصَّالِحُ، بَنَوْا عَلَى قَبْرِهِ مَسْجِدًا، وَصَوَّرُوا فِيهِ تِلْكَ الصُّوَرَ، أُولَئِكَ شِرَارُ الْخَلْقِ عِنْدَ اللَّهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ» .

فَهَذَا حَالُ مَنْ سَجَدَ لِلَّهِ فِي مَسْجِدٍ عَلَى قَبْرٍ، فَكَيْفَ حَالُ مَنْ سَجَدَ لِلْقَبْرِ نَفْسِهِ؟

وَقَدْ قَالَ النَّبِيُّ ﷺ: «اللَّهُمَّ لَا تَجْعَلْ قَبْرِي وَثَنًا يُعْبَدُ» ، وَقَدْ حَمَى النَّبِيُّ ﷺ جَانِبَ التَّوْحِيدِ أَعْظَمَ حِمَايَةٍ، حَتَّى نَهَى عَنْ صَلَاةِ التَّطَوُّعِ لِلَّهِ سُبْحَانَهُ عِنْدَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَعِنْدَ غُرُوبِهَا؛ لِئَلَّا يَكُونَ ذَرِيعَةً إِلَى التَّشَبُّهِ بِعُبَّادِ الشَّمْسِ الَّذِينَ يَسْجُدُونَ لَهَا فِي هَاتَيْنِ الْحَالَتَيْنِ.

وَسَدَّ الذَّرِيعَةَ بِأَنْ مَنَعَ الصَّلَاةَ بَعْدَ الْعَصْرِ وَالصُّبْحِ؛ لِاتِّصَالِ هَذَيْنِ الْوَقْتَيْنِ بِالْوَقْتَيْنِ اللَّذَيْنِ يَسْجُدُ الْمُشْرِكُونَ فِيهِمَا لِلشَّمْسِ.

وَأَمَّا السُّجُودُ لِغَيْرِ اللَّهِ فَقَالَ: «لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ إِلَّا لِلَّهِ» .
وَ " لَا يَنْبَغِي " فِي كَلَامِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - لِلَّذِي هُوَ فِي غَايَةِ الِامْتِنَاعِ شَرْعًا، كَقَوْلِهِ تَعَالَى:
وَمَا يَنْبَغِي لِلرَّحْمَنِ أَنْ يَتَّخِذَ وَلَدًا
سُورَةُ مَرْيَمَ: ٩٢
.
وَقَوْلِهِ:
وَمَا يَنْبَغِي لَهُ
سُورَةُ يس: ٦٩
.
وَقَوْلِهِ:
وَمَا تَنَزَّلَتْ بِهِ الشَّيَاطِينُ - وَمَا يَنْبَغِي لَهُمْ
سُورَةُ الشُّعَرَاءِ: ٢١٠ - ٢١١
.
وَقَوْلِهِ:
مَا كَانَ يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَتَّخِذَ مِنْ دُونِكَ مِنْ أَوْلِيَاءَ
سُورَةُ الْفُرْقَانِ: ١٨

فَصْلٌ الشِّرْكُ فِي اللَّفْظِ

وَمِنَ الشِّرْكِ بِهِ سُبْحَانَهُ الشِّرْكُ بِهِ فِي اللَّفْظِ، كَالْحَلِفِ بِغَيْرِهِ، كَمَا رَوَاهُ أَحْمَدُ وَأَبُو دَاوُدَ عَنْهُ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ حَلَفَ بِغَيْرِ اللَّهِ فَقَدْ أَشْرَكَ» صَحَّحَهُ الْحَاكِمُ وَابْنُ حِبَّانَ.
وَمِنْ ذَلِكَ قَوْلُ الْقَائِلِ لِلْمَخْلُوقِ: مَا شَاءَ اللَّهُ وَشِئْتَ، كَمَا «ثَبَتَ عَنِ النَّبِيِّ ﷺ أَنَّهُ قَالَ لَهُ رَجُلٌ: مَا شَاءَ اللَّهُ وَشِئْتَ، فَقَالَ: أَجَعَلْتَنِي لِلَّهِ نِدًّا؟ قُلْ مَا شَاءَ اللَّهُ وَحْدَهُ.»

Traduction

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Il a dit : « Certes, ceux qui vous ont précédés, lorsqu’un homme vertueux mourait parmi eux, construisaient sur sa tombe une mosquée et y plaçaient ces images. Ceux-là sont les pires des créatures auprès d’Allah au Jour de la Résurrection. »

Ainsi, quelle est la condition de celui qui se prosterne pour Allah dans une mosquée bâtie sur une tombe ? Comment donc serait la condition de celui qui se prosterne devant la tombe elle-même ?

Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah, ne fais pas de ma tombe une idole que l’on adore. » Et le Prophète (ﷺ) a protégé le dogme de l’unicité divine (Tawhid) avec la plus grande vigilance, allant jusqu’à interdire les prières surérogatoires pour Allah, exalté soit-Il, au lever et au coucher du soleil, afin d’éviter toute ressemblance avec les adorateurs du soleil qui se prosternent devant lui en ces deux moments.

Il a également obstrué toute voie (sadd al-dharî‘a) en interdisant la prière après la prière de l’après-midi (‘Asr) et celle de l’aube (Fajr), en raison du lien entre ces deux périodes et les moments où les associateurs se prosternent devant le soleil.

Quant à la prosternation devant autre qu’Allah, il a dit : « Il ne convient à personne de se prosterner devant quiconque, si ce n’est devant Allah. » Or, l’expression « il ne convient pas » (lâ yanbaghi), dans le discours d’Allah et de Son Messager (ﷺ), désigne ce qui est absolument interdit par la loi religieuse, comme dans Sa parole, exalté soit-Il : « Il ne convient pas au Miséricordieux de prendre un enfant » (Sourate Maryam, 19:92), et Sa parole : « Cela ne Lui convient pas » (Sourate Yâ-Sîn, 36:69), ainsi que : « Les démons ne sont pas descendus avec lui, et cela ne leur convient pas » (Sourate Al-Shu‘arâ’, 26:210-211), et Sa parole : « Il ne nous convenait pas de prendre en dehors de Toi des protecteurs » (Sourate Al-Furqân, 25:18).

Chapitre : L’associationnisme dans la parole

Chapitre

L’associationnisme dans la parole

Parmi les formes d’associationnisme (shirk) envers Allah, exalté soit-Il, figure l’associationnisme dans la parole, comme le fait de jurer par autre que Lui. Ainsi, Ahmad et Abû Dâwûd rapportent d’après lui (ﷺ) qu’il a dit : « Celui qui jure par autre qu’Allah a commis un acte d’associationnisme. » Al-Hâkim et Ibn Hibbân l’ont jugé authentique.

Parmi ces formes figure également la parole de celui qui dit à une créature : « Ce qu’Allah et toi avez voulu », comme il est établi que le Prophète (ﷺ) a dit à un homme qui lui avait dit : « Ce qu’Allah et toi avez voulu » : « M’as-tu placé comme égal à Allah ? Dis plutôt : Ce qu’Allah seul a voulu. »

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هَذَا مَعَ أَنَّ اللَّهَ قَدْ أَثْبَتَ لِلْعَبْدِ مَشِيئَةً، كَقَوْلِهِ:
لِمَنْ شَاءَ مِنْكُمْ أَنْ يَسْتَقِيمَ
سُورَةُ التَّكْوِيرِ: ٢٨
.

فَكَيْفَ بِمَنْ يَقُولُ: أَنَا مُتَوَكِّلٌ عَلَى اللَّهِ وَعَلَيْكَ، وَأَنَا فِي حَسْبِ اللَّهِ وَحَسْبِكَ، وَمَا لِي إِلَّا اللَّهُ وَأَنْتَ، وَهَذَا مِنَ اللَّهِ وَمِنْكَ، وَهَذَا مِنْ بَرَكَاتِ اللَّهِ وَبَرَكَاتِكَ، وَاللَّهُ لِي فِي السَّمَاءِ وَأَنْتَ فِي الْأَرْضِ. أَوْ يَقُولُ: وَاللَّهِ، وَحَيَاةِ فُلَانٍ، أَوْ يَقُولُ نَذْرًا لِلَّهِ وَلِفُلَانٍ، وَأَنَا تَائِبٌ لِلَّهِ وَلِفُلَانٍ، أَوْ أَرْجُو اللَّهَ وَفُلَانًا، وَنَحْوُ ذَلِكَ. فَوَازِنْ بَيْنَ هَذِهِ الْأَلْفَاظِ وَبَيْنَ قَوْلِ الْقَائِلِ: مَا شَاءَ اللَّهُ وَشِئْتَ. ثُمَّ انْظُرْ أَيُّهُمَا أَفْحَشُ، يَتَبَيَّنْ لَكَ أَنَّ قَائِلَهَا أَوْلَى بِجَوَابِ النَّبِيِّ ﷺ لِقَائِلِ تِلْكَ الْكَلِمَةِ، وَأَنَّهُ إِذَا كَانَ قَدْ جَعَلَهُ نِدًّا لِلَّهِ بِهَا، فَهَذَا قَدْ جَعَلَ مَنْ لَا يُدَانِي رَسُولَ اللَّهِ ﷺ فِي شَيْءٍ مِنَ الْأَشْيَاءِ - بَلْ لَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ مِنْ أَعْدَائِهِ - نِدًّا لِرَبِّ الْعَالَمِينَ، فَالسُّجُودُ، وَالْعِبَادَةُ، وَالتَّوَكُّلُ، وَالْإِنَابَةُ، وَالتَّقْوَى، وَالْخَشْيَةُ، وَالْحَسْبُ، وَالتَّوْبَةُ، وَالنَّذْرُ، وَالْحَلِفُ، وَالتَّسْبِيحُ، وَالتَّكْبِيرُ، وَالتَّهْلِيلُ، وَالتَّحْمِيدُ، وَالِاسْتِغْفَارُ، وَحَلْقُ الرَّأْسِ خُضُوعًا وَتَعَبُّدًا، وَالطَّوَافُ بِالْبَيْتِ، وَالدُّعَاءُ، كُلُّ ذَلِكَ مَحْضُ حَقِّ اللَّهِ، لَا يَصْلُحُ وَلَا يَنْبَغِي لِسِوَاهُ: مِنْ مَلَكٍ مُقَرَّبٍ وَلَا نَبِيٍّ مُرْسَلٍ.

وَفِي مُسْنَدِ الْإِمَامِ أَحْمَدَ «أَنَّ رَجُلًا أُتِيَ بِهِ إِلَى النَّبِيِّ ﷺ قَدْ أَذْنَبَ ذَنْبًا، فَلَمَّا وَقَفَ بَيْنَ يَدَيْهِ، قَالَ: اللَّهُمَّ إِنِّي أَتُوبُ إِلَيْكَ وَلَا أَتُوبُ إِلَى مُحَمَّدٍ، فَقَالَ: عَرَفَ الْحَقَّ لِأَهْلِهِ» .

فَصْلٌ الشِّرْكُ فِي الْإِرَادَاتِ وَالنِّيَّاتِ

وَأَمَّا الشَّرَكُ فِي الْإِرَادَاتِ وَالنِّيَّاتِ، فَذَلِكَ الْبَحْرُ الَّذِي لَا سَاحِلَ لَهُ، وَقَلَّ مَنْ يَنْجُو مِنْهُ، مَنْ أَرَادَ بِعَمَلِهِ غَيْرَ وَجْهِ اللَّهِ، وَنَوَى شَيْئًا غَيْرَ التَّقَرُّبِ إِلَيْهِ، وَطَلَبَ الْجَزَاءَ مِنْهُ، فَقَدْ أَشْرَكَ فِي نِيَّتِهِ وَإِرَادَتِهِ. وَالْإِخْلَاصُ: أَنْ يُخْلِصَ لِلَّهِ فِي أَفْعَالِهِ وَأَقْوَالِهِ وَإِرَادَتِهِ وَنِيَّتِهِ، وَهَذِهِ هِيَ الْحَنِيفِيَّةُ مِلَّةُ إِبْرَاهِيمَ الَّتِي أَمَرَ اللَّهُ بِهَا عِبَادَهُ كُلَّهُمْ، وَلَا يَقْبَلُ مِنْ أَحَدٍ غَيْرَهَا، وَهِيَ حَقِيقَةُ الْإِسْلَامِ.

وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الْإِسْلَامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الْآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ
سُورَةُ آلِ عِمْرَانَ: ٨٥
.

وَهِيَ مِلَّةُ إِبْرَاهِيمَ الَّتِي مَنْ رَغِبَ عَنْهَا فَهُوَ مِنْ أَسَفَهِ السُّفَهَاءِ.

فَصْلٌ حَقِيقَةُ الشِّرْكِ

Traduction

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Ceci, alors même que Dieu a reconnu à l’homme une volonté, comme Il le dit

« À quiconque parmi vous voudra suivre le droit chemin » (Sourate At-Takwîr, 81:28).

Comment donc qualifier celui qui dit

« Je m’en remets à Dieu et à toi », « Je me suffis de Dieu et de toi », « Je n’ai d’autre recours que Dieu et toi », « Ceci vient de Dieu et de toi », « Ceci relève des bénédictions de Dieu et des tiennes », « Dieu est mon garant au ciel, et toi sur terre » ?

Ou encore celui qui dit

« Par Dieu et par la vie d’Untel ! », « Je fais vœu pour Dieu et pour Untel », « Je me repens devant Dieu et devant Untel », « J’espère en Dieu et en Untel »,

et autres expressions semblables ?

Compare ces paroles avec celles de celui qui dit

« Ce que Dieu et toi ont voulu »,

puis examine laquelle est la plus grave.

Il t’apparaîtra clairement que leur auteur mérite davantage la réponse que le Prophète (ﷺ) adressa à celui qui prononça cette parole, et que si ce dernier fut considéré comme ayant fait de son interlocuteur un égal à Dieu, celui-là a fait de quelqu’un qui n’atteint en rien le rang du Messager de Dieu (ﷺ) – voire qui en est peut-être un ennemi – un égal au Seigneur des mondes.

Car la prosternation, l’adoration, la confiance absolue (*tawakkul*), le retour à Dieu (*inâba*), la piété, la crainte révérencielle, le fait de se suffire de Lui, le repentir, le vœu, le serment, la glorification, la proclamation de Sa grandeur, l’attestation de Son unicité, la louange, la demande de pardon, le rasage de la tête en signe de soumission et d’adoration, le *tawâf* autour de la Kaaba, l’invocation… tout cela relève exclusivement du droit de Dieu.

Il n’est permis ni convenable de les attribuer à un autre, fût-ce un ange rapproché ou un prophète envoyé.

Dans le *Musnad* de l’imam Ahmad, il est rapporté

« Un homme fut amené au Prophète (ﷺ) pour avoir commis un péché. Lorsqu’il se tint devant lui, il dit : “Ô Dieu, je me repens auprès de Toi et ne me repens pas auprès de Muhammad.” Le Prophète (ﷺ) dit alors : “Il a reconnu le droit à qui de droit.” »

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Chapitre : Le polythéisme dans les volontés et les intentions

Le polythéisme dans les volontés et les intentions est cet océan sans rivage, dont peu réchappent. Quiconque agit en recherchant autre chose que la Face de Dieu, ou forme une intention autre que de se rapprocher de Lui et d’obtenir Sa récompense, a associé dans son intention et sa volonté.

L’*ikhlâs* (sincérité exclusive) consiste à purifier pour Dieu ses actes, ses paroles, sa volonté et son intention.

Telle est la hanîfiyya, la religion d’Abraham, que Dieu a prescrite à l’ensemble de Ses serviteurs et dont Il n’agrée aucune autre. Elle est l’essence même de l’islam : « Quiconque désire une religion autre que l’islam, cela ne sera point accepté de lui, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » (Sourate Âl ‘Imrân, 3:85). C’est la religion d’Abraham, et quiconque s’en détourne compte parmi les plus insensés des insensés.

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Chapitre : La réalité du polythéisme

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Si vous souhaitez des ajustements (ex. : plus de notes explicatives, une traduction plus littérale de certains termes), n'hésitez pas à me le préciser.

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إِذَا عَرَفْتَ هَذِهِ الْمُقَدِّمَةَ انْفَتَحَ لَكَ بَابُ الْجَوَابِ عَنِ السُّؤَالِ الْمَذْكُورِ، فَنَقُولُ، وَمِنَ اللَّهِ وَحْدَهُ نَسْتَمِدُّ الصَّوَابَ: حَقِيقَةُ الشِّرْكِ: هُوَ التَّشَبُّهُ بِالْخَالِقِ وَتَشْبِيهُ الْمَخْلُوقِ بِهِ، هَذَا هُوَ التَّشْبِيهُ فِي الْحَقِيقَةِ، لَا إِثْبَاتُ صِفَاتِ الْكَمَالِ الَّتِي وَصَفَ اللَّهُ بِهَا نَفْسَهُ، وَوَصَفَهُ بِهَا رَسُولُهُ، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَعَكَسَ الْأَمْرَ مَنْ نَكَسَ اللَّهُ قَلَبَهُ وَأَعْمَى بَصِيرَتَهُ وَأَرْكَسَهُ بِكَسْبِهِ، وَجَعَلَ التَّوْحِيدَ تَشْبِيهًا وَالتَّشْبِيهَ تَعْظِيمًا وَطَاعَةً، فَالْمُشْرِكُ مُشَبِّهٌ لِلْمَخْلُوقِ بِالْخَالِقِ فِي خَصَائِصِ الْإِلَهِيَّةِ. فَإِنَّ مِنْ خَصَائِصِ الْإِلَهِيَّةِ التَّفَرُّدَ بِمِلْكِ الضُّرِّ وَالنَّفْعِ وَالْعَطَاءِ وَالْمَنْعِ، وَذَلِكَ يُوجِبُ تَعْلِيقَ الدُّعَاءِ وَالْخَوْفِ وَالرَّجَاءِ وَالتَّوَكُّلِ بِهِ وَحْدَهُ، فَمَنْ عَلَّقَ ذَلِكَ بِمَخْلُوقٍ فَقَدْ شَبَّهَهُ بِالْخَالِقِ وَجَعَلَ مَنْ لَا يَمْلِكُ لِنَفْسِهِ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا، وَلَا مَوْتًا وَلَا حَيَاةً وَلَا نُشُورًا، فَضْلًا عَنْ غَيْرِهِ - شَبِيهًا بِمَنْ لَهُ الْأَمْرُ كُلُّهُ، فَأَزِمَّةُ الْأُمُورِ كُلِّهَا بِيَدَيْهِ، وَمَرْجِعُهَا إِلَيْهِ، فَمَا شَاءَ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ، لَا مَانِعَ لِمَا أَعْطَى، وَلَا مُعْطِيَ لِمَا مَنَعَ، بَلْ إِذَا فَتَحَ لِعَبْدِهِ بَابَ رَحْمَتِهِ لَمْ يُمْسِكْهَا أَحَدٌ، وَإِنْ أَمْسَكَهَا عَنْهُ لَمْ يُرْسِلْهَا إِلَيْهِ أَحَدٌ. فَمِنْ أَقْبَحِ التَّشْبِيهِ: تَشْبِيهُ هَذَا الْعَاجِزِ الْفَقِيرِ بِالذَّاتِ بِالْقَادِرِ الْغَنِيِّ بِالذَّاتِ. وَمِنْ خَصَائِصِ الْإِلَهِيَّةِ: الْكَمَالُ الْمُطْلَقُ مِنْ جَمِيعِ الْوُجُوهِ الَّذِي لَا نَقْصَ فِيهِ بِوَجْهٍ مِنَ الْوُجُوهِ، وَذَلِكَ يُوجِبُ أَنْ تَكُونَ الْعِبَادَةُ كُلُّهَا لَهُ وَحْدَهُ، وَالتَّعْظِيمُ وَالْإِجْلَالُ وَالْخَشْيَةُ وَالدُّعَاءُ وَالرَّجَاءُ وَالْإِنَابَةُ وَالتَّوْبَةُ وَالتَّوَكُّلُ وَالِاسْتِعَانَةُ، وَغَايَةُ الذُّلِّ مَعَ غَايَةِ الْحُبِّ - كُلُّ ذَلِكَ يَجِبُ عَقْلًا وَشَرْعًا وَفِطْرَةً أَنْ يَكُونَ لَهُ وَحْدَهُ، وَيَمْتَنِعُ عَقْلًا وَشَرْعًا وَفِطْرَةً أَنْ يَكُونَ لِغَيْرِهِ، فَمَنْ جَعَلَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ لِغَيْرِهِ فَقَدْ شَبَّهَ ذَلِكَ الْغَيْرَ بِمَنْ لَا شَبِيهَ لَهُ وَلَا مَثِيلَ وَلَا نِدَّ لَهُ، وَذَلِكَ أَقْبَحُ التَّشْبِيهِ وَأَبْطَلُهُ، وَلِشِدَّةِ قُبْحِهِ وَتَضَمُّنِهِ غَايَةَ الظُّلْمِ أَخْبَرَ سُبْحَانَهُ عِبَادَهُ أَنَّهُ لَا يَغْفِرُهُ، مَعَ أَنَّهُ كَتَبَ عَلَى نَفْسِهِ الرَّحْمَةَ. وَمِنْ خَصَائِصِ الْإِلَهِيَّةِ: الْعُبُودِيَّةُ الَّتِي قَامَتْ عَلَى سَاقَيْنِ لَا قِوَامَ لَهَا بِدُونِهِمَا: غَايَةِ الْحُبِّ، مَعَ غَايَةِ الذُّلِّ. هَذَا تَمَامُ الْعُبُودِيَّةِ، وَتَفَاوُتُ مَنَازِلِ الْخَلْقِ فِيهَا بِحَسَبِ تَفَاوُتِهِمْ فِي هَذَيْنِ الْأَصْلَيْنِ. فَمَنْ أَعْطَى حُبَّهُ وَذُلَّهُ وَخُضُوعَهُ لِغَيْرِ اللَّهِ فَقَدْ شَبَّهَهُ بِهِ فِي خَالِصِ حَقِّهِ، وَهَذَا مِنَ الْمُحَالِ أَنْ تَجِيءَ بِهِ شَرِيعَةٌ مِنَ الشَّرَائِعِ، وَقُبْحُهُ مُسْتَقِرٌّ فِي كُلِّ فِطْرَةٍ وَعَقْلٍ، وَلَكِنْ غَيَّرَتِ

Traduction

Lorsque vous aurez saisi cette introduction, la réponse à la question mentionnée s’éclairera à vous. Nous disons donc, et c’est à Allah seul que nous demandons la justesse :

La réalité du polythéisme (shirk) consiste à assimiler le Créateur à la créature et à attribuer à celle-ci des caractéristiques divines. Tel est le véritable tashbîh (assimilation), et non l’affirmation des attributs de perfection par lesquels Allah s’est Lui-même décrit et par lesquels Son Messager (ﷺ) L’a décrit. Celui dont Allah a renversé le cœur, aveuglé la clairvoyance et précipité dans l’égarement par ses propres actes a inversé l’ordre des choses : il a fait du tawhîd (unicité) une assimilation et de l’assimilation un acte d’adoration et d’obéissance. Ainsi, le polythéiste (mushrik) assimile la créature au Créateur dans les attributs exclusifs de la divinité.

Parmi les attributs exclusifs de la divinité figure l’exclusivité du pouvoir sur le préjudice, le bienfait, l’octroi et la privation. Cela implique que l’invocation (du‘â’), la crainte (khawf), l’espoir (rajâ’), la confiance (tawakkul) ne doivent être adressés qu’à Lui seul. Quiconque attribue cela à une créature a assimilé celle-ci au Créateur, faisant de ce qui ne possède ni pouvoir sur son propre préjudice ni sur son propre bienfait, ni sur sa mort, ni sur sa vie, ni sur sa résurrection – et encore moins sur autrui – l’égal de Celui à qui appartient toute chose, dont les rênes de l’univers sont entre Ses mains et vers qui tout retourne. Ce qu’Il veut advient, et ce qu’Il ne veut pas n’advient pas. Nul ne peut retenir ce qu’Il donne, ni donner ce qu’Il retient. Lorsqu’Il ouvre à Son serviteur les portes de Sa miséricorde, nul ne peut la retenir ; et s’Il la lui refuse, nul ne peut la lui accorder.

L’une des pires formes d’assimilation consiste à comparer cet être impuissant et pauvre en essence au Tout-Puissant, Riche par essence.

Parmi les attributs exclusifs de la divinité figure également la perfection absolue sous tous ses aspects, sans aucune déficience sous quelque rapport que ce soit. Cela exige que toute adoration Lui soit réservée exclusivement : la vénération, le respect, la crainte, l’invocation, l’espoir, le repentir, la confiance, l’assistance, et l’extrême humilité associée à l’extrême amour. Tout cela doit Lui être voué exclusivement, par la raison, la loi religieuse (shar‘) et la nature primordiale (fitra). Il est rationnellement, légalement et naturellement impossible que cela soit adressé à un autre que Lui. Quiconque attribue ne serait-ce qu’une partie de cela à un autre a assimilé cet autre à Celui qui n’a ni semblable, ni égal, ni pareil. Cette assimilation est la plus vile et la plus nulle. En raison de sa gravité et de l’injustice extrême qu’elle implique, Allah (qu’Il soit exalté) a informé Ses serviteurs qu’Il ne la pardonnerait pas, bien qu’Il se soit prescrit à Lui-même la miséricorde.

Parmi les attributs exclusifs de la divinité figure encore l’adoration (‘ubûdiyya), qui repose sur deux piliers sans lesquels elle ne saurait exister : l’extrême amour, associé à l’extrême humilité. Telle est la perfection de l’adoration, et les degrés des créatures en celle-ci varient selon leur degré dans ces deux fondements.

Quiconque voue son amour, son humilité et sa soumission à un autre qu’Allah a assimilé cet autre à Lui dans ce qui Lui revient en propre. Or, il est impossible qu’une loi religieuse (sharî‘a) parmi les lois divines puisse prescrire une telle chose. Sa laideur est ancrée dans toute nature saine et toute raison droite, mais les cœurs ont été altérés…

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الشَّيَاطِينُ فِطَرَ الْخَلْقِ وَعُقُولَهُمْ وَأَفْسَدَتْهَا عَلَيْهِمْ، وَاجْتَالَتْهُمْ عَنْهَا، وَمَضَى عَلَى الْفِطْرَةِ الْأُولَى مَنْ سَبَقَتْ لَهُ مِنَ اللَّهِ الْحُسْنَى، فَأَرْسَلَ إِلَيْهِمْ رُسُلَهُ، وَأَنْزَلَ عَلَيْهِمْ كُتُبَهُ بِمَا يُوَافِقُ فِطَرَهُمْ وَعُقُولَهُمْ، فَازْدَادُوا بِذَلِكَ نُورًا عَلَى نُورٍ،
يَهْدِي اللَّهُ لِنُورِهِ مَنْ يَشَاءُ
النُّورِ: ٣٥
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إِذَا عُرِفَ هَذَا فَمِنْ خَصَائِصِ الْإِلَهِيَّةِ السُّجُودُ، فَمَنْ سَجَدَ لِغَيْرِهِ فَقَدْ شَبَّهَ الْمَخْلُوقَ بِهِ. وَمِنْهَا: التَّوَكُّلُ، فَمَنْ تَوَكَّلَ عَلَى غَيْرِهِ فَقَدْ شَبَّهَهُ بِهِ. وَمِنْهَا: التَّوْبَةُ، فَمَنْ تَابَ لِغَيْرِهِ فَقَدْ شَبَّهَهُ بِهِ. وَمِنْهَا: الْحَلِفُ بِاسْمِهِ تَعْظِيمًا وَإِجْلَالًا لَهُ، فَمَنْ حَلَفَ بِغَيْرِهِ فَقَدْ شَبَّهَهُ بِهِ، هَذَا فِي جَانِبِ التَّشْبِيهِ. وَأَمَّا فِي جَانِبِ التَّشَبُّهِ بِهِ: فَمَنْ تَعَاظَمَ وَتَكَبَّرَ وَدَعَا النَّاسَ إِلَى إِطْرَائِهِ فِي الْمَدْحِ وَالتَّعْظِيمِ وَالْخُضُوعِ وَالرَّجَاءِ، وَتَعْلِيقِ الْقَلْبِ بِهِ خَوْفًا وَرَجَاءً وَالْتِجَاءً وَاسْتِعَانَةً، فَقَدْ تَشَبَّهَ بِاللَّهِ وَنَازَعَهُ فِي رُبُوبِيَّتِهِ وَإِلَهِيَّتِهِ، وَهُوَ حَقِيقٌ بِأَنْ يُهِينَهُ غَايَةَ الْهَوَانِ، وَيُذِلَّهُ غَايَةَ الذُّلِّ، وَيَجْعَلَهُ تَحْتَ أَقْدَامِ خَلْقِهِ.

وَفِي الصَّحِيحِ عَنْهُ ﷺ قَالَ: «يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: " الْعَظَمَةُ إِزَارِي، وَالْكِبْرِيَاءُ رِدَائِي، فَمَنْ نَازَعَنِي وَاحِدًا مِنْهُمَا عَذَّبْتُهُ ".»

وَإِذَا كَانَ الْمُصَوِّرُ الَّذِي يَصْنَعُ الصُّورَةَ بِيَدِهِ مِنْ أَشَدِّ النَّاسِ عَذَابًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ لِتَشَبُّهِهِ بِاللَّهِ فِي مُجَرَّدِ الصُّورَةِ، فَمَا الظَّنُّ بِالتَّشَبُّهِ بِاللَّهِ فِي الرُّبُوبِيَّةِ وَالْإِلَهِيَّةِ؟

كَمَا قَالَ النَّبِيُّ ﷺ: «أَشَدُّ النَّاسِ عَذَابًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ الْمُصَوِّرُونَ، يُقَالُ لَهُمْ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ» .
وَفِي الصَّحِيحَيْنِ عَنْهُ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: [وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ ذَهَبَ يَخْلُقُ خَلْقًا كَخَلْقِي، فَلْيَخْلُقُوا ذَرَّةً، فَلْيَخْلُقُوا شَعِيرَةً] » ، فَنَبَّهَ بِالذَّرَّةِ وَالشَّعِيرَةِ عَلَى مَا هُوَ أَعْظَمُ مِنْهَا وَأَكْبَرُ.

وَالْمَقْصُودُ: أَنَّ هَذَا حَالُ مَنْ تَشَبَّهَ بِهِ فِي صَنْعَةِ صُورَةٍ، فَكَيْفَ حَالُ مَنْ تَشَبَّهَ بِهِ فِي خَوَاصِّ رُبُوبِيَّتِهِ وَإِلَهِيَّتِهِ؟ وَكَذَلِكَ مَنْ تَشَبَّهَ بِهِ فِي الِاسْمِ الَّذِي لَا يَنْبَغِي إِلَّا لِلَّهِ وَحْدَهُ، كَمَلِكِ الْمُلُوكِ، وَحَاكِمِ الْحُكَّامِ، وَنَحْوِهِ. وَقَدْ ثَبَتَ فِي الصَّحِيحِ عَنِ النَّبِيِّ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «إِنَّ أَخْنَعَ الْأَسْمَاءِ عِنْدَ اللَّهِ رَجُلٌ يُسَمَّى

Traduction

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Les démons ont corrompu la nature originelle (fitra) de la création et leurs intelligences, les détournant de celle-ci. Cependant, celui pour qui Allah a décrété le bien a persisté dans la première fitra. C’est pourquoi Il leur a envoyé Ses messagers et révélé Ses livres, conformément à leur nature et à leur raison, afin qu’ils s’illuminent d’une lumière sur une autre lumière. « Allah guide vers Sa lumière qui Il veut » [Sourate An-Nûr, 35].

Une fois cela établi, parmi les attributs exclusifs de la divinité figure l’adoration par la prosternation (as-sujûd). Quiconque se prosterne devant un autre que Lui a alors assimilé la créature au Créateur.

Parmi ces attributs figure aussi la confiance absolue en Allah (at-tawakkul). Quiconque place sa confiance en un autre que Lui L’a assimilé à Sa créature.

De même, le repentir (at-tawba) : quiconque se repent devant un autre que Lui L’a assimilé à Sa créature.

Il en va de même pour le serment prononcé en Son nom, par vénération et glorification. Quiconque prête serment par un autre que Lui L’a assimilé à Sa créature. Ceci concerne l’aspect de l’assimilation (tachbîh).

Quant à l’aspect de l’imitation (tachabbuh) de Ses attributs, celui qui s’enorgueillit, se montre orgueilleux, appelle les gens à le louer, à le magnifier, à s’humilier devant lui, à placer en lui leurs espoirs, à attacher leur cœur à lui par crainte, espoir, refuge ou demande d’aide, celui-là a imité Allah et Lui a disputé Sa rubûbiyya (seigneurie) et Son ulûhiyya (divinité). Il mérite alors d’être rabaissé au comble de l’avilissement, humilié au summum de l’abaissement, et foulé aux pieds par Ses créatures.

Dans un hadith authentique, le Prophète (ﷺ) rapporte qu’Allah (عز وجل) a dit : « La grandeur est Mon izâr (vêtement inférieur), et l’orgueil est Mon ridâ’ (vêtement supérieur). Quiconque Me dispute l’un de ces deux attributs, Je le châtierai. »

Si le peintre qui façonne une image de ses propres mains compte parmi les gens les plus sévèrement châtiés au Jour de la Résurrection pour avoir imité Allah dans la simple représentation d’une forme, que dire alors de celui qui L’imite dans Sa rubûbiyya et Son ulûhiyya ?

Comme l’a dit le Prophète (ﷺ) : « Les gens les plus sévèrement châtiés au Jour de la Résurrection seront les peintres. On leur dira : “Donnez la vie à ce que vous avez créé !” »

Dans les deux Sahîh (Al-Bukhârî et Muslim), il est rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah (عز وجل) a déclaré : « Qui est plus injuste que celui qui cherche à créer une créature semblable à Ma création ? Qu’ils créent donc un atome, ou un grain d’orge ! » Il a ainsi évoqué l’atome et le grain d’orge pour illustrer ce qui est plus grand et plus important encore.

L’objectif est de montrer que tel est le sort de celui qui imite Allah dans la fabrication d’une simple image. Comment alors sera le sort de celui qui L’imite dans les attributs exclusifs de Sa rubûbiyya et de Son ulûhiyya ? Il en va de même pour celui qui s’attribue un nom qui ne convient qu’à Allah seul, comme « Roi des rois », « Souverain des souverains », ou autres titres similaires.

Il est établi dans un hadith authentique que le Prophète (ﷺ) a dit : « Le nom le plus méprisable auprès d’Allah est celui d’un homme qui s’appelle… »

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بِشَاهَانْ شَاهْ - أَيْ مَلِكِ الْمُلُوكِ - لَا مَلِكَ إِلَّا اللَّهُ» وَفِي لَفْظٍ: «أَغِيظُ رَجُلٍ عَلَى اللَّهِ رَجُلٌ يُسَمَّى بِمَلِكِ الْأَمْلَاكِ» .

فَهَذَا مَقْتُ اللَّهِ وَغَضَبُهُ عَلَى مَنْ تَشَبَّهَ بِهِ فِي الِاسْمِ الَّذِي لَا يَنْبَغِي إِلَّا لَهُ، فَهُوَ سُبْحَانَهُ مَلِكُ الْمُلُوكِ وَحْدَهُ، وَهُوَ حَاكِمُ الْحُكَّامِ وَحْدَهُ، فَهُوَ الَّذِي يَحْكُمُ عَلَى الْحُكَّامِ كُلِّهِمْ، وَيَقْضِي عَلَيْهِمْ كُلِّهِمْ، لَا غَيْرُهُ.

فَصْلٌ سُوءُ الظَّنِّ بِاللَّهِ

إِذَا تَبَيَّنَ هَذَا فَهَاهُنَا أَصْلٌ عَظِيمٌ يَكْشِفُ سِرَّ الْمَسْأَلَةِ، وَهُوَ أَنَّ أَعْظَمَ الذُّنُوبِ عِنْدَ اللَّهِ إِسَاءَةُ الظَّنِّ بِهِ، فَإِنَّ الْمُسِيءَ بِهِ الظَّنَّ قَدْ ظَنَّ بِهِ خِلَافَ كَمَالِهِ الْمُقَدَّسِ، وَظَنَّ بِهِ مَا يُنَاقِضُ أَسْمَاءَهُ وَصِفَاتِهِ، وَلِهَذَا تَوَعَّدَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ الظَّانِّينَ بِهِ ظَنَّ السَّوْءِ بِمَا لَمْ يَتَوَعَّدْ بِهِ غَيْرَهُمْ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
عَلَيْهِمْ دَائِرَةُ السَّوْءِ وَغَضِبَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ وَلَعَنَهُمْ وَأَعَدَّ لَهُمْ جَهَنَّمَ وَسَاءَتْ مَصِيرًا
سُورَةُ الْفَتْحِ: ٦
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وَقَالَ تَعَالَى لِمَنْ أَنْكَرَ صِفَةً مِنْ صِفَاتِهِ:
وَذَلِكُمْ ظَنُّكُمُ الَّذِي ظَنَنْتُمْ بِرَبِّكُمْ أَرْدَاكُمْ فَأَصْبَحْتُمْ مِنَ الْخَاسِرِينَ
سُورَةُ فُصِّلَتْ: ٢٣
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قَالَ تَعَالَى عَنْ خَلِيلِهِ إِبْرَاهِيمَ أَنَّهُ قَالَ لِقَوْمِهِ:
مَاذَا تَعْبُدُونَ - أَئِفْكًا آلِهَةً دُونَ اللَّهِ تُرِيدُونَ - فَمَا ظَنُّكُمْ بِرَبِّ الْعَالَمِينَ
الصَّافَّاتِ: ٨٥ - ٨٧
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أَيْ فَمَا ظَنُّكُمْ أَنْ يُجَازِيَكُمْ بِهِ إِذَا لَقِيتُمُوهُ وَقَدْ عَبَدْتُمْ غَيْرَهُ؟ وَمَا ظَنَنْتُمْ بِهِ حِينَ عَبَدْتُمْ مَعَهُ غَيْرَهُ؟ وَمَا ظَنَنْتُمْ بِأَسْمَائِهِ وَصِفَاتِهِ وَرُبُوبِيَّتِهِ مِنَ النَّقْصِ حَتَّى أَحْوَجَكُمْ ذَلِكَ إِلَى عُبُودِيَّةِ غَيْرِهِ؟ فَلَوْ ظَنَنْتُمْ بِهِ مَا هُوَ أَهْلُهُ مِنْ أَنَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ، وَأَنَّهُ غَنِيٌّ عَنْ كُلِّ مَا سِوَاهُ، وَكُلُّ مَا سِوَاهُ فَقِيرٌ إِلَيْهِ، وَأَنَّهُ قَائِمٌ بِالْقِسْطِ عَلَى خَلْقِهِ، وَأَنَّهُ الْمُنْفَرِدُ بِتَدْبِيرِ خَلْقِهِ لَا يُشْرِكُهُ فِيهِ غَيْرُهُ، وَالْعَالِمُ بِتَفَاصِيلِ الْأُمُورِ، فَلَا يَخْفَى عَلَيْهِ خَافِيَةٌ مِنْ خَلْقِهِ، وَالْكَافِي لَهُمْ وَحْدَهُ فَلَا يَحْتَاجُ إِلَى مُعِينٍ، وَالرَّحْمَنُ بِذَاتِهِ، فَلَا يَحْتَاجُ فِي رَحْمَتِهِ إِلَى مَنْ يَسْتَعْطِفُهُ، وَهَذَا بِخِلَافِ الْمُلُوكِ وَغَيْرِهِمْ مِنَ الرُّؤَسَاءِ، فَإِنَّهُمْ يَحْتَاجُونَ إِلَى مَنْ يُعَرِّفُهُمْ أَحْوَالَ الرَّعِيَّةِ

Traduction

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« Bishāhān Shāh – c’est-à-dire le Roi des rois – : il n’y a de roi qu’Allah ». Dans une autre version : « Le plus exaspérant des hommes aux yeux d’Allah est celui qui se fait appeler "roi des rois" ».

Voilà la réprobation et la colère d’Allah envers quiconque s’assimile à Lui par un nom qui ne convient qu’à Lui seul. En vérité, Il est, Glorifié soit-Il, le Roi des rois, l’Unique, le Souverain des souverains, l’Unique. C’est Lui qui juge tous les gouvernants et tranche sur eux tous, nul autre que Lui.

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Chapitre : La mauvaise opinion d’Allah

Si cela est établi, il existe ici un principe fondamental qui révèle le secret de cette question : le plus grand des péchés auprès d’Allah est la mauvaise opinion que l’on a de Lui. En effet, celui qui a une mauvaise opinion de Lui a supposé en Lui le contraire de Sa perfection sacrée, et a imaginé à Son sujet ce qui contredit Ses noms et attributs. C’est pourquoi Allah, Glorifié soit-Il, a menacé ceux qui nourrissent à Son égard de mauvaises conjectures d’un châtiment qu’Il n’a réservé à nul autre, comme Il l’a dit :

« Le malheur les enveloppera, Allah est courroucé contre eux, Il les a maudits et leur a préparé l’Enfer. Quelle détestable destination ! » [Sourate Al-Fath, 6].

Et Il a dit à ceux qui renient l’un de Ses attributs : « Et c’est cette conjecture que vous avez eue au sujet de votre Seigneur qui vous a perdus, de sorte que vous êtes devenus du nombre des perdants » [Sourate Fussilat, 23].

Allah, exalté soit-Il, rapporte au sujet de Son ami intime, Ibrāhīm (Abraham), qu’il dit à son peuple : « Que servez-vous ? – Est-ce de fausses divinités en dehors d’Allah que vous voulez ? – Quelle est donc votre opinion au sujet du Seigneur de l’univers ? » [As-Sāffāt, 85-87].

C’est-à-dire : quelle opinion avez-vous de la manière dont Il vous rétribuera lorsque vous Le rencontrerez, alors que vous avez adoré un autre que Lui ? Et quelle idée vous êtes-vous faite de Lui lorsque vous Lui avez associé d’autres divinités dans votre adoration ?

Et quelle opinion avez-vous eue de Ses noms, de Ses attributs et de Sa seigneurie, au point de les estimer déficients, vous contraignant ainsi à adorer un autre que Lui ? Si vous aviez eu de Lui l’opinion qui Lui sied – à savoir qu’Il est Omniscient, qu’Il est Omnipotent, qu’Il est Riche par Lui-même, que tout autre que Lui est pauvre envers Lui, qu’Il est Celui qui établit la justice parmi Ses créatures, qu’Il est le Seul à gérer Ses créatures sans associé, qu’Il connaît les détails de toute chose et qu’aucune chose ne Lui est cachée parmi Ses créatures, qu’Il suffit à Ses serviteurs Seul et n’a nul besoin d’auxiliaire, qu’Il est le Tout-Miséricordieux par essence et n’a nul besoin, dans Sa miséricorde, de quiconque pour L’attendrir – alors, vous n’auriez pas agi ainsi.

Cela est différent des rois et autres dirigeants, car ceux-ci ont besoin de personnes pour les informer de l’état de leurs sujets.

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وَحَوَائِجَهُمْ، وَيُعِينُهُمْ إِلَى قَضَاءِ حَوَائِجِهِمْ، وَإِلَى مَنْ يَسْتَرْحِمُهُمْ وَيَسْتَعْطِفُهُمْ بِالشَّفَاعَةِ، فَاحْتَاجُوا إِلَى الْوَسَائِطِ ضَرُورَةً، لِحَاجَتِهِمْ وَضَعْفِهِمْ وَعَجْزِهِمْ وَقُصُورِ عِلْمِهِمْ. فَأَمَّا الْقَادِرُ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ، الْغَنِيُّ عَنْ كُلِّ شَيْءٍ، الرَّحْمَنُ الرَّحِيمُ الَّذِي وَسِعَتْ رَحْمَتُهُ كُلَّ شَيْءٍ، فَإِدْخَالُ الْوَسَائِطِ بَيْنَهُ وَبَيْنَ خَلْقِهِ نَقْصٌ بِحَقِّ رُبُوبِيَّتِهِ وَإِلَهِيَّتِهِ وَتَوْحِيدِهِ، وَظَنٌّ بِهِ ظَنَّ السَّوْءِ، وَهَذَا يَسْتَحِيلُ أَنْ يَشْرَعَهُ لِعِبَادِهِ، وَيَمْتَنِعُ فِي الْعُقُولِ وَالْفِطَرِ جَوَازُهُ، وَقُبْحُهُ مُسْتَقِرٌّ فِي الْعُقُولِ السَّلِيمَةِ فَوْقَ كُلِّ قَبِيحٍ.

يُوَضِّحُ هَذَا: أَنَّ الْعَابِدَ مُعَظِّمٌ لِمَعْبُودِهِ، مُتَأَلِّهٌ خَاضِعٌ ذَلِيلٌ لَهُ، وَالرَّبُّ تَعَالَى وَحْدَهُ هُوَ الَّذِي يَسْتَحِقُّ كَمَالَ التَّعْظِيمِ وَالْجَلَالِ وَالتَّأَلُّهِ وَالْخُضُوعِ وَالذُّلِّ، وَهَذَا خَالِصُ حَقِّهِ، فَمِنْ أَقْبَحِ الظُّلْمِ أَنْ يُعْطِيَ حَقَّهُ لِغَيْرِهِ، أَوْ يُشْرِكَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِيهِ، وَلَا سِيَّمَا إِذَا كَانَ الَّذِي جُعِلَ شَرِيكَهُ فِي حَقِّهِ هُوَ عَبْدُهُ وَمَمْلُوكُهُ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
ضَرَبَ لَكُمْ مَثَلًا مِنْ أَنْفُسِكُمْ هَلْ لَكُمْ مِنْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ مِنْ شُرَكَاءَ فِي مَا رَزَقْنَاكُمْ فَأَنْتُمْ فِيهِ سَوَاءٌ تَخَافُونَهُمْ كَخِيفَتِكُمْ أَنْفُسَكُمْ كَذَلِكَ نُفَصِّلُ الْآيَاتِ لِقَوْمٍ يَعْقِلُونَ
سُورَةُ الرُّومِ: ٢٨
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أَيْ: إِذَا كَانَ أَحَدُكُمْ يَأْنَفُ أَنْ يَكُونَ مَمْلُوكُهُ شَرِيكَهُ فِي رِزْقِهِ، فَكَيْفَ تَجْعَلُونَ لِي مِنْ عَبِيدِي شُرَكَاءَ فِيمَا أَنَا بِهِ مُنْفَرِدٌ؟ وَهُوَ الْإِلَهِيَّةُ الَّتِي لَا تَنْبَغِي لِغَيْرِي، وَلَا تَصِحُّ لِسِوَايَ.

فَمَنْ زَعَمَ ذَلِكَ فَمَا قَدَرَنِي حَقَّ قَدْرِي، وَلَا عَظَّمَنِي حَقَّ تَعْظِيمِي، وَلَا أَفْرَدَنِي بِمَا أَنَا مُفْرَدٌ بِهِ وَحْدِي دُونَ خَلْقِي، فَمَا قَدَرَ اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ عَبَدَ مَعَهُ غَيْرَهُ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
يَاأَيُّهَا النَّاسُ ضُرِبَ مَثَلٌ فَاسْتَمِعُوا لَهُ إِنَّ الَّذِينَ تَدْعُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ لَنْ يَخْلُقُوا ذُبَابًا وَلَوِ اجْتَمَعُوا لَهُ وَإِنْ يَسْلُبْهُمُ الذُّبَابُ شَيْئًا لَا يَسْتَنْقِذُوهُ مِنْهُ ضَعُفَ الطَّالِبُ وَالْمَطْلُوبُ - مَا قَدَرُوا اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ إِنَّ اللَّهَ لَقَوِيٌّ عَزِيزٌ
سُورَةُ الْحَجِّ: ٧٣ - ٧٤
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فَمَا قَدَرَ اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ عَبَدَ مَعَهُ غَيْرَهُ، مِمَّنْ لَا يَقْدِرُ عَلَى خَلْقِ أَضْعَفِ حَيَوَانٍ وَأَصْغَرِهِ، وَإِنْ سَلَبَهُمُ الذُّبَابُ شَيْئًا مِمَّا عَلَيْهِ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى اسْتِنْقَاذِهِ مِنْهُ، وَقَالَ تَعَالَى:
وَمَا قَدَرُوا اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ وَالْأَرْضُ جَمِيعًا قَبْضَتُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَالسَّماوَاتُ مَطْوِيَّاتٌ بِيَمِينِهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَمَّا يُشْرِكُونَ
سُورَةُ الزُّمَرِ: ٦٧
فَمَا قَدَرَ مَنْ هَذَا شَأْنُهُ وَعَظَمَتُهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ أَشْرَكَ مَعَهُ فِي عِبَادَتِهِ مَنْ لَيْسَ لَهُ شَيْءٌ مِنْ

Traduction

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Et leurs besoins, Il les exauce et les aide à accomplir leurs nécessités, ainsi qu’envers ceux qui implorent Sa miséricorde et cherchent à L’attendrir par l’intercession. Ils ont donc eu besoin d’intermédiaires par nécessité, en raison de leur besoin, de leur faiblesse, de leur impuissance et de l’insuffisance de leur savoir.

Quant au Tout-Puissant, au Riche qui n’a besoin de rien, au Miséricordieux dont la miséricorde embrasse toute chose, introduire des intermédiaires entre Lui et Ses créatures constitue une atteinte à Sa rubûbiyya (seigneurie), à Sa ulûhiyya (divinité) et à Son tawhîd (unicité). C’est là une mauvaise opinion de Lui, et il est impossible qu’Il l’ait légiféré pour Ses serviteurs. Les intelligences et les natures saines rejettent catégoriquement sa possibilité, et sa laideur est ancrée dans les esprits sains, au-dessus de toute autre turpitude.

Cela s’éclaircit par le fait que le serviteur adorateur vénère son objet d’adoration, se soumet à lui avec humilité et abaissement. Or, Allah – exalté soit-Il – est le Seul à mériter la perfection de la vénération, de la majesté, de l’adoration, de la soumission et de l’humilité. Cela est Son droit exclusif. Ainsi, parmi les pires injustices, il y a le fait de donner Son droit à un autre que Lui, ou de Lui associer quelqu’un dans ce droit, surtout lorsque celui qui est rendu associé dans Son droit est Son serviteur et Sa propriété, comme Il – exalté soit-Il – l’a dit : « Il vous a cité une parabole tirée de vous-mêmes : Avez-vous, parmi ceux que vos mains droites possèdent, des associés dans ce que Nous vous avons attribué, de sorte que vous soyez égaux en cela, et que vous les craigniez comme vous vous craignez vous-mêmes ? C’est ainsi que Nous exposons les signes pour des gens qui raisonnent. » (Sourate Ar-Rûm, 30:28).

C’est-à-dire : si l’un d’entre vous répugne à ce que son esclave soit son associé dans sa subsistance, comment pouvez-vous Me donner, parmi Mes serviteurs, des associés dans ce qui M’appartient en propre, à savoir la divinité, qui ne convient à nul autre que Moi et ne peut être attribuée à personne d’autre ?

Celui qui prétend cela ne M’a pas estimé à Ma juste valeur, ne M’a pas vénéré comme il se doit, et ne M’a pas réservé ce en quoi Je suis Unique, sans aucun de Mes créatures. Ainsi, « ceux qui n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur sont ceux qui Lui ont donné des associés », comme Il – exalté soit-Il – l’a dit : « Ô hommes ! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient créer une mouche, même s’ils s’unissaient pour cela. Et si la mouche leur ravissait quelque chose, ils ne pourraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [tous deux] faibles. Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. Certes, Allah est Fort et Puissant. » (Sourate Al-Hajj, 22:73-74).

Ainsi, celui qui adore avec Lui un autre que Lui, parmi ceux qui ne peuvent créer le plus faible et le plus petit des êtres vivants, et qui, si une mouche leur arrachait quelque chose, ne pourraient le lui reprendre, n’a pas estimé Allah à Sa juste valeur. Et Il – exalté soit-Il – a dit : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. Or, la terre entière sera dans Sa Main au Jour de la Résurrection, et les cieux seront pliés dans Sa [main] droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » (Sourate Az-Zumar, 39:67).

Celui dont la grandeur et la majesté sont telles, comment celui qui Lui associe dans Son adoration un être qui ne possède rien pourrait-il L’avoir estimé à Sa juste valeur ?

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ذَلِكَ أَلْبَتَّةَ، بَلْ هُوَ أَعْجَزُ شَيْءٍ وَأَضْعَفُهُ، فَمَا قَدَرَ الْقَوِيَّ الْعَزِيزَ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ أَشْرَكَ مَعَهُ الضَّعِيفَ الذَّلِيلَ. وَكَذَلِكَ مَا قَدَرَهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ قَالَ: إِنَّهُ لَمْ يُرْسِلْ إِلَى خَلْقِهِ رَسُولًا، وَلَا أَنْزَلَ كِتَابًا، بَلْ نَسَبَهُ إِلَى مَا لَا يَلِيقُ بِهِ وَلَا يَحْسُنُ مِنْهُ، مِنْ إِهْمَالِ خَلْقِهِ وَتَضْيِيعِهِمْ وَتَرْكِهِمْ سُدًى، وَخَلْقِهِمْ بَاطِلًا وَعَبَثًا، وَلَا قَدَرَهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ نَفَى حَقَائِقَ أَسْمَائِهِ الْحُسْنَى وَصِفَاتِهِ الْعُلَا، فَنَفَى سَمْعَهُ وَبَصَرَهُ وَإِرَادَتَهُ وَاخْتِيَارَهُ وَعُلُوَّهُ فَوْقَ خَلْقِهِ، وَكَلَامَهُ وَتَكْلِيمَهُ لِمَنْ شَاءَ مِنْ خَلْقِهِ بِمَا يُرِيدُهُ، أَوْ نَفَى عُمُومَ قُدْرَتِهِ وَتَعَلُّقَهَا بِأَفْعَالِ عِبَادِهِ مِنْ طَاعَتِهِمْ وَمَعَاصِيهِمْ، فَأَخْرَجَهَا عَنْ قُدْرَتِهِ وَمَشِيئَتِهِ وَخَلْقِهِ، وَجَعَلَهُمْ يَخْلُقُونَ لِأَنْفُسِهِمْ مَا يَشَاءُونَ بِدُونِ مَشِيئَةِ الرَّبِّ، فَيَكُونُ فِي مُلْكِهِ مَا لَا يَشَاءُ، وَيَشَاءُ مَا لَا يَكُونُ. تَعَالَى عَنْ قَوْلِ أَشْبَاهِ الْمَجُوسِ عُلُوًّا كَبِيرًا. وَكَذَلِكَ مَا قَدَرَهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ قَالَ: إِنَّهُ يُعَاقِبُ عَبْدَهُ عَلَى مَا لَا يَفْعَلُهُ الْعَبْدُ، وَلَا لَهُ عَلَيْهِ قُدْرَةٌ، وَلَا تَأْثِيرٌ لَهُ فِيهِ أَلْبَتَّةَ، بَلْ هُوَ نَفْسُ فِعْلِ الرَّبِّ جَلَّ جَلَالُهُ، فَيُعَاقِبُ عَبْدَهُ عَلَى فِعْلِهِ هُوَ سُبْحَانَهُ الَّذِي جَبَرَ الْعَبْدَ عَلَيْهِ. وَجَبْرُهُ عَلَى الْفِعْلِ أَعْظَمُ مِنْ إِكْرَاهِ الْمَخْلُوقِ لِلْمَخْلُوقِ، وَإِذَا كَانَ مِنَ الْمُسْتَقِرِّ فِي الْفِطَرِ وَالْعُقُولِ أَنَّ السَّيِّدَ لَوْ أَكْرَهَ عَبَدَهُ عَلَى فِعْلٍ، أَوْ أَلْجَأَهُ إِلَيْهِ ثُمَّ عَاقَبَهُ عَلَيْهِ لَكَانَ قَبِيحًا، فَأَعْدَلُ الْعَادِلِينَ وَأَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ وَأَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ كَيْفَ يَجْبُرُ الْعَبْدَ عَلَى فِعْلٍ لَا يَكُونُ لِلْعَبْدِ فِيهِ صُنْعٌ وَلَا تَأْثِيرٌ، وَلَا هُوَ وَاقِعٌ بِإِرَادَتِهِ، بَلْ وَلَا هُوَ فِعْلُهُ أَلْبَتَّةَ، ثُمَّ يُعَاقِبُ عَلَيْهِ عُقُوبَةَ الْأَبَدِ؟ تَعَالَى اللَّهُ عَنْ ذَلِكَ عُلُوًّا كَبِيرًا، وَقَوْلُ هَؤُلَاءِ شَرٌّ مِنْ أَقْوَالِ الْمَجُوسِ. وَالطَّائِفَتَانِ مَا قَدَرُوا اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ.

وَكَذَلِكَ مَا قَدَرَهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ لَمْ يَصُنْهُ عَنْ نَتَنٍ وَلَا حُشٍّ، وَلَا مَكَانٍ يُرْغَبُ عَنْ ذِكْرِهِ بَلْ جَعَلَهُ فِي كُلِّ مَكَانٍ، صَانَهُ عَنْ عَرْشِهِ أَنْ يَكُونَ مُسْتَوِيًا عَلَيْهِ:
إِلَيْهِ يَصْعَدُ الْكَلِمُ الطَّيِّبُ وَالْعَمَلُ الصَّالِحُ يَرْفَعُهُ
سُورَةُ فَاطِرٍ: ١٠
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وَتَعْرُجُ الْمَلَائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ، وَتَنْزِلُ مِنْ عِنْدِهِ:
يُدَبِّرُ الْأَمْرَ مِنَ السَّمَاءِ إِلَى الْأَرْضِ ثُمَّ يَعْرُجُ إِلَيْهِ
سُورَةُ السَّجْدَةِ: ٥
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فَصَانَهُ عَنِ اسْتِوَائِهِ عَلَى سَرِيرِ الْمُلْكِ، ثُمَّ جَعَلَهُ فِي كُلِّ مَكَانٍ يَأْنَفُ الْإِنْسَانُ، بَلْ غَيْرُهُ مِنَ الْحَيَوَانِ أَنْ يَكُونَ فِيهِ. وَمَا قَدَرَ اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ نَفَى حَقِيقَةَ مَحَبَّتِهِ وَرَحْمَتِهِ وَرَأْفَتِهِ وَرِضَاهُ وَغَضَبِهِ وَمَقْتِهِ، وَلَا مَنْ نَفَى حَقِيقَةَ حِكْمَتِهِ الَّتِي هِيَ الْغَايَاتُ الْمَحْمُودَةُ الْمَقْصُودَةُ بِفِعْلِهِ، وَلَا مَنْ نَفَى حَقِيقَةَ

Traduction

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Cela est absolument faux** ; bien au contraire, c’est là la chose la plus impuissante et la plus faible. **Celui qui associe au Puissant, au Tout-Puissant, le faible et le méprisable n’a point estimé Sa grandeur à sa juste valeur.

De même, celui qui prétend qu’Il n’a pas envoyé de messager à Ses créatures ni révélé de Livre ne L’a point estimé à Sa juste valeur. Il Lui attribue plutôt ce qui est indigne de Lui et ne sied point à Sa majesté : négliger Ses créatures, les abandonner à leur sort, les créer en vain et sans but. Celui qui nie les réalités de Ses plus beaux noms et de Ses attributs sublimes ne L’a point estimé à Sa juste valeur. Il nie Son ouïe, Sa vue, Sa volonté, Son choix, Son élévation au-dessus de Ses créatures, Sa parole et Son dialogue avec qui Il veut parmi Ses serviteurs selon Sa volonté. Ou encore, celui qui nie l’étendue de Sa puissance et Son rapport avec les actes de Ses serviteurs, qu’il s’agisse de leur obéissance ou de leurs désobéissances, les excluant ainsi de Sa puissance, de Sa volonté et de Sa création, et faisant d’eux les créateurs de ce qu’ils désirent sans la volonté du Seigneur. Ainsi, il existerait dans Son royaume ce qu’Il ne veut pas, et Il voudrait ce qui n’existe pas. Qu’Il soit exalté bien au-dessus des dires de ceux qui ressemblent aux mages, d’une exaltation immense !

De même, celui qui affirme qu’Il châtie Son serviteur pour ce que ce dernier n’a point commis, et sur quoi il n’a aucun pouvoir ni aucune influence, n’a point estimé Sa grandeur à sa juste valeur. Bien plus, il s’agirait là de l’acte même du Seigneur, gloire à Sa majesté, châtiant Son serviteur pour Son propre acte, qu’Il lui a imposé. Or, Son imposition de l’acte est plus contraignante que la contrainte exercée par une créature sur une autre. Et s’il est établi dans les natures saines et les intelligences que si un maître contraignait son serviteur à accomplir un acte, ou l’y forçait, puis le punissait pour cela, ce serait une chose blâmable, comment le Plus Juste des justes, le Plus Sage des sages et le Plus Miséricordieux des miséricordieux pourrait-Il imposer à Son serviteur un acte dans lequel ce dernier n’a aucune part ni influence, qui ne procède pas de sa volonté, et qui n’est même point son acte, puis le châtier pour cela d’un châtiment éternel ? Qu’Allah soit exalté bien au-dessus de cela, d’une exaltation immense ! Les propos de ces gens-là sont pires que ceux des mages, et ces deux groupes n’ont point estimé Allah à Sa juste valeur.

De même, celui qui ne Le préserve pas des lieux immondes et des latrines, ni des endroits dont on répugne à mentionner le nom, et qui Le situe en tout lieu, alors qu’Il est préservé de s’établir sur Son Trône – car c’est vers Lui que montent les bonnes paroles et qu’Il élève l’œuvre pieuse (Coran, Fâtir, 10) ; les anges et l’Esprit montent vers Lui et descendent de Sa part (Coran, As-Sajda, 5) – celui-là n’a point estimé Allah à Sa juste valeur. Il L’a préservé de s’établir sur le trône de la royauté, puis L’a placé en tout lieu que l’homme, et même les autres créatures, répugnent à occuper.

N’a point estimé Allah à Sa juste valeur celui qui nie la réalité de Son amour, de Sa miséricorde, de Sa clémence, de Son agrément, de Sa colère et de Son aversion, ni celui qui nie la réalité de Sa sagesse, qui constitue les fins louables et recherchées dans Ses actes.

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فِعْلِهِ، وَلَمْ يَجْعَلْ لَهُ فِعْلًا اخْتِيَارِيًّا يَقُومُ بِهِ، بَلْ أَفْعَالُهُ مَفْعُولَاتٌ مُنْفَصِلَةٌ عَنْهُ، فَنَفَى حَقِيقَةَ مَجِيئِهِ وَإِتْيَانِهِ وَاسْتِوَائِهِ عَلَى عَرْشِهِ، وَتَكْلِيمِهِ مُوسَى مِنْ جَانِبِ الطُّورِ، وَمَجِيئِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ لِفَصْلِ الْقَضَاءِ بَيْنَ عِبَادِهِ بِنَفْسِهِ، إِلَى غَيْرِ ذَلِكَ مِنْ أَفْعَالِهِ وَأَوْصَافِ كَمَالِهِ، الَّتِي نَفَوْهَا وَزَعَمُوا أَنَّهُمْ بِنَفْيِهَا قَدَرُوهُ حَقَّ قَدْرِهِ. وَكَذَلِكَ لَمْ يَقْدِرْهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ جَعَلَ لَهُ صَاحِبَةً وَوَلَدًا، أَوْ جَعَلَهَ سُبْحَانَهُ يَحِلُّ فِي جَمِيعِ مَخْلُوقَاتِهِ، أَوْ جَعَلَهُ عَيْنَ هَذَا الْوُجُودِ. وَكَذَلِكَ لَمْ يَقْدِرْهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ قَالَ: إِنَّهُ رَفَعَ أَعْدَاءَ رَسُولِ اللَّهِ ﷺ وَأَهْلِ بَيْتِهِ وَأَعْلَى ذِكْرَهُمْ، وَجَعَلَ فِيهِمُ الْمُلْكَ وَالْخِلَافَةَ وَالْعِزَّ، وَوَضَعَ أَوْلِيَاءَ رَسُولِ اللَّهِ ﷺ وَأَهْلَ بَيْتِهِ وَأَهَانَهُمْ وَأَذَلَّهُمْ وَضَرَبَ عَلَيْهِمُ الذُّلَّ أَيْنَمَا ثُقِفُوا، وَهَذَا يَتَضَمَّنُ غَايَةَ الْقَدْحِ فِي جَنَابِ الرَّبِّ. تَعَالَى عَنْ قَوْلِ الرَّافِضَةِ عُلُوًّا كَبِيرًا. وَهَذَا الْقَوْلُ مُشْتَقٌّ مِنْ قَوْلِ الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى فِي رَبِّ الْعَالَمِينَ أَنَّهُ أَرْسَلَ مَلِكًا ظَالِمًا، فَادَّعَى النُّبُوَّةَ لِنَفْسِهِ، وَكَذَبَ عَلَى اللَّهِ، وَمَكَثَ زَمَانًا طَوِيلًا يَكْذِبُ عَلَى اللَّهِ كُلَّ وَقْتٍ، وَيَقُولُ: قَالَ اللَّهُ كَذَا، وَأَمَرَ بِكَذَا، وَنَهَى عَنْ كَذَا، يَنْسَخُ شَرَائِعَ أَنْبِيَائِهِ وَرُسُلِهِ، وَيَسْتَبِيحُ دِمَاءَ أَتْبَاعِهِمْ وَأَمْوَالَهُمْ وَحَرِيمَهُمْ، وَيَقُولُ: اللَّهُ أَبَاحَ لِي ذَلِكَ، وَالرَّبُّ تَعَالَى يُظْهِرُهُ وَيُؤَيِّدُهُ، وَيُعْلِيهِ، وَيُعِزُّهُ، وَيُجِيبُ دَعَوَاتِهِ، وَيُمَكِّنُهُ مِمَّنْ خَالَفَهُ، وَيُقِيمُ الْأَدِلَّةَ عَلَى صِدْقِهِ، وَلَا يُعَادِيهِ أَحَدٌ إِلَّا ظَفِرَ بِهِ، فَيَصْدُقُهُ بِقَوْلِهِ وَفِعْلِهِ وَتَقْرِيرِهِ، وَيُحْدِثُ أَدِلَّةَ تَصْدِيقِهِ شَيْئًا بَعْدَ شَيْءٍ. وَمَعْلُومٌ أَنَّ هَذَا يَتَضَمَّنُ أَعْظَمَ الْقَدْحِ وَالطَّعْنِ فِي الرَّبِّ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى، وَعِلْمِهِ، وَحِكْمَتِهِ، وَرَحْمَتِهِ، وَرُبُوبِيَّتِهِ. تَعَالَى عَنْ قَوْلِ الْجَاحِدِينَ عُلُوًّا كَبِيرًا. فَوَازِنْ بَيْنَ قَوْلِ هَؤُلَاءِ، وَقَوْلِ إِخْوَانِهِمْ مِنَ الرَّافِضَةِ، تَجِدِ الْقَوْلَيْنِ كَمَا قَالَ الشَّاعِرُ: رَضِيعَيْ لِبَانِ ثَدْيِ أُمٍّ تَقَاسَمَا ... بِأَسْحَمَ دَاجٍ عَوْضُ لَا تَتَفَرَّقُ وَكَذَلِكَ لَمْ يَقْدِرْهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ قَالَ أَنَّهُ يَجُوزُ أَنْ يُعَذِّبَ أَوْلِيَاءَهُ، وَمَنْ لَمْ يَعْصِهِ طَرْفَةَ عَيْنٍ، وَيُدْخِلَهُمْ دَارَ الْجَحِيمِ، وَيُنَعِّمَ أَعْدَاءَهُ وَمَنْ لَمْ يُؤْمِنْ بِهِ طَرْفَةَ عَيْنٍ، وَيُدْخِلَهُمْ دَارَ النَّعِيمِ، وَأَنَّ كِلَا الْأَمْرَيْنِ بِالنِّسْبَةِ إِلَيْهِ سَوَاءٌ، وَإِنَّمَا الْخَبَرُ الْمَحْضُ جَاءَ عَنْهُ بِخِلَافِ ذَلِكَ، فَمَعْنَاهُ لِلْخَبَرِ لَا لِمُخَالَفَةِ حِكْمَتِهِ وَعَدْلِهِ. وَقَدْ أَنْكَرَ سُبْحَانَهُ فِي كِتَابِهِ عَلَى مَنْ جَوَّزَ عَلَيْهِ ذَلِكَ غَايَةَ الْإِنْكَارِ، وَجَعَلَ الْحُكْمَ بِهِ مِنْ أَسْوَأِ الْأَحْكَامِ. قَالَ تَعَالَى:

Traduction

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Par Son acte, Il n’a pas attribué à Lui-même un acte volontaire qu’Il accomplirait ; bien au contraire, Ses actes sont des effets distincts de Lui. Ainsi, ils ont nié la réalité de Sa venue, de Son arrivée, de Son établissement sur Son Trône, de Sa parole adressée à Moïse depuis le côté du mont Sinaï, et de Sa venue au Jour de la Résurrection pour trancher le jugement entre Ses serviteurs en personne, ainsi que d’autres de Ses actes et attributs de perfection qu’ils ont reniés, prétendant que, par cette négation, ils L’avaient estimé à Sa juste valeur.

De même, celui qui Lui attribue une compagne ou un enfant, ou qui affirme que le Très-Saint se trouve en toutes Ses créatures, ou encore qu’Il est identique à cette existence, ne L’a pas non plus estimé à Sa juste valeur.

De même, celui qui dit qu’Il a élevé les ennemis du Messager d’Allah – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui –, ainsi que ceux de sa famille, en exaltant leur mention, en leur conférant le pouvoir, le califat et la gloire, tout en rabaissant, humiliant et avilissant les alliés du Messager d’Allah – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – et les membres de sa famille, en les frappant d’avilissement où qu’ils se trouvent, n’a pas non plus estimé le Seigneur à Sa juste valeur. Cela implique en effet la pire des atteintes à la majesté du Seigneur. Qu’Allah soit exalté bien au-dessus des propos des Rafidites, d’une élévation immense.

Cette assertion est dérivée des propos des Juifs et des Chrétiens concernant le Seigneur des mondes, selon lesquels Il aurait envoyé un roi injuste qui se serait attribué la prophétie à lui-même, aurait menti sur Allah, et aurait persisté longtemps à mentir sur Allah en tout temps, disant : « Allah a dit ceci », « Il a ordonné cela », « Il a interdit ceci », abrogeant les lois de Ses prophètes et messagers, s’autorisant à verser le sang de leurs disciples, à s’emparer de leurs biens et de leurs femmes, prétendant : « Allah m’a permis cela. » Or, le Seigneur – exalté soit-Il – le manifeste, le soutient, l’élève, le glorifie, exauce ses invocations, lui donne pouvoir sur ceux qui le contredisent, établit les preuves de sa véracité, et nul ne s’oppose à lui sans être vaincu. Ainsi, Il le confirme par Sa parole, Son acte et Son approbation, et fait apparaître des preuves de sa véracité, l’une après l’autre.

Il est connu que cela implique la pire des atteintes et des critiques envers le Seigneur – gloire à Lui et exalté soit-Il –, envers Sa science, Sa sagesse, Sa miséricorde et Sa seigneurie. Qu’Allah soit exalté bien au-dessus des propos des négateurs, d’une élévation immense.

Compare donc les propos de ceux-là avec ceux de leurs frères parmi les Rafidites, et tu trouveras les deux discours semblables à ce qu’a dit le poète : « Deux nourrissons du lait d’un même sein se sont partagé Un sort aussi noir que la nuit, sans se séparer. »

De même, celui qui dit qu’Il pourrait châtier Ses alliés, ceux qui ne Lui ont désobéi ne serait-ce qu’un clin d’œil, et les faire entrer dans la demeure du Feu, tout en comblant de bienfaits Ses ennemis, ceux qui ne L’ont pas cru ne serait-ce qu’un clin d’œil, et les faire entrer dans la demeure des délices, et que les deux choses Lui sont indifférentes, alors que la pure révélation est venue de Lui en sens contraire, n’a pas non plus estimé le Seigneur à Sa juste valeur. Cela relève en effet du simple rapport, et non d’une contradiction avec Sa sagesse et Sa justice.

Le Très-Saint a rejeté avec la plus grande fermeté, dans Son Livre, ceux qui Lui attribuent une telle possibilité, et a considéré un tel jugement comme l’un des pires.

Allah – exalté soit-Il – a dit :

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(Note : La fin du texte cite un verset coranique, mais celui-ci n'est pas précisé dans l'extrait fourni. Si vous souhaitez que je traduise un verset spécifique, merci de me le communiquer.)

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وَمَا خَلَقْنَا السَّمَاءَ وَالْأَرْضَ وَمَا بَيْنَهُمَا بَاطِلًا ذَلِكَ ظَنُّ الَّذِينَ كَفَرُوا فَوَيْلٌ لِلَّذِينَ كَفَرُوا مِنَ النَّارِ - أَمْ نَجْعَلُ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ كَالْمُفْسِدِينَ فِي الْأَرْضِ أَمْ نَجْعَلُ الْمُتَّقِينَ كَالْفُجَّارِ
سُورَةُ ص: ٢٧ - ٢٨
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وَقَالَ:
أَمْ حَسِبَ الَّذِينَ اجْتَرَحُوا السَّيِّئَاتِ أَنْ نَجْعَلَهُمْ كَالَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ سَوَاءً مَحْيَاهُمْ وَمَمَاتُهُمْ سَاءَ مَا يَحْكُمُونَ - وَخَلَقَ اللَّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ بِالْحَقِّ وَلِتُجْزَى كُلُّ نَفْسٍ بِمَا كَسَبَتْ وَهُمْ لَا يُظْلَمُونَ
سُورَةُ الْجَاثِيَةِ: ٢١ - ٢٢
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وَقَالَ:
أَفَنَجْعَلُ الْمُسْلِمِينَ كَالْمُجْرِمِينَ - مَا لَكُمْ كَيْفَ تَحْكُمُونَ
سُورَةُ الْقَلَمِ: ٣٥ - ٣٦
وَكَذَلِكَ لَمْ يَقْدِرْهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ زَعَمَ أَنَّهُ لَا يُحْيِي الْمَوْتَى، وَلَا يَبْعَثُ مَنْ فِي الْقُبُورِ، وَلَا يَجْمَعُ خَلْقَهُ لِيَوْمٍ يُجَازِي فِيهِ الْمُحْسِنَ بِإِحْسَانِهِ وَالْمُسِيءَ بِإِسَاءَتِهِ، وَيَأْخُذُ لِلْمَظْلُومِ حَقَّهُ مِنْ ظَالِمِهِ، وَيُكْرِمُ الْمُتَحَمِّلِينَ الْمَشَاقَّ فِي هَذِهِ الدَّارِ مِنْ أَجْلِهِ وَفِي مَرْضَاتِهِ بِأَفْضَلِ كَرَامَتِهِ، وَيُبَيِّنُ لِخَلْقِهِ الَّذِي يَخْتَلِفُونَ فِيهِ، وَيَعْلَمُ الَّذِينَ كَفَرُوا أَنَّهُمْ كَانُوا كَاذِبِينَ.

وَكَذَلِكَ لَمْ يَقْدِرْهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ هَانَ عَلَيْهِ أَمْرُهُ فَعَصَاهُ، وَنَهْيُهُ فَارْتَكَبَهُ، وَحَقُّهُ فَضَيَّعَهُ، وَذِكْرُهُ فَأَهْمَلَهُ، وَغَفَلَ قَلْبُهُ عَنْهُ، وَكَانَ هَوَاهُ آثَرَ عِنْدَهُ مِنْ طَلَبِ رِضَاهُ، وَطَاعَةُ الْمَخْلُوقِ أَهَمَّ مِنْ طَاعَتِهِ، فَلِلَّهِ الْفَضْلَةُ مِنْ قَلْبِهِ وَقَوْلِهِ وَعَمَلِهِ، هَوَاهُ الْمُقَدَّمُ فِي ذَلِكَ لِأَنَّهُ الْمُهِمُّ عِنْدَهُ، يَسْتَخِفُّ بِنَظَرِ اللَّهِ إِلَيْهِ، وَاطِّلَاعِهِ عَلَيْهِ بِكُلِّ قَلْبِهِ وَجَوَارِحِهِ، وَيَسْتَحِي مِنَ النَّاسِ وَلَا يَسْتَحِي مِنَ اللَّهِ، وَيَخْشَى النَّاسَ وَلَا يَخْشَى اللَّهَ، وَيُعَامِلُ الْخَلْقَ بِأَفْضَلِ مَا يَقْدِرُ عَلَيْهِ، وَإِنْ عَامَلَ اللَّهَ عَامَلَهُ بِأَهْوَنِ مَا عِنْدَهُ وَأَحْقَرِهِ، وَإِنْ قَامَ فِي خِدْمَةِ مَنْ يُحِبُّهُ مِنَ الْبَشَرِ قَامَ بِالْجِدِّ وَالِاجْتِهَادِ وَبَذْلِ النَّصِيحَةِ، وَقَدْ أَفْرَغَ لَهُ قَلْبَهُ وَجَوَارِحَهُ، وَقَدَّمَهُ عَلَى الْكَثِيرِ مِنْ مَصَالِحِهِ، حَتَّى إِذَا قَامَ فِي حَقِّ رَبِّهِ - إِنْ سَاعَدَ الْقَدَرُ - قَامَ قِيَامًا لَا يَرْضَاهُ مَخْلُوقٌ مِنْ مَخْلُوقٍ مِثْلِهِ، وَبَذَلَ لَهُ مِنْ مَالِهِ مَا يَسْتَحِي أَنْ يُوَاجِهَ بِهِ مَخْلُوقًا مِثْلَهُ، فَهَلْ قَدَرَ اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ هَذَا وَصْفُهُ؟ وَهَلْ قَدَرَهُ حَقَّ قَدْرِهِ مَنْ شَارَكَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ عَدُوِّهِ فِي مَحْضِ حَقِّهِ مِنَ الْإِجْلَالِ وَالتَّعْظِيمِ وَالطَّاعَةِ وَالذُّلِّ وَالْخُضُوعِ وَالْخَوْفِ وَالرَّجَاءِ؟ فَلَوْ جَعَلَ لَهُ مِنْ أَقْرَبِ الْخَلْقِ إِلَيْهِ شَرِيكًا فِي ذَلِكَ لَكَانَ ذَلِكَ جَرَاءَةً وَتَوَثُّبًا عَلَى مَحْضِ حَقِّهِ وَاسْتِهَانَةً بِهِ وَتَشْرِيكًا بَيْنَهُ وَبَيْنَ غَيْرِهِ، وَلَا يَنْبَغِي وَلَا يَصْلُحُ إِلَّا لَهُ سُبْحَانَهُ، فَكَيْفَ وَإِنَّمَا شَرَكَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ غَيْرِهِ أَبْغَضَ الْخَلْقِ إِلَيْهِ، وَأَهْوَنَهُمْ عَلَيْهِ، وَأَمْقَتَهُمْ عِنْدَهُ، وَهُوَ عَدُوُّهُ عَلَى الْحَقِيقَةِ؟ فَإِنَّهُ مَا عُبِدَ مِنْ دُونِ اللَّهِ إِلَّا الشَّيْطَانُ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:

Traduction

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« Et Nous n’avons pas créé le ciel et la terre et ce qui est entre eux en vain. C’est là une pensée de ceux qui ont mécru. Malheur donc à ceux qui ont mécru, du Feu ! »** (Sourate Ṣād : 27-28)

Et Il a dit : « Ou bien traiterions-Nous ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres comme ceux qui sèment la corruption sur la terre ? Ou bien traiterions-Nous les pieux comme les pervers ? »** (Sourate Ṣād : 28)

Et encore : « Ceux qui commettent les mauvaises actions pensent-ils que Nous les traiterons à l’égal de ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, dans leur vie et leur mort ? Comme leur jugement est mauvais ! Allah a créé les cieux et la terre en toute vérité, afin que chaque âme soit rétribuée selon ce qu’elle a acquis, et ils ne seront point lésés. »** (Sourate al-Jāthiyah : 21-22)

Et Il a dit : « Traiterons-Nous les musulmans comme les criminels ? Qu’avez-vous donc à juger ainsi ? »** (Sourate al-Qalam : 35-36)

Ainsi, celui qui prétend qu’Allah ne ressuscitera pas les morts, ne ramènera pas à la vie ceux qui sont dans les tombes, et ne rassemblera pas Ses créatures au Jour où Il rétribuera l’auteur d’une bonne action pour son bienfait et le malfaiteur pour sa méchanceté, où Il rendra au lésé son droit sur l’oppresseur, honorera ceux qui ont enduré les épreuves en ce monde pour Lui et par amour pour Lui par la plus haute de Ses récompenses, et éclaircira pour Ses créatures ce en quoi ils divergent – celui-là n’a certes pas reconnu Allah à Sa juste valeur. Et ceux qui ont mécru sauront qu’ils étaient des menteurs.

De même, celui qui a méprisé Son commandement au point de Lui désobéir, transgressé Ses interdits, négligé Ses droits, délaissé Son rappel, dont le cœur s’est détourné de Lui, et pour qui ses passions ont pris le pas sur la recherche de Son agrément, pour qui l’obéissance à la créature est plus importante que l’obéissance à Allah – alors, c’est à Allah qu’appartient le reste de son cœur, de ses paroles et de ses actes, car ses passions y sont prépondérantes, étant ce qui compte le plus à ses yeux. Il fait peu de cas du regard d’Allah sur lui, de Sa connaissance de ses actes, de tout son être et de ses membres. Il a honte des hommes, mais non d’Allah ; il craint les hommes, mais non Allah. Il traite les créatures avec le meilleur de ce qu’il peut offrir, mais s’il traite Allah, il le fait avec ce qu’il a de plus insignifiant et de plus méprisable. S’il sert l’un de ceux qu’il aime parmi les humains, il s’y emploie avec zèle, effort et sincérité, lui consacrant son cœur et ses membres, le plaçant au-dessus de nombre de ses propres intérêts. Mais lorsqu’il s’agit d’accomplir un droit de son Seigneur – si le destin le permet –, il s’acquitte de cette tâche d’une manière qu’aucun être semblable à lui n’accepterait de la part d’un autre. Il dépense pour Lui de ses biens ce dont il aurait honte de faire face à une créature semblable à lui. Celui qui est ainsi décrit a-t-il vraiment reconnu Allah à Sa juste valeur ?

Et celui qui partage entre Lui et Son ennemi l’exclusivité de Son droit à la vénération, à la glorification, à l’obéissance, à l’humilité, à la soumission, à la crainte et à l’espoir – l’a-t-il vraiment reconnu à Sa juste valeur ? S’il attribuait à l’un de Ses serviteurs les plus proches une part de ces droits, ce serait une audace, une atteinte à Son droit pur, un manque de considération envers Lui et une association entre Lui et un autre. Or, cela ne convient et n’est approprié qu’à Lui, gloire à Lui. Comment donc, alors qu’il partage ces droits entre Lui et l’être le plus haïssable à Ses yeux, le plus méprisable pour Lui, le plus détesté auprès de Lui, Son véritable ennemi ? Car ce qui est adoré en dehors d’Allah n’est autre que le diable, comme l’a dit le Très-Haut :

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(La fin du verset cité n'est pas incluse dans l'extrait fourni, mais si vous souhaitez sa traduction, je peux la compléter.)

Page 137

أَلَمْ أَعْهَدْ إِلَيْكُمْ يَابَنِي آدَمَ أَنْ لَا تَعْبُدُوا الشَّيْطَانَ إِنَّهُ لَكُمْ عَدُوٌّ مُبِينٌ - وَأَنِ اعْبُدُونِي هَذَا صِرَاطٌ مُسْتَقِيمٌ
سُورَةُ يس: ٦٠ - ٦١
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وَلَمَّا عَبَدَ الْمُشْرِكُونَ الْمَلَائِكَةَ بِزَعْمِهِمْ وَقَعَتْ عِبَادَتُهُمْ فِي نَفْسِ الْأَمْرِ لِلشَّيَاطِينِ، وَهُمْ يَظُنُّونَ أَنَّهُمْ يَعْبُدُونَ الْمَلَائِكَةَ.

كَمَا قَالَ تَعَالَى:
وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا ثُمَّ يَقُولُ لِلْمَلَائِكَةِ أَهَؤُلَاءِ إِيَّاكُمْ كَانُوا يَعْبُدُونَ - قَالُوا سُبْحَانَكَ أَنْتَ وَلِيُّنَا مِنْ دُونِهِمْ بَلْ كَانُوا يَعْبُدُونَ الْجِنَّ أَكْثَرُهُمْ بِهِمْ مُؤْمِنُونَ
سُورَةُ سَبَأٍ: ٤٠ - ٤١
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فَالشَّيْطَانُ يَدْعُو الْمُشْرِكَ إِلَى عِبَادَتِهِ، وَيُوهِمُهُمْ أَنَّهُ مَلَكٌ، وَكَذَلِكَ عُبَّادُ الشَّمْسِ وَالْقَمَرِ وَالْكَوَاكِبِ، وَهِيَ الَّتِي تُخَاطِبُهُمْ، وَتَقْضِي لَهُمُ الْحَوَائِجَ، وَلِهَذَا إِذَا طَلَعَتِ الشَّمْسُ قَارَنَهَا الشَّيْطَانُ، فَيَسْجُدُ لَهَا الْكُفَّارُ، فَيَقَعُ سُجُودُهُمْ لَهُ، وَكَذَلِكَ عِنْدَ غُرُوبِهَا، وَكَذَلِكَ مَنْ عَبَدَ الْمَسِيحَ وَأُمَّهُ لَمْ يَعْبُدْهُمَا وَإِنَّمَا عَبَدَ الشَّيْطَانَ.

فَإِنَّهُ يَزْعُمُ أَنَّهُ يَعْبُدُ مَنْ أَمَرَهُ بِعِبَادَتِهِ وَعِبَادَةِ أُمِّهِ، وَرَضِيَهَا لَهُمْ وَأَمَرَهُمْ بِهَا، وَهَذَا هُوَ الشَّيْطَانُ الرَّجِيمُ، لَا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ، فَنَزَلَ هَذَا كُلُّهُ عَلَى قَوْلِهِ تَعَالَى:
أَلَمْ أَعْهَدْ إِلَيْكُمْ يَابَنِي آدَمَ أَنْ لَا تَعْبُدُوا الشَّيْطَانَ إِنَّهُ لَكُمْ عَدُوٌّ مُبِينٌ - وَأَنِ اعْبُدُونِي هَذَا صِرَاطٌ مُسْتَقِيمٌ
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فَمَا عَبَدَ أَحَدٌ مِنْ بَنِي آدَمَ غَيْرَ اللَّهِ كَائِنًا مَنْ كَانَ إِلَّا وَقَعَتْ عِبَادَتُهُ لِلشَّيْطَانِ، فَيَسْتَمْتِعُ الْعَابِدُ بِالْمَعْبُودِ فِي حُصُولِ غَرَضِهِ، وَيَسْتَمْتِعُ الْمَعْبُودُ بِالْعَابِدِ فِي تَعْظِيمِهِ لَهُ، وَإِشْرَاكِهِ مَعَ اللَّهِ الَّذِي هُوَ غَايَةُ رِضَا الشَّيْطَانِ، وَلِهَذَا قَالَ تَعَالَى:
وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا يَامَعْشَرَ الْجِنِّ قَدِ اسْتَكْثَرْتُمْ مِنَ الْإِنْسِ
أَيْ: مِنْ إِغْوَائِهِمْ وَإِضْلَالِهِمْ
وَقَالَ أَوْلِيَاؤُهُمْ مِنَ الْإِنْسِ رَبَّنَا اسْتَمْتَعَ بَعْضُنَا بِبَعْضٍ وَبَلَغْنَا أَجَلَنَا الَّذِي أَجَّلْتَ لَنَا قَالَ النَّارُ مَثْوَاكُمْ خَالِدِينَ فِيهَا إِلَّا مَا شَاءَ اللَّهُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ
سُورَةُ الْأَنْعَامِ: ١٢٨
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فَهَذِهِ إِشَارَةٌ لَطِيفَةٌ إِلَى السِّرِّ الَّذِي لِأَجْلِهِ كَانَ الشِّرْكُ أَكْبَرَ الْكَبَائِرِ عِنْدَ اللَّهِ، وَأَنَّهُ لَا يَغْفِرُهُ بِغَيْرِ التَّوْبَةِ مِنْهُ، وَأَنَّهُ يُوجِبُ الْخُلُودَ فِي الْعَذَابِ، وَأَنَّهُ لَيْسَ تَحْرِيمُهُ وَقُبْحُهُ بِمُجَرَّدِ النَّهْيِ عَنْهُ، بَلْ يَسْتَحِيلُ عَلَى اللَّهِ سُبْحَانَهُ أَنْ يَشْرَعَ لِعِبَادِهِ عِبَادَةَ إِلَهٍ غَيْرِهِ، كَمَا يَسْتَحِيلُ عَلَيْهِ مَا يُنَاقِضُ أَوْصَافَ كَمَالِهِ، وَنُعُوتَ جَلَالِهِ، وَكَيْفَ يُظَنُّ بِالْمُنْفَرِدِ بِالرُّبُوبِيَّةِ وَالْإِلَهِيَّةِ وَالْعَظْمَةِ وَالْإِجْلَالِ أَنْ يَأْذَنَ فِي مُشَارَكَتِهِ فِي ذَلِكَ، أَوْ يَرْضَى بِهِ؟ تَعَالَى اللَّهُ عَنْ ذَلِكَ عُلُوًّا كَبِيرًا.

Traduction

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« Ne vous avais-Je pas enjoint, ô fils d’Adam, de ne pas adorer le Diable ? Car il est pour vous un ennemi déclaré. Et de M’adorer, Moi ? Voilà le chemin droit. » [Sourate Yā-Sīn : 60-61].

Lorsque les associateurs ont adoré les anges selon leur prétention, leur adoration, en réalité, s’est adressée aux démons, alors qu’ils croyaient adorer les anges. Comme l’a dit le Très-Haut : « Et le jour où Il les rassemblera tous, puis dira aux anges : “Est-ce ceux-là que vous adoriez ?” – Ils diront : “Gloire à Toi ! Tu es notre Protecteur en dehors d’eux. Mais ils adoraient plutôt les djinns, car la plupart d’entre eux croyaient en eux.” » [Sourate Saba’ : 40-41].

Ainsi, le Diable appelle les associateurs à l’adorer, leur faisant croire qu’il est un ange. Il en va de même pour les adorateurs du soleil, de la lune et des astres : ce sont ces derniers qui s’adressent à eux, exaucent leurs besoins. C’est pourquoi, lorsque le soleil se lève, le Diable l’accompagne, et les mécréants se prosternent devant lui, si bien que leur prosternation lui est en réalité destinée. Il en va de même à son coucher. De même, ceux qui ont adoré le Messie et sa mère n’ont pas adoré ces derniers, mais bien le Diable. En effet, celui-ci prétend qu’il adore ceux qui lui ont ordonné d’adorer le Messie et sa mère, et qui ont agréé cela pour eux et le leur ont commandé. Or, il s’agit là du Diable maudit, et non du serviteur de Dieu et de Son messager. Tout cela illustre la parole du Très-Haut : « Ne vous avais-Je pas enjoint, ô fils d’Adam, de ne pas adorer le Diable ? Car il est pour vous un ennemi déclaré. Et de M’adorer, Moi ? Voilà le chemin droit. »

Aucun des fils d’Adam n’a adoré autre que Dieu – quel qu’il fût – sans que son adoration ne revienne en réalité au Diable. Ainsi, l’adorateur tire profit de l’adoré en obtenant ce qu’il recherche, tandis que l’adoré tire profit de l’adorateur par la vénération que ce dernier lui voue et par l’association qu’il commet avec Dieu, ce qui constitue l’ultime satisfaction du Diable. C’est pourquoi le Très-Haut a dit : « Et le jour où Il les rassemblera tous : “Ô communauté des djinns, vous avez trop abusé des humains !” Et leurs alliés parmi les humains diront : “Seigneur, nous avons tiré profit les uns des autres, et nous avons atteint le terme que Tu nous avais fixé.” Il dira : “Le Feu sera votre demeure, vous y demeurerez éternellement, sauf ce que Dieu voudra. Certes, ton Seigneur est Sage et Omniscient.” » [Sourate al-An‘ām : 128].

Voilà une indication subtile du secret pour lequel le polythéisme est le plus grand des péchés aux yeux de Dieu, et qu’Il ne pardonne qu’après repentir. Il entraîne la permanence dans le châtiment, et son interdiction et sa laideur ne reposent pas sur une simple prohibition, mais il est impossible à Dieu – gloire à Lui – de légiférer pour Ses serviteurs l’adoration d’une autre divinité que Lui, tout comme Il est impossible qu’Il fasse ce qui contredit Ses attributs de perfection et les qualités de Sa majesté. Comment pourrait-on imaginer que Celui qui est Unique dans la Seigneurie, la Divinité, la Grandeur et la Majesté autorise qu’on Lui associe quelqu’un dans cela, ou qu’Il l’agrée ? Dieu est bien au-dessus de cela d’une transcendance infinie !

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فَصْلٌ الشِّرْكُ وَالْكِبْرُ

فَلَمَّا كَانَ الشِّرْكُ أَكْبَرَ شَيْءٍ مُنَافَاةً لِلْأَمْرِ الَّذِي خَلَقَ اللَّهُ لَهُ الْخَلْقَ، وَأَمَرَ لِأَجْلِهِ بِالْأَمْرِ، كَانَ مِنْ أَكْبَرِ الْكَبَائِرِ عِنْدَ اللَّهِ. وَكَذَلِكَ الْكِبْرُ وَتَوَابِعُهُ كَمَا تَقَدَّمَ، فَإِنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ خَلَقَ الْخَلْقَ وَأَنْزَلَ الْكِتَابَ لِتَكُونَ الطَّاعَةُ لَهُ وَحْدَهُ، وَالشِّرْكُ وَالْكِبْرُ يُنَافِيَانِ ذَلِكَ. وَلِذَلِكَ حَرَّمَ اللَّهُ الْجَنَّةَ عَلَى أَهْلِ الشِّرْكِ وَالْكِبْرِ، فَلَا يَدْخُلُهَا مَنْ كَانَ فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ مِنْ كِبْرٍ.

فَصْلٌ الْقَوْلُ عَلَى اللَّهِ بِغَيْرِ عِلْمٍ

وَيَلِي ذَلِكَ فِي كِبَرِ الْمَفْسَدَةِ: الْقَوْلُ عَلَى اللَّهِ بِلَا عِلْمٍ فِي أَسْمَائِهِ وَصِفَاتِهِ وَأَفْعَالِهِ، وَوَصْفُهُ بِضِدِّ مَا وَصَفَ بِهِ نَفْسَهُ وَوَصَفَهُ بِهِ رَسُولُهُ، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَهَذَا أَشَدُّ شَيْءٍ مُنَاقَضَةً وَمُنَافَاةً لِكَمَالِ مَنْ لَهُ الْخَلْقُ وَالْأَمْرُ، وَقَدْحٌ فِي نَفْسِ الرُّبُوبِيَّةِ وَخَصَائِصِ الرَّبِّ، فَإِنْ صَدَرَ ذَلِكَ عَنْ عِلْمٍ فَهُوَ عِنَادٌ أَقْبَحُ مِنَ الشِّرْكِ، وَأَعْظَمُ إِثْمًا عِنْدَ اللَّهِ. فَإِنَّ الْمُشْرِكَ الْمُقِرَّ بِصِفَاتِ الرَّبِّ خَيْرٌ مِنَ الْمُعَطِّلِ الْجَاحِدِ لِصِفَاتِ كَمَالِهِ، كَمَا أَنَّ مَنْ أَقَرَّ لِمَلِكٍ بِالْمُلْكِ، وَلَمْ يَجْحَدْ مُلْكَهُ وَلَا الصِّفَاتِ الَّتِي اسْتَحَقَّ بِهَا الْمُلْكَ، لَكِنْ جَعَلَ مَعَهُ شَرِيكًا فِي بَعْضِ الْأُمُورِ، يُقَرِّبُهُ إِلَيْهِ، خَيْرٌ مِمَّنْ جَحَدَ صِفَاتِ الْمَلِكِ وَمَا يَكُونُ بِهِ مَلِكًا، وَهَذَا أَمْرٌ مُسْتَقِرٌّ فِي سَائِرِ الْفِطَرِ وَالْعُقُولِ. فَأَيْنَ الْقَدْحُ فِي صِفَاتِ الْكَمَالِ وَالْجَحْدِ لَهَا، مِنْ عِبَادَةِ وَاسِطَةٍ بَيْنَ الْمَعْبُودِ الْحَقِّ وَبَيْنَ الْعَابِدِ، يَتَقَرَّبُ إِلَيْهِ بِعِبَادَةِ تِلْكَ الْوَاسِطَةِ إِعْظَامًا لَهُ وَإِجْلَالًا؟

فَدَاءُ التَّعْطِيلِ هَذَا الدَّاءُ الْعُضَالُ الَّذِي لَا دَوَاءَ لَهُ، وَلِهَذَا حَكَى اللَّهُ عَنْ إِمَامِ الْمُعَطِّلَةِ فِرْعَوْنَ، أَنَّهُ أَنْكَرَ عَلَى مُوسَى مَا أَخْبَرَ بِهِ مِنْ أَنَّ رَبَّهُ فَوْقَ السَّمَاوَاتِ، فَقَالَ:
يَاهَامَانُ ابْنِ لِي صَرْحًا لَعَلِّي أَبْلُغُ الْأَسْبَابَ - أَسْبَابَ السَّمَاوَاتِ فَأَطَّلِعَ إِلَى إِلَهِ مُوسَى وَإِنِّي لَأَظُنُّهُ كَاذِبًا
سُورَةُ غَافِرٍ: ٣٦ - ٣٧
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وَاحْتَجَّ الشَّيْخُ أَبُو الْحَسَنِ الْأَشْعَرِيُّ فِي كُتُبِهِ عَلَى الْمُعَطِّلَةِ بِهَذِهِ الْآيَةِ.

Traduction

Chapitre : Le polythéisme et l'orgueil

Le polythéisme et l'orgueil

Puisque le polythéisme (shirk) est la chose la plus opposée à l'ordre pour lequel Allah a créé les créatures et en vue duquel Il a prescrit les commandements, il est donc l'un des plus grands péchés (kabā'ir) auprès d'Allah.

De même, l'orgueil (kibr) et ses conséquences, comme il a été mentionné précédemment, car Allah – exalté soit-Il – a créé les créatures et révélé le Livre afin que l'obéissance Lui soit vouée exclusivement. Or, le polythéisme et l'orgueil s'opposent à cela.

C'est pour cette raison qu'Allah a interdit le Paradis aux gens du polythéisme et de l'orgueil, et nul n'y entrera s'il a dans son cœur ne serait-ce que le poids d'un atome d'orgueil.

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Chapitre : Parler d'Allah sans science

Parler d'Allah sans science

Vient ensuite, par l'ampleur de sa corruption, le fait de parler d'Allah sans science (‘ilm) concernant Ses noms, Ses attributs et Ses actes, ou de Lui attribuer le contraire de ce dont Il S'est Lui-même qualifié et dont Son Messager – que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui – L'a qualifié. Cela constitue la plus grande contradiction et opposition à la perfection de Celui à qui appartiennent la création et le commandement, et cela porte atteinte à la seigneurie même (rubūbiyya) et aux attributs exclusifs du Seigneur.

Si cela émane d'une connaissance délibérée, il s'agit alors d'une obstination (‘inād) plus laide que le polythéisme et d'un péché plus grave auprès d'Allah.

En effet, le polythéiste qui reconnaît les attributs du Seigneur est meilleur que le négateur (mu‘aṭṭil) qui rejette les attributs de Sa perfection. De même, celui qui reconnaît à un roi sa royauté, sans nier ni sa souveraineté ni les qualités qui lui confèrent cette royauté, mais qui lui associe un partenaire dans certaines affaires en le rapprochant de lui, est meilleur que celui qui nie les attributs du roi et ce qui fait de lui un roi. Cela est un principe établi dans toutes les natures innées (fiṭra) et les intelligences.

Où donc se situe la différence entre le fait de porter atteinte aux attributs de la perfection et de les nier, et l'adoration d'intermédiaires entre le Dieu véritable et l'adorateur, en se rapprochant de Lui par l'adoration de ces intermédiaires par vénération et glorification ?

Le mal de la négation (ta‘ṭīl) est cette maladie incurable pour laquelle il n'existe aucun remède. C'est pourquoi Allah a rapporté au sujet du chef des négateurs, Pharaon, qu'il avait contesté à Moïse ce que celui-ci lui avait annoncé, à savoir que son Seigneur était au-dessus des cieux. Il dit : « Ô Hâmân, construis-moi une tour. Peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, pour observer le Dieu de Moïse. Et je pense vraiment qu'il est menteur. » [Sourate Ghāfir : 36-37].

L'imam Abū al-Ḥasan al-Ash‘arī a utilisé ce verset comme argument contre les négateurs dans ses ouvrages.